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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 18:38



A ce fameux G20 de Londres, on allait voir ce que l’on allait voir. Pas moins que la « moralisation du capitalisme ». Voici quelques propos que tenaient Nicolas Sarkozy avant ce G20 :

 

« On doit moraliser le capitalisme et pas le détruire (...) il ne faut pas rompre avec le capitalisme, il faut le refonder»

 

« Je ne m'associerai pas à un sommet mondial qui déciderait de ne rien décider »

 

« Il faut qu'on obtienne des résultats, il n'y a pas de choix, la crise est trop grave pour qu'on se permette de faire un sommet pour rien. »

 

Beaucoup de ceux qui critiquent aujourd’hui ce sommet qui prétendait « moraliser » le capitalisme n’avaient rien eu à redire à l’époque. C’était même l’enthousiasme. Quelle bande d’hypocrites ! Voici un échantillon des réactions des médias à l'issue du G20 :

 

Le site Rue 89 : « Tous les commentateurs sont laudatifs. « Ils n’ont pas déçu ! » « Le G20 est entré dans le concret ! » Un soulagement général ! Il s'est donc bien passé quelque chose d'important, en matière économique et financière, à Londres, le 2 avril. ».

 

Quelques UNES de la presse quotidienne :

 


 

Le journal l’Humanité était un peu seul, mais avait vu juste.

 


 

Et quant aujourd’hui éclate le nouveau scandale des bonus pour les traders, jil est "amusant" de lire les propos que tenaient le député UMP Jean-Sébastien Vialatte, secrétaire départemental de l’UMP du Var commentant ce G20 de Londres :

 

« L’encadrement des rémunérations et des pratiques des traders : le lien entre le niveau de leurs rémunérations et les performances à court terme de leurs placements financiers sera considérablement revu. Toutes les places financières internationales auront désormais un code de conduite commun afin d’éviter que les logiques de concurrence entre elles n’aboutissent à nouveau à des prises de risques qui, au bout du compte, fragilisent l’économie mondiale. »

 

On allait voir ce que l’on allait voir. Eh bien on a vu. Rien n'a changé. Comme le titrait l'Huma, on a bien la preuve aujourd'hui qu'ils se moquent du monde.


La vraie réponse est la nationalisation des grandes banques et la création d'un pôle public financier. Le député PCF du Nord Jean-Jacques Candelier entend déposer, après ce « nouveau scandale » à la BNP Paribas, une proposition de loi à l'Assemblée nationale en ce sens.

 



 

 

 

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 23:57

Les patrons de British Airways ont adressé un email à 30 000 employés de la compagnie, les appelant à travailler gratuitement de une semaine à un mois afin de contribuer au redressement de leur compagnie aérienne préférée.

Le directeur général de la compagnie a indiqué que ce projet faisait partie du programme de réductions de coûts du transporteur. Il a d’ailleurs promis de travailler gratuitement en juillet, en compagnie du directeur financier. Mais avec des revenus annuels respectifs de 831.000 et 500.000 euros, ça paraît quand même plus simple de se passer d’un mois de salaire !

D’aucuns vont se gausser en disant que c’est en Angleterre et que ça n’arriverait pas chez nous. Et pourtant si.

Le fabricant d’ampoules Osram, filiale de Siemens, s’apprête à licencier les 108 employés de Molsheim (Bas-Rhin) qui ont refusé une baisse de leur salaire. Après la décision européenne d’interdire les lampes à filament, l’entreprise, en difficulté, a proposé à ses employés un avenant à leur contrat de travail prévoyant une baisse de salaire de 12,5 % sur trois ans. Ils sont 108 à l’avoir refusée. La semaine dernière, la direction annonçait la suppression des 108 postes dans le courant de l’été. Aucune ambiguïté dans le discours des patrons : « le plan social est ciblé sur les personnes qui ont refusé la modification de leur contrat de travail », reconnaît Francis Louis, membre du comité de direction.

Pendant ce temps, les actionnaires continuent d’amasser les dividendes. Laisserons nous faire longtemps ? Quand prendrons nous conscience de l’urgence de mettre fin à cet ordre capitaliste synonyme de recul social ?

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 00:00

Lundi dernier, se tenait l’assemblée générale de l’association centrale des laiteries coopératives des Charentes et du Poitou, dont le président n’est autre que Jean-Pierre Raffarin.

 

En pleine crise du lait par rapport aux tarifs payés aux producteurs, les syndicats agricoles ont été invités à la tribune pour y exprimer leurs revendications.

 

Mais là où les choses deviennent amusantes, c’est dans le propos de Raffarin.

