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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 22:46

C'est une réaction d'indignation que j'ai eu à la lecture d'un pareil titre. C'est en page "monde" du quotidien local (La Nouvelle République) que j'ai trouvé ce titre. L'article n'était pas signé. En cherchant sur leur site internet, un autre article de la veille au soir titrait « le gouvernement Tsipras assomme les marchés avec des annonces tous azimuts ». En poussant plus loin les recherches, j'ai retrouvé ces mêmes titres repris tels quels dans nombre de journaux de la presse quotidienne régionale, et même nationale puisque ce titre est repris dans Libération. La raison est toute simple, c'est ni plus ni moins que l'information partisane diffusée par une agence de presse, l'AFP dans le cas présent.

 

Dès le premier jour de la mise en place du gouvernement d'Alexis Tsipras, Syriza met en œuvre les premières mesures du programme sur lequel il a été élu. Quoi de plus normal. Mais une agence de presse censée délivrée de l'information considère que Syriza assomme les banques et les marchés. Il ne lui serait pas venu à l'idée d'écrire que Syriza mettait déjà en œuvre son programme. Mais c'est vrai que voir un parti porté au pouvoir et mettre en œuvre ses promesses électorales, ça nous change de ce qui se passe en France.

 

Mais au-delà de ces réflexions, ce titre est du parti pris. Tout au long de sa campagne, Syriza annonçait clairement les choses, et les médias de notre pays, à l'exception d'une infime minorité, relayaient plus facilement les désirs de la Troika de voir se poursuivre la politique d'austérité en Grèce et souhaiter que les sortants soient reconduits. Ces médias veulent-ils pleurer aujourd'hui sur le sort des banques et des marchés financiers ? Il en est de même de l'agence de notation Goldman Sachs qui menace de baisser la note de la Grèce si elle ne poursuit pas la politique d'austérité menée jusqu'à présent alors qu'elle a aidé la Grèce à maquiller ses comptes en 2001.

 

Eh bien, la démocratie a parlé et la Grèce nous montre l'exemple en voulant en finir avec cette soumission à la finance. Et les médias qui osent aujourd'hui titrer que les banques ou les marchés sont assommés par les premières mesures prises par le gouvernement Syriza, avaient ils fait des titres tels que « La finance étrangle le peuple grec » ? Malheureusement non !

 

Ce peuple grec qui a été assez pillé a dit, non ça suffit ! Les médias feraient bien d'en tenir compte.

 

Un petit renvoi sur des billets traitant de cet étranglement :

 

mai 2010 - Ils ne viennent pas en aide au peuple grec, mais aux financiers !

février 2012 - La légitime révolte du peuple grec

mai 2012 - Christine Lagarde est très mal placée pour donner des leçons au Grecs

juin 2013 - Grèce, quand il ne restera plus rien

 

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 23:25

Le Trombinoscope est un annuaire du monde politique français créé en 1981 par un journaliste parlementaire. Outre le fait qu'il contient les biographies de milliers de personnalités politiques, il a aussi la particularité de décerner plusieurs prix annuels, le ministre de l'année, la révélation politique de l'année etc.

 

Ces prix sont décernés par un jury de journalistes, et ils viennent de consacrer en tant qu' « élu local de l'année » le maire FN de Hénin-Beaumont. Voilà le pouvoir de cette médiacratie avec les Arlette Chabot (Europe 1), Laurent Joffrin (Libération), Christophe Barbier (L'Express ) Gilles Leclerc (Public Senat) et consorts, qui, non contents d'avoir accompagné la montée FN, décernent le prix de l'élu à un maire FN.

 

Est-ce pour glorifier certaines mesures prises par ce maire ? Par exemple l'expulsion de la Ligue des Droits de l'Homme d'un local municipal dont elle bénéficiait gratuitement. Une procédure de recouvrement est également entamée pour les cinq dernières années, le nouveau maire considérant que la gratuité était illégale. Est-ce pour avoir pris un arrêté anti-mendicité concernant les Roms, arrêté retoqué par la justice. Est-ce pour avoir pris la décision de ne plus inviter le PCF aux commémorations. Est-ce pour ses menaces envers les syndicats ?

