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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 18:14

Si l’argent pour la recapitalisation d’Heuliez, à savoir 15 millions d’euros, est promis pour janvier, la société Concord Télécom, filiale du groupe Bernard Krief Consulting reprend la chaîne locale TV d'Orléans. Le tribunal de commerce d'Orléans a autorisé, mercredi 16 décembre, la cession pour un euro symbolique avec reprise des dix salariés.

 

Orléans TV avait été créée en mars 2007 par le groupe Hersant qui s'en était retiré en juillet 2008, la cédant à des actionnaires composés principalement d'institutionnels (Caisse d'Epargne, Crédit Agricole) et d'un pôle presse régional (La République du Centre, la Nouvelle République du Centre-Ouest).

 

Même s’il s’en défend coûte que coûte, Louis Petiet le président de BKC a tout d’un nouveau Bernard Tapie. La liste des entreprises reprises s’allonge, avec quel avenir pour les salariés ?


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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 22:00

Louis Petiet, président de Bernard Krief Consulting (BKC), s'est engagé mardi à libérer 15 millions d'euros pour la reprise de l'équipementier automobile Heuliez, a annoncé le ministère français de l'Industrie.


Cet engagement met un terme au moins temporairement à la polémique qui l'opposait au Fonds stratégique d'investissement (FSI), co-investisseur dans ce projet.


Louis Petiet a en outre signé les termes du pacte d'actionnaire qui lie BKC avec la région Poitou-Charentes et le FSI, qui ont promis d'apporter respectivement 5 et 10 millions d'euros au projet de véhicule électrique de Heuliez.


« Le pacte d'actionnaires vient à l'instant d'être signé et les fonds seront libérés tout début janvier », a déclaré le ministère de l'Industrie sur son site internet.


Le FSI a qualifié la signature du pacte d'actionnaire "d'avancée majeure" mais a prévenu que son apport ne serait accessible qu'une fois l'argent de BKC effectivement versé. "Nous attendons la dernière étape qui est le versement de l'argent début janvier, nous débloquerons alors immédiatement notre apport", a déclaré un porte-parole du fonds souverain français.


Le FSI avait annoncé la semaine dernière avoir versé sur un compte bloqué 10 millions d'euros mais que cette somme ne serait débloquée qu'une fois les preuves de l'apport de BKC établies.


« Depuis plusieurs semaines, les engagements de M. Petiet n'étaient pas respectés, les 15 millions d'euros d'engagements n'étaient pas au rendez-vous et il a fallu que je rappelle avec la plus grande fermeté l'exigence qu'il y avait pour sauver cette entreprise », a dit le ministre de l'industrie Christian Estrosi lors de la séance des questions à l'Assemblée nationale.


La présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes Ségolène Royal a estimé que son optimisme s'était révélé justifié.


Pour l’instant, ce ne sont que des promesses, tant que l’argent n’est pas versé …

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 21:49

DMC (Dollfus Mieg & Cie) fabricant de fil à broder et de tissus, reprise par le groupe BKC.

CAP 24, chaîne TNT francilienne détenue par le Groupe Hersant Media avec comme autres actionnaires Lagardère et le Groupe Banques populaires-Caisses d'épargne ; acquisition par le groupe BKC.

Heuliez, carrossier automobile, reprise par le groupe BKC.

Christian Lacroix, maison de couture, candidat à la reprise, le groupe BKC.

Quel rapport entre ces différentes entreprises ? Rien dans ce qu’elles produisent, mais par contre, le repreneur est le-même, le cabinet de conseil BKC (Bernard Krief Consulting) qui fait preuve d’une frénésie d’acquisitions avec une vingtaine de rachats (voir plus bas) en moins de deux ans. Acquisitions «sur des marchés de niche à forte valeur ajoutée» déclare le président de BKC, un certain Louis Petiet qui n’est pas sans rappeler un certain Bernard Tapie.

