Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 23:08

Les contraintes décidées par la commission européenne en contrepartie du plan d’ « aide » à la Grèce par les États de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) mettent sérieusement à mal la démocratie grecque.

L’accord fixe un agenda gouvernemental et parlementaire. Le gouvernement doit adopter « avant la fin juin 2010 une loi qui exige la publication mensuelle par le bureau de comptabilité générale de statistiques mensuelles (…) sur les revenus, les dépenses et les finances de l’État ». Cette exigence est déclinée à tous les niveaux, jusqu’aux municipalités. De même, toutes les décisions publiques qui engagent des fonds doivent être publiées sur Internet.

Au troisième trimestre, le gouvernement devra lancer une révision des politiques publiques et des programmes sociaux. Elle devra être « conduite par des experts extérieurs et reconnus internationalement ». On a là une véritable mise sous tutelle. L’administration publique devra être réformée de fond en comble. Le document appelle à des « fusions de municipalités, de préfectures et de régions » . L’une des mesures les plus contraignantes sera le non-remplacement de quatre fonctionnaires sur cinq partant à la retraite dans le budget 2012.

Le secteur de la santé n’est pas épargné. Il continuera d’exister une santé publique, mais elle sera sous le contrôle étroit du ministre des Finances.

Au quatrième trimestre, le gouvernement se devra de « préparer un plan de privatisations » dont le but sera de « lever au moins 1 milliard d’euros dans la période 2011-2013 ».

Dans une interview accordée à l’Humanité, Jean Ziegler, sociologue et responsable à l’ONU, souligne que des sources bancaires helvétiques fiables, estiment qu’uniquement dans les banques suisses, on retrouve plus de 36 milliards d’euros de capitaux grecs provenant de l’évasion fiscale. 

La Grèce a été rapidement pointée du doigt, mais il ne faudrait pas oublier l'origine de cette crise mondiale, avant tout provoquée par les marchés financiers. 

Aujourd’hui, c’est un véritable diktat que la commission européenne et le FMI imposent au peuple grec en leur infligeant un programme de casse et de régressions sociales et démocratiques.

On peut penser qu'en choisissant la Grèce pour première cible, le monde libéral envoie un message à tous les peuples:"Fini la démocratie, maintenant c'est nous qui imposons les règles".

 

Les déficits publics dans la zone Euro

 

Tableau-Deficits-Pays-Europeens.jpg

Partager cet article
Repost0
10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 23:23

la bourse ou la vieVendredi dernier les bourses faisaient le plongeon. Mini-krach pour celle de New York et recul important partout ailleurs. Les marchés craignaient la contamination de la crise grecque et la chute des valeurs financières.

Et ce lundi, c’est presque l’euphorie pour les bourses européennes. A la mi-journée l'euro regagnait des couleurs repassant au dessus de la barre des 1,30 dollar. Paris gagne 8,24%, Lisbonne 9,77%, Milan 9,57%, Amsterdam 5,78%, Londres 5,06% et Athènes 10,80%. Le plus fort rebond est enregistré à Madrid (+11,79%). Et pour le CAC40, les plus fortes hausses sont celles de la Société Générale à + 23,88%, AXA à + 21,15%, BNP Paribas à +19,67% et Crédit Agricole à +19,32%.

Voilà bien toute l’image du système capitaliste. Car durant ce week-end, le chômage a t-il été éradiqué, la pauvreté a t-elle été balayée, la précarité a t-elle disparu, les très nombreux problèmes sociaux sont-ils réglés etc. etc.  ?

NON, rien de tout cela, mais un accord trouvé entre les pays de l’union européenne sur une enveloppe de 750 milliards d’euros pour un programme de soutien financier qui inclut des prêts et garanties des pays de la zone euro, ainsi que des prêts du Fonds monétaire international.

 

Il est bon de rappeler que la dette publique de la Grèce est de 300 milliards d’euros, que la dette publique de la France est de 1500 milliards d’euros …

 

Tout cela confirme que ce sont les marchés financiers qui font la pluie et le beau temps. La pluie sur les peuples, et le beau temps pour le portefeuille capitaliste.


