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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 00:18

Article de Patrick APEL-MULLER, rédacteur en chef de l'Humanité

 

La rédaction de l’Humanité est bouleversée à l’annonce de l’odieux attentat qui a décimé l’équipe de Charlie Hebdo, hier matin, à Paris. La plupart des dessins publiés par l’Humanité sont réalisés par des dessinateurs de Charlie. Un compagnonnage et une amitié.

 

Ils sont des nôtres. Un long compagnonnage s’est noué au fil des années entre l’équipe de Charlie Hebdo et l’Humanité. Son chef d’orchestre était Charb, coco insolent et professionnel rigoureux, qui obtenait de ses équipiers rebelles la livraison, sans faute et à l’heure dite, du dessin qui tous les jours marque notre dernière page. Jul, Luz, Babouze et Charb lui-même ne rataient pas les rendez-vous hebdomadaires, pas plus que Coco et Besse, qui dessine dans l’Humanité 
Dimanche. Une veille de Fête de l’Humanité, la rédaction de Charlie avait envahi toute l’iconographie du journal, y déversant une insolence qui ne lui fait pas de mal et ses concrétions précieuses qui éclairent d’un trait l’actualité. Charb fut même rédacteur en chef d’un jour de notre journal. Il était venu accompagné des officiers de sécurité qui assuraient sa protection. Le directeur de Charlie entouré par deux policiers ! Le paradoxe n’était qu’apparent, une relation de confiance s’étant établie entre le rebelle anticonformiste et ses deux ombres. Tous trois savaient qu’une menace pesait. Charb avait décidé de ne pas se soumettre à la peur, à l’autocensure, à la loi du plus con et du plus brut.

 

Mais Charb donnait aussi de plus discrets coups de main à son quotidien, conseillant de jeunes correspondants de l’Humanité qui se lançaient dans le dessin de presse un samedi entier à Saint-Denis, réclamant – avec des résultats variables… – des médias audiovisuels qui l’accueillaient qu’ils fassent place, parmi les autres titres, à celui que créa Jean Jaurès. C’est lui qui nous avait conseillé deux jeunes dessinatrices pleines de talent et d’idées – Coco et Besse – pour rompre avec l’idée que le dessin de presse est une affaire d’hommes. Depuis très longtemps, l’impertinence de Charlie a fait bon ménage avec la fibre contestatrice de l’Humanité. Il faudrait aussi citer Siné et Tignous qui firent de beaux jours à l’Humanité Dimanche. Tirer sur le fil du travail en commun, c’est aussi dérouler la bobine des amitiés dont seule la mort a coupé le cours.

 

L’Humanité n’allait pas 
sans Wolinski, Charb, Tignous...

 

Ils sont des nôtres et nous avons levé plus d’un verre ensemble. Lors des week-ends de Fête de l’Humanité à La Courneuve, où leur stand chaque année se mêlait à celui de Cuba Si ; il s’agissait de mojitos, un havane vissé dans le bec… Ou bien encore des soirs de bringue autour d’une prune flambée avec Wolinski égrillard et tendre, Patrick Pelloux entre éclats de rire et bougonnements, ou Luz ironique à petites touches. Georges a fait si longtemps les beaux jours de la une de l’Humanité ! En deux croquis et trois mots, il avait dénoué une situation, révélé une hypocrisie, brocardé un puissant. Sacré osmose avec le peuple des lecteurs qui découpaient ses dessins pour les coller dans les tracts. L’Humanité, alors, n’allait pas sans Wolinski. Le dessinateur avait trouvé là un nouvel espace de liberté et peut-être d’utilité. Mais aussi des amis comme René Andrieu, Roland Leroy ou encore José Fort. Souvenirs de voyages en commun, de passions culturelles partagées, gourmandises identiques pour la vie. Il y a quelques mois, nous avions déjeuné ensemble boulevard Saint-Germain et il évoquait la possibilité de refaire de temps en temps un « dessin pour l’Huma ». Comme une échappée belle et un geste d’amitié teinté de nostalgie. Ils sont à ce point des nôtres que l’émotion qui s’est manifestée dans la rédaction à l’annonce du carnage a dépassé le choc devant un événement majeur et traumatisant. Chacun ici l’a vécu comme une blessure personnelle. Les fraternités ne sont pas seulement d’idées pour beaucoup d’entre nous. Nous savons pouvoir compter les uns sur les autres. Cette histoire que je me refuse à mettre au passé ne va pas sans frottements, voire des piques ou des coups de gueule. Le dessin de presse est en effet du journalisme, exigeant, efficace, souvent plus qu’un éditorial ou une longue analyse. Pour cela, cet espace de liberté reste particulièrement menacé par les tyrans ou les fanatiques. Parfois, les coups de griffes irritaient certains lecteurs. Trop appuyés, trop irrévérencieux, choquant le « bon goût »… Mais le rire, même grinçant, emportait les retenues ou les réticences. Les difficultés de la presse, celles que rencontre Charlie et celles que connaît l’Humanité, avaient aussi rapproché les équipes. Pas facile de résister vent debout face à la pensée unique. Mon dernier échange avec Charb date de lundi. Il nous avait envoyé sept dessins, réalisés durant les fêtes, pour un numéro spécial contre la loi Macron qui sera publié le 15 janvier avec l’Humanité Dimanche. Nous souhaitions qu’il dessine aussi la une. Il n’en a pas eu le temps. Nous publierons ses croquis comme un hommage. Charb ne cachait pas ses engagements, militant communiste scrupuleux et dessinateur sans bride, sachant résister, il y a quelques années, à l’ancien directeur Philippe Vall qui voulait domestiquer le canard sauvage, et rassembler une équipe de fortes têtes. Son journal avait creusé son trou au cœur des références culturelles de générations entières, avec ses unes cultes, celles qui ouvraient le journal comme celles auxquelles nous avions échappé, comme une pichenette aux assoupissements et une éternelle contradiction apportée aux idées toutes faites. En cela, ils sont des nôtres. Mais ils sont aussi du patrimoine de tous, dans ce pays.

