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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 22:04

Concernant les campagnes électorales, le CSA fixe les règles que doivent respecter les médias audiovisuels dans le domaine du pluralisme politique.

 

Concernant l’élection présidentielle, le principe d’équité remplace désormais celui d’égalité du temps de parole durant la période allant de la publication de la liste des candidats jusqu’à la veille de la campagne « officielle ». Seules les deux dernières semaines avant l’élection sont donc encore soumises à l’égalité du temps de parole dans les médias télé et radios.

 

Si l'origine du mot équité vient du latin "aequitas", de "aequus", égal, l'équité est donc un état d'esprit qui prend en considération l'esprit de la loi plutôt que la lettre. L'équité ne correspond donc pas à l'égalité au sens strict, mais serait une "juste mesure", un équilibre.

 

J'ai utilisé le conditionnel pour parler de la juste mesure. Car si le CSA prévoit pour la période allant du 1er février au 20 mars une équité du temps de parole pour les candidats déclarés ou présumés et leurs soutiens, la réalité est toute autre. Voir tableau ci-dessous. Cela ne semble pourtant pas soulever les foudres du CSA.

 

C'est ça le pluralisme des chiens de garde, ah pardon, des médias !

Temps de parole février

Temps de parole février

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 17:19

Désinformation sur France Inter

 

Hélène Jouan n'aime pas l'Humanité. Cela s'entend (ou pas …) tous les jours dans sa revue de presse sur France Inter. C'est son droit. Qu'elle déforme le contenu de notre journal pour le discréditer, c'est tout autre chose. Ainsi, hier matin, a-t-elle affirmé que notre éditorial jugeait que « quasi seule » la France était responsable de la situation syrienne alors que nous y soulignons « l'échec des grands pays occidentaux qui avaient choisi le conflit à outrance, donné carte blanche aux sponsors de Daech, l'Aravie Saoudite et le Qatar, laissé la Turquie ouvrir ses frontières aux djihadistes, fourni des armes et des instructeurs ». H Jouan a poursuivi en prétendant que nous ne disions rien de la responsabilité russe et donc de Poutine alors que nous y soulignons une intervention « sanglante » à Alep, déplorons que la politique française et occidentale ait « permis l'intervention russe » qui rajoute « des inconnues à l'équation » . La position de l'Humanité pourrait être résumée en un mot, « la paix », sa recherche obstinée et urgente. Ce mot n'a pas été prononcé dans cette revue de presse qui relève de la désinformation. Hélas, c'est sur le service public, qui devrait garantir le pluralisme. Mais il est vrai que sur France Inter, tous les quotidiens et les magazines disposent de chroniqueurs et de débatteurs attitrés sur les sujets politiques, économiques et internationaux … Sauf l'Humanité depuis une quinzaine d'années.

 

Patrick Apel-Muller Directeur de la rédaction de L'Humanité

 

NDLR – Encore un exemple du pluralisme sur France Inter. A 7h50 chaque matin du lundi au vendredi, il y a l'interview de cinq minutes avec Léa Salamé. A la date du 15 décembre, il y a eu 497 interviews. Léa Salamé a réussi l'exploit de ne pas inviter une seule fois le PCF. Il paraît que France Inter est la radio publique généraliste de Radio France, mais pas pluraliste !

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 18:04

Mardi 22 novembre, un sujet du 20 heures de France 2 traitait de la suppression d'emplois de fonctionnaires (500 000 prévues dans le projet de Fillon). David Pujadas interrogeait J-P Chapel, journaliste sur France 2 et éditorialiste en économie, sur cette mesure du programme de F Fillon, notamment en comparant à la Suède, au Canada et au Royaume Uni, pays cités régulièrement par F Fillon.

 

J-P Chapel explique que la Suède a supprimé le statut de fonctionnaire, a licencié 20% des effectifs, une cure 2 fois plus sévère que celle proposée par F Fillon. Au Royaume Uni ce sont 15% des effectifs qui ont été supprimés par David Cameron, au Canada ce sont 20% des effectifs qui ont été supprimés.

 

Quelles sont les conséquences sur les services rendus demande D Pujadas.

 

Réponse de J-P Chapel, au Canada les urgences ont connu des dysfonctionnements en raison des fermetures d'hôpitaux, au Royaume Uni le nombre d'élèves par classe a augmenté et le ramassage des poubelles ne se fait plus qu'une semaine sur deux au lieu de chaque semaine. Et concernant la dette, si elle a diminué au Canada et en Suède, au Royaume Uni , elle a continué d'augmenter.