Pourtant, dans la déclaration du G20 qui s'est tenu en novembre 2008 à Washington, on peut y lire « Nous exercerons une surveillance stricte sur les agences de notation, conformément au code de conduite international agréé et renforcé. »  On voit ce qu'il en est puisque la Grèce est la victime de ces agences de notation.


Depuis des années, nous vivons une très grave crise sociale, faite de chômage, de précarité, de bas salaires, et de reculs de tous nos droits sociaux. Dix fois, on nous a annoncé « le bout du tunnel ». Mais tout s’aggrave. Sarkozy parle de « moraliser le capitalisme ». Autant vouloir apprivoiser un requin. C’est le système lui-même qui est en cause. Un système obsédé par les profits, la rentabilité et l’enrichissement sans limite de quelques uns au détriment du développement de chacun. Un système qui va de crises en crises : sociale, alimentaire, écologique, financière… Un système qui nourrit des tensions et des conflits de plus en plus graves. Plutôt que la Bourse, il faut privilégier la vie. Et si on considérait par exemple l’augmentation des salaires, l’éducation et la recherche, le développement et l’amélioration des Services Publics, toutes les dépenses utiles aux femmes et aux hommes comme des solutions et non des problèmes ?

 

Il faut en finir avec  le système capitaliste. La lutte pour le socialisme est à l’ordre du jour !


Partager cet article
Repost0
8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 22:27

Longtemps vantée comme un modèle de croissance, l’économie grecque est aujourd’hui en faillite. Les politiques d’« ajustement » mises en œuvre par le gouvernement socialiste de Papandréou sont les pires attaques que les travailleurs aient connues en 35 ans : coupes drastiques dans les retraites et les salaires du secteur public ; augmentation de l’âge du départ à la retraite ; abolition du 14e mois de salaire (une tradition établie de longue date, mais qui revenait souvent à étaler 12 mois de salaires sur 14…) ; licenciements massifs et gel de tous les programmes d’embauche dans le secteur public. Ces mesures draconiennes ont déclenché une mobilisation impressionnante, comme on l’a vu lors des deux grèves générales du 24 février et du 11 mars dernier.

 

La faillite de l’économie grecque jette également une lumière crue sur la nature de l’Union Européenne et sur sa viabilité. Elle laisse présager d’une crise majeure de l’UE, d’autant que les économies espagnole, italienne, irlandaise – et même britannique – prennent la même direction que la Grèce. Toutes accumulent de gigantesques dettes publiques, non loin des 120% du PIB, pour certaines.

 

Impasse du capitalisme

Le capitalisme grec est à un point critique de son histoire. Après 16 ans de croissance continue, l’économie est entrée dans sa deuxième année de récession. En 2009, le PIB a reculé de 1,6%. En 2010, les économistes s’attendent à un recul semblable. Dans certains pays européens, il existe des signes de reprise – même si celle-ci reste faible et instable. Mais la Grèce, maillon faible de l’Union Européenne, plonge dans un profond marasme. Entre septembre 2008 et septembre 2009, la production industrielle a chuté de 24,5%. Fin 2009, le ministre du Travail, Andreas Lomverdos, a même prédit devant le Parlement que la Grèce connaîtrait une baisse de ses investissements de l’ordre de 20%, en 2010. Le chômage augmente rapidement. En 2009, 186 000 emplois ont été supprimés, sur une population de 11 millions d’habitants. Le même ministre a annoncé que le chômage pourrait rapidement atteindre la barre des 20%, comme c’est le cas en Espagne.

Des démagogues pro-capitalistes déclarent quotidiennement, dans les médias grecs, que la gravité de la crise est à mettre sur le compte de l’appétit insatiable du peuple grec pour le bien-être. C’est d’un cynisme sans bornes. Ce sont les contradictions fondamentales du capitalisme qui ont provoqué la crise mondiale. Ce sont ces contradictions, également, qui ont fait chuter les économies les plus faibles, sur le marché mondial – telle que l’économie grecque. Le capitalisme et ses institutions produisent des crises, de la corruption et de la dette comme la nuée porte l’orage.