 

Extrait de l'abécédaire de Charb dans l'Humanité du 1er juillet 2011

L comme… l’Humanité. C’est le seul journal pour lequel je travaille, en dehors de Charlie, de manière régulière. Pas parce que j’ai un besoin délirant d’argent, ni de reconnaissance. Mais parce que c’est le journal qui, quand j’arrête de faire l’andouille dans Charlie, traduit le mieux mes idées. Et si un jour l’Huma devait disparaître, ce serait une catastrophe ! Je lis tous les journaux, et l’information est souvent traitée d’une même façon neutre d’un titre à l’autre, de Libération au Figaro. L’Humanité, c’est un journal de combat. Ça me fait chier, les difficultés dans lesquelles se trouve l’Humanité ! La presse est chère, car elle est chère à produire. La liberté, ça se paie.

 

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 01:00
Je suis Charlie
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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 22:23

L'article ci'dessous est de Claude-Marie Vadrot, journaliste à Politis après avoir été journaliste au Canard Enchainé et au Matin, puis au Journal du dimanche où il fut reporter de guerre et spécialiste de l’environnement. Il a publié une trentaine de livres sur la l’URSS/Russie où il fut 18 ans envoyé spécial permanent, sur l’environnement, la nature et le fichage.

 

 

Une fois de plus, tirant profit de la « réconciliation » entre Cuba et les Etats-Unis ou plus exactement entre la famille Castro et le président Obama, la majorité des commentateurs et des journalistes vont nous dépeindre et commenter avec complaisance les « horreurs » de la vie à Cuba. En oubliant à quel point le blocus total de l’ile a pesé sur l’économie et donc sur la politique intérieure de la petite république. Surtout après la disparition de l’Union soviétique et l’arrêt des aides qu’elle lui apportait. Je me souviens, en 1994, de l’état désastreux, exsangue, de l’Ile et de son peuple qui n’en pouvaient plus de se priver, parfois de mourir littéralement de faim. Loin de l’euphorie, du plaisir difficile mais partagé de ce que l’on appelait alors le « communisme tropical ». Encore plus loin de la sinistre dictature de Rubèn Fulgencio Batista, le militaire qui avait pris le pouvoir de force en 1952 ; pour transformer son pays en casino et en lupanar investis par la maffia américaine et des hommes d’affaires véreux. Une exploitation à laquelle mit fin la révolution armée de Fidel Castro en 1959. Et ce sont avant tout ceux qu’il a chassé qui protestent aujourd’hui à Miami contre l’accord survenu entre Raùl Castro et le président américain.