 

Fermer le ban ! Voilà l'information donnée sur le service public au 20 heures de France 2 par rapport à la suppression de 500 000 emplois de fonctionnaires préconisées par F Fillon. Pour J-P Chapel répondant aux questions de D Pujadas, rien de dramatique puisque d'autres y sont arrivés. Voilà comment Pujadas et J-P Chapel avec son air patelin trompent le téléspectateur.

 

Quelle partialité dans les éléments apportés. Pour ne prendre que l'exemple du Royaume-Uni, comment peut-on parler dans les conséquences du ramassage des poubelles qui n'a plus lieu qu'une semaine sur deux, et ne rien dire sur la privatisation de la santé et les coupes budgétaires dans les hôpitaux. Le gouvernement avait fixé comme objectif de réduire de 20 milliards de £ les dépenses dans le secteur de la santé d'ici 2015. La conséquence directe : c'est la fermeture d'une trentaine de services d'urgence, de soins pour enfants, les projets de fusion des hôpitaux menacés de faillite, la suppression de 20% du personnel de santé. En 2013, selon une enquête limitée pour l'instant à un dixième des hôpitaux britanniques, près de 20 000 morts seraient imputables sur les dix dernières années à la politique du chiffre.

 

Est-ce ce que veut la majorité de nos concitoyens ? Moins de services de santé, moins de moyens pour l'éducation, etc ?

 

Le but des services publics est de satisfaire les besoins fondamentaux de chacun et de retisser les liens pour faire société. C'est le rôle premier du service public local ou national. Et ce n'est pas en les supprimant ou en privatisant ces services que nous y parviendrons.

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 17:36

David Pujadas confirme qu'il est un bon « chien de garde » du système. On l'a vu dans son parti pris flagrant contre des syndicalistes, Xavier Mathieu de Continental ou Jean-Pierre Mercier de PSA entre autres, avec ses invectives contre ces syndicalistes qui par leurs mouvements de grève (NDLR - pour défendre l'emploi ou les salaires) mettraient à mal l'économie du pays. Mais quand il s'agit des salaires exorbitants des patrons, aucun souci.

 

On en a eu une nouvelle preuve en début de semaine dans le 20 heures. Alors que les salariés souffrent des politiques d'austérité et voient leurs salaires stagner, la rémunération des grands patrons a fait un bon de +20% en 2015. Cela concerne les 120 premiers groupes français. Des salaires sans rapport avec les résultats financiers des entreprises, selon Loïc Dessaint du cabinet Proxinvest qui conseille les actionnaires. « Ces dirigeants, lorsque les résultats ne sont pas bons, on estime que ce n'est pas de leur faute. Lorsque les résultats sont très bons, on estime que c'est grâce à eux. Avec ce type de raisonnement, on arrive à une forme de dérive » dit-il.

 

Et Pujadas dans tout ça, lui qui émarge chaque mois à un salaire à 5 chiffres proches des 20 000 euros. Eh bien il s'interroge pour savoir si c'est vraiment beaucoup, et il fait la comparaison avec les dirigeants européens. Son "expert" arrive et démontre que 10 millions de salaire par an, ce n'est pas tant que ça par rapport à une entreprise allemande ou suédoise, chiffres à l'appui. La France n'est en fait que 3ème, une « position médiane » conclut-il.

 

Depuis près de vingt-cinq ans que Pujadas présente des JT, rien n'a changé. Jamais révolté par les rémunérations scandaleuses des patrons, en bon « chien de garde » du système qui le nourrit grassement. Comme je l'écrivais en conclusion du billet Rémunérations et lutte de classes en date de février 2008 où il était déjà question de Pujadas, « A ceux qui luttent contre ce système, on dit que la lutte des classes est une vieillerie d’un autre siècle, que c’est quelque chose de dépassé ! Ah bon, vous trouvez ? »

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 02:29

Fini "Des paroles et des actes"  sur France 2 et place au nouveau programme "L'Emission politique" présenté par Léa Salamé et David Pujadas.

 

Et c'est bien connu pour cette émission comme pour la précédente et bien d'autres également, dans « L’Émission politique », on ne badine pas avec l’indépendance des médias.