Après la reprise d’Heuliez, le ministre de la relance Devedjan visitait le site deux-sévrien en août dernier et se disait optimiste. Par contre aujourd’hui, le ministre de l’industrie Estrosi se déclare « très préoccupé ». Le FSI (Fonds stratégique d’investissement) va faire procéder à un audit avant de verser les 10 millions promis dans le cadre de la reprise. De son côté, Louis Petiet indique que « tous les engagements financiers seront tenus. »

Mais les financeurs sont avant tout les partenaires de BKC et non le groupe lui-même. BKC a acquis le carrossier pour 30 000 euros. Il s'est engagé à n'injecter que 1 million d'euros de fonds propres sur 111 millions d’engagement répartis entre ses partenaires. Parmi ceux-ci le constructeur d'automobiles chinois Chery, mais aussi le groupe des émirats Midex, une compagnie aérienne cargo basée à Abou Dhabi. Ces fonds sont-ils aussi sûr que cela ? Après ce qui s’est passé à Dubaï, le Tribunal de Paris a annoncé aujourd’hui que les deux candidats à la reprise de Christian Lacroix, le cheikh Hassan bel Ali al Naimi et le cabinet Bernard Krief Consultants n’avaient pas mis sur la table les fonds jugés nécessaires à la reprise.

Le but réel du groupe BKC dans toutes ces reprises n’est-il pas à terme de dégager de l’argent en ayant investi le sien au minimum. Il ne faut pas perdre de vue que BKC était avant tout un cabinet de conseil spécialisé dans la stratégie et le lobbying.

Mais c’est bien connu, les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Parmi les acquisitions de BKC :

Heuliez Automobile

DMC SA Fil à broder

DMC Tissus Textile

Walor Décolletage

Gema Mécanique

Isotherma Isolation industrielle

Isotec Chaudronnerie

Ernault Machines-outils

Spiral Aéronautique

Soho Gadgets

Cap 24 Chaîne télé

L'un pour l'Autre Prêt-à-porter

Et parmi celles convoitées

Christian Lacroix Haute couture

Gamma Agence photo

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 15:50
Cette association a été créée dans le cadre du conflit qui a opposé l'entreprise Caterpillar et ses salariés de Grenoble et Echirolles en Isère en début d'année 2009.

A cette période, le groupe américain Caterpillar conduit un plan de restructuration devant aboutir à 25 000 suppressions d'emplois dans le monde. A Grenoble et Echirolles, 733 postes sont alors menacés. Les longs mois de négociations difficiles vont finalement aboutir à la destruction de 600 postes dont 415 licenciements secs...


Après le conflit social contre les licenciements à Grenoble et à Échirolles, la direction de Caterpillar continue d’écraser ses salariés. Et, à travers cette galerie de portraits sans fard, insupportable pour les patrons, ils ripostent. Un livre rassemble désormais ces images de lutte.

Le livre "Caterpillés" illustré des photos de Bernard Ciancia est disponible par bon de commande au prix de 5 euros + frais postaux 2,40 euros. Adresse du site Les cater's.




Caterpillar, la crise en pleine gueule

« Dois-je rappeler que les familles ont été menacées ? » Á la mi-avril, Chris Schena, vice-président de Caterpillar Europe, sort l’artillerie lourde, dans les colonnes du Figaro Magazine, contre les ouvriers d’Échirolles et de Grenoble, coupables à ses yeux d’avoir participé à la « séquestration » de cinq dirigeants « dans une atmosphère de violence et de torture morale ». Hum ! les voilà, c’est eux. La crise en pleine gueule. Quelques « tortionnaires » parmi d’autres, en haut, en bas, de face. Identifiés comme le « noyau dur » par la direction, ils nous encerclent, ils nous occupent. Il y a Fernand, Ernesto, Cyril, Slim, Jonathan, Youcef, Abdou, Pierre, Giovanni, Fabrice, Assane, Romain, Zizou, Thierry, etc.