Le régime castriste, malgré les récentes améliorations, qu’elles soient économiques ou politiques, n’est certainement pas une démocratie modèle. Mais le mot dictature ne convient pas non plus. Il est rare qu’une « dictature » produise autant d’intellectuels, d’ingénieurs et de médecins de qualité. Et puis lorsque l’Occident, grâce à Wim Wenders et à son film Buena Vista Social Club, porta aux nues Compaïs Secundo et son groupe musical, nul ne se posa la question de la « dictature » cubaine. D’autant plus que Compaïs et ses amis ont tranquillement joué pendant des années à Cuba avant de devenir célèbres dans le monde entier. Pour les avoir écouté en janvier 1998 au Buena Vista Social Club, la boite où ils se produisaient, je peux témoigner que leur succès presque quotidien n’était pas réservé aux touristes. Et puis, de toutes les façons, les Etats-Unis et les pays européens fréquentent et aident des pays, en Afrique ou en Asie, des régimes dont les dirigeants sont largement plus suspects que Fidel, Raùl et leurs ministres.

Reste que je crains fort que les nouveaux rapports –mais l’embargo n’est pas encore sur le point d’être levé- entre les Etats Unis et l’ile rebelle depuis plus de cinquante ans, ne tournent mal pour les Cubains à nouveau et un jour prochain à la merci du capitalisme envahissant et corrupteur des Américains…

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 00:22

Pour ceux qui ne connaîtrait pas Dominique Seux, c'est que vous n'écoutez pas France-Inter. Journaliste des Échos,  il a droit tous les matins à sa chronique économique à 7h20, et le vendredi à 7h50, c'est à dire au moment de la plus forte écoute. France-Inter, radio du service public, aime bien les adeptes du CAC 40, de l'économie de marché, très libérale. Toujours la même ligne puisqu'avant Seux, on avait eu pendant de longues années Jean-Marc Sylvestre. Par contre France Inter aime beaucoup moins les ouvriers, les syndicalistes, les journalistes progressistes. Le journal Fakir en a apporté la preuve. Sur une journée d'audition, relevé effectué le mercredi 3 septembre entre 5h et 23h, le temps d'antenne consacré aux classes populaires a été de 1,7%. La parole libérale est reine, et Patrick Cohen paraît bien complice de Dominique Seux chaque matin.

 

Le mercredi 10 décembre à 7h20, sa chronique traitait du projet de loi Macron sur l'activité et la croissance. Pour Dominique Seux, pour qu'il y ait un déclic, il faut une mesure forte, une mesure choc à retenir. Et il parle de la polémique ridicule sur le nombre d’ouverture du dimanche autorisés. Polémique ridicule ? Bien entendu, il peut asséner ça tranquillement, il n'y a pas de contradicteurs en studio.

 

Mais c'est la conclusion ce matin là qui m'a fait bondir. Je le cite. Parlant du projet de loi Macron il dit ceci : « L’Elysée assure que c’est la dernière grande loi économique du quinquennat. Mais il restera des réformes à faire. Juste une idée folle : mettons dans une pièce le gouvernement, le patronat et les syndicats, fermons les portes, avec interdiction de sortir tant qu’ils n’ont pas trouvé d’accord sur quelques points clés ! » Et il conclut en ajoutant « Et en plus ça fait que ça nous fera des vacances » et P Cohen d'ajouter avec un rire sarcastique « ils vont se manger ». Comme par hasard, ces deux dernières phrases de Seux et Cohen ne sont pas reprises dans le verbatim du site de France Inter alors qu'elles figurent bien dans le contenu de l'émission.

 

Voilà ce que nous sert la radio de service public financée par nos impôts, notre redevance : la parole libérale à la sauce Echos... Cohen. Si on remplaçait  Dominique Seux par des chroniqueurs de l'Humanité, du Monde diplomatique ou d'Alternatives économiques, ça nous ferait des vacances à nous les classes populaires !

 

Comme le dit le journal Fakir De l'air à Inter

 

Et si on n'entendait plus Dominique Seux sur France Inter, ça nous ferait des vacances
Dessin paru dans le Tchio Fakir "de l'air à Inter"

Dessin paru dans le Tchio Fakir "de l'air à Inter"

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 17:07

Lecteur régulier de l'Humanité quotidienne (pris chaque jour en kiosque) et de l'Humanité Dimanche (abonnement), je tenais à vous faire part de mon ressenti.

 

Dans le numéro de l'HD du 6 novembre, à la rubrique Social/Lutte des classes, mon hebdo épingle le quinté de tête des boîtes à outils patronales, véritables chiens de garde du patronat. Je ne peux que me réjouir et approuver le contenu de cet article dans l'Humanité Dimanche, qui plus est dans une rubrique intitulée « Lutte des Classes », un terme qui pour certains aujourd'hui est considéré comme un gros mot, qui appartiendrait à une période révolue. Parmi ces cinq, on retrouve l'IFRAP, avec à sa tête une certaine Agnès Verdier-Molinié, incontournable de l'émission « C dans l'air » et qu'on entend également sur les ondes des radios, y compris publiques, en tant qu'experte. Experte en libéralisme, ça c'est certain.