 

Ces journalistes qui lui ont décerné ce prix arboraient probablement le « Je suis Charlie » tout récemment, défendant ainsi la liberté d'expression. Mais cela ne les a manifestement pas gêné de distinguer un élu qui appartient à un parti, le FN, qui interdit à certains médias de fréquenter ses réunions publiques (Mediapart, le Petit Journal entre autres). Drôle de façon de louer la liberté d'expression !

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 14:31
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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 22:10

Dans mon billet publié au lendemain des rassemblements du 11 janvier, je m'étais contenté de reproduire la couverture de l'Humanité avec cette foule impressionnante rassemblée place de la République et sur la dernière de couverture, ce carré blanc, orphelin du dessin hebdomadaire de Charb. Je disais aussi vouloir faire part de mon ressenti dans un billet à venir.

 

On a entendu le gouvernement parler à ce sujet d'unité nationale, de la solidarité de la communauté internationale. Pour ma part, pas un instant je n'ai cru que tous manifestaient pour la défense de la liberté d'expression, la démocratie, la tolérance. Je crois que ce qui a réuni ces millions de personnes, c'est le besoin de dire non à cette barbarie, au terrorisme et de manifester une certaine compassion pour les victimes. Quant à la présence de nombreux chefs d'états étrangers ou de leurs représentants, si la raison des rassemblements n'avait pas été aussi grave, il y aurait de quoi en mourir de rire. Comment certains ont-ils pu défiler pour la liberté d'expression, contre la haine, symbolisées ce jour-là par le « Je suis Charlie ».


Parmi ceux qui entouraient François Hollande :


M. Ahmet Davotoglu, premier ministre de Turquie, l’une des plus grandes prisons de journalistes et dont on sait les compromissions honteuses avec le prétendu « État Islamique »

 

Benjamin Netanyahou, premier ministre d’Israël alors que 16 journalistes palestiniens ont été tués en 2014 par les forces de sécurité israéliennes.

 

Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie d’une Russie qui musèle sa télévision et réprime de nombreux journalistes.

 

Antonis Samaras, le premier ministre grec qui en juin 2013 a ordonné sans préavis la fermeture de la chaîne de radiotélévision publique ERT entraînant la mise à la porte de près de 2 700 salariés.

 

Nizar al-Madani, représentant de l'Arabie Saoudite où une femme accusée de meurtre a été décapitée de trois coups de sabre dans la rue le lendemain du rassemblement parisien, où le blogueur Badawi a été condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet pour avoir osé critiquer la police religieuse. Les coups doivent être donnés par 50 chaque vendredi, jour de prière, en public. L'exécution de la sentance a commencé.

 

Victor Orban le premier ministre hongrois, qui a fait main basse sur les médias de son pays en faisant voter en 2010 une loi très restrictive sur les médias, qui donne au gouvernement un contrôle étendu sur l'information.


La reine de Jordanie dont le pays est lui aussi coutumier des arrestations de ses journalistes jugés dissidents.

 

Ali Bongo le président gabonais qui tient son pays d'une main de fer. La liberté d’expression y a connu un recul au cours de ces dernières années avec des interpellations de journalistes et éditeurs de presse d'opposition.
 

M. Rajoy, premier-ministre espagnol, qui vient de faire voter une loi restreignant le droit de manifester. Comment peut-il défendre la liberté ce jour-là alors qu’il l’étrangle dans son pays ?

 

Et que dire des Merkel et autres Juncker pour ne citer qu'eux, dont les mesures d'austérité contribuent à ériger les murs d'injustice qui divisent notre société.

 

Les Charb, Wolinski, Cabu, Honoré, Tignous, Ourrad, Elsa ou Maris auraient eu matière pour leur dessins ou chroniques en voyant ces ennemis de la liberté fouler quelques hectomètrres du pavé parisien et tenter de récupérer cet élan populaire contre la haine et pour la liberté d’informer.


 

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 20:15

Ça signifiait quoi de dire "Je suis Charlie" ? Pas d'approuver forcément la ligne éditoriale de l'hebdomadaire, mais de dire oui nous sommes pour la liberté d'expression, oui nous défendons les valeurs de tolérance, la démocratie, le vivre ensemble.

 

Les victimes de la barbarie du 7 janvier n'étaient pas encore toutes inhumées que le service public de la télévision avait déjà tourné le dos à ces beaux engagements.

