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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 16:26

Sarkozy a répété à plusieurs reprises : « la moralisation du capitalisme financier est une priorité. »

Mais comme la "morale" du capitalisme, c'est toujours plus d'argent pour ceux qui ont de l'argent, autant tenter de convertir une meute de loups au régime végétarien.

Le chef de l’état a également annoncé que les patrons et acteurs des marchés devaient établir eux-mêmes de nouvelles règles, sinon il prendrait des décisions avant la fin de l’année.

Ben voyons! L'état  (NOUS) va éponger les pertes, et on demande à des truands d'établir les règles qu'ils devront s'appliquer. On rêve.

Et puis, tant qu'à établir des règles, encore faut-il les respecter. Celui qui en réclame est aussi le premier à ne pas vouloir en subir les contraintes quand elles existent.

La France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Italie demandent en effet aux autorités européennes de faire preuve de « flexibilité dans l'application du pacte de stabilité et de croissance » qui impose aux Etats-membres de ne pas avoir un déficit dépassant le seuil de 3% du PIB. On sait que la France est très mauvaise élève dans ce domaine.

 

 

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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 22:50

Incompétente la ministre de l'économie ? On peut le penser si l'on se fie aux propos tenus par Sarkozy (canard enchaîné du 1/10)  : « On a les mêmes problèmes que tous les autres pays, mais en plus on a Lagarde. Dans sa tête, elle est toujours avocate d'affaires et il n'y a pas une erreur qu'elle hésite à faire. »

On peut en effet compter sur sa perspicacité. Le 20 août 2008, elle déclarait : « Je pense qu'on a le gros de la crise derrière nous. » Ah bon ! Et c'est quoi aujourd'hui alors ?

Le 21 septembre 2008, toujours de la même : « Il n'y a pas d'inquiétude à avoir sur la solidité des banques françaises. » Le système français est « beaucoup plus diversifié et bien mieux équilibré. » Peut-être, mais cela n’a pas empêché l'état français d’intervenir pour éviter la chute de Dexia.

Le 1er octobre 2008, elle se rendait à l'évidence : la crise actuelle est « d'une exceptionnelle gravité. » Tiens donc, un peu de lucidité. Mais question objectivité, ce n'est pas gagné, car pour elle comme pour tous les libéraux, cette crise « n'est pas la crise du libéralisme, ni la crise du capitalisme. Elle est la crise tout simplement d'une dérégulation du libéralisme. »

 

Dérégulation ? Il faut oser dire cela, quant on sait que c’est le résultat des seules lois qui prévalent dans ce milieu, la loi du marché et celle du profit maximum.



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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 22:02

On nous l'a suffisamment rabaché, les caisses sont vides, mais Sarkozy apporte aux banquiers qui ont spéculé le soutien de l'état français. Les fonds publics qui ont été refusés à l'école, aux hôpitaux, à l'emploi, aux banlieues, etc. voilà qu'ils deviennent disponibles pour les responsables de la crise. C'est sa façon à Sarko de "réguler le capitalisme" ?

Le comble dans l'histoire, c'est que 2 milliards d'euros vont provenir de la caisse des dépôts (CDC),  "bras financier" de l’Etat. C'est autant que celle-ci ne pourra plus mettre pour la construction de dizaine de milliers de logements sociaux. Concernant le milliard restant, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a évoqué la possibilité d’utiliser une partie des recettes de la privatisation d’EDF effectuée depuis décembre 2007. Mais cette somme est en théorie destinée à financer un plan d’investissement dans les universités françaises voulu par Sarkozy lui-même. D'autre part, pour compenser le resserrement du crédit aux entreprises, François Fillon a par évoqué la possibilité de "réaffecter" au financement de l’économie les "excédents de la collecte" du livret A. Puiser dans l’épargne populaire destinée aux logements sociaux pour financer des PME !

Sarkozy disait dans son discours de Toulon, "la crise financière n'est pas la crise du capitalisme", mais si, c'est bien le capitalisme qui engendre tout cela dans sa recherche d'un profit toujours maximum.

Et dans ce milieu là, ils n'ont honte de rien. Le président du directoire de la banque franco-belge Dexia qui vient d’être sauvée de la faillite, un certain M. Axel Miller, pourrait toucher une indemnité de départ de 3,7 millions d’euros, selon les termes de son contrat cité dans le rapport annuel de la banque. Il a dit mardi soir à la télévision belge RTBF qu’il était contre les parachutes dorés quand les patrons ont démérité. "Mais en ce qui me concerne, je n’ai pas démérité et personne ne m’a dit que j’ai démérité", a-t-il ajouté.

Maintenant ça suffit, en matière de capitalisme, le peuple a assez payé.

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 14:22


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