Aujourd’hui, il leur reste un matricule. Puis, souvent, des enfants eux aussi, et des familles en péril, elles, dans leur chair, dans leur vie. Au printemps, ils se sont bagarrés contre les 733 licenciements programmés dans les deux usines iséroises de Caterpillar. Et, quelques mois plus tard, beaucoup d’entre eux connaissent le funeste destin qu’ils ont combattu : virés, quelques-uns pour « faute lourde » ou « grave », et les autres pour « motif économique », dans le cadre du plan. Des bourreaux, les « Caterpillés » ? Ce sont ces hommes quasi exclusivement que Bernard Ciancia, photographe professionnel et voisin de l’usine Caterpillar de Grenoble, a choisi d’accompagner pendant et après la lutte. Il vient de réaliser cette galerie de portraits, rassemblés, avec d’autres images, dans un petit ouvrage publié par l’association la Mémoire des Caters et présenté, vendredi dernier, lors d’une rencontre publique à Échirolles.

Non sans difficulté : pendant des semaines, il a tenté, en vain, de s’installer dans la cellule de « reclassement » mise en place pour le compte de Caterpillar à Meylan, une banlieue huppée et éloignée des quartiers populaires où, pour la plupart, vivent les salariés de l’entreprise. « Je pensais que cela pouvait aller de pair avec une reconversion, avance-t-il. C’est une manière de se reconstruire, de reconnaître la dignité de ces gens. Mais les patrons ont refusé et, il faut bien le dire, chez Caterpillar, ils veulent continuer de démolir leurs anciens salariés, de les écraser. »

Le cas d’Alexis Mazza est, à cet égard, exemplaire. Délégué syndical central CGT de Caterpillar depuis le départ en préretraite de son prédécesseur, cet usineur de trente-huit ans, père de deux enfants, continue de subir les foudres de la direction (lire son portrait dans l’Humanité du 27 avril). Il a d’abord été mis à pied pendant deux mois, puis son licenciement pour « faute lourde » a été refusé par l’inspection du travail et il a réintégré l’usine fin juin. Mais, tout en contestant en justice sa désignation comme délégué syndical, la direction a déposé un recours hiérarchique auprès du ministère du Travail ; Xavier Darcos doit l’examiner d’ici à janvier 2010. « Á entendre la direction, je suis le meneur de tout et je suis extrêmement machiavélique, raille-t-il. Selon eux, j’ai organisé la retenue des dirigeants, j’ai démonté un portail, j’ai entraîné des gens “d’origine africaine ou maghrébine” à insulter les patrons, j’ai bousculé des chefs, j’ai fait des réunions syndicales sans autorisation… C’est totalement absurde et faux : j’ai une centaine d’attestations dans mon dossier. Moi, je dois tout aux patrons. Il faut le dire, c’est grâce à eux qu’on n’a jamais fait autant d’adhésions au syndicat qu’aujourd’hui, que le niveau de conscience s’est élevé par la lutte. C’est sans doute cela qui gêne la direction. »

Responsable CGT de la métallurgie dans l’Isère, Patrick Bernard confirme : « Alexis Mazza paraît peut-être arrogant, mais en fait, pendant la lutte, ce mec entier, apprécié par les salariés qu’il a accompagnés, ce qu’il a fait, c’est d’éviter des drames humains. Accepter qu’il soit licencié, ça serait une injustice insupportable à mes yeux. » Pour Renzo Sulli, maire PCF d’Échirolles, « il y a une volonté d’humilier, à travers l’acharnement contre Alexis, tous les travailleurs en lutte de Caterpillar. La direction doit maintenant adresser un signe d’apaisement. »

Les « Caterpillés », c’est entendu, sont des têtes brûlées, consumées par l’atmosphère de violence et de torture morale ; dedans, pour ceux qui restent, c’est la chasse aux temps morts à leur poste de travail ; dehors, pour les sacrifiés aux dividendes, la traque au bifteck. Doit-on rappeler que les familles sont menacées ?