 

Vous en doutez ? Vous avez bien raison. Voici ce qu'en dit Julien Salingue (Docteur en Science politique -Université Paris 8-), co-animateur d'Acrimed (Observatoire des médias) dans l'article Hommage à David Pujadas et Léa Salamé, journalistes intransigeants

 

 

 

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 18:40

C'est ce que voulaient certainement laisser penser lundi matin les radios publiques et privées. Que 450 000 personnes se soient rassemblées un week-end à la Courneuve pour la Fête de l'Humanité, le plus grand rassemblement populaire de la rentrée selon l'INA (Institut National de l'Audiovisuel), c'était pour certains médias un "non-événement" si on en juge par le traitement accordé (ou plutôt refusé) à cette manifestation politique et culturelle.

 

En tête, la revue de presse de France-Inter où Hélène Jouan a carrément ignorer l'Humanité.  Il faut le faire un lendemain de Fête de l'Huma, fête pourtant considérée comme étant la rentrée politique de la gauche. Idem pour Natacha Polony sur Europe 1. Sur RTL, l'éditorialiste Alba Ventura s'est contenté de trois clichés, « il y a du monde, ça sent la merguez, c'est sympathique ». Voilà en résumé le traitement dans les médias de ce lendemain de week-end de fête.

 

Trois jours de concerts, des centaines de débats, un village du monde, un autre de l'économie sociale et solidaire, un village du livre, un village du sport, une scène des Arts vivants, un espace cinéma, des expositions, un forum social, de la fraternité à foison, de la solidarité, 450 000 personnes, etc. c'est probablement un cocktail indigeste pour ces éditocrates qui préfèrent dérouler le tapis aux chantres de la société capitaliste.

 

Une de l'Humanité du 12 septembre

Une de l'Humanité du 12 septembre

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 10:29

 

 

Pendant l’été, les auditeurs de France inter peuvent, chaque midi, écouter « Le débat de midi », émission de près d’une heure animée par Thomas Chavineau. Les thèmes sont variés : « Obama a-t-il fait un bon président ? » (4 juillet) ; « Comment vivre avec la menace terroriste ? » (15 juillet) ; « La bisexualité est-elle passée dans les mœurs ? » (19 juillet) ; « Le Brexit peut-il sauver l’Europe ? » (20 juillet) ; etc. Pour chaque thème, l’émission reçoit plusieurs invités : journalistes, universitaires, responsables politiques ou associatifs, etc.

Ce lundi 8 août 2016, l’intitulé du « Débat de midi » était le suivant : « Que reste-t-il du Front populaire ? ». Quatre invités : François Reynaert (journaliste à L’Obs), Nicole Masson (historienne), Jean Vigreux (historien) et… Florian Philippot !

 

Le vice-président du Front national est donc le seul responsable politique invité à l’occasion d’une émission qui se propose de répondre à la question suivante  : « L’esprit du Front populaire anime-t-il toujours la vie politique française ? ». L’espace d’un instant, nous avons cru à une mauvaise plaisanterie. Car si nous ne sommes pas de ceux qui pensent qu’il faut bannir le Front national des antennes, y compris celles du service public, inviter un représentant de l’extrême-droite pour évoquer la mémoire et l’héritage du Front populaire est pour le moins surprenant, pour ne pas dire ahurissant.

Est-ce parce qu’aucun responsable politique de gauche, ou du Parti socialiste, n’était disponible ? Nous nous permettons d’en douter. S’agissait-il d’évoquer avec Florian Philippot les manifestations fascistes de février 1934, qui entrainèrent une riposte posant les jalons de l’union de la gauche qui débouchera deux ans plus tard sur la victoire électorale du Front populaire ? À l’écoute de l’émission, de toute évidence, non. Seule hypothèse crédible à nos yeux : certains journalistes du service public radiophonique ont attrapé un méchant coup de soleil.

Nous n’avons pas été les seuls à relever cette incongruité, et nombre d’internautes ont fait part de leur stupéfaction, voire de leur colère. Thomas Chavineau évoque à l’antenne ces messages, en lisant trois d’entre eux, de toute évidence choisis au hasard : « Tiens c’est Thomas Chauvineau le malade mental qui invite des fachos pour parler du Front populaire sur France inter » ; « En raison de la présence de Florian Philippot à France inter, l’émission de Thomas Chauvineau sera rebaptisée "Le Démon de midi" » ; « Faut-il être ignorant et opportuniste pour inviter un facho pour parler du Front populaire ? Thomas Chauvineau est ambitieux ou illettré ».

