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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 23:35

 

interview-sarkozy.jpg

 

Dessin de Barrigue pour Radio Cité Génève

 

Vu la pugnacité servilité de Pujadas, le questionnement risque de ne guère aller plus loin ...

 


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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 08:09

Arrêtez de casser nos antennes !


Retrouvons nous tous ensemble, auditeurs-trices et salarié-e-s


                 Jeudi 1er juillet 2010 à 18h 

      Devant le local de France Bleu  La Rochelle 

             5 avenue Michel Crépeau La Rochelle


Avec le soutien de : la CFDT-Médias, la CFTC, la CGT, le SNJ-Radio France, Sud Radio.

 

Nous, auditeurs-trices et salarié-e-s de Radio France (France INTER, France INFO, France BLEU et ses 42 locales, France CULTURE, France MUSIQUE, LE MOUV’, FIP) refusons la main mise du pouvoir en place sur les antennes de la radio publique.

 

Les suppressions injustifiées d’émissions, les licenciements sans ménagement de producteurs-trices et de chroniqueurs-euses dont ceux de Didier Porte et Stéphane Guillon sont les plus symboliques, mettent en évidence la mission confiée par Nicolas Sarkozy à la direction de Radio France : transformer les antennes de la Radio Publique en machine de guerre électorale à son profit.

 

Les antennes de la radio de service public sont celles de tous les citoyen-nes et non pas la propriété d’un clan.

 

Nous exigeons :
- Le respect et la garantie de la liberté d’expression, de l’indépendance des programmes et de l’information sur les radios de service public.
- Le respect du travail des rédactions de Radio France.
- Le droit à l’impertinence, à la différence.
- Des propositions professionnelles réelles et sérieuses pour les producteurs-trices écarté-e-s des antennes de Radio France.

 

Et demandons le retour sur l’antenne des chroniques de Didier Porte et Stéphane Guillon dans la matinale de France Inter et dans l’émission le fou du roi.

 

Nous, auditeurs-trices et salarié-es sommes attaché-e-s aux valeurs qui ont bâti la radio de service public.


   

Signez la pétition de soutien sur :
- http://www.pouruneradiopubliqueindependante.net

 

Avec le soutien de l‘intersyndicale de Radio France

 

Et pour protester également, répondons à l'appel des auditeurs en faisant la grève de l'antenne France Inter le 1er juillet !

 

 

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 19:31

N'oubliez pas de signer la pétition pour une radio publique indépendante.

 

 http://www.pouruneradiopubliqueindependante.net

 

 


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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 19:09

Avec le soutien de : la CFDT-Médias, la CFTC, la CGT, le SNJ-Radio France, Sud Radio.

 

Nous, auditeurs-trices et salarié-e-s de Radio France (France INTER, France INFO, France BLEU et ses 42 locales, France CULTURE, France MUSIQUE, LE MOUV’, FIP) refusons la main mise du pouvoir en place sur les antennes de la radio publique.

 

Les suppressions injustifiées d’émissions, les licenciements sans ménagement de producteurs-trices et de chroniqueurs-euses dont ceux de Didier Porte et Stéphane Guillon sont les plus symboliques, mettent en évidence la mission confiée par Nicolas Sarkozy à la direction de Radio France : transformer les antennes de la Radio Publique en machine de guerre électorale à son profit.

 

Les antennes de la radio de service public sont celles de tous les citoyen-nes et non pas la propriété d’un clan.

 

Nous exigeons :
- Le respect et la garantie de la liberté d’expression, de l’indépendance des programmes et de l’information sur les radios de service public.
- Le respect du travail des rédactions de Radio France.
- Le droit à l’impertinence, à la différence.
- Des propositions professionnelles réelles et sérieuses pour les producteurs-trices écarté-e-s des antennes de Radio France.

 

Et demandons le retour sur l’antenne des chroniques de Didier Porte et Stéphane Guillon dans la matinale de France Inter et dans l’émission le fou du roi.

 

Nous, auditeurs-trices et salarié-es sommes attaché-e-s aux valeurs qui ont bâti la radio de service public.

Arrêtez de casser nos antennes !

Retrouvons nous tous ensemble, auditeurs-trices et salarié-e-s,

Jeudi 1er juillet 2010 à 18h :

- devant les locaux des France Bleu en région et du Mouv’ à Toulouse.
- devant la Maison de la Radio à Paris. (116 Av du Président Kennedy, 75016)

 

Signez la pétition de soutien sur :
- http://www.pouruneradiopubliqueindependante.net

 

Avec le soutien de l‘intersyndicale de Radio France

 

Et pour protester également, répondons à l'appel des auditeurs en faisant la grève de l'antenne France Inter le 1er juillet !

