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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 18:48

« Je serai un président comme Louis de Funès dans le Grand restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J’adore. »

Ces propos avaient été tenus en février 2007 dans la piscine d’un hôtel chic de la Réunion par celui qui n’était encore que le candidat à l’élection présidentielle, un Nicolas Sarkozy d’humeur rigolarde. Et un mois plus tard, il se rendait aux Antilles, car impossible pour lui de négliger 1,4 millions d’électeurs.

Mais à présent qu’il est président et que le mouvement en Guadeloupe dure depuis un mois, il vient seulement de sortir de son silence indigne par une petite phrase lâchée lors de son intervention télévisée.

Et pendant ce temps, notre président s’en est allé en visite en Irak, dans les pays du Golfe … Quant à nos compatriotes de Guadeloupe, ils devront attendre le mois d’avril pour avoir la visite de « l’omniprésident ».

Dites, c’est loin la Guadeloupe ?

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 11:20

Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet de Balladur, n° 2 du groupe de luxe LVMH de Bernard Arnault, grand ami de Sarko puisqu’il était témoin à son mariage avec Carla Bruni, ignore la crise.


C’est aujourd’hui que lors de l’assemblée générale des actionnaires du groupe de services informatiques Atos, Nicolas Bazire va être nommé administrateur. Il lui restait du temps libre, puisqu’il ne siège actuellement que dans une douzaine de conseils d’administration ou de surveillance.


Et à la présidence d’Atos on retrouve l’ex-ministre de l’économie Thierry Breton qui en a pris les rênes fin 2008 et qui procède à une réorganisation. Les administrateurs qui touchaient en moyenne 30 000 euros de jetons de présence par an, percevront désormais 38 500 euros, soit une augmentation de 28%.


A raison de quatre à cinq réunions par an d’une durée de deux à trois heures, ça améliore les fins de mois. Et il lui restera du temps pour parler avec son ami Sarko de la moralisation du capitalisme.



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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 23:41
Dépêché en Guadeloupe pour rappeler à l’ordre l’archipel paralysé par une grève générale depuis le 20 janvier, le secrétaire d’État à l’Outre-mer, Yves Jégo, a annoncé, hier, à Basse-Terre, qu’il prolongerait son séjour « le temps voulu » pour tenter de renouer le dialogue et de trouver une issue au conflit.


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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 16:43
Votre vie est difficile, vous avez du mal à boucler les fins de mois, mais ce n'est pas un coup de pouce aux salaires que prévoit le gouvernement, mais une nouvelle aide aux banques. Après avoir abondé en décembre les fonds propres des grandes banques françaises à hauteur de 10,5 milliards d'euros, le gouvernement remet ça puisqu'une deuxième tranche de 10,5 milliards sera de nouveau versée très prochainement. C'est scandaleux puisque c'est l'argent du contribuable qui est ainsi versé, alors que ces mêmes banques ont versé à leurs actionnaires 7 milliards en 2008.

C'est ça la moralisation du capitalisme version Sarkozy ?

Pour marquer notre désaccord et dire notre volonté de voir réformer le système bancaire, chacun de nous pourrait adresser la lettre suivante à son banquier :


« Je vous ai confié en toute confiance mon épargne. Qu’en avez vous fait ?


J’entends, je lis que vous, dirigeants des banques avez dilapidé une partie de cette épargne dans des opérations comportant de forts risques.


Client de la banque, cette épargne difficilement gagnée, vous vous en êtes servis pour spéculer, en achetant notamment des titres contrepartie de crédits supprimes, représentatifs de crédits accordés aux emprunteurs américains aujourd’hui défaillants.


Aujourd’hui, vous expliquez qu’en raison de ces pertes (environ 20 milliards d’€uros pour le secteur bancaire français, pour l’instant), vous réduisez la voilure ; en clair vous supprimez des emplois à Natixis, BNP  …..


Je revendique, je milite pour changer le système bancaire et financier.