Tourner en dérision les critiques en choisissant les plus caricaturales d’entre elles est ici, comme bien souvent, un moyen commode d’éviter le débat de fond. Car cette invitation n’est malheureusement pas un incident, et participe d’un phénomène que nous avons déjà eu l’occasion d’analyser : la légitimation, par les grands médias, des discours et postures du FN, ici celle consistant à se poser comme le seul parti défendant réellement les intérêts du « peuple », quitte à surfer sur la confusion idéologique en se revendiquant d’intellectuels ou de dirigeants politiques n’ayant rien à voir, de près ou de loin, avec l’extrême-droite.

Car Thomas Chavineau, loin de contester cette posture, tend à lui apporter du crédit, en citant par exemple un tract du FN affirmant que « Léon Blum voterait Front national », ainsi que les fréquentes références à Jaurès chez plusieurs dirigeants frontistes. Tout juste évoquera-t-il timidement « une stratégie de communication évidente » de la part du FN, tout en laissant Florian Philippot développer tranquillement son discours consistant à se poser en héritier du Front populaire .

Le service public se muant en service après-vente des outrances du Front national ? Ainsi semble aller la vie médiatique dans la France de 2016.


Julien Salingue



Post-Scriptum. Nous ne pouvons nous empêcher de signaler ce lapsus du journaliste de France inter : « Est-ce que vous pensez sérieusement Florian Philippot que Léon Blum aurait voté le Front populaire… le Front euh… le Front national ? » Confusion, quand tu nous tiens…

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 07:44

Ce n'est plus du service public de l'information. J'ai été exaspéré d'entendre la journaliste Nathalie St Cricq analyser la manifestation du 14 juin. Elle avait le même comportement haineux lors du dernier passage de J.L Mélenchon à "Des paroles et des actes". C'est devenu insupportable sur ce qui est censé être le service public et non le service partisan.

 

Le syndicat national des journalistes CGT vient de publier un communiqué à ce sujet. Je vous le livre.

 

Le pluralisme dans les 20H de France 2 :
 
« A bout de souffle...! »
 

« Journaliste à France 2 ou éditorialiste au Figaro ? ». C’était déjà la question que posait Acrimed le 27 mai dernier pour dénoncer l’intervention orientée anti-CGT de la « chef » du service politique de France 2 dans le 20H.

Dans le collimateur de l’éditorialiste : la CGT de Martinez et sa « radicalisation tous azimuts », qui veut paralyser le pays malgré « une base rabougrie »… Et déjà elle pointait un « mouvement qui s’essouffle »…

Si 700.000 adhérents (ça c’est vérifiable) est une « base rabougrie », que dire alors de la légitimité des partis politiques, qui, TOUS confondus, (et il y a 400 partis déclarés en France !) n’atteignent même pas le niveau des adhérents CGT !

Ou bien notre consœur ignore ce paramètre de la démocratie française, ou bien elle a décidé de ne pas en tenir compte pour servir son propos orienté !

Alors l’édito, pourquoi pas, à condition que l’exercice ne trahisse pas nos missions de service public à commencer par le respect du pluralisme et la vérification des informations !

Ainsi, que penser de cette phrase entendue ce 23 mai : « alors cette stratégie, elle est justifiée par un score en chute libre à la CGT ?...»

Mais de quel score parle-t-elle ? Qui mesure quoi ? Dans quel contexte ? Sans explication ? La phrase n’a d’autre sens que de vouloir discréditer la centrale syndicale ! Comme le font le gouvernement, le Président de la république et le chef du principal parti d’opposition ! Mais apparemment pas 59% des Français qui continuent de trouver justifiée la mobilisation contre la loi (sondage IFOP pour Atlantico juin 2016).

Et rebelote le 14 juin, la journée de mobilisation suivante et son imposante manifestation parisienne : au 20H de France 2, « ça s’essouffle… » à nouveau, c’est « le commencement de la fin… », « le chant du cygne… » et au passage, on fustige la CGT en oubliant que ce sont bien sept organisations syndicales qui continuent d’appeler à manifester contre la loi travail…

Ce communiqué n’est pas le premier à dénoncer la dérive libérale, « bien-pensante » de la rédaction de France 2 et du 20 h en semaine en particulier…

Du haut de l’esplanade Henri-de-France, « l’élite, les représentants du vaisseau amiral de l’audiovisuel public » décident donc d’indiquer au bon peuple ce qu’il faut penser, comment il faut réagir : une pensée unique bien loin de correspondre à la réalité française !!!

Le respect du pluralisme, voila ce qui s’essouffle à la rédaction de France 2 et le 20H du 14 juin dernier en est une autre caricature !

Que la déontologie journalistique soit respectée ! Le journal de 20h, ce n’est, ni la cafétéria du MEDEF, ni le buffet de l'Elysée, quel que soit le régime de son locataire !!