Thomas Lemahieu


Dossier L'Humanité

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 22:59

On entend beaucoup Sarkozy il s’exprime très souvent mais en situation de monologue. Même pas de conférences de presse contrairement à une promesse du candidat Sarkozy, il préfère bien évidemment de dociles présentateurs de journaux télévisés qui  manquent sérieusement de répondant au point de laisser dire des énormités sans réagir.

La semaine dernière lors de son monologue télévisé, Nicolas Sarkozy a notamment tenu les propos suivants : « Il n’y a plus de paradis fiscaux » ; « Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est terminé ».

Terminé, ah bon ? Il n’y avait bien que Laurence Ferrari et David Pujadas pour croire cela puisque aucun des deux n’a contesté les propos. Et si la liste des paradis fiscaux établie par le G20 fond à vue d’œil, c’est parce qu’il suffit aux pays concernés de conclure des conventions avec une douzaine d’États pour en sortir. C’est ainsi que Monaco vient d’annoncer être en mesure d’intégrer la liste blanche de l’OCDE grâce à la signature de douze accords d’échange d’informations fiscales avec des pays comme Andorre, l’Autriche, les Bahamas, le Liechtenstein, le Qatar, Samoa, Saint-Marin, le Luxembourg… Que des paradis fiscaux !

Et si c’était terminé comme le prétend Nicolas Sarkozy, pourquoi le vice-président de la Fédération bancaire française a t’il déclaré aujourd’hui, à l’issue d’une réunion avec justement Nicolas Sarkozy, que « les banques françaises ont pris la décision d’engager la fermeture de leurs filiales et de leurs succursales dans les paradis fiscaux qui resteront sur la liste dite grise de l’OCDE en mars 2010» «A partir de cette date, nous aurons engagé la fin de nos opérations via des filiales et des succursales dans ces paradis fiscaux», a-t-il précisé «C’est une décision qui a été prise par l’ensemble des banques françaises et qui montre bien que, de ce point de vue, les choses changent et changent vite»

Vite ? En tout cas, pas aussi vite qu’a voulu le faire croire Nicolas Sarkozy qui veut nous enfumer. Quoi qu’il dise, sa politique est toujours soumise à la dictature des marchés financiers, et les paradis fiscaux, c'est pas terminé.


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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 23:15

Le site de Molex à Villemur-sur-Tarn, entreprise de connectique automobile, avait été vendu par la SNECMA en 2004 au groupe américain Molex Inc, contrôlé à 60% par des fonds de pension. Depuis le 23 octobre 2008, les 283 salariés de l’usine Molex sont en lutte pour sauver leurs emplois et leur usine, que les propriétaires veulent fermer après avoir dupliqué l’outil de travail aux Etats-Unis dans le plus grand secret. Et à présent, le mystérieux repreneur, dont le gouvernement avait caché jusqu’ici l’identité, est le fonds d’investissement américain HIG Capital.

Contrairement à ce qui avait été annoncé la semaine dernière, ce n’est pas un nouveau candidat. « C’est le même qui avait été écarté par Molex le 4 septembre ». « Et maintenant, ils nous vendent à un autre fonds américain, dont la spécialité est de racheter des entreprises en difficulté pour les revendre après les avoir restructurées », raconte Alexis Antoine, salarié de Molex. Selon l’accord, l’État va financer la reprise avec un prêt de 6,6 millions d’euros. De son côté, HIG apporte un capital de 1 million d’euros. Et Molex, qui garde la clientèle du site (Renault et PSA), va céder l’usine pour un euro symbolique.

Et face au groupe Molex qui s'est allègrement assis sur la loi française, et a usé du chantage, le ministre de l'industrie Estrosi ose déclarer que c'est «  un dénouement positif grâce à un plan de sauvegarde de l'emploi de grande qualité ».

Reprise avec 20 emplois alors qu’il y en avait 283, sans garantie que ce seront des Molex qui seront repris à ces postes, c'est ça un plan de grande qualité ? Comme le dit un salarié de Molex, « quand j’ai vu la proposition de reprise pour 20 mecs, j’ai cru qu’ils avaient oublié un zéro ».