 

Les capitalistes et l’Etat grecs sont responsables de cette gigantesque dette nationale. Elle a été créée par des subventions publiques massives au secteur capitaliste, par des allégements fiscaux et une évasion fiscale débridée, par d’énormes dépenses publiques dans la défense, par les salaires scandaleusement élevés dont bénéficient les hauts fonctionnaires, et enfin par les vagues de privatisations qui ont réduit les revenus du secteur public comme peau de chagrin.

Voici quelques chiffres qui illustrent l’origine de la dette publique grecque :

 

- 67,5% des recettes fiscales de l’année 2009 ont été reversées principalement dans les coffres des banques nationales et internationales, et plus généralement vers les détenteurs d’obligations d’Etat et de bons du Trésor, qui ont « prêté » de l’argent à l’Etat à des taux très juteux.

 

- L’enveloppe de « sauvetage » des banques s’est élevée à 28 milliards d’euros, soit 12,4% de la dette publique. Cela aurait suffi à racheter ces mêmes banques, sans parler de les exproprier.

 

- En 2004, le taux d’imposition sur les bénéfices des sociétés a été ramené de 35% à 25%. Pendant ce temps, les profits des 300 plus grandes entreprises ont augmenté de 365%. Cela signifie que des dizaines de milliards d’euros qui auraient pu être versés à l’Etat sont restés dans les coffres des capitalistes.

 

- Chaque année, en Grèce, l’évasion fiscale représente quelque 20 milliards d’euros de manque à gagner, pour l’Etat, soit près de 40% du déficit budgétaire. Ces sommes n’atteignent jamais les caisses de l’Etat. La plus grande partie est absorbée par les propriétaires d’entreprises privées. En 2008, 15 300 entreprises ne payaient pas de taxes.

 

- Le budget de la défense grecque, sur la période 2009-2010, a atteint les 6 milliards d’euros.

Le résultat de tout ce gaspillage et du favoritisme dont bénéficient les capitalistes, c’est cette énorme dette publique qui, selon un rapport d’une commission d’enquête créée en octobre 2009, dépasse désormais la barre des 300 milliards d’euros.

 

Parasites

La dette publique est une énorme source de profits pour les banquiers qui prêtent au secteur public. Le gouvernement va leur emprunter 55 milliards d’euros – pour rembourser la dette. Le seul remboursement des intérêts de la dette va s’élever à 12,3 milliards d’euros. Les « prêteurs » bénéficieront d’environ un milliard d’euros de plus que ce qui sera consacré aux retraites de la fonction publique. Cela représente aussi deux milliards de plus que le niveau des investissements publics. C’est environ le double des dépenses publiques dans la santé ou l’éducation. C’est enfin 125 % de l’ensemble des recettes fiscales d’une année entière. Sur les 55 milliards d’euros que le gouvernement va emprunter, 32,5 milliards seront versés aux banquiers.

 

L’année dernière, les banques grecques ont emprunté, auprès de la Banque Centrale Européenne, à un taux d’intérêt de 1%, tout en achetant à l’Etat grec des obligations rémunérées à hauteur de 7,24 % ! En janvier 2009, ces taux d’intérêt lucratifs ont attiré une énorme quantité de spéculateurs, qui ont « prêté » à l’Etat grec 8 milliards d’euros à un taux d’environ 6,2 %. Ceci leur a rapporté 496 millions d’euros de bénéfices, soit le niveau de financement nécessaire à la construction de 350 écoles !

 

En fin de compte, le gouvernement de Papandréou va mettre l’ensemble de la société grecque à contribution – à l’exception d’une poignée de capitalistes – dans le but de soutenir les énormes profits des usuriers qui parasitent l’Etat grec.

