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  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 19:20

En période de crise, tout le monde est appelé à se serrer la ceinture. Tout le monde ? Pas vraiment. Je le disais déjà hier concernant les grands patrons. On peut ajouter que l’Elysée ne connaît pas la crise.


Lors de l’examen en commission de l'Assemblée nationale vendredi dernier des crédits alloués à l'Elysée dans le cadre de la mission "Pouvoirs publics", les députés ont pu constater une explosion des frais de Nicolas Sarkozy et de sa cour. Cela représente la modique somme de 112,3 millions d'euros, soit une hausse de 11,4% par rapport au budget 2008 initial.


Il faut dire que l’installation à l’Elysée de celui qui se prend pour le roi de l’Europe a entraîné des frais : Des travaux d'aménagement pour un montant de 1,8 million d'euros, des investissements pour l'informatique et la téléphonie pour 900 000 euros, de nouvelles voitures pour 300 000 euros. Le parc automobile de l'Elysée compte actuellement 62 véhicules et 7 scooters. Le coût des déplacements en avion du président de la République est évalué à 10 millions d'euros pour 2009.


Et la cour du roi employait au 1er juillet 1 031 personnes, dont 98 recrutées directement par la présidence de la République. D’ailleurs la demi-sœur de Carla Bruni vient de s’y trouver un petit stage, à la cellule diplomatique. Elle serait paraît-il « spécialiste des questions de la faim dans le monde ». Elle veut remplacer sœur Emmanuelle ?


Drôle d’exemple que celui qui nous vient d’en « haut » (si on peut dire). Il n’en a rien à foutre à partir du moment où c’est nous qui payons.


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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 16:48

Fin août, Christine Lagarde qualifiait la situation dans le secteur bancaire de «tout à fait saine» Au cas où certains auraient douté, elle déclarait fin septembre, que le gouvernement a « toutes les raisons de penser » que le système bancaire français « est solide »

Eh bien alors, pourquoi le gouvernement débloque t-il 10,5 milliards d'euros pour les banques françaises ? Il paraît que cette somme est destinée à renforcer leurs fonds propres. Pourtant, ces mêmes banques prétendaient ne pas en avoir besoin il y a quelques jours encore.

Ces sommes vont permettre aux banques de bénéficier des avantages d’une recapitalisation sans aucun inconvénient, et sans présence de l’Etat autour de la table. Aucun actionnaire n’accepterait une telle situation, apporter des capitaux et ne pas avoir voix au chapitre. Ah j’omettais de dire qu’il y avait une contrepartie, les banques adhèrent au programme éthique (?) du MEDEF interdisant notamment les parachutes dorés et les banques devront prêter davantage pour relancer l'économie.

Les banques bénéficiaires sont Le Crédit Agricole pour 3 milliards, BNP Paribas (2,55 milliards), la Société Générale (1,7 milliard), le Crédit Mutuel  (1,2 milliard), les Caisses d'Epargne (1,1 milliard) et les Banques Populaires (950 millions).

Et pendant ce temps, la banque postale (service public) qui avait besoin de 3 milliards pour se moderniser va passer par une privatisation partielle, avant d’être définitive à terme ??? C’est ce qui est arrivé pour France-Télécom !

Une fois de plus, ce gouvernement libéral trouve des milliards pour des banques privées et les seuls milliards qui manquent sont ceux pour le service public, la Poste dans le cas présent.

Avec ces cadeaux, les banques vont certainement faire grâce des agios à leurs clients qui auront été débiteurs de quelques dizaines d’euros à cause des fins de mois difficiles ???


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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 23:11




Réunis en sommet, les chefs d’Etat devaient avaliser les mesures adoptées par les pays de la zone euro devant la crise financière. Mais face au risque de récession et la nouvelle plongée des Bourses, les mesures à envisager menacent leur belle unité.


Pourtant, le cireur de pompes Copé a déclaré : "On a un président de la République Française qui, dans cette période, se montre absolument exceptionnel."  



