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  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 23:32
Quatorzième jour d'une grève historique chez Toyota puisque la première sur le site d'Onnaing près de Valenciennes.

Quand tout va bien, les actionnaires empochent les dividendes, quand la crise est là, ce sont les salariés qui trinquent alors qu'ils n'en sont nullement responsables. Il a été demandé un effort de guerre supplémentaire aux salariés, invités à revenir travailler gratuitement tous les vendredis d'avril, ainsi que trois samedis, sans majoration aucune. Les salariés eux revendiquent le paiment à 100% du chômage partiel et que les vendredis et samedis de rattrapage soient indemnisés à leur juste valeur. Ce ne serait que justice, chez Toyota et partout ailleurs.

Mais quelle est la réponse du directeur du site, un certain Didier Leroy : "Je préfère crever plutôt que de donner aux salariés".

Peut-être peut-on les aider à crever ces charognes ?



 
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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 22:07

Le tribunal de commerce de Niort a placé l'équipementier automobile Heuliez en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois. Le communiqué du tribunal indique que « Le tribunal a placé l'entreprise Heuliez en redressement judiciaire et ouvre la période d'observation pour une durée ne pouvant excéder le 15 octobre 2009, en vue de l'établissement d'un bilan économique et social et de propositions tendant à la continuation ou à la cession de l'entreprise ». Les parties sont convoquées pour une audience le 24 juin. « Il sera statué ce jour-là sur la poursuite de cette période d'observation », précise le texte.

 

Heuliez va donc pouvoir continuer son activité et devra mettre à profit ces six mois pour trouver des financeurs afin de lancer la production de sa voiture électrique. L'entreprise, en proie à des difficultés financières depuis deux ans, doit trouver 45 millions d'euros et des partenaires financiers et industriels.

 

L'Etat s'est porté à son secours à hauteur de 10 millions d'euros, via le Fonds stratégique d'investissement (FSI). La région Poitou-Charentes s'est engagée à hauteur de cinq millions d'euros, tout comme EDF.

 

Les syndicats de l'entreprise se sont déclarés satisfaits de la décision du tribunal. « On attendait cette décision. C'est un soulagement pour tout le monde. Il faut maintenant régler le plus vite possible les salaires du mois de mars », a indiqué le secrétaire du comité d'entreprise, Claude Point (CFDT). Pour le délégué CFE-CGC Michel Boureau, « c'est une bataille remportée par les salariés. Maintenant, on va tous travailler pour trouver des solutions pour l'avenir ».

 

Mais qui est ce tous ? Alors que cela fait plusieurs mois que la fédération départementale du PCF appelait à la mobilisation autour de Heuliez, la CFDT demandait « de laisser les organisations syndicales représentatives gérer ce dossier ». Avec tous les fonds publics qui sont allés à Heuliez, c’est pourtant bien une affaire publique. D’ailleurs, des militants de la CGT, de FO, de la FSU, du PCF, du Front de Gauche, s’étaient joints à la manifestation des salariés d’Heuliez à Niort.

 

Et que dire de la famille Heuliez-Queveau, propriétaire d'Heuliez, qui dit vouloir sauver l’entreprise mais se refuse à verser le moindre centime d'euro, affirmant sans gêne qu'elle n'en a pas les moyens. Comme le rappelait la pancarte d’un manifestant, elle a su amasser une petite fortune ; le site Internet du journal Challenges estime sa fortune à près de 100 millions d'euros.

 

La solution ne peut pas passer que par l’argent des contribuables, il faut contraindre les actionnaires à payer.

 

 

Manifestation du 14 avril à Niort, photos Alain VAN GINDERTAEL

 

 

 

 

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 23:18

Ces derniers jours, plusieurs dirigeants d’entreprises engagées des plans sociaux ont été séquestrés par des salariés en colère. Et qui avons nous entendu à ce sujet cette semaine ? Nicolas Sarkozy disant lors d'un déplacement dans les Bouches-du-Rhône « Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'aller séquestrer des gens ? On est dans un Etat de droit, il y a une loi qui s'applique, je la ferai respecter ». Voilà les propos du Sarkozy Président.