 

L’Union Européenne

Les capitalistes et les politiciens bourgeois des grandes puissances européennes – Allemagne et France en tête – ne sont pas seulement préoccupés par les menaces que cette situation fait peser sur l’euro. Ils craignent également pour les banques européennes qui possèdent des obligations grecques. Une faillite de l’Etat grec aurait de graves répercussions sur les banques européennes, qui ont investi environ 300 milliards d’euros dans les obligations de l’Etat grec et dans des actions. Les banques françaises, suisses et allemandes y ont davantage investi que les banques grecques elles-mêmes. Les banques grecques ont investi 30 milliards d’euros en obligations. Tous craignent que l’Etat ne parvienne pas à répondre à ses engagements. Sarkozy, qui s’est soudainement découvert solidaire de la Grèce, n’est pas désintéressé. Les banques françaises sont les premiers « préteurs » de l’Etat grec, avec environ 80 milliards d’euros en obligations.

 

C’est une situation très grave, pour l’ensemble de l’Europe. Si la Grèce fait faillite, cela pourrait provoquer un « effet domino », c’est-à-dire une série de défauts de paiement qui affecterait non seulement l’Espagne, le Portugal, l’Italie et l’Irlande, mais aussi la Grande-Bretagne. Cela conduirait à l’effondrement immédiat de toute perspective de reprise économique, en Europe.

Les bailleurs de fonds internationaux sont de plus en plus préoccupés par la solvabilité de ces Etats. Renflouer l’économie grecque, qui est relativement petite, est une chose. Mais que se passerait-il si des économies plus importantes se trouvaient dans la même situation ?

La crise grecque est sans doute la plus grave de l’histoire de la zone euro. Les plus hautes autorités de l’UE ont exigé que la Grèce réduise sa masse salariale, accélère la contre-réforme des retraites et réduise immédiatement de 10% les dépenses de l’Etat. Mais la perspective de trois années d’austérité économique n’ira pas sans provoquer de grandes lutes – et, à terme, une explosion sociale.

 

La crise financière grecque a accru la pression sur les autres pays de l’UE pour qu’ils « assainissent » leurs finances publiques. Cela ne peut que mener à une intensification de la lutte des classes, partout en Europe. La montée rapide du chômage a d’abord agi comme un frein sur les grèves économiques. Mais le mécontentement s’accumule, et peut éclater à tout moment. Les récentes grèves générales, en Grèce, sont une indication des perspectives qui se dessinent pour l’ensemble du continent européen.

 

Hubert Prévaud

La Riposte

Partager cet article
Repost0
25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 14:49

En août 2008, je publiais un article ayant pour titre « Privatisation GDF ». La conclusion était celle-ci : « à votre avis, c'est pour un meilleur service des clients ou des actionnaires cette privatisation GDF ? On connaîtra rapidement la réponse avec les tarifs. »


Au début de ce mois, les tarifs du gaz ont augmenté de 9,7 %. Cette hausse est scandaleuse et injustifiée en période de crise. « Alors que le groupe GDF Suez annonce un bénéfice net de 4,5 milliards d’euros, c’est encore aux Français qu’on demande de piocher dans leur budget », dénonce le PCF.


Mais tout le monde ne se serre pas la ceinture. Le dénommé Jean-François Cirelli, après avoir passé dix années à la Direction du Trésor et avoir occupé divers postes de conseiller, (dans le cabinet Raffarin entre autres) s’est retrouvé propulsé en 2004 PDG de Gaz de France, l’entreprise pour laquelle Sarkozy avait promis de garder une participation de l’Etat d’au moins 70%. Elle n'est plus que de 35% aujourd’hui. Et si depuis la fusion avec Suez, l’avisé Cirelli n’est que vice-PDG,  lui sait pourquoi le prix du gaz a augmenté de plus de 5% en août 2008 et à présent de 9,7%.

 


Son revenu en 2007 était de 38 186 euros mensuels ! Il devait le juger trop modeste puisqu’en 2008, année de la privatisation, il s’est augmenté de 183 % (cent quatre vingt trois pour cent, vous avez bien lu) et en 2009, encore une petite rallonge avec une augmentation de 59%.

 

Ce sont toujours les mêmes qui sont rançonnés pendant que d'autres s'en mettent plein les poches. A quand l'explosion de colère ?

 

gaz.jpg

 

Dessin paru dans Siné Hebdo du 31 mars 2010

Partager cet article
Repost0
8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 22:57

Avec le "socialiste" Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, on peut constater que les mesures prises obéissent toujours aux règles du système capitaliste.