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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 22:06

Suite à mon article sur Sarkozy et les subprimes, un lecteur a eu la gentillesse de me laisser dans un commentaire le lien sur un long métrage d'animation de l'artiste et vidéographe Paul Grignon qui explique dans des termes compréhensibles par tous, les effets magiques mais pervers du système actuel de l'argent-dette.

Au vu de la crise actuelle, il m’a paru nécessaire de la mettre en évidence pour la rendre plus accessible. Cette vidéo, certes longue (52'), mais très instructive, en dit long sur notre système et nos malicieux banquiers ! A chaque fois que vous empruntez, votre banquier vous fait signer une reconnaissance de dette, et c'est cette dette qui crée artificiellement de l'argent. Bref, de l'argent qui n'existe pas en réalité. Et on vous fait même payer des intérêts. Imaginez que vous n'arriviez pas à rembourser, ne vous étonnez donc pas de la crise. Et les gouvernements légalisent ce système et sont donc complices.

Cliquez ci-dessous, vous serez en lien avec le site de la vidéo.








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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 22:41

Nicolas Sarkozy a présenté son plan de sauvetage de la finance avec des milliards de garanties publiques. Ainsi, l’état va cautionner les banques à hauteur de 360 milliards d’euros. C’est la prime aux voleurs pour sauver le capitalisme.


Selon l’Unicef et l’ONU, c’est 36 fois plus que le coût nécessaire estimé pour éradiquer la faim dans le monde !  Et même si Sarko a promis, juré, craché, qu’il "faudra punir les coupables", les banquiers, traders et autres truands cravatés continuent de rouler sur l’or. Car dans ce système pourri, il y a toujours quelqu’un pour en profiter, et sans honte.


C’est ainsi que le "roi des spéculateurs" de la City, Simon Cawkwell, s’est livré :

"Hier (mercredi), j'ai fait 250.000 livres (320.000 euros) en moins d'une heure", se réjouit-il. "Et ce n'est pas imposable", conclut-il aussitôt. "J'aime les crises", jubile-t-il. "La crise, c'est tout bénéfice pour moi. J'ai toujours aimé les marchés qui bougent vite car c'est dans ces moments-là que les idiots font n'importe quoi, qu'ils paniquent. Moi, je ne panique pas et j'en profite". Il prône la "dérégulation" comme solution à la crise financière. Et d'avertir: "Il va y avoir des faillites massives, un chômage massif et une paupérisation énorme. Je pense vraiment que cela peut provoquer des troubles sociaux: ce sont des vies entières qui vont être détruites". Et il conclut en disant "Mais moi, je vais faire pas mal d'argent"...


Cela confirme bien que le capitalisme ne se moralise pas, il faut le combattre, car dans ce système, l’argent passe toujours avant l'être humain.




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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 21:21

En ce dimanche soir, je tombe du cul en entendant au journal de 20 heures de France 2 l’info suivante : Selon un sondage du JDD, 67% des français seraient prêts à travailler le dimanche. On sait que Luc Chatel et Xavier Bertrand veulent changer la loi pour favoriser le travail dominical. Mais de là à sortir un pareil pourcentage ! Xavier Bertrand de dire bien sûr, ce serait sur la base du volontariat, payé double ... Il n'a jamais été salarié, il fait semblant d'ignorer les pressions qui s'exercent pour les récalcitrants. Ce sont les premiers à ne pas bénéficier d'augmentations, et en cas de suppressions de postes ce sont les premiers à sauter ; normal de favoriser ceux qui font des efforts, n'est-ce pas ?  Et puis ce sondage sort de l'institut IFOP, celui dirigé par une certaine Laurence Parisot qui elle-même prône le travail dominical.