Pour cela, je préconise une mise sous tutelle publique de l’ensemble de ce système, en lui fixant un objectif précis : utiliser l’épargne de la population pour financer des projets économiques :

- porteurs de valeur ajoutée supplémentaire.

- d’emplois durables et pérennes.

- de solides formations.

- de rémunérations permettant de vivre décemment.


Je veux désormais que mon épargne et celle des autres soit utilisée efficacement, contrairement à ce que vous en faites aujourd’hui, avec le résultat que l’on connaît.


Mais, comme je ne peux pas vous faire confiance, je propose un nouveau système bancaire sous contrôle des salariés des entreprises bancaires, des sociétaires, des clients. Un système qui tournerait aussi le dos à la libre circulation des capitaux qui fournit la matière première aux spéculateurs »

 

On pourrait alors parler de moralisation du capitalisme !

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 21:22

« Je veux si je suis élu président de la République que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid... Parce que le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine. Si on n’est plus choqué quand quelqu’un n’a pas un toit et qu’il fait froid, et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s’en trouvera remis en cause. » Déclaration de Nicolas Sarkozy candidat à la présidence de la République le 18 décembre 2006.

Selon le collectif « Les Morts de la Rue » qui a travaillé en collaboration avec le site d’information Mediapart, au moins 337 SDF sont morts en 2008, soit près d’un sans-abri décédé par jour. Le collectif estime qu’il ne s’agit que d’une approximation, et dénonce « la volonté des gouvernants de cacher que la rue tue ».

Deux ans après la déclaration de N. Sarkozy, des SDF meurent toujours de froid dans la rue. Pendant ce temps, le couple présidentiel séjourne pour les vacances de Noël au Brésil dans un hôtel de luxe 5 étoiles « Le Txai Resort » sur une plage isolée au sud de Salvador de Bahia. L'ensemble hôtelier fait face à la mer, un lieu paradisiaque, et surtout très protégé selon la presse brésilienne.

A l’occasion de la visite officielle de deux jours qui précédait ce séjour, la délégation française comprenait Charles Aznavour entre autres. Il devait participer au lancement de l'Année de la France au Brésil à Rio de Janeiro.

Avec le soleil et les 30° actuellement au Brésil, Sarkozy a voulu oublier les SDF et la crise qui sévit en se rappelant les paroles de la chanson d’Aznavour : « Il me semble que la misère, serait moins pénible au soleil ».

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 23:37

Avec Nicolas Sarkozy tout allait devenir possible. Le résultat est pitoyable après 18 mois de présidence.

Il devait être le président du pouvoir d'achat. Il n’a pas dégagé un seul euro pour les salaires. Sarkozy bloque le Smic alors qu’il y a 7 millions de travailleurs pauvres.

Il devait aller chercher la croissance "avec les dents", mais aujourd'hui, ce système capitaliste qu’il aimait tant s’effondre. Entrée en récession, la France enregistrera comme les principales économies industrialisées une croissance négative en 2009.

Il répétait sans cesse « Travaillez plus pour gagner plus ». Le chômage a repris une courbe ascendante dramatique. Des centaines de milliers de travailleurs, de cadres sont contraints au chômage partiel et à la précarité.

Tout cela vient s’ajouter aux mauvais coups portés aux hôpitaux, à la carte judiciaire, à l’enseignement, à la mise en route de la privatisation de La Poste, au service minimum d’accueil dans les établissements scolaires en cas de grève, sans compter les cadeaux aux plus riches. Chaque jour qui passe, l’injustice de la politique Sarkozy se fait plus évidente.

Son plan de relance présenté fin de semaine dernière, vise la relance des places boursières mais n’aura aucun impact positif sur la vie quotidienne de ceux qui n’ont que leur travail ou leur retraite pour vivre. Cela entraîne la colère de Sarkozy contre ceux qui s’opposent à sa politique. « Si l’opposition a des idées pour résoudre les problèmes des Français, qu’elle n’hésite pas à les donner », a-t-il lancé vert de rage. Encore faut-il les écouter M. Sarkozy !