 

Le journal national de France 3 du jeudi 15 janvier a rendu compte des obsèques de Georges Wolinski et des autres victimes des assassins fanatisés. A 12h30 la journaliste a réalisé une interview de l’une des filles de Wolinski, Elsa, dont elle qualifie le message « d’émouvant et de combatif ». Elsa déclare en effet : « Restons unis, ne votons pas Le Pen ; restons unis (…) Soyons ensemble (…) Qu’on continue à être intelligents (…) Pas d’amalgame ; pas de haine. »

 

Cet appel d’Elsa Wolinski à ne pas voter Le Pen a sans doute donné des boutons à la direction de l’information du service public, si prompte à donner la parole à la responsable du FN. En effet, dans les éditions suivantes, le 19/20 et le Soir 3 ont purement et simplement ignoré cet appel et donné d’autres extraits de l’interview. Quant à France 2, les éditions du 13h et du 20h ont ignoré, elles aussi, cet appel d’Elsa Wolinski.

 

Comme le souligne le Front de Gauche dans un communiqué, les engagements politiques des dessinateurs de Charlie Hebdo continuent à déranger. Même sur le service public.

 

A quand la prochaine intervention de Marine Le Pen pour venir cracher sur leurs tombes et en direct sur le service public ?

 

Honte à  ces hypocrites qui faisaient semblant de verser quelques larmes ! Comme le disait Luz lors des obsèques de son "frère" Charb : « Vous êtes Charlie ? Prouvez-le. »

 

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 16:11

L’attentat qui a décimé la rédaction de Charlie Hebdo, et provoqué la mort de deux policiers, nous remplit d’horreur et de dégoût. Certains de ces journalistes étaient connus de tous. La mort de Cabu laisse le Grand Duduche (et la fille du proviseur…) orphelin ; celle de Wolinski signe la fin des années de « l’après-1968 ». L’invention de Cactus-Man (l’homme aux épines rétractiles…), mais aussi  de Paulette et de bien d’autres personnages me reste en mémoire. Tout ceci est désormais comme carbonisé devant la sauvagerie de sang froid du fanatisme militant. En vérité je ne puis écrire que pour un, l’économiste Bernard Maris, que je connaissais bien et qui écrivait sous le pseudonyme d’« Oncle Bernard » des billets hilarants et décapants.

 

Bernard Maris avait 68 ans. Il était le fils de Républicains espagnols émigrés en France et un produit typique de cet "élitisme républicain" que certaines bonnes âmes tournent aujourd'hui en dérision. Après de brillantes études d’économie, et une thèse en 1975, il avait suivi le cursus honorum qui devait le mener au poste de professeur. Il avait alors enchaîné les postes, récolté le prix de « meilleur économiste » pour 1995 décerné par Le Nouvel Économiste, et publié des livres importants comme Ah Dieu ! Que la guerre économique est jolie ! (en 1998), ou Lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles (en 1999). Il fut l’auteur du remarquable Antimanuel d’économie (publié chez Bréal en 2 volumes) et d’un ouvrage collectif important témoignant de son intérêt pour les sciences sociales, Gouverner par la peur, en 2007. On pouvait le suivre à la télévision ou sur France-Inter. Mais, Bernard Maris était aussi bien d’autres choses.

 

Il a été un grand directeur de collection chez Albin Michel. Je peux témoigner de l’effort qu’il a fourni pour que mon ouvrage Les trous noirs de la science économique se révèle comestible pour un lecteur français. Le livre correspondait au cours que je donnais à l’époque à la Vyshaya Shkola Ekonomiki (Haut Collège d’Économie), et il y fut d’ailleurs publié. Bernard me poussa à le réécrire totalement pour en faire mieux ressortir ce qu’il en présentait d’essentiel alors que d’autres éditeurs me soutenaient qu’un ouvrage de théorie et de méthodologie économique n’aurait pas de lecteurs en France. Son analyse fut la bonne et je considère qu’il est en bonne partie responsable de ce succès. Les relations que nous avions nouées à cette occasion ne se sont jamais distendues. Je peux témoigner de son attitude, à la fois ouverte, chaleureuse, mais aussi exigeante envers ses auteurs, et j’avoue être fier d’avoir été publié par un homme tel que lui. Nous avons discuté ensemble des journées entières et, de ces discussions, a surgi un autre livre Les économistes contre la démocratie qui fut publié en 2002. J’ai pu alors mesurer tout son écœurement devant le comportement de certains économistes à gages, dont la seule fonction est de fournir des justifications à qui les payent. Le projet d’un troisième livre, rédigé avec un de mes anciens étudiants russes sur la « transition » en Russie ne se fit pas. Mais il nous donna le plaisir de nous rencontrer à de multiples reprises dans les locaux de Charlie Hebdo, ces mêmes locaux où s’est déroulé l’attaque criminelle qui lui a coûté la vie ainsi qu’à neuf de ses confrères.