 

En contrepartie des aides apportées, le FMI impose des mesures drastiques, baisse des dépenses publiques, augmentation des impôts, diminution des salaires, réforme des retraites... 

 

Ce ne sont pas seulement des déclarations, mais des conditions impératives dictées par le FMI. En échange d’un prêt de 20 milliards d’euros, la Roumanie par exemple a été contrainte de bloquer les salaires des fonctionnaires, de supprimer 100 000 emplois dans la fonction publique et deux fois plus dans le secteur privé. Le taux de chômage y a doublé entre 2008 et 2010. S’ajoutent fréquemment des mesures telles que la baisse des dépenses publiques, l’augmentation des impôts, la diminution des salaires, la réforme des retraites.

 

Mais le FMI ne fait pas que prêter, il emprunte également. La République tchèque a annoncé, fin mars, avoir signé un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour accorder à ce dernier un prêt de 1 milliard d’euros. Au total, onze États de l’Union Européenne ont annoncé prêter 125 milliards d’euros au FMI.

 

Mais pendant ce temps, la Grèce qui réclame, elle, 20 milliards d’euros, devra se tourner vers les marchés financiers, et à quel taux ! Drôle de solidarité de l’Union Européenne.

 

Il est inévitable que les politiques d'austérité imposées par le FMI, avec le concours de l'Union européenne, ils agissent comme des étrangleurs, ne manqueront pas d'entraîner des réactions des peuples qui refuseront de payer pour une crise dont ils ne sont pas responsables. 

Partager cet article
Repost0
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 23:20

J'avoue que je n'ai pas de sympathie particulière pour ces catégories, gendarmes ou policiers. Mais quand certains se rebellent contre l'ordre Sarkozy, ça me les rend plus sympathiques.


Le chef d’escadron Jean-Hugues Matelly, de la gendarmerie nationale, en service au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), a été radié des cadres par décret présidentiel en mars 2010 pour manquement au devoir de réserve. Il avait été coauteur d’un article critiquant l’intégration de la gendarmerie nationale au sein du ministère de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales.


En outre, la mutation à Haïti du commandant de groupement de gendarmerie de l’Ardèche est à rapprocher de cette lourde sanction. Il a en effet publié sur le site de l’association Gendarmes et citoyens une lettre qui n’est guère en faveur de l’intégration de la gendarmerie au sein de ministère de l’Intérieur et pas plus à l’égard des syndicats de policiers.


Un adjudant de la gendarmerie a lui aussi été suspendu de ses fonctions après avoir publié sur un forum un poème, dans lequel il critique la gestion de Nicolas Sarkozy et rend hommage à Jean-Hugues Matelly, l’officier radié.


Voici le texte incriminé, suivi d'une petite parodie du film "La chute", sur la radiation du Commandant Matelly et le triste avenir de la Gendarmerie...

 

 

 

IL PLEUT SUR NOS KÉPIS !

Il faisait beau alors, le jour où j’ai signé !
Je me souviens comme j’étais fier de m’engager,
D’être formé à ce métier par mes aînés…

 

Du bon droit je voulais être le soldat,
Dans le respect des traditions et des hommes.
Du citoyen, à tout faire je serai l’homme !

 

De ma personne alors, j’ai donné sans compter.
Ma famille dans cette voie s’est trouvée liée.
Mes devoirs étaient les siens sans qu’elle ait signé…

 

Nos Gradés, nos Officiers étaient nos modèles.
Ils savaient nous motiver et nous ordonner.
Alors nous étions soudés, unis et fidèles…

 

Nous savions des sacrifices la juste raison,
Et étions tous reconnus “Servants de la Nation !”

De la France, la plus noble et vieille Institution.

 

Un nouveau Roy fût nommé, et tout a changé.
Diviser pour mieux régner, tel était son but !

Il y parvint bien, précipitant la chute !

 

Pour ce faire, il choisit bien parmi les nôtres,
Ceux d’entre eux les plus vénaux, les moins fidèles,

Leur fit tant miroiter, qu’il furent ses “apôtres”.