 

 

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 22:38

 

Jean-Luc Hees président du groupe Radio-France et Philippe Val directeur de France-Inter sont les carpettes de Sarkozy. En virant Didier Porte et Stéphane Guillon de France-Inter, c’est leur façon de remercier Nicolas Sarkozy pour leur nomination à Radio-France et France-Inter.

Dès son arrivée à France-Inter, Philippe Val s’était déjà distingué. Je vous invite à relire ce que je publiais le 12 janvier . Aujourd’hui, il rejète les accusations selon lesquelles il aurait agi en pantin de l’Elysée. « Cela fait un an qu'on dit qu'il y a des limites à ne pas dépasser ». Les limites de l’indépendance, ça fait un moment que Val les a dépassées. Un petit tour sur la publication du 13 juin pour vous en rendre compte. Et une petite question pour Philippe Val, quelle différence entre une chronique humoristique où Dider Porte fait dire à un Dominique de Villepin souffrant de la maladie de Gilles de Tourrette : « J’encule Sarkozy. » et un Philippe Val qui associé à son compère Font « encule » le ministre de la culture de l’époque François Léotard ? (voir dessin 13 juin)

 

Le pouvoir Sarkozyste ne supportait plus d’être moqué par des humoristes, résultat, Guillon et Porte virés. La dictature Sarkozyste se met en place.

 

Ci-dessous, dessin qui accompagnait ma rubrique du 12 janvier.

2009 04 02 hees val

 

  La dernière chronique de Didier Porte.

 

 

Lettre adressée par la société des journalistes et la Société des producteurs de France Inter aux auditeurs de la chaîne

 

Chers auditeurs,

 

C’est à vous que nous souhaitons nous adresser après l’éviction de Didier Porte et Stéphane Guillon. Evictions que nous avons apprises, comme vous, en écoutant l’antenne ce mercredi.

 

Nous sommes sous le choc de ces annonces aussi brutales qu’incompréhensibles.

 

Que se passe t-il dans notre radio, celle que vous aimez et celle que nous fabriquons ?

 

Ce qui se joue à France Inter, au-delà même des personnes concernées, nous semble lourd de symbole quant à l’identité de votre, de notre radio.

 

Nous vivons un tournant qui nous inquiète dans l’histoire de cette station.

 

Nous, personnels de France Inter, partageons un attachement indéfectible à la liberté de ton, à l’impertinence, à l’exigence, à la différence et c’est ce que nous défendons tous les jours à l’antenne. Ce qui a fait le sel et la valeur de cette station depuis tant d’années ne peut devenir un simple argument publicitaire vide de sens. Ces valeurs dont nous sommes fiers et qui représentent l’ADN de France Inter, se trouvent remises en cause et gravement menacées.

 

Avec le renvoi de ces deux humoristes se pose la question de la garantie de notre indépendance.

De très nombreux membres du personnel de France Inter, techniciens, réalisateurs, attachés de productions et assistants d’édition, se joignent à nous, journalistes et producteurs pour vous adresser ce message.

 

Etre une radio de service public a un sens.

 

Vous auditeurs, nous personnels de France Inter, devons veiller à en garantir la pérennité !

 



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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 21:50

Si le slogan de France-Inter fut à une époque "Ecoutez la différence", l'émission "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet ou les chroniques d'un Didier Porte apportaient à la station encore un peu de cette différence. Mais cela va durer combien de termps ? Philippe VAL le patron de France-Inter semble décidé à se faire la peau de Didier Porte, après s'être fait celle de Siné lorsqu'il dirigeait Charlie-hebdo. Pour Siné, c'était à propos d'un article sur Jean Sarkozy et son mariage avec l'héritière des fondateurs de Darty. Val avait considéré les propos de Siné antisémites. Et pour Didier Porte, Philippe Val lui a adressé un avertissement pour injure et diffamation, à propos d'une chronique où il parodiait Dominique de Villepin disant "J'encule Sarkozy" .