 

Dans l'Humanité quotidienne du 27 octobre, la rubrique Débats & Controverses titrait « Plus de droits au travail = moins d'emplois ? Le Code du travail est-il un atout pour le développement économique ? »  Parmi les intervenants de cette rubrique, le responsable du service juridique de la CGT, un ancien inspecteur du travail, et … cette même Agnès Verdier-Molinié. Elle y expliquait en 76 lignes pourquoi le code du travail est un frein à l'emploi, qu'il déclenche la peur de l'embauche. Elle y revendique en matière de licenciement « l'employeur seul juge » etc. Tout à fait ce que revendique Gattaz, et la casse du Code du travail est un sujet sur lequel le gouvernement "socialiste", qui n'a rien de gauche, s'apprête à céder.

 

Pourquoi donner la parole à cette chienne de garde du patronat ? Puisque la télé ou à la radio nous abreuvent des propos de ces soi-disant experts, alors de grâce, nul besoin d'en rajouter dans l'Huma. Leurs arguments sont connus, puisqu'ils sont régulièrement dans les médias. Autant garder la place dans l'Huma pour les dénoncer puisque ce n'est pas possible autrement, les médias n'invitant pas les journalistes de l'Huma ou ceux qui ne sont pas bien pensants par rapport à leur doctrine libérale.

 

Pour ma part, j'ai envie d'un journal de classe, de combat, pas d'un journal qui dériverait vers du social-libéralisme, clin d’œil à la parole fréquemment donnée à des socialistes. Et que dire de la publicité pleine page d'Air France s'excusant auprès de ses clients de la gêne occasionnée par la grève des pilotes ! Même si je comprends les difficultés financières de la presse, et encore plus quand elle d'opinion, je ne conçois pas qu'on puisse accepter une telle publicité.

 

Cordialement vôtre.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 21:47

Il y a cinq ans, le 8 novembre 2009, je publiais un billet intitulé « Le mur de la honte » au moment où les médias n’en finissaient pas de célébrer le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. Puis le 10 novembre un autre article « Quand le capitalisme fête la chute du mur de Berlin ». Cinq ans plus tard, ces écrits restent d'actualité. L' Allemagne vient de célébrer le 25 ème anniversaire, nos médias s'y sont largement associés, parlant tout au long du week-end de la célébration de la chute du « mur de la honte ».

 

Mais des murs de la honte, il y en a bien d'autres dans le monde, et ce qui est paradoxal, c'est que leur construction s'est accélérée depuis la chute du mur de Berlin. Mais là, ces mêmes médias se font très discrets si ce n'est silencieux. Car bien souvent, ces nouveaux murs sont édifiés par ceux-là mêmes qui prônent la libre circulation des capitaux mais sont contre la libre circulation des êtres humains.

 

Selon Courrier international « en 1989, il y avait environ onze murs, barrières ou clôtures dressés », aujourd'hui, on en compte une cinquantaine, ce qui correspond à 8 000 kilomètres de murs bâtis en vingt-cinq ans. Mais à l'heure où les médias se complaisent dans la célébration de la chute du Mur de Berlin, leur silence reste assourdissant concernant ces autres murs pourtant encore très présents.

 

Comme ces murs électrifiés avec haut voltage dans les territoires espagnols de Ceuta et Melilla en Espagne.

Comme ces murs électrifiés avec haut voltage dans les territoires espagnols de Ceuta et Melilla en Espagne.

Comme ce mur construit par Israël pour encerclé les territoires palestiniens

Comme ce mur construit par Israël pour encerclé les territoires palestiniens

Comme ce mur le long de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, afin de tenter de contenir l'immigration mexicaine vers les USA et dont la construction a été décidée par Bush en 2006

Comme ce mur le long de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, afin de tenter de contenir l'immigration mexicaine vers les USA et dont la construction a été décidée par Bush en 2006

Et sans compter les barrières maritimes du Sud de l'Europe avec Lampedusa ou Gibraltar où meurent noyés ces migrants fuyant les guerres ou la misère. Oui le monde capitaliste n'a pas lieu d'être fier, il porte la responsabilité de ces murs de la honte.

 

A voir : Israël: une brèche symbolique dans le "mur de la honte" pour les 25 ans de la chute du mur de Berlin

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 16:30

Entre les chaînes de télévision et les ondes radios, compris les chaînes d'information en continu, on pourrait imaginer qu'on est saturé d'informations. Mais est-ce qu'une multitude de médias signifie une multitude d’opinions ? Il y a bien longtemps que j'ai mon point de vue sur le sujet.