Et souhaitons à ces têtes de pont du 20H de France 2 en semaine que ce mouvement social ne soit pas leur « chant du cygne » !

Montreuil, le jeudi 16 juin 2016
SNJ-CGT

 

Communiqué SNJ CGT

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 09:50

L’Humanité, notre bien commun

 

Nous, salarié-e-s de L’Humanité, L’Humanité dimanche et L’Humanité.fr, refusons que notre journal, fondé il y a 112 ans par Jean Jaurès, disparaisse, étranglé par les problèmes financiers dans un contexte de crise de la presse et de désengagement de l’état.

 

Parce qu’il est indépendant financièrement, parce qu’il est le journal des luttes et des espoirs, parce qu’il est le porte-voix des sans-voix, L’Humanité est un bien commun. Il n’est la propriété de personne, ou mieux, il est notre propriété à toutes et tous. Nous le disons clairement : L’Humanité n’est pas une marchandise, une marque qu’un magnat du secteur pourrait ajouter à son tableau de chasse. Ce n’est pas dans les mains d’un grand patron du CAC 40 ou d’un banquier que nous comptons finir. L’Humanité n’a d’avenir que dans l’indépendance.

 

«  Nous voudrions donner à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde  », écrivait Jean Jaurès dans son premier éditorial du 18 avril 1904. Nous sommes les héritiers de cette tradition : une presse écrite engagée pour l’égalité, la justice, l’émancipation humaine et la transformation sociale. Nous défendons l’idée d’une société plus juste, plus humaine, plus solidaire et portons haut et fort la parole des salarié-e-s, des précaires, des intermittents, des chômeurs, des enseignants, des sans-papiers, des intellectuels, des chercheurs, des artistes…

 

Oui, L’Humanité est précieuse parce qu’elle est différente. Elle participe au pluralisme, garant de la démocratie. Nous ne distribuons pas de dividendes, nous n’engraissons aucun actionnaire. Nous avons des diffuseurs militants qui vendent nos journaux le matin d’un dimanche, nous avons des Amis qui se mobilisent pour faire rayonner nos journaux. Nos lectrices et lecteurs contribuent régulièrement à notre existence, avec une générosité jamais démentie.

 

Depuis plusieurs semaines, les salariés de L’Humanité se mobilisent : prises de paroles lors d’assemblées générales de secteurs en lutte, comme les intermittents et Nuit debout ; organisation, au sein de nos rédactions, d’ateliers pour réfléchir à l’avenir de nos titres et de leurs contenus. Lire, faire lire nos journaux, inventer ensemble une autre manière de «  faire journal  » comme on fait cause commune, telles sont nos ambitions.

 

Nous salariés, membres de la société des personnels qui, avec les Amis de L’Humanité et la société des lecteurs, est actionnaire de notre entreprise «  pas comme les autres  », nous pouvons tous ensemble créer une nouvelle dynamique pour faire vivre nos titres.

 

Parlez de L’Humanité autour de vous, souscrivez, abonnez-vous, faites abonner vos amis, 
vos bibliothèques, vos mairies, lisez-nous, critiquez-nous, parlez-nous, aimez-nous !

 

Plaçons L’Humanité sous protection populaire et citoyenne.


Les salarié-e-s de la société nouvelle du journal L’Humanité (SNJH) 
réunis en assemblée générale le 27 avril 2016, 
soutenus par l’intersyndicale SNJ CGT, SNJ, SGLCE CGT, BP UFICT-LC CGT.

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 08:10

Jack Dion, journaliste à Marianne livre le billet ci-dessous à propos de la chronique économique de la matinale de France-Inter le vendredi.  Là il s'agissait de la chronique du vendredi 22 avril 2016 vers 7h40.

 

Et c'est toujours avec la bénédiction de Patrick Cohen, l'animateur de la matinale. Pour beaucoup dont je suis, c'est carrrément insupportable. J'avais déjà eu l'occasion d'évoquer cette chronique économique en octobre 2013 dans ce billet A quand une information et des médias pluralistes ? mais également dans celui-ci en décembre 2014 Et si on n'entendait plus Dominique Seux sur France Inter, ça nous ferait des vacances . Quant à Terra Nova, ce think tank au service du PS, voici le billet que je faisais en mai 2011, Terra Nova, ils se disent « progressistes » et veulent délaisser les classes populaires. 

 

En 2016, ceux-là sont toujours les bons chiens de garde du système.

Un bel exemple de pluralisme ... sur France-Inter
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