 

« Il ne faudrait pas grand chose pour que je sois sur les barricades. » « Producteurs, coopératives : même combat. Il n’existe pas chez nous de dividende, de stock-option. On subit la logique mondiale portée par l’Organisation mondiale du commerce, accélérée par l’Union Européenne : celle de la dérégulation. »

 

Raffarin sur les barricades ? Pour quoi faire ? C’est lui qui en tant que 1er ministre avait déclaré « La rue ne gouverne pas. »


Belle démonstration d’hypocrisie !

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 23:21

Le 13 juin sera marqué par des manifestations  dans toute la France rassemblant salariés du privé et du public, retraités, jeunes...

 

Le Medef et le gouvernement misent sur la désespérance des salariés.  Comme dans bien des périodes de l’Histoire, il nous faut savoir être déterminés et garder espoir.

 

Il s’agit de mettre patronat et gouvernement devant leurs responsabilités en exigeant des réponses urgentes sur un certain nombre de points prioritaires, que ce soit l’augmentation du SMIC, des minima sociaux et des retraites, d’un plan pour l’emploi des jeunes en passant par l’abandon des suppressions de postes dans la fonction publique, du bouclier fiscal ou celui la défiscalisation des heures supplémentaires.

 

Il est profondément injuste que ce soit les plus modestes qui payent la crise dont ils ne sont pas responsables pendant que les cadeaux vont aux plus riches. Il importe que nous soyons tous ensemble et le plus nombreux possible pour faire cesser ces injustices.

 

Où que nous soyons, un lieu de manifestation est proche.

 

Voir la carte des manifestations avec les horaires pour chaque département

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 15:06

Samir Amin est économiste et président du Forum mondial des alternatives.


Mon engagement pour le Front de gauche n’est pas circonstanciel, il n’est pas électoraliste. Il correspond à mes convictions profondes : pour moi, l’enjeu véritable de cette crise, ce n’est pas sortir de la crise du capitalisme mais sortir du capitalisme en crise. Ce qui n’est pas la même chose.

 

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 23:20

Le week-end dernier, une trentaine de militants du Front de gauche (PCF, Parti de gauche, Gauche Unitaire) ont réalisé une «opération coup de poing symbolique» sur une jetée du port Gallice à Juan-les-Pins, à quelques kilomètres de la Croisette. Ils ont rebaptisé le bateau du financier américain à l'origine d'une colossale escroquerie.


«C'est pas mal de faire voir l'envers du décor», résume Gérard Piel, élu régional communiste et conseiller municipal d'Antibes. «Ce bateau, c'est le symbole du mépris d'une certaine classe de riches pour la crise sociale et pour l'environnement, dénonce Corinne Morel-Darleux, candidate du Front de gauche aux européennes dans le Sud-Est. « La planète n'est pas un terrain de jeu pour les plus riches.»

Arrivés devant le yacht, un militant est allé dresser banderoles -«on ne paiera pas pour les escrocs»- et autocollants au-dessus du nom du bateau «Bull», immatriculé à George Town, îles Caïmans. 


Le yacht a été rebaptisé par les manifestants «Pwofitasyon», reprenant le mot utilisé par le mouvement social guadeloupéen pour désigner les profits abusifs.

 

Tout un symbole avant la prochaine journée d'actions du 26 mai.

 

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 23:38

On connaissait l’acteur et humoriste français François Morel. Eh bien, sachez qu’il existe un autre François Morel, mais beaucoup moins drôle puisqu’il fait dans l’ignoble. Patron de la société CARREMAN, on peut le qualifier ainsi qu’Eric Baïsse, autre patron du même groupe, de patrons voyous, de patrons esclavagistes.


Le groupe Carreman, 90 emplois aujourd’hui sur le site de Castres, gros fabriquant de tissu haut de gamme est également présent à Lavelanet, mais aussi en Roumanie, en Inde, en Chine, au Pakistan et aux USA. L’entreprise est en train de licencier 9 personnes sur son site de Castres.


Et ces patrons-voyous proposent à ces neuf salariés d’aller travailler dans une autre usine du groupe. Sauf que cette usine se situe à Bangalore en Inde, et que le salaire brut serait de de 3500 à 4500 roupies par mois soit de 53 à 69 € mensuels avec un 13e mois, une assurance médicale et une caisse de prévoyance pour 8h de travail par jour, 6 jours sur 7 en application de la législation locale du travail.