 

Pour devenir patron de France-Inter avec la bénédiction de Sarkozy, bien sûr que  Philippe Val a retourné sa veste. Ce n'est plus l'époque de Hara-Kiri ni celle de son duo avec Font. Sur sa pochette de disque ci-dessous, c'est le ministre de la culture de l'époque, un certain François Léotard qui subissait de Font et Val l'outrage promis aujourd'hui par D Porte à Sarkozy. Mais quand on est devenu servile et qu'on se fait la voix de son maître, on brûle ce qu'on a adoré. Et les différents  journalistes de la matinale d'Inter se montrent dans ce cas aussi serviles que leur patron et en grands courageux, "enfoncent"  eux aussi (j'aurais pu employer un autre terme) le chroniqueur Didier Porte. J'ai repris l'article d'Acrimed (Action Critique Medias) qui traite merveilleusement bien cette affaire.

 

La pochette du disque de Font et Val (année 1987)

 

Font-et-Val.jpg

 

 

Le bal des faux-culs sur France-Inter

Publié par Mathias Reymond   

 

 

 

Deux semaines après une chronique sur Dominique de Villepin lui valant un avertissement et un sermon de Philippe Val, Didier Porte, chroniqueur dans la matinale de France Inter et dans l’émission « Le Fou du Roi », a pu apprécier le soutien que ses collègues ont apporté… à leur direction, sur Canal Plus et en son absence. Alors que sa chronique matinale semble devoir s’arrêter à la rentrée prochaine, après deux ans et demi d’existence, il faut sans doute y voir une sorte de pot de départ par contumace. Mais si c’est la « vulgarité » de Porte ou de sa chronique qui est en cause, comme le veut la version officielle, le patron de France Inter a la mémoire bien courte…

Le premier coup de couteau a été donné sur Canal Plus le 3 juin 2010 à 19 h 20. Invitée par Michel Denisot pour commenter le départ de Nicolas Demorand de la matinale de France Inter – sujet d’une importance planétaire, en pleine crise financière, quelques jours après l’intervention sanglante de l’armée israélienne sur un navire humanitaire, et en période de réforme des retraites –, l’équipe de la matinale de radio publique a fait bloc… contre Didier Porte.

Mais d’abord, les invités (Nicolas Demorand, Bernard Guetta, Thomas Legrand – un habitué du « Grand Journal » – et Philippe Lefébure – qui ne prononcera qu’une seule phrase dans toute l’émission) se gargarisent en louant le travail remarquable du futur démissionnaire – car il ne veut pas « s’endormir sur [d]es lauriers » qu’il se décerne au passage – et multiplient les appels du pied à Ali Baddou, chroniqueur au « Grand Journal » et ami de l’animateur, pour succéder à Demorand.

« Ce n’est pas la radio que je veux faire. »

Pour électriser l’atmosphère, Michel Denisot propose d’aborder la question des chroniques humoristiques de la matinale et illustre ce thème par deux extraits vidéo. Dans le premier, Stéphane Guillon compare Eric Besson à « une fouine », dans le second, Dider Porte fait dire à un Dominique de Villepin souffrant de la maladie de Gilles de Tourrette et qui doit passer à l’antenne : « J’encule Sarkozy. »

D’une naïveté un brin calculée, Michel Denisot questionne Demorand : « Comment on reprend derrière ? » Et la réponse ressemble à un véritable réquisitoire. A charge, cela s’entend :

« Eh bien on reprend vraiment très mal, derrière. (…) Moi je le dis très franchement : j’ai trouvé que cette chronique n’était pas drôle – celle de Porte –, qu’elle était vulgaire. Quand vous recevez des mails d’auditeurs – et je vais parler vulgairement, je suis désolé – qui vous demandent : “comment expliquer à mon gamin qui a 8 ans le sens du verbe ‘enculer’ qu’il vient d’entendre à la radio”, moi, ça, ce n’est pas la radio que je veux faire… C’est certain. Et c’est deux choses très différentes entre la chronique de Porte qu’on vient de voir et l’exercice bouffon délirant de Guillon. (…) Quand on voit un usage de cette nature de la liberté, là on n’est pas dans la caricature, c’est pas drôle, c’est juste vulgaire, quoi. »


On a souvent salué ici l’indéniable attachement de Nicolas Demorand à la liberté d’expression [1]. Il a certes le droit de ne pas trouver « drôle » la chronique de Porte, et il peut même estimer qu’elle est « vulgaire », mais le proclamer ainsi en public en l’absence du principal intéressé, en se gardant de mentionner ses dix années de chroniques sur France Inter, manque cruellement d’élégance. Et faire appel, le trémolo dans la voix, au message d’un auditeur dont le fils de 8 ans aurait été choqué par le mot « enculer » relève de la pure démagogie. Faut-il donc faire une radio pour les enfants de 8 ans ?