 
Et comme s’il était besoin d’en rajouter, réunis sur un même plateau télé, le socialiste Manuel Valls s’est dit d’accord avec X. Bertrand  pour l'aménagement de la loi sur le travail dominical, parce que dans sa ville, de nombreux étudiants travaillent le dimanche.

Ces professionnels de la politique se sont-ils interrogés pour savoir pourquoi des salariés seraient d'accord pour travailler le dimanche ? Combien de personnes parmi celles-ci ont des contrats à temps partiel non choisis, même pas à mi-temps souvent de fois, avec des fins de mois très difficiles voire impossibles. Ce n'est certainement pas votre cas messieurs Valls, Bertrand, Chatel et consorts.

Si les personnes interrogées avaient la possibilité de travailler à temps plein en semaine, si les salaires étaient convenables, peut-être que les réponses auraient été différentes ?

En parlant des étudiants, est-il normal que des étudiants en soient réduits à travailler pour pouvoir payer leurs études,  au risque de mettre celles-ci en péril ?

Il parait que ce travail du dimanche va relancer la croissance ? Mais puisque Sarkozy n'a même pas tenu sa promesse du pouvoir d'achat, autant dire que ce qui serait dépensé le dimanche ne le serait pas les autres jours, alors à quoi bon ?

Par ailleurs, Darcos a supprimé de son côté l'école du samedi matin pour que les enfants soient avec leurs parents et d'un autre côté Chatel et Bertrand veulent favoriser le travail le dimanche. Dans ce cas, les enfants suivent-ils les parents au travail ou bien le gouvernement met-il en place un service de garde d'enfants ?

Au train où vont les choses, peut-être envisagent-ils de faire travailler les enfants comme aux 19ème  et début du 20ème siècle ? Tout bénéfice, les enfants sont moins payés que les adultes et l'apport d'un salaire d'appoint pour la famille ferait progresser le pouvoir d’achat de celle-ci contribuant ainsi à relancer l'économie.

Si l’on veut que ça se passe ainsi, ne bougeons surtout pas.


 





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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 23:45

Selon Mme Parisot, la France va désormais « disposer en matière de gouvernance d’entreprise du code le plus éthique qu’on puisse trouver aujourd’hui dans le monde occidental. » Ce code prévoit  la fin des « indemnités de départ » ou parachutes dorés pour des dirigeants « en situation d’échec ou dont l’entreprise est en situation d’échec ». Mais que les PDG ayant déjà empoché de tels pactoles se rassurent : cette nouvelle règle n’est pas rétroactive.

Vous allez dire, ça y est, c'en est fini de ces parachutes dorés. On peut toujours y croire. En tant que mauvais esprit, je me dis plutôt, quelle combine vont-ils trouver pour faire fi de ce code ?

D'ailleurs, il n’est pas question pour le MEDEF de fixer une limite chiffrée à la rémunération - fixe et part variable aux multiples composantes additionnées -, aujourd’hui souvent astronomique, des patrons des grands groupes.  « Comment fixer une limite ? », feint de s’interroger Mme Parisot. « Il faut toujours pouvoir avancer, l’entreprise doit favoriser la motivation… » La motivation des patrons, pas celle des salariés, eux peuvent toujours attendre avec le Medef. Et pour L Parisot, si son code éthique prétend mettre fin aux scandales des parachutes dorés, il n'est pas question de remettre en cause les « golden hello ». Eh oui, les parachutes dorés, c'était pour la rupture de contrat, mais à la signature du contrat, il y a les « golden hello ». Ce sont des « indemnités de bienvenue » servies aux dirigeants nouvellement recrutés, dont le montant est souvent comparable à celui des « golden parachutes ». Il faut bien « aller chercher les patrons à talent exceptionnel », explique Laurence Parisot.