Puisque les caisses ne sont pas vides, il faut une augmentation immédiate et conséquente des salaires et retraites.

Il faut bloquer immédiatement les plans de licenciements dans les entreprises qui réalisent des profits , et pour les entreprises en difficultés, que des commissions spéciales associant des représentants des salariés, des élus, des banques et de l’état examinent la situation.

Il faut conditionner l’aide aux banques et aux entreprises industrielles avec de nouveaux critères d’attribution.

Il faut stopper le plus grand plan social, celui de la suppression de 30 000 postes dans les services publics.

Il faut que l’ignoble bouclier fiscal protégeant les riches soit remplacé par un bouclier social pour les plus pauvres.

Le peuple crie justice !

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 22:18

Repris dans un article du canard du 3/12, Sarkozy s’inquiétait de possibles « affrontements sociaux ». Vous direz, il y a de quoi.


Le week-end dernier, il redoutait « des événements violents. Un peu comme en Grèce. » « Si la crise ne pousse pas les gens à manifester ou à faire grève, cela peut, a contrario, provoquer des mouvements violents, voire des émeutes dans les banlieues. Le tout poussé par une extrême gauche de plus en plus puissante. »


Selon l’AFP, interrogé à propos d’une éventuelle amnistie fiscale, proposition récente du président UMP de l'Assemblée Bernard Accoyer, qui avait provoqué un tollé, Sarkozy a affirmé, devant son auteur, qu'il ne serait pas "assez dingue" pour proposer à François Fillon un tel projet. « Les Français adorent quand je suis avec Carla dans le carrosse mais en même temps, ils ont guillotiné le roi. C'est un pays régicide. Au nom d'une mesure symbolique, ils peuvent renverser le pays. Regardez ce qui se passe en Grèce », a-t-il lancé.


A quand le grand rassemblement pour renverser, non pas le pays, mais ce pouvoir au service du capitalisme?

 



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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 17:00
La promesse de Sarkozy aux PME

Il y a tout juste un mois, Nicolas Sarkozy promettait: « Je veux que toute entreprise qui aurait un problème de crédit auprès de sa banque puisse appeler le médiateur national. » Pour ce faire, le gouvernement a mis en place un « numéro vert » à disposition des entreprises. Le journal l’Humanité a testé.

Le numéro amène à un répondeur vocal. Une voix féminine susurre : « Plan de soutien aux PME, bonjour. Si vous souhaitez en savoir plus sur la mission du médiateur de crédit, tapez 1… »

Une fois le 1 composé, la douce voix reprend alors : « Vous êtes chef d’entreprise et vous rencontrez des difficultés de trésorerie ou de financement, la médiation est là pour résoudre vos problèmes. Il vous suffit de constituer un dossier de médiation en remplissant le questionnaire sur Internet, celui-ci sera immédiatement pris en charge. »

Ah ça, c'est une réponse rassurante. On imagine la tête du chef d’entreprise impatient d’exposer ses difficultés et de trouver une solution, contraint de remplir un formulaire et d’attendre patiemment qu’un agent de la fonction publique le contacte…

A force de supprimer des postes dans la fonction publique, voilà ce qui arrive ! Il n'y a plus que des répondeurs téléphoniques à mettre en face des interlocuteurs. Pourvu qu'il y ait quelqu'un pour regarder les questionnaires saisis sur Internet.