Le précédent Benasayag

Cette affaire en fait remonter une autre à la surface. En mars 2004, Miguel Benasayag, chroniqueur dans les « Matins de France Culture », animés à l’époque par Nicolas Demorand, est renvoyé car sa chronique est jugée « trop engagée, trop militante » [2].

Le lendemain de l’éviction du chroniqueur, Nicolas Demorand fait preuve d’un courage… incertain : « ces élections font bouger les rendez-vous habituels, pas de chronique de Miguel Benasayag », annonce-t-il, avant de « préciser » le jour suivant : « Un mot à l’attention des auditeurs qui se sont étonnés par mail de ne plus trouver Miguel Benasayag dans l’émission, qu’ils se rassurent, dès lundi 8 h 35, nous aurons la joie d’accueillir dans l’équipe un autre chroniqueur pour donner un nouveau souffle à ce courant de pensée. » Pour plus d’explications, il faudra repasser… [3]

… Ou demander à Miguel Benasayag, qui est revenu sur le comportement peu glorieux du jeune animateur, la semaine suivante : « Nicolas Demorand, le jour où je me suis fait virer, comme un petit Judas de sous-préfecture, m’a fait la bise et m’a dit :“Va à ton rendez-vous avec Laure [Adler, directrice de France Culture]. Il n’y a aucun problème ma poule, nous restons groupés.” J’ignorais pourquoi on devait rester groupés, je ne savais pas que j’allais me faire virer ; et après il a eu cette charmante attitude que j’ai bien connue en Argentine, qui consiste à regarder ailleurs pendant que les gens disparaissent. Les jeunes talents qui regardent ailleurs vont loin mais ils vont vides. » [4]

Retour sur Canal Plus, où la « franchise » de Demorand semble libérer l’équipe de la matinale de France Inter. Bernard Guetta, en pleine harmonie avec son collègue, donne son avis et raconte sa réaction – avec la mesure qu’on lui connaît : « Moi j’étais dans ma bagnole, arrivant à Inter, pendant cette chronique de Porte, et franchement, j’ai failli rentrer dans un autobus . Je trouvais ça simplement inconcevable . Simplement inconcevable. (…) Tout le monde peut faire une connerie, je pense que ce matin-là, Porte a fait une connerie. »

« Tout le monde peut faire une connerie » : on peut considérer que la matinale en fournit régulièrement l’illustration. Mais toutes les « conneries » n’ont pas l’honneur d’occuper ainsi le devant de la scène. Absent du plateau, Didier Porte ne peut évidemment pas répliquer aux saillies de ses petits camarades. Denisot précise d’ailleurs que « Didier Porte ne vient pas dans les talk-shows ». Et c’est tout à son honneur.

« On ne règle pas ses comptes à l’antenne ! »

S’il ne vient pas dans les talk-shows, Didier Porte participe malgré tout à celui de France Inter : « Le Fou du Roi ». Ainsi, le lendemain (4 juin) de ce « lynchage médiatique », il profite de sa chronique pour apporter la contradiction… et éclaircir plusieurs points :

« Je suis moi-même en train de goûter aux joies du lynchage médiatique : rien que pour la journée d’hier, j’ai eu droit le matin au
Nouvel Observateur qui a appelé à mon licenciement [5] de France Inter, et le soir, au « Grand Journal » de Canal Plus, où je me suis vu infliger un beau début de mise à mort professionnelle par contumace, avec dans les rôles des bourreaux mes propres collègues de la matinale de France Inter qui ont découvert que j’étais “vulgaire” et “pas drôle” après deux ans et demi à me côtoyer et à m’écouter tous les jeudis. Il était temps qu’ils s’en rendent compte. Et ils sont venus le dire hier soir, à plusieurs et en mon absence. Ça a plus de panache. »

Porte termine sa chronique en disant – avec humour – qu’il pourrait bien consacrer son temps libre à la politique. La solidarité n’étant pas la marque de fabrique de France Inter, Stéphane Bern conclut ainsi : « C’était Didier Porte, mais enfin, en même temps, en politique, on ne règle pas ses comptes personnels à l’antenne. »

En plus d’être complètement fausse, cette assertion permet à Stéphane Bern de se désolidariser – lui aussi – de son chroniqueur [6].