Bref, les patrons toucheront toujours le paquet, mais sans avoir même commencé à travailler. Formidable …




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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 22:39

Je publiais aujourd’hui un article avec les chiffres concernant le bouclier fiscal. Je m'indignais au vu des résultats, qui font que des pourris pleins aux as magouillent avec les paradis fiscaux, et au lieu de payer un maximum d'impôts, ne payent rien pour certains, ou si peu (47 €) et encaissent par contre un maximum de fric en provenance des contribuables. Si vous n'avez pas lu l'article, je vous invite à le faire, ça met un peu plus en colère les gens épris de justice.  

Ce n'est pas le cas d'Eric Woerth, le ministre du budget qui n'a rien trouvé de mieux à dire que « le bouclier fiscal est une mesure de justice fiscale . »

Le bouclier fiscal, c'est une tare de plus du système capitaliste. Non ça ne pourra pas durer ainsi, mais il faudra agir et ne pas se contenter d’être  spectateur.



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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 14:00

Moraliser le capitalisme a dit Sarkozy. C’est pourtant à lui que l’on doit le fameux bouclier fiscal.

Selon un document demandé au ministère du Budget par le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, on connaît à présent quelques chiffres. Moins de 0,04% des contribuables ont bénéficié du bouclier fiscal en 2007, soit 15066 personnes. Parmi ceux-ci, 2242 touchent des revenus supérieurs à 41982 euros et perçoivent 82,9% des sommes reversées (environ 246 millions d’euros au total) par le fisc. Soit un chèque du fisc d’un montant de 84700 € chacun en moyenne.

Plus délicat pour le gouvernement, treize de ces "nantis" choyés par le fisc déclarent un revenu annuel inférieur à 3753 € (équivalent à moins d’un RMI annuel, les pauvres) ! En effet, en jouant avec les niches fiscales, ces treize petits malins ne versent que 47 € d’impôt sur le revenu, mais se voient rembourser d’un chèque de 141704 € destiné à maintenir leur imposition globale sous les 60%. Conséquence : leur ISF, qui devrait être de 162353 €, se réduit à 20649 €. Un véritable scandale alors que tant de famille n'arrive plus depuis longtemps à joindre les deux bouts.

Et Sarkozy qui parle de moraliser le capitalisme alors que c'est à lui qu'on doit ce scandale du bouclier fiscal.

Il ne faut pas être naîf, il n’y a rien à attendre de ce personnage qui est l’ami des richissimes Lagardère, Bolloré, Bernard Arnaud,  Bouygues,  Dassaul, Tapie ...  Reste une chose, lutter contre ce système libéral qu'il faut appeler par son nom, système capitaliste.

 

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 17:55

L'industrie automobile française n'est pas en difficulté même si le secteur connaît une mutation, et l'Etat sera aux côtés des industriels pour accompagner son évolution, a déclaré samedi dernier Christine Lagarde.

Pas en difficulté, dit-elle ?  il y a pourtant tout lieu d'être inquiet au vu de ce qui se passe dans l'industrie automobile. Le constructeur automobile Renault a annoncé début septembre un plan concernant 4.000 suppressions de postes en France, dont 1.000 à Sandouville (Seine-Maritime), voir mon article d'hier. L'usine Ford à Blanquefort (Gironde) est menacée. Pas de difficultés pour qui ? Et les salariés dans tout ça ?

 

Mais Lagarde nous a habitué à ses déclarations fumeuses. C'est elle qui déclarait le 15 juillet dernier qu'elle s'attendait à un rebond de la croissance au deuxième semestre 2008.  Pourtant, selon l’INSEE, la France finira l'année avec au total trois trimestres de croissance négative consécutifs. Eh bien si ça c’est un rebond ?

Traduit par Frédéric Lefebvre (porte parole de l'UMP) ça donne "nous sommes dans un passage récessif, avec une croissance molle ..."

 

Ils peuvent enrober leurs propos comme ils veulent, la réalité c’est que ce sont toujours les salariés qui trinquent et ce n’est plus supportable. A quand un rapport de force suffisant pour imposer plus de justice sociale ?

Chacun de nous détient un peu la réponse.

 

 



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