 

Ces vendus et parjures aujourd’hui, ont ourdi
D’enterrer sans coup férir notre belle histoire…

De nous taire ils nous ordonnent, arguant : “Tout est dit !”

 

L’un des nôtres osa parler sans démériter,
se faisant ainsi le râle de notre douleur…

Il fût vite éliminé par ces fossoyeurs !

 

Aujourd’hui, Sainte Geneviève saigne et pleure,
Je sens bien ses larmes chaudes sous mon képi,

Comme si sur moi SARKOZY faisait son pipi…

 

Soldats nous sommes, et c’est debout que nous mourrons.
Et à l’instar de CAMBRONNE, “MERDE” nous dirons.

Nous briserons nos armes, mais nous taire “Pas question !”

 

Nous ne sommes que des hommes, soldats mais citoyens,
Et nos voix dans l’urne pèsent bien pour un scrutin…

Qu’on les entende ensuite, d’étonnant n’a rien.

 

Nous taire il ne faut point, surtout si c’est la fin !
Au pays des Droits de l’Homme, on dénie les miens.

Fidèle, loyal je suis, muet je ne suis point.

 

Même si tout est fini, que prévue est la fin,
Nous n’irons au sépulcre qu’après avoir tout dit.
Geneviève, Chère Patronne, Il pleut sous nos képis !


 

Partager cet article
Repost0
1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 22:14

En avril 2009, face à la multiplication des séquestrations de patrons et à l’explosion de colère des salariés de Continental Clairoix, le gouvernement Sarkozy brandissait la menace de sanctions judiciaires. « On est dans un Etat de droit. Je ne laisserai pas faire les choses comme ça », déclarait Nicolas Sarkozy. Laurence Parisot, patronne du MEDEF, lui faisait écho en déclarant : « Jamais l’injustice ou le désespoir ne justifient qu’on transgresse la loi, car très vite on ne serait pas dans un Etat de droit. »

 

La multinationale du pneumatique avait décidé de fermer l’usine de Clairoix (Oise) au printemps 2009 et de licencier 1120 salariés parce qu’elle délocalisait la production en Roumanie ou en Inde. C’était la raison de la colère des Conti. Un an plus tard, la direction de Continental vient d’adresser à 600 licenciés picards une proposition de « reclassement » dans l’une de ses filiales à Bizerte, en Tunisie : Continental cherche à recruter sur la rive sud de la Méditerranée soixante « opérateurs de production » pour un salaire brut de 137 euros sur treize mois.

 

Où sont-ils ceux qui criaient « Etat de droit » ? Sarkozy, Parisot et consorts vont-ils continuer à fermer les yeux quand ce patronat voyou s’arrange avec le droit et piétine la dignité du monde du travail. Comment osent-ils défendre le bouclier fiscal et permettre cela, c’est une véritable provocation.

 

Et pendant ce temps, Continental a provisionné plus de 325 millions d’euros pour le versement des dividendes à ses actionnaires. Voilà où mène le capitalisme.


Partager cet article
Repost0
17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 21:06

Voilà une affiche qui aura au moins eu le mérite d'interpeller. En effet, dans le quotidien local « La Nouvelle République du Centre–Ouest », sous la plume de Théophrasque, voici ce qu’on pouvait y lire : « Un fond blanc immaculé, sur lequel s'inscrit un énorme cigare. Elles ne passent pas inaperçues, les affiches qui ont fait leur apparition en plusieurs points de la ville. Il faut se rapprocher pour comprendre : signées du PCF, elles dénoncent les « profiteurs » et ce cigare, qui se termine en forme de pétard à faire exploser, a bien évidemment été choisi comme symbole d'un capitalisme opulent et satisfait de lui-même. Voilà du coup qui vous coupe aussi sec l'envie de tirer sur un bon havane : tout de même, à Cuba, ça risque de les faire tousser. »

 

Le journaliste a bien saisi le message. Cette affiche est bien un appel à la lutte contre le capitalisme. Il n'est pas question d'attentat, mais il va bien falloir quand même que ça pète.  On nous parle de la crise, des efforts à faire pour en sortir etc. Mais cette crise, ce n'est pas la nôtre, c'est celle du système capitaliste et c'est bien à lui qu'il faut s'attaquer. 