Dans la foulée de cet épisode, Thomas Legrand, chroniqueur politique dans la matinale, en remet une couche dans une tribune publiée sur le site Rue 89 : « J’ai la pénible impression d’avoir été piégé par Didier Porte ». Dans cette tribune, Legrand explique que « le problème, ce n’est pas qu’il ait dépassé les bornes ce jour-là puisque, justement, c’est son métier de dépasser les bornes. (…) [Mais] C’est que Didier Porte n’était pas drôle ». Et ce crime s’en double d’un autre, que Legrand laisse sous forme interrogative : «  Tout est apparu comme une provocation jusqu’au-boutiste (…) c’est l’ensemble de la matinale qui est mis à mal. On ne peut pas arriver au milieu d’une tranche d’infos, déverser "ça" et repartir ». Et comme «  en sortant du studio, Didier a dit : “Quitte à se faire virer, autant que ça se fasse avec éclat” », la question demeure : « Tout cela était-il donc prémédité ?  ». Une sorte de suicide professionnel, en somme, précédé d’une tentative d’assassinat collectif.

L’argumentation est un peu brouillonne, mais le tout est n’est pas très confraternel. Excepté François Morel (chroniqueur le vendredi matin) [7], pas un collègue de Didier Porte ne l’a soutenu. Et « l’impertinent » Stéphane Guillon est – à notre connaissance – resté silencieux [8].

« Un trou poilu et des nichons »

A la suite de sa chronique du 20 mai, Didier Porte a été convoqué par Philippe Val, celui-ci n’admettant pas la « vulgarité » sur France Inter. Il estime que le mot « enculer », cette « obscénité sexiste », n’a pas sa place sur une radio publique [9]. « On ne peut se cacher derrière l’habit d’humoriste pour prononcer des insanités. La liberté d’expression, ce n’est pas transformer l’antenne en poubelle » a même expliqué au Point une source « au sommet de Radio France ». Faut-il comprendre qu’il s’agit de Jean-Luc Hees ? Ce dernier n’ayant jamais caché son aversion à l’égard des textes de Porte.

Val et Hees ont la mémoire courte. Mais pas Acrimed.

Alors qu’il était chroniqueur sur la radio publique, l’actuel patron de France Inter ne dédaignait pas la langue peu châtiée dont il fait aujourd’hui reproche à Didier Porte. Par exemple, Val avait utilisé un procédé similaire avec Patrick Sébastien. Il lui faisait ainsi tenir ces propos ni « obscènes » ni « sexistes », à propos de Marlène, une proche de l’animateur : elle « n’est qu’une gourde avec un trou poilu et des nichons » (Sébastien n’ayant jamais prononcé cette phrase), puis il avait ajouté : « la femelle est une reproductrice qui vide les burnes du mâle. » [10]

Autre exemple, lors du Mondial de 1998, Val, parlant des marchands de merguez, avait déclaré, sans la moindre « vulgarité » : « Et quand la Coupe du Monde sera finie, ils pourront se les foutre au cul, les merguez, hein ? » [11] Ça ressemble à ça, la « radio que veut faire » Nicolas Demorand ? Il suffit d’embaucher son patron. [12]

***

En définitive, la chronique de Porte de la matinale ne devrait pas être reconduite à la rentrée prochaine. Et l’avenir de Porte au « Fou du Roi » est incertain. Selon Le Point, cette décision « a été prise avant même la chronique du 20 mai ». Pas étonnant. Didier Porte est l’antithèse de Val, Demorand, Hees ou Bern. Ne cachant pas ses opinions politiques – « marxistes », dit-il –, il n’est pas un habitué des soirées mondaines, refuse de participer aux talk-shows, a soutenu publiquement Siné, et signe des chroniques acerbes contre Bernard-Henri Lévy, le chouchou de Val et Demorand !

On nage alors en pleine hypocrisie : comme si Didier Porte était le premier et le seul à prononcer des « obscénités » sur France Inter [13]. Ce que personne ne relève c’est que c’est moins le « j’encule » qui fâche, que la personne visée : Sarkozy. Et c’est donc seulement au nom de la bonne moralité que Didier Porte est sanctionné. Un prétexte qui ne trompe pas grand monde.