Voilà comment dans ce monde capitaliste, on sacrifie la vie des ouvriers sur l’autel de la rentabilité, avec le satisfecit d’un ministre.     

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 12:11

Complètement d'accord avec le réalisateur Michael Moore auteur de : "Capitalism : a love story", film présenté à la Mostra

de Venise qui déclare :

 

« Le capitalisme, c’est le mal et l’on ne réforme pas le mal, on l’éradique pour le remplacer par le bien pour tous : la démocratie. »

 

Et pour l’éradiquer, on fait comment ? Toutes les victimes doivent s'y mettre, et nous sommes les plus nombreux.
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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 19:22

En février 2009, reconnue par les pouvoirs publics comme équipementier stratégique pour le secteur automobile, le groupe Trèves avait perçu 55 millions d'euros de subventions à la suite des travaux d'une table ronde réunissant partenaires sociaux, collectivités et Etat.

 

Le groupe Trèves fabrique des revêtements intérieurs pour les véhicules. L'entreprise est implantée dans 20 pays, avec 7500 salariés, dont 2900 sur neuf sites en France.

 

Cela n’empêchait pas le groupe d'annoncer le 10 avril la fermeture de l'usine PTPM (Production textiles et plastiques de la Marne) d'Ay, dans la Marne. supprimant 130 emplois en décidant le transfert de l'activité à l'étranger. A cela, le groupe décidait également la fermeture du site de Crépy-en-Valois, dans l'Oise, et annonçait le doublement de son objectif de départs volontaires à plus de 600 employés. Le tout, en arguant de problèmes dus à la crise.

 

Mais la contre-attaque s'est organisée du côté syndical : la CGT a décidé d'appeler les contribuables à déposer plainte pour "utilisation frauduleuse de fonds publics" pour protester contre la fermeture du site d'Ay. Plus de 1200 ont été déposées. "C'est une première en France", se réjouit Christine Tuffin, secrétaire CGT du comité d'entreprise du site.


Pour la CGT, la crise sert surtout au groupe de prétexte pour justifier la fermeture, malgré les aides reçues. « C'est une stratégie qui a été mise en place bien avant la crise économique et grâce à cette manne, Trèves a accéléré les processus de restructuration et de délocalisation hors de l'Union européenne », explique Michel Dehu, responsable du Centre d'études et de recherches économiques et sociales de Champagne-Ardenne.


Quel est désormais l'avenir de cette procédure ? « La plainte a été considérée comme recevable, le parquet de Paris l'a prise en mains et le SRPJ de Reims est diligenté pour une enquête d'environnement (préparatoire) »", explique Christine Tuffin. Plusieurs personnes ont déjà été auditionnées, dont elle-même.

Est-il normal qu'il faille une plainte de contribuables pour que soit diligentée une enquête ? Comment l'état peut-il continuer à verser des aides publiques aux entreprises, ou à les exonérer de charges, sans contrepartie et sans un contrôle renforcé de ces aides publiques ?


 



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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 16:39

Les groupes du CAC 40 ont réalisé au 1er semestre 2009 des résultats meilleurs que prévus. Les 23 groupes qui ont déjà publié leur bilan enregistrent des bénéfices inférieurs à ceux de l’an passé pour la même période (35 milliards d’euros), mais qui atteignent tout de même la somme de 11 milliards d’euros. Se distinguent notamment Sanofi-Aventis (4,4 milliards de profits, soit plus 22,3% sur 2008), Danone (932 millions, plus 6%), Air Liquide (596 millions), France Telecom (2,5 milliards, plus 2,3%) … Même si Renault, PSA et Arcelor Mittal encaissent les plus fortes pertes, les 23 groupes ont vu leur trésorerie cumulée croître de 3,5 milliards d’euros en 1 an, et ce, entre autres, grâce aux aides de l’état.


Pendant ce temps, les PME souffrent. En juin, 28% des patrons d’entre elles déclaraient rencontrer des problèmes de trésorerie.