Mais avant, il y avait eu les propos du Sarkozy candidat.

C’était devant les marins pêcheurs à Lorient en avril 2007. « Je suis donc venu parler du civisme parce qu’ici on ne demande rien d’autre que de pouvoir vivre du fruit de son travail. Ici on ne brûle pas la voiture de son voisin, ici on ne se laisse jamais aller à la violence gratuite. Chez les marins, on ne fraude pas, on ne triche pas. Ici, quand on manifeste, quand on a recours à la violence, ce n’est pas pour se distraire, ce n’est pas pour nuire à autrui, c’est parce qu’on est profondément désespéré, c’est parce qu’on n’a plus de recours et qu’on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale. (...) Je veux le dire ici, aucune violence n’est acceptable dans la République, mais je ne mets pas, et je ne mettrai jamais sur le même plan la colère des pêcheurs qui ne veulent pas mourir et la violence gratuite des fraudeurs et des voyous.»

«Je veux en finir avec cette politique absurde qui oblige ceux qui ne demandent qu’à travailler et à pouvoir faire vivre leurs familles en travaillant à manifester violemment pour qu’on accepte de les entendre. Quand un travailleur n’en peut plus, le rôle d’un responsable politique c’est de l'entendre, c’est de le comprendre, c’est d’engager le dialogue avec lui. Je veux en finir avec cette politique qui, oscillant entre l’abandon et le renoncement, ne peut susciter que la colère parce que le désespoir finit toujours par engendrer la colère.»

Les salariés de Faurecia, de Scapa, de Caterpillar, de 3M ou de Sony ne sont pas pêcheurs, mais eux non plus ne veulent pas mourir. Le président Sarkozy les met-il dans le même sac que les fraudeurs et les voyous, oubliant les propos du candidat Sarkozy ?

Et puisque Nicolas Sarkozy aime à répéter qu’on est dans un état de droit, et qu’il fera respecter le droit, qu'il commence par faire respecter le droit inscrit dans le préambule de la constitution de 1946 repris dans la constitution actuelle : « Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi

Les voyous, ce ne sont pas les salariés qui ont séquestré leurs dirigeants, mais plutôt ces derniers qui pour préserver les dividendes de leurs actionnaires, n’hésitent pas à se débarrasser de leurs salariés.

 

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 11:26

Les paradis fiscaux, stocks-options, parachutes dorés … non ce n’est pas fini.


Par contre, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a préconisé au ministère de l'Economie de revoir à la baisse le taux de rémunération du Livret A. Celui-ci passerait de 2,5% actuellement à 1,25% en raison du recul de l’inflation. Ce niveau de rémunération n’a jamais été atteint depuis la création du livret A en 1818.



Les petits épargnants vont encore voir leurs économies se rabougrir. Pendant ce temps, les banques vont utiliser leur argent pour se faire des c……. en or  et permettre à leurs dirigeants d’acquérir des stock-options, de recevoir des parachutes dorés pour ceux qui seront mis à l’écart pour cause de mauvaise gestion, de fournir de généreux dividendes aux actionnaires, et d’utiliser les paradis fiscaux.


C’est la solidarité sauce Sarkozy.



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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 19:01

A écouter la revue de presse de France-Inter vendredi matin à l’issue du G20, c’était plutôt l'enthousiasme dans l’ensemble des journaux. Tous ou presque applaudissent, Libération se félicite "d'un G20 pas vain", Le Parisien titre "L'incroyable succès du Sommet du G20", La Tribune "Ils n'ont pas déçu", Sud-Ouest évoque "l'esquisse d'un nouvel ordre mondial", Ouest-France évoque "l'espoir d'un nouvel ordre économique"...