Car Didier Porte, moins médiatisé – et moins médiatique – que Stéphane Guillon, est bien plus embarrassant politiquement. Guillon adopte une posture apolitique ou non partisane et pratique sans complexe le cynisme stratégique : il n’hésite pas à se servir de France Inter comme une tribune promotionnelle à moindre coût (350 € par chronique), et reste tendre comme un agneau sur Canal Plus (tous les samedis dans « Salut les terriens », présenté par Thierry Ardisson), où il touche le gros lot (9 000 € par semaine) sans jamais égratigner la chaîne cryptée ou l’animateur en noir… [14]

Bien plus que le cas de Didier Porte, la non-reconduction de sa chronique à la rentrée prochaine est un parfait indicateur de l’état concurrentiel qui règne dans l’univers du journalisme. Alors que la profession connaît une véritable crise et que les emplois se précarisent, une caste se partage, comme toujours, les parts du temps de parole, excluant les voix dissidentes.

Certes, Nicolas Demorand n’animera plus la matinale de France Inter. Mais que ses fans se rassurent : « il ira loin dans la vie, ce petit ».

Mathias Reymond

Nota Bene. La dernière vilenie de Philippe Val est de taille : dans une note interne à France Inter, il souligne qu’« à plusieurs reprises, au cours de ces dernières semaines, l’antenne a été instrumentalisée à des fins personnelles, au mépris de l’intérêt général. » Puis, visant Didier Porte, sans le nommer, la note enchaîne : « Récemment encore, un chroniqueur a répondu sur l’antenne de France Inter à des médias extérieurs à Radio France qui le mettaient en cause. » Cette phrase hypocrite oublie simplement de préciser que le principal concerné – ici, Didier Porte – répondait à des collègues qui l’avaient médiatiquement lynché sur Canal Plus. Pis, la mauvaise foi du patron de France Inter n’a pas de limite : «  Ce n’est, hélas, pas la première fois que le micro est utilisé au service d’intérêts qui n’ont rien à voir ni avec ceux de l’antenne, ni avec le thème de l’émission . Ceci est intolérable et sera désormais sanctionné comme il se doit. C’est dans l’intérêt de tous, de l’image du service public et de notre radio. »

En effet, ce n’est pas la première fois qu’un chroniqueur de France Inter « répond sur l’antenne de France Inter à des médias extérieurs à Radio France qui le mettaient en cause. » Ainsi, le 29 décembre 2003, un certain Philippe Val – mais il ne doit pas s’agir du même… – avait utilisé pendant plus de cinq minutes l’antenne de France Inter pour répondre à un journal de critique des médias, PLPL (Pour Lire Pas Lu) malheureusement disparu, dont il était « une des cibles principales ». Il avait même utilisé cette tribune pour sommer Daniel Mermet – animateur de « Là-bas si j’y suis » sur France Inter – de se désolidariser de ce journal [15]. Quand la mémoire flanche, Acrimed veille.

Notes

[1] Et son chantage systématique à la démocratie dès qu’un auditeur l’interroge sur le manque de pluralisme de la matinale (en substance : « Pourquoi invitez-vous encore Bernard-Henri Lévy ou Daniel Cohen ? » ; réponse : « Mais nous sommes en démocratie et tout le monde a le droit de s’exprimer »). Voir notre article Nicolas Demorand, gardien de la démocratie ?.

[2] Un autre chroniqueur « engagé et militant » sur France Culture, Alexandre Adler, qui a lui-même affirmé plusieurs fois être un « propagandiste » pour le oui au référendum lors du Traité constitutionnel européen ou qui n’a « jamais, disait-il, caché son affection pour Nicolas Sarkozy », est, lui, toujours à l’antenne.

[3] Sur ce dossier, voir nos articles : Laure Adler vire Miguel Benasayag de France Culture ; Benasayag viré : réactions contre la censure ; France Culture et Miguel Benasayag : fin de partie.

[4] Forum Nouvelobs.com, 29 mars 2004.

[5] Le Nouvel Observateur (3 juin 2010), sous un titre ambigu (« Didier Porte va-t-il la prendre ? »), révélait « l’explication avec sa direction » (Val avait demandé à Porte de conserver le silence sur l’épisode), en « résumant » avec, au choix, maladresse ou malhonnêteté, la chronique incriminée. La brève ne dit rien du sketch de Porte et du fait qu’il y fasse parler Dominique de Villepin : « L’humoriste Didier Porte, qui officie à 7 h 55 le jeudi sur France Inter, pousse le bouchon de plus en plus loin sans toutefois y gagner la notoriété polémique de son alter ego Stéphane Guillon. Le 20 mai, les auditeurs ont ainsi eu la surprise de l’entendre crier à l’antenne quatre fois de suite “J’enc… Sarkozy !” ou encore “Il a pas de couilles ce connard !” Autant de “joyeusetés” qui ont consterné la rédaction et qui lui ont valu une petite explication avec sa direction. »

[6] Depuis, il l’a plusieurs fois assuré de son soutien. Il faut dire que la chronique de Didier Porte au « Fou du roi » est un succès d’audience auquel est sans doute attaché le présentateur et producteur de l’émission.