 

On ne peut pas dire que les médias font l'opinion, mais ils y contribuent quand même sérieusement. Alors, un minimum d'équité serait nécessaire dans ce cas. Hélas, trois fois hélas, nous en sommes loin. Un petit aperçu des invité(e)s politiques des matinales sur les Radios et TV pour les mois de juin, juillet, août 2014 (source Le Lab Politique).

 

- NPA ….............................. 3

- Front de Gauche ............... 4

- EELV..................................8

- PS...................................172

- UDI-MoDem …................. 24

- UMP …........................... 103

- Debout la République ….... 5

- Front National.................. 23

 

Quand y compris les chaînes publiques contribuent à ce très grand écart, on est en droit de se demander à quoi sert le CSA.

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 17:56

Trois minutes de bonheur hier matin sur France-Inter à la fin du 7-9.

A écouter et réécouter.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 04:04

Nul doute que le paysans bretons, comme ceux du reste de la France, sont victimes de la chute de leurs revenus due essentiellement à la pression de la grande distribution, à l'absence de prix garantis, et à la mise en concurrence avec d'autres pays producteurs. La violence organisée de certains agriculteurs a occasionné des milliers d'euros de dégâts qui vont être à la charge du contribuable.

 

Le responsable de la FDSEA du Finistère (par ailleurs porte-parole des bonnets rouges) parlait des « producteurs payés 7 centimes pour un produit vendu 7 euros en grande surface ». Mais dans ce cas, c'est bien la grande distribution qui garde ses marges et répercute la baisse des prix sur les producteurs. Alors pourquoi ne s'en sont ils pas pris aux Leclerc ou autre Casino ? Et comment peut-il « tirer un coup de chapeau à ceux qui ont osé faire ce qu'ils ont fait vendredi ».
 

On entend sur les médias nationaux qu'une enquête est en cours pour retrouver les coupables. C'est vrai que des dizaines de tracteurs qui déversent des artichauts, qui enfoncent l'accès aux bâtiments, y mettent le feu, bloquent le passage des pompiers, pas facile de les identifier … Par contre, pas de problème pour les mêmes médias qui trouvent eux à interviewer des agriculteurs ayant participé à ces événements et qui témoignent à visage caché. Mais que fait la police !

 

Pour les médias, ça fait de l'info, du sensationnel. La vente solidaire organisée chaque année conjointement par le PCF et le MODEF (Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux) et qui permet de vendre à prix coûtant sur Paris et de nombreuses villes de banlieue pas moins de 50 tonnes de fruits et légumes en une journée et de soulever les problèmes de leur profession est moins spectaculaire pour les médias.

 

A la libération avait été mis en place un coefficient multiplicateur afin de protéger les paysans et les consommateurs des pratiques abusives des intermédiaires notamment en matière de marges. L’État fixait un taux légal à ne pas dépasser entre le prix d’achat au fournisseur et le prix de vente au consommateur, taux qui s’appliquait à la chaîne des différents intermédiaires prise dans son ensemble. C’est suite à la demande des représentants de la grande distribution que le coefficient multiplicateur instauré à la libération a été supprimé par le gouvernement Chirac issu des urnes en 1986. C’est le ministre de l’Agriculture de l’époque, François GUILLAUME, ex président de la FNSEA, qui a pris la décision de répondre positivement à la grande distribution.

 

Cette grande distribution, véritable monopole, tue non seulement les petits commerces mais tue également les producteurs.

 

 

Voir la déclaration du Front de Gauche de Morlaix

 

 

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:44

France 2 a l'habitude d'avoir un invité le dimanche soir qui est questionné une dizaine de minutes. En ce dimanche, les infos ont été réduites très largement (15 minutes tout au plus) puisque 45 minutes ont été ensuite consacrées à l'invité, un certain Nicolas Sarkozy.

Dommage que Laurent Delahousse n'ait pas eu le courage de lui demander pourquoi il reniait son engagement pris un certain 8 mars 2012. Le président-candidat avait juré, les yeux dans les yeux de Jean-Claude Bourdin, qu’en cas de défaite à l’élection présidentielle il arrêterait la politique. Alors, les promesses d'aujourd'hui ...

45 minutes pour un non évènement, Sarkozy n'avait pas disparu depuis deux ans. C'est devenu cela le service public de l'information. Pitoyable.

Au fait, le week-end dernier se tenait la fête de l'humanité qui a rassemblé 500 000 personnes. France 2 n'y avait pas fait la moindre allusion dans son 20 heures du dimanche !

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