Selon l’auteur de la revue de presse, seul l’Humanité a un point de vue marginal. Mais si c’est ce journal qui avait raison ? Il titre en une : « G20 : ils se moquent de nous » et dans l’éditorial « cela n'a rien à voir avec un nouvel ordre économique », « lors de ce Sommet, il s'est agi en fait de changer juste ce qu'il faut pour que tout continue comme avant »


Que nous annonçait-on ? Moralisation, transformation du capitalisme. Pour preuve que le capitalisme n’a rien à craindre des résultats de ce G20, c’est que la Bourse, « joli fleuron » du capitalisme a engendré la jubilation des spéculateurs .


« La Bourse de Paris s’est envolée, le CAC 40 terminant en hausse de 5,37 % à 2.992,06 points. L’indice vedette a gagné 152,45 points à 2.992,06 points, dans un volume d’échanges conséquent de 4,683 milliards d’euros, bien supérieur aux chiffres constatés ces dernières semaines, traduisant l’intense activité du marché.

Londres a clôturé en hausse de 4,28 %, et Francfort de 6,08 %. Les Bourses nordiques ont grimpé également, jusqu’à + 6,17 % à Helsinki.

La Bourse de New York conforte ses gains, jeudi, en fin de matinée : l’indice Dow Jones gagnait 3,62 %, passant la barre des 8.000 points, et le Nasdaq 4,11 %. »


Les pays les plus puissants vont injecter des milliards de dollars dans ces organisations internationales qui ont fait le malheur de l’humanité. Il s’agit du FMI, de la Banque Mondiale, de l’OMC. Partout où elles interviennent, les budgets sont comprimés, les protections sociales limitées, les services publics supprimés, tout est privatisé. Ces organisations ont imposé la dictature des marchés financiers et la mise en coupe réglée des économies du tiers-monde. Le Marché dicte sa loi, au détriment des Etats et des peuples.


Tout va continuer comme avant. Le G20, c’est la défaite des pauvres, de tous ceux qui de par le monde crient « J’ai faim ».


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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 18:30

Ceci est un diaporama et non une vidéo, cliquez ensuite sur la flèche en bas pour faire avancer.



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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 23:47

Daniel Bouton le PDG de la Société Générale, contraint de renoncer à ses stock-options, va toucher une pension d’1 million d’euros par an, régime spécial maison dit « retraite chapeau ».


L’ex-PDG de Sanofi débarqué en novembre perçoit le bénéfice d’un contrat de « conseiller scientifique », doté d’un salaire brut annuel de 600 000 euros. En outre, il est gratifié d’une prime de « non-concurrence » d’un montant total de 2,5 millions d’euros. Enfin, l’ex-DG, qui a été limogé en raison des mauvaises performances du groupe sous son règne, reçoit, comme prévu dans son contrat, une indemnité de départ de 2,7 millions d’euros…


Le PDG de Valéo, même si sous la pression il a dû renoncer à l’indemnité de départ de 3,2 millions d’euros, doit normalement percevoir une retraite dite « chapeau » de … 880 000 euros par an.


Selon Challenges, le PDG de Danone Franck Riboud a bénéficié d'un salaire (rémunérations fixe et variable, hors stock-options) de 4,279 millions d'euros en 2008. Le directeur général de L'Oréal, Jean-Paul Agon, et le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, le suivent, avec des revenus qui s'élèvent à respectivement 3,465 et 3,171 millions d'euros.


Ce ne sont que quelques exemples, mais significatifs.


Mais cela n’empêche pas  le patron des députés UMP, Jean-François Copé, de dénoncer "le gigantesque amalgame" dont sont victimes actuellement en France les patrons, "cette tentation de plus en plus fréquente de voir nos chefs d'entreprise transformés en boucs-émissaires dans une ambiance digne de la nuit du 4 août" 1789 (*), qui est "extrêmement dangereuse", a-t-il dit. 