[7] Voir l’émission Ligne j@une sur le site d’Arrêt sur Images.

[8] Sur France Inter, il est en effet resté silencieux, mais il s’est permis de critiquer, dans sa chronique sur Canal Plus du 12 juin 2010, le comportement contradictoire de Philippe Val qui avait, lors d’un spectacle avec son complice Patrick Font, utilisé une affiche "explicite"... Voir sa chronique sur Canal Plus. (Ajouter le 13 juin 2010)

[9] Ainsi que le révèle le site Arrêt sur images.

[10] Cité dans le recueil de ses chroniques : No Problem !, Le cherche midi éditeur, p. 164, 2000.

[11] Cité dans le recueil de ses chroniques : Fin de siècle en solde, Le cherche midi éditeur, p. 206, 1999.

[12] Même s’il n’a peut-être jamais utilisé le terme « enculer » sur France Inter (difficile de le savoir), Val l’employait régulièrement dans Charlie Hebdo et surtout dans ses spectacles avec Patrick Font, comme le rappelle Sébastien Fontenelle sur son blog.

[13] Un exemple récent ? Un chroniqueur du « Fou du Roi » qui s’écrie, à propos du Tout-Paris présent à la remise de la Légion d’Honneur de Bernadette Chirac : « Mais tout ça c’est des suceurs de bite ! » (le 1er juin 2010). A notre connaissance, il n’a reçu aucun avertissement.

[14] Les salaires de Guillon ont été dévoilés par Le Point, 23 mars 2009.

[15] Voir notre article ici-même.

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 23:46


journaliste-de-guerre.jpg

 

« Ces journalistes étaient inconscients. Ils ont agi en contradiction avec les consignes de sécurité. » « C'est insupportable de voir qu'on fait courir des risques à des militaires pour aller les chercher dans une zone dangereuse où ils avaient l'interdiction de se rendre. » « Il faut que les Français sachent le coût de cette histoire. » Voici les propos honteux à l'égard des journalistes enlevés qui ont été tenus par Nicolas Sarkozy. Et comme si cela ne suffisait pas, il a fallu que Claude Guéant en rajoute, ce qui a provoqué un véritable tollé dans la profession qui avait jusqu’alors respecté un silence prudent sur la disparition de leurs confrères.

 


Une soixantaine de journalistes, dont Florence Aubenas, "amis et soutiens des deux journalistes et de leurs accompagnateurs afghans" ont signé un texte, refusant que la réputation de ces derniers ne soit "salie".

 


"Nous ne pouvons pas admettre que des responsables politiques mettent en cause la probité professionnelle de nos confrères et amis. Nous n’accepterons pas que la réputation de nos confrères soit salie et diminuée alors même qu’ils sont encore aux mains de leurs ravisseurs et qu’ils n’ont pas encore livré le récit de leur enlèvement", écrivent les signataires. "Puisque la recommandation est à la discrétion, ajoutent-ils, nous aurions souhaité que les responsables politiques soient les premiers à faire preuve de retenue. Loin des contre-vérités et des polémiques", ajoutent les signataires, issus notamment des rédactions de France 3, France 2, France Inter, du journal Le Monde ou de l’Agence Capa.

 

 

Florence Aubenas, ex-otage en Irak a trouvé les propos de Guéant "très blessants", pour les journalistes et pour les familles. "On parle de la liberté d’informer et on vient leur dire que l’addition est lourde. Elle est d’abord lourde" pour les otages, a-t-elle expliqué. Florence Aubenas, à l’époque journaliste à Libération, avait été enlevée et séquestrée en Irak de janvier à juin 2005.


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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 17:22

 

En virant salement de Charlie-Hebdo le dessinateur Siné pour antisémitisme en 2008, Philippe Val portait un mauvais coup à cette liberté de la presse qu’il prétend chérir comme un Saint-Just. Val cédait sur deux fronts : celui de l’insolence (en craignant une réaction des Sarkozy fils ou père) et celui du débat d’idées en brandissant l’antisémitisme, à mauvais escient, comme une bulle d'excommunication.