Le magazine américain Forbes a publié un nouveau classement des plus grandes fortunes du monde. A la fin de 2009, année de crise, la liste des milliardaires s’est allongée de 793 à 1011 et leur fortune commune s’est accrue de 50% en passant de 2400 milliards à 3600 milliards de dollars.

Cela confirme qu’à travers cette crise mondiale du système capitaliste, les riches deviennent encore plus riches et les pauvres, encore plus pauvres. C'est bien au système capitaliste qu'il faut s'attaquer et à ses privilèges, même si ça les fait tousser. 



cigare-petard-2.jpg


Partager cet article
Repost0
7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 22:55

Le porte-parole de l’UMP s’est félicité de l’intérêt du turc Alphan Manas pour la reprise d’Heuliez en souhaitant que les négociations « portent rapidement leurs fruits ». « Heuliez mérite la pérennité, le développement de son activité et la sécurité de ses salariés ». Et d’ajouter, « Ce dossier illustre encore la volonté du gouvernement à ne pas rester les bras croisés quand nos entreprises nationales sont en difficulté et les emplois des salariés en danger ».

 

 

Heuliez mérite la pérennité dit-il. Doit-on en conclure que ce n’est pas le cas pour toutes ces entreprises qui mettent la clé sous la porte en licenciant des centaines et des centaines de salariés, de Continental à New Fabris, de Molex à Caterpillar, de Good-Year, etc. Avec tant d’autres, leurs salariés ne méritent-ils pas eux aussi la sécurité ?

 

Sur Heuliez, D Paillé poursuit en faisant les louanges de ses amis UMP au pouvoir. « La capacité du ministre de l’industrie à identifier et négocier avec un repreneur plus fiable, contraste avec les effets d’annonce et les gesticulations de Mme Royal. »

 

Gesticulations ! Dans la bouche du porte-parole de l’UMP, ce mot est trop amusant. A-t-il regardé le comportement de son mentor, N Sarkozy ? Et encore, je ne parle pas des gesticulations physiques du personnage. Mais ne devait-il pas sauver le site de Caterpillar ? Ne devait-il pas sauver Gandrange ? Et combien d’annonces ainsi faites ? Le président parle et gesticule beaucoup, il promet beaucoup aussi, mais il tient peu ses promesses !

 

Un écrivain ivoirien disait : « Ce ne sont pas par ses discours et ses gesticulations, mais par le silence et le sérieux que le sage se distingue dans une assemblée. »

 

Partager cet article
Repost0
2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 23:46

Le taux de chômage en Turquie atteint 14,0% en 2009, en hausse de 3 points par rapport à l'année précédente, a annoncé ce jour l'Institut de la statistique (Tüik).Le nombre de chômeurs a augmenté de 860.000 personnes, à 3.471.000 sans-emplois, pour cette même période, ajoute l'institut. Des centaines de milliers de personnes ont été victimes de licenciements à travers le pays notamment dans des secteurs clés comme l'automobile ou le textile.

 

Et aujourd’hui, ce sont des fonds turc qui viendraient sauver des emplois en France, en l’occurrence chez Heuliez dans le secteur automobile. Il est paradoxal de constater que ce financement sauverait des emplois en France alors que ce secteur automobile a entraîné l’augmentation du chômage en Turquie.

 

C’est une véritable honte de voir que des fonds en provenance de pays en voie de développement viendraient fructifier chez nous plutôt que de contribuer au développement dans leur pays. Ce serait pourtant le meilleur moyen d’encourager le maintien dans leur pays de populations dont la seule perspective devient l’immigartion.

 

Mais le système capitaliste n’a que faire de ces considérations. Son objectif est toujours le même, faire toujours plus d’argent.

 

Il n’y a donc pas de moralisation possible de ce système gangrené jusqu'à la moelle. Il faut l’éradiquer !

 

Partager cet article
Repost0