Heureusement que l’aide apportée aux banques devaient venir en aide aux petites et moyennes entreprises.


Plutôt que de verser de l’argent aux banques comme l’a fait le gouvernement, il serait plus utile d’instaurer un pôle public du crédit pour aider à l’investissement productif et à l’emploi.


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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 23:52

Ce matin Christine Lagarde était l’invitée de la matinale de France-Inter et déclarait que « l’emploi sonnera le vent de la reprise ».     

 

Questionnée sur la médiation qui va débuter à l’usine Molex de Villemur sur Tarn, elle a tenu à rappeler deux choses dans ce dossier :

-          La nécessité de ne jamais interrompre le dialogue social,

-          Esssayer de maintenir l’activité des salariés

 

Ces propos venant de Christine Lagarde seraient risibles s’il n’y avait en jeu la situation de 300 salariés. Quand Christine Lagarde était avocate d’affaires outre-Atlantique, elle conseillait entre autres les dirigeants de Molex. Certainement pour leur dire la nécessité de maintenir le dialogue social... Alors que le tribunal a rejeté la semaine dernière le lock-out de l’usine de Villemur sur Tarn, la direction persiste à garder portes closes et faire interdire l’accès aux salariés par des vigiles.

 

Puis elle revenait sur des propos cités par le journaliste de la revue de presse, « le Président de la République ne va pas changer sa politique économique »

 

Et Christine Lagarde d’entamer un plaidoyer, « Mais pourquoi voudriez vous qu’on change la politique économique en ce moment ? elle fait vraiment des résultats quand on voit que la France est à + 0,3% de croissance … »

 

La politique économique du gouvernement fait des résultats ? Peut-être pourrait-on interroger à ce sujet les dizaines de milliers de salariés licenciés des entreprises ci-dessous (liste non exhaustive). Ils se sont rendus compte à leurs dépens des résultats de la politique économique. C’est ça la reprise ?

 

 

Allemand Industries - La Rabatelière
3 Suisses - Croix
3M Santé - Pithiviers
ACI - Le Mans
Adecco - Paris
Adler - Hoenheim
Akzo Nobel - Montataire
Alice - Paris
Altadis - Metz
Altadis - Paris
Altadis - Riom
Altadis - Strasbourg
Amora - Dijon
Aoste - Saint-Priest-en-Jarez
Arcelor Mittal - Dunkerque
ArcelorMittal - Florange
ArcelorMittal - Fos-sur-Mer
ArcelorMittal - Pont-de-Roide
Arkema - Saint-Auban
Atmel - Rousset
Aubade – Saint Savin