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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 23:25

Le premier grand sommet international pour tenter de juguler la grave crise économique et « refonder le capitalisme » à Washington le 15 novembre 2008 n’a pas été convoqué par l’Organisation des Nations unies, seule instance internationale légitime pour le faire, mais par le président sortant des États-Unis, M. George W. Bush, qui termine son double mandat calamiteux sur un échec encore plus terrible en laissant le monde en proie à la mère de toutes les crises. (…) D’autant que la crise actuelle, par son intensité, fournit l’occasion de transformer enfin l’architecture géo-économique et géopolitique du monde. Parce que les séismes qui ont secoué les Bourses et les banques durant les récents « septembre et octobre noirs » ont précipité la fin d’une ère du capitalisme. Le système financier international a été très violemment ébranlé. Plus rien ne sera comme avant. L’État revient. (…)

La classe politique américaine porte la principale responsabilité. Parce que, au nom de croyances idéologiques, elle a autorisé les banques à travailler dans des conditions de liberté absolue. La doctrine du marché infaillible s’est autodétruite. En revanche, le modèle des pays qui ont maintenu un certain type de contrôle des changes (Chine, Venezuela par exemple) est désormais revendiqué. Et même si l’impact de la crise se fait sentir sur toute la planète, les économies n’ayant pas adhéré à la dérégulation ultralibérale s’en sortiront mieux. Il faut souligner, pour l’Amérique latine, l’intérêt de mécanismes comme l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), la Banque du Sud, ou l’idée d’une banque de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), récemment proposée par le président vénézuélien, Hugo Chavez. (…)

De nombreux gouvernements jettent par-dessus bord leurs convictions idéologiques et sont prêts à adopter des mesures qu’ils auraient eux-mêmes qualifiées d’hérétiques il y a peu. Certains exigent la suppression des paradis fiscaux. La plupart redécouvrent Keynes et annoncent des augmentations importantes de la dépense publique. Reniant sa doctrine, le FMI lui-même réclame des interventions publiques plus massives. (…) La crise est un grand malheur, mais, tel un effet de levier, elle peut fournir aussi une occasion historique de faire naître un monde nouveau. Un monde où les citoyens seront définitivement préservés contre d’autres krachs boursiers et d’autres catastrophes financières. C’est pourquoi le G20 n’est pas du tout suffisant. Il n’est pas acceptable que des États démocratiques qui conduisent actuellement de grandes réformes en faveur du progrès social (comme, par exemple, le Venezuela, la Bolivie et l’Équateur) en soient absents.

 

De surcroît, une telle réunion « refondatrice » n’a pas de sens si les six milliards et demi d’habitants de la Terre n’y ont pas la parole. Le puissant mouvement social qui, depuis la création d’ATTAC (1997), la bataille de Seattle (1999) et le lancement de Forum social mondial (2001), s’est levé sur l’ensemble de la planète y a son mot à dire. Principales victimes de la crise, les citoyens, par le biais de leurs associations, ONG et syndicats, ont des solutions concrètes à proposer. Pour construire enfin un monde meilleur.



Par Ignacio Ramonet, président de l’association Mémoire des luttes.
Texte paru dans l'Humanité des Débats du 15 novembre

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 16:35
« La crise n'est qu'une redistribution des cartes. Les plus audacieux, les plus malins, les plus habiles peuvent en bénéficier. »

 

En bref, la loi de la jungle.Et quel est le rapace qui a fait cette sortie ?

 

Charles Beigbeder, né le 17 avril 1964 à Neuilly-sur-Seine (la banlieue !), fondateur des entreprises Self Trade (courtier en ligne) et Poweo (fournisseur d'électricité), candidat à la présidence du Medef en mai 2005 en remplacement d'Ernest Antoine-Seillière, il souhaitait être le représentant des petites entreprises pour une réforme du Code du Travail, qu'il jugeait trop rigide. Il s'est finalement rallié à la candidature victorieuse de Laurence Parisot.

 

Ce pourfendeur du système social français est constant puisqu’en début d’année, il avait déclaré dans une Tribune au Journal du Dimanche (27 janvier 2008) que le rapport Attali permettrait enfin d'en finir avec cette France qui continue à vivre sur un modèle fondé en 1946, à partir du programme du Conseil national de la Résistance.


Et le capitalisme ne serait pas un système prédateur ?

 


Merci à Barrigue

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