 

Bernard Maris, et ceci est moins connu, était aussi un romancier. Il publia Pertinentes questions morales et sexuelles dans le Dakota du Nord en 1995, où il laissait libre cours à sa passion pour l’anthropologie et surtout L'Enfant qui voulait être muet en 2003. Il fut aussi essayiste avec L’Homme dans la guerre. Maurice Genevoix face à Ernst Jünger, publié chez Grasset en 2013 et surtout Houellebecq économiste, publié chez Flammarion en 2014. Il fit aussi des excursions dans le cinéma, collaborant avec Jean-Luc Godard en particulier. L’étendue de ses connaissances, non seulement en économie mais aussi en histoire et, on l’a déjà dit, dans les diverses sciences sociales frappait tous ceux qui le lisaient. Bernard avait fait sienne la démarche d’Adam Smith qui considérait que l’économie était une science morale et impliquait des liens étroits avec les autres disciplines des sciences sociales. Rien ne lui était plus étranger que le fumeux concept d’« économie pure » mis à la mode par Léon Walras et dont s’inspire tout une tradition d’économistes qui brillent autant par la formalisation de leurs raisonnement que par l’irréalisme de leurs déductions. Il attendait avec impatience la constitution d’une section d’économie politique, séparée de l’économie qui était en passe de devenir la chasse gardée de prétendus mathématiciens.

 

Son engagement politique l’avait conduit des socialistes vers EELV, et à chacune de nos récentes rencontres, il ne cessait de fulminer contre le gouvernement et le président. Nommé en 2011 au Conseil Général de la Banque de France, alors qu’il avait déjà largement exprimé ses doutes quant à la survie de la zone Euro, il devait franchir le pas au début de 2014 et expliquer pour quelles raisons il était désormais favorable à une dissolution de la zone Euro et à un retour aux monnaies nationales. On s’en doute, nous avions parlé à maintes reprises de ce sujet et j’avais vu ses positions s’infléchir avec le temps parce qu’il comprenait dans quelle impasse l’Euro était en train d’enfermer tant la France que l’Europe. Je suis persuadé que ses positions quant à la crise grecque à venir auraient été importantes.

 

Bernard Maris était un homme délicieux, très digne dans le deuil intime qui l’avait frappé il y a deux ans, et un de ces collègues qui vous laissent à penser que vous avez eu raison de choisir l’économie. Son influence sur les jeunes générations d’étudiants aura été considérable. Il fut et reste un modèle d’économiste citoyen, comme Keynes qui était sa boussole et sa grande référence.

 

Il est mort à son bureau, tué par le fanatisme imbécile qu’il avait en horreur.

 

Il est mort, tué pas ce fanatisme qu’il méprisait et qu’il dénonçait régulièrement.

 

Il est mort à son poste de combat.

 

Respect, oncle Bernard !

 

Jacques Sapir

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 13:51
Un "amendement Charb" pour défendre le pluralisme de la presse écrite

Source de ces infos lors des voeux 2015 du PCF de Pierre Laurent et sur le site de l'Humanité

 

Ces dernières années, Charb a essayé de trouver, tous azimuts, les moyens de faire vivre, ou survivre, Charlie Hebdo. Sur la dernière Fête de l’Humanité, en septembre 2014, il avait demandé à Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, de l’aider dans sa démarche. Les deux hommes se connaissaient de longue date : Charb dessinait pour l’Humanité et l’Humanité Dimanche depuis fort longtemps, et Pierre Laurent a été directeur de la rédaction du quotidien jusqu’en 2009.