Aumont - Laillé
Barre-Thomas - Rennes
Beghin Say - Nantes
Bonneterie cévenole - Guilherand-Granges
Bosh - Rodez
Bourbon - Jura
Bristol-Myers - Meymac
Béneteau - La Roche sur Yon
Calyon - La Défense
Camif - Chauray
Cascades - Blendecques
Caterpillar - Grenoble
Celanese - Pardies
CERA - Reims
Chanel - Paris
Continental - Clairoix
Continental - Foix
Continental - Rambouillet
Cooper-Standard Automotive - Argenteuil
Céléos - Saint Brieuc
Dapta - Thiers
Delphi-Perigny - La Rochelle
Deshoulières - Chauvigny
Dim - Autun
Doux - Chatelet
Doux - Locminé
Doux - Pleucadeuc
Dynéa - Brebières
eBay - Paris
Ebrex - Thiais
Eurocel - Dives-sur-Mer
Euroflaco - Chevigny-Saint-Sauveur
Eurostyle - Châteauroux
Faurecia - Brières-les-Scellés
Faurecia - Flers
Faurecia - Nanterre
Faurecia - Nompatelize
Faurecia - Pierrepont
Faurecia - St-Nicolas-de-Redon
Fischer - Mons-en-Baroeul
Fischer - Strasbourg
Ford - Blanquefort
Freescale - Toulouse
Fruehauf - Auxerre
Fulmen - Auxerre
Fumel D - Fumel
Gardy - Barentin
GDE - Rocquencourt
Goodyear - Amiens
Goss International - Montataire
Grand Perret SA - Jura
Haemmerlin - Monswiller
Halliburton - Pau
Harman Becker - Château-du-Loir
Helveticast - Les Ponts-de-Cé
Henkel - Châlons-en-Champagne
Henkel - Cosne-sur-Loire
Hermes-Metal - Auxerre
Hewlett-Packard - Issy-les-Moulineaux
Honeywell Garrett - Thaon-les-Vosges
Hutchinson - Châlette sur Loing
Imerys - Bessens
Impress - Laon
Jabil - Brest
Johnson controls - Grand Quevilly
JTket Europe - Irigny
Kaufman & Broad - Neuilly-sur-Seine
Key Plastics - Rochefort
Key Plastics - Voujeaucourt
Klarius - Dreux
Kléber - Toul
Kronenbourg - Obernai
Kronenbourg - Strasbourg
La Redoute - Roubaix
Lamberet - Saint-Cyr-sur-Menthon
Latécoère - Toulouse
LEAR - Offranville
Lennox - Longvic
Linde Gas - Portet
Linpac - Tarascon
Lohr - Duppigheim
Look Fixations - Nevers
Lydia - Barcarès
Manitowoc - Saint-Nizier-sous-Charlieu
Manzoni-Bouchot - Jura
MeadWestvaco - Maurepas
Michelin - Blanzy
Michelin - Joué-lès-Tours
Michelin - Roanne
Miroiterie du Rhin (MdR) - Bennwihr Gare
Molex - Villemur-sur-Tarn
Motorola - Rennes
MSP Industries - Rezé
Natixis - Paris
Nec - Angers
New Fabris - Châtellerault
Nipson - Belfort
Novatech - Pont-de-Buis
Novelis - Rugles
Noyon - Calais
NTN - Allonnes
NXP Semicondutors - Caen
NYSE Euronext - Paris
Paul Renard - Flogny-la-Chapelle
Peugeot Motocyles - Mandeure
Peugeot Motocyles- Dannemarie
Plastic Omnium - Saint-Romain-de-Colbosc
PSA - Hordain-Sevelnord
PSA - Mulhouse
PSA - Paris
PSA - Poissy
PSA - Rennes
PSA - Sochaux
Québecor - Blois
Raflatac - Pompey
Raynal - Cognac
Renault - Batilly
Renault - Dieppe
Renault - Dieppe
Renault - Douai
Renault - Flins
Renault - Guyancourt
Renault - Ruitz
Renault - Sandouville
Renault Trucks - Blainville-sur-Orne
Renault Trucks - Bourg-en-Bresse
Renault Trucks - Lyon
Renault- Cléon
Rieter - Remy
Roulleau - Poligné
Saint-Siffrein - Carpentras
Salomon - Rumilly
Sanden - Tinténiac
Sanofi-Aventis - Paris
Sanofi-Aventis - Vitry-sur-Seine
Schering-Plough - Levallois-Perret
Sepieter - Leers
Siemar - Sandouville
SKF - Saint-Cyr-sur-Loire
SLTR Rogès - Voglan
SNR - Saint-Privat-des-Vieux
Sonas Automotive - Bessines
Sony - Pontonx-sur-l'Adour
Sopal - Givet
Stips-TI - Algrange
STMicroelectronics - Tours
Terrasson - Beauregard-de-Terrasson
Texas Instrument - Villeneuve-Loubet
Thermo Fisher - Château-Gontier
ThyssenKrupp Sofedit - Vendôme
Total - Nanterre
Toyota - Onnaing
Trelleborg - Carquefou
Tyco Electronics - Chapareillan
Tyco Electronics - Val-de-Reuil
Valeo - La suze sur Sarthe
Valeo - Saint-Denis
Vallourec & Mannesmann Tubes - Montbard
Valéo - Châtellerault
Wilof - Pont-l'Evêque

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