Boucs émissaires ? On croît rêver. Désolé M. Copé, les victimes ne se situent pas chez les patrons. Il apparaît ainsi clairement qu’il ne faut pas compter sur les parlementaires UMP pour abolir ces privilèges, pas plus que sur Sarkozy. De plus en plus d’hommes et de femmes en ont conscience qui entrent en lutte et résistance. 


* Dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l'Assemblée nationale constituante proclament l'abolition de tous les droits et privilèges féodaux.


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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 23:57

Dans le bocage Deux-sévrien, lieu d’implantation de l’entreprise Heuliez, il n’est pas question de scandale. Personne n’associe semble-t-il la prime de départ du numéro 2 du directoire d’Heuliez à un « parachute doré ». Il est question d’un montant de 1,5 à 2 millions d’euros. Même si ce n’est pas à l’échelle du parachute doré attribué à l’ex-pdg de Valéo, ce n’en est pas moins scandaleux pour une entreprise qui va peut-être se trouver en cessation de paiement à la fin du mois d’avril et qui sollicite 10 millions d’euros d’aide de l’état.


Une source proche de la direction a confirmé cette prime de départ, indiquant que l’entreprise était dans l’impossibilité, pour de strictes raisons juridiques de confidentialité de dévoiler le montant. Mais le plus cocasse dans cette histoire, c’est que ce départ et cette prime ont été négociés lorsque le groupe indien Argentum Motors s’engageait pour la prise de contrôle de Heuliez en rachetant 60% du capital du carrossier français.


Sauf qu’à l’arrivée, Argentum Motors s’est retiré, et n’a même jamais versé les sommes promises. Tout ça rappelle les promesses d'un autre patron de groupe indien, Lakshmi Mittal pour Arcelor.


Et voilà un groupe qui n'aura rien apporté à Heuliez, si ce n'est des illusions, et qui aura imposé un parachute doré dont il n'assumera aucune conséquence !


Vous avez dit "Moralisation du capitalisme", foutaise !



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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 20:59

C'était au mois de février 2008, Sarkozy déclarait "Gandangre, y a pas mieux comme voyage de noce", ajoutant  "l'État mettra de l’argent pour faire les investissements qui n’ont pas été faits jusqu’ici en partenariat avec Mittal ou un repreneur" et il concluait "Je viendrai moi-même dans l'usine, je reviendrai pour annoncer les solutions qu'on a trouvées".


Eh bien aujourd’hui, treize mois après l'annonce de la fermeture partielle du site mosellan par Arcelor Mittal, c’était le clap de fin avec la fermeture de l'aciérie. C'est une nouvelle et douloureuse page de l'histoire de la sidérurgie lorraine qui se tourne.


Voilà bien encore une illustration concrète de ce que valent les promesses de Nicolas Sarkozy.



Dessin de Placide



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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 10:49

"La colère est la non-acceptation de l'inacceptable." Je citais récemment cette phrase de Marek Halter, et c’est cette colère qui vaut aujourd’hui à des ouvriers licenciés d’être condamnés, ce qui montre bien que la lutte de classe existe toujours et que dans le cas que je veux évoquer, nous avons affaire à une justice de classe.


Le journal l’Humanité a parlé fin 2008 de la lutte des ouvriers de la SOPAL à Givet dans les Ardennes. Malgré une situation financière saine, cette entreprise (groupe Gascogne Laminates) a décidé de fermer son unité de Givet, ce qui a entraîné plusieurs semaines  de conflit.


Dans son édition de samedi, le journal l’Humanité rapporte la répression antisyndicale avec la condamnation par le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières de cinq ouvriers licenciés, à des peines de prison comprises entre un et quatre mois avec sursis. Ils étaient poursuivis pour avoir « dégradé » les lieux.


Et les patrons qui eux ont détruit la vie de dizaines de familles dans ce secteur des Ardennes peuvent poursuivre tranquillement leur réorganisation, objectif, « accélérer le retour à une croissance rentable ».


Quand va-t-on assister à des poursuites contre tous ces patrons destructeurs de vies humaines ?  


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