 

Un texte avait déjà été proposé, sous forme d’amendement au Code général des impôts, dans le cadre de la loi de finances 2015, mais rejeté, sous le prétexte qu’il existe d’autres dispositifs d’aide à la presse pour que vive le pluralisme.

 

Après l’échec de cette première tentative, Pierre Laurent aurait dû revoir Charb courant janvier. Après le carnage de la semaine dernière à Charlie Hebdo, Pierre Laurent a rencontré le dessinateur Luz qui lui aurait demandé de tenter de passer à nouveau cet amendement, renommé pour le coup « amendement Charb ». Ce texte est en réalité un petit aménagement de la loi existante. Il permet d’exonérer en partie les dons réalisés au terme de souscriptions, « à travers un fonds de dotation dont la gestion est désintéressée », aux entreprises de presse de moins de cinquante personnes « dûment inscrites, auprès de la Commission paritaire des publications d’information générale et politique. Il existe déjà une réduction d’impôts, de l’ordre de 66 %, pour les dons effectués auprès des journaux. En abaissant le seuil du nombre de salariés, l’amendement permettait et permettra peut-être à de plus petites structures, comme Charlie Hebdo, d’en bénéficier. Pour l’heure, Charlie Hebdo n’a eu droit, malgré sa situation critique, à aucune aide à la presse avant le drame. 

 

Les parlementaires étaient nombreux à afficher le "Je Suis Charlie". Eh bien de par leur vote sur cette proposition d'amendement, on pourra bientôt vérifier s'ils étaient vraiment pour la liberté d'expression, s'ils étaient vraiment "Charlie".

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 15:48

Les rassemblements et marches citoyennes de ce week-end avaient pour symbole les mots clés « Je suis Charlie », dans une mobilisation du « tous ensemble » contre le terrorisme et pour la liberté d'expression.

 

Quant à la polémique concernant la participation du FN à ces marches républicaines, celui-ci s'est lui-même mis en marge. L'attitude de leur président d'honneur (?!?) qui en pleine prise d'otage avait tweeté un portrait en noir et blanc de sa fille, sourire aux lèvres, avec apposé le slogan "Keep calm and vote Le Pen" (restez calmes et votez Le Pen) était déjà très choquante. Mais il a poursuivi en lançant samedi un « Je ne suis pas Charlie ».

 

C'est la même attitude qu'a adopté Jean-Romée Charbonneau, le chef de file du FN dans le département des Deux-Sèvres. A l'occasion d'une conférence de presse (NR du 12 janvier) sur les prochaines élections départementales, il en a profité pour donner son point de vue sur ces rassemblements déclarant « Moi, je ne suis pas Charlie. Je ne suis pas concerné par le rassemblement de Niort qui était une sous-manifestation d'une manifestation nationale qui a prononcé l'exclusion du Front national ». Et d'ajouter que l'Etat aurait dû « rappeler à l'ordre ce journal comme on rappelle à l'ordre les automobilistes qui franchissent la ligne blanche ».

 

Rappeler à l'ordre ? Avec une telle conception de la liberté d'expression, il s'excluait lui-même de ces rassemblements qui défendaient justement cette liberté d'expression. Certains voudraient nous faire croire que le FN a changé ...

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 11:12

Ci-dessous, la Une de l'Huma de ce jour ainsi que la dernière, orpheline du dessin hebdomadaire de Charb.

 

Je reviendrai dans un prochain billet sur mon ressenti à l'issue de ces rassemblements dans toute la France.

3,5 millions à être Charlie ce week-end
3,5 millions à être Charlie ce week-end
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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 18:06

Nous étions plus de 1000 rassemblés spontanément mercredi soir à Niort en hommage aux victimes du carnage de Charlie-Hebdo, pour la défense de la liberté d’expression, pour le refus de tous les racismes.

 

Un rassemblement aura lieu SAMEDI 10 JANVIER à 10 heures place la Brèche à NIORT suivi d'une marche silencieuse pour défendre la tolérance, la liberté d'expression, la démocratie, la laïcité et le vivre ensemble.

 

 

 

Rassemblement du 7 janvier 2015 à Niort - Photo SD

Rassemblement du 7 janvier 2015 à Niort - Photo SD

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