Pour Edmond Andreu, secrétaire adjoint de l’union locale CGT : « Le but de cette offre d’emploi, c’est une simple affaire juridique. Le patron, lorsqu’il licencie, a obligation de faire des propositions de reclassement. Mais ici, les patrons ont choisi la plus scandaleuse des offres que l’on puisse imaginer. On leur a même indiqué oralement que l’usine participerait au déménagement pour ceux qui étaient intéressés. Carreman dispose d’un établissement à New York. Pourquoi ne leur propose t-on pas un job là-bas ? Proposer de partir en Inde à des types qui ont passé toute leur vie dans l’usine, c’est pire que tout. Cela dépasse tout entendement. »


Le plan social sera effectif le mois prochain. Hasard du calendrier : au même moment, la direction et les commerciaux se retrouveront à Bora Bora pour un voyage d'affaires.


C'est un véritable mépris, une insulte à l'être humain. Mais on n’a pas encore entendu Sarkozy sur le sort de ces salariés, lui qui s’offusque dès qu’un patron est séquestré sans qu’il y ait pourtant violence.


La lutte de classe doit revenir à l'ordre du jour. Dans un état de droit, peut-on proposer l’esclavagisme comme seule solution de reclassement à des salariés ?

 

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 23:28

Claude Bébéar, fondateur et ancien patron d'Axa, aujourd'hui en simili-retraite, vient d'être nommé président du Comité des Sages, chargé de veiller à la rémunération des dirigeants d'entreprises, plus précisément ceux qui licencient (massivement) ou ont recours (tout aussi massivement) au chômage partiel. Cela l’a contraint à une "opération vérité" sur ses revenus, exigence du gouvernement en cette période sociale troublée. 

 

Dans un communiqué, il dévoile ses revenus. Sa retraite d'Axa : 438 000 euros par an. La plus-value possible des stock-options qui lui restent (toujours d'Axa) : 660 000 euros. Patrimoine déclaré (soumis à l'ISF) : 106 millions d'euros. S’ajoute à cela 360 000 euros de plus par an, en jetons de présence pour les mandats d'administrateurs que Claude Bébéar, retraité, conserve encore aujourd'hui. Quand il était PDG d'AXA, il avait touché 2,4 millions d'euros en un an, et plus de 200 millions de stock-options. Il est chargé de surveiller les abus de ses pairs, vous y croyez ?


Et à côté de cela, les smicards peuvent tirer la langue. 

 

La semaine dernière, le ministre du travail Brice Hortefeux excluait tout coup de pouce au SMIC au 1er juillet. Il justifiait son propos en rappelant que le salaire minimum ne concerne "que 13 % des salariés". Il semble ignorer les chiffres publiés par l’INSEE, selon lequel la pauvreté monétaire (revenu disponible inférieur à 880 euros par mois) frappe près de 8 millions de français. Des dirigeants plein aux as, et rien pour ceux qui produisent les richesses ! 

 

Moralisation qu’il a dit notre président ?


Révolution plutôt, car il va falloir en finir avec la capitalisme.

 


 


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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 22:51

Stocks options, parachutes dorés, bonus, rémunérations scandaleuses des grands patrons, et à côté de ça, des annonces quotidiennes de licenciements.  C’est INSUPPORTABLE !

 

C’est bien le système capitaliste qui conduit aujourd’hui à la mise au chômage de centaines de milliers de salariés, à la montée de la précarité, à la casse de l’industrie et des services, à la destruction de savoir-faire. C’est un changement radical de société dont nous avons besoin.

 

Faisons de ce 1er mai une journée de luttes mais également de solidarité avec les salariés et les syndicalistes pris dans l'étau de la répression :  Continental, Molex, Caterpillar, Madrange pour les plus récents. Et envisageons une suite immédiate. On ne peut laisser ces capitalistes fermer les entreprises, délocaliser, et mettre les salariés à la rue.

 

Face à la gravité de la situation, il va bien falloir élever le niveau de la lutte.

 

Le capitalisme n’est ni moral, ni immoral, il est amoral !

 

 

 

La liste intégrale des rassemblements du 1er Mai

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 07:47

C’est le journal La Tribune du 14 avril 2009 qui nous l’apprend. Anthony Orsatelli, l’ex-patron de la banque d'investissement Natixis qui a entraîné celle-ci dans la tourmente des subprimes, occasionnant des pertes de 2,8 milliards d’euros et la suppression de 1250 emplois s’est vu largement récompensé.


De quelle manière ? Il a été « remercié » et son « préavis » a pris fin le 21 janvier 2009. Selon le rapport annuel de la banque, pendant un an, sans travailler, il a empoché son salaire fixe, soit 450 000 euros et une indemnité de 1,35 million d’euros … pour « préjudice » au titre « de rupture du contrat de travail ».

Vous pensiez que ce n'était pas possible ? Vous en connaissez des salariés à qui on ferait un tel régime de faveur ? Bien sûr que non, mais un banquier lui est récompensé.


Moralisation qu'il chantait sur tous les toits notre Sarkoléon ... Révolution devrait-on lui répondre.

 

 

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