 

Depuis Philippe VAL a quitté Charlie-Hebdo pour prendre le poste de directeur de France-Inter. Lorsque l’affaire avait été ébruitée, Charb, bras droit de Philippe Val en tant que directeur adjoint de la rédaction déclarait : « J'ai fait la tournée de toute la rédaction, et Philippe Val n'en a parlé à personne. A l'heure qu'il est, je considère que j'ai toujours un patron. » Deux solutions : soit l'information n’est pas exacte, soit elle l'est et Philippe Val ne la confirme pas parce qu'il n'a pas eu le temps de prévenir la rédaction de Charlie avant qu'elle ne « fuite ».


« Pas eu le temps de prévenir la rédaction », une habitude chez Philippe Val, car dans l’affaire qui suit, il n’a pas eu le temps cette fois encore de prévenir les personnes concernées.



Article publié dans l’huma du 11 janvier


Le nouveau directeur de la radio publique a des méthodes pour le moins contestables, entre déférence au pouvoir politique et brutalité envers une rédaction désabusée.

 


Il y a de l’émotion à France Inter. Philippe Val, le directeur de la station, nommé voilà tout juste six mois, crée des remous dans la station publique. Après avoir évincé de la revue de presse  Frédéric Pommier, il a avancé de manière brutale le début de la matinale de Nicolas Demorand d’une demi-heure, à 6h30. Ce qui permet de concurrencer Europe 1, qui démarre sa matinale à la même heure. Même si la radio privée se retrouve, dans les sondages, bien loin derrière France Inter. Mais Philippe Val a surtout « oublié » d’avertir les principaux intéressés, Patricia Martin, qui voit son émission amputée d’une demi-heure, et Simon Tivolle, un des journalistes de référence de l’antenne, qui voit sa chronique de 6h45 annulée.


« Avant les fêtes, nous avons réagi en intersyndicale sur la façon cavalière et brutale dont il a congédié Patricia Martin et Simon Tivolle », assure un syndicaliste de France Inter. Seule justification du seigneur de ces lieux : « J’ai été débordé et je n’ai pas eu le temps de les prévenir. » Propos relayé par Jean-Luc Hees, le patron de Radio France, qui estime pour sa part que « l’immobilisme n’est pas une fin en soi, c’est même la mort assurée de nos activités ». Certes. Mais il y a la méthode, qui reste plus que discutable.


Inquiets, les producteurs du vaisseau amiral de Radio France ont demandé audience à Philippe Val, le 18 décembre 2009. À l’occasion, le directeur de France Inter a parlé de ses projets pour l’avenir de la grille, qui n’ont pas rassuré plus que ça lesdits producteurs. Il a surtout eu une sortie qui laisse pantois : « France Inter est une radio qui coûte cher à l’actionnaire, qui n’est pourtant pas très bien traité par la station. » Le lendemain, un tract de la société des producteurs lui rappelait que ce sont les auditeurs qui sont les actionnaires de la station, et pas Nicolas Sarkozy ! « Nous sommes encore dans une forme de nervosité. Il est évident pour moi que l’actionnaire d’Inter n’est pas le président de la République, mais les auditeurs. Tout changement est compliqué à faire, mais je ne veux pas que France Inter soit un musée », a-t-il ajouté. Le mois dernier, Nicolas Sarkozy n’avait pas caché son mécontentement devant le travail de la directrice de la rédaction de France Inter, Hélène Jouan, et plusieurs journalistes. Les élections de 2012 approchant à grands pas, Sarkozy et ses sbires semblent se souvenir que la radio aussi est un enjeu de pouvoir. « C’est la fin de la période d’observation. Nous sommes désormais dans un rapport de forces avec le pouvoir et son représentant à la tête d’Inter », assurait jeudi un journaliste dans le Monde. « Les coups bas sont partis sans qu’on les sente venir. Du coup, on se méfie de chaque rumeur », nous confiait-on au téléphone. « Quand on gueule en interne, il s’en fout. Il faut peut-être qu’on sorte nos affaires dans la presse. » Pour donner des clés aux auditeurs, réels actionnaires de la radio.


Caroline Constant

 

 

Un dessin qui illustre bien la nouvelle direction de France-Inter

2009_04_02_hees_val.jpg

La chronique de Stéphane Guillon



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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 18:53

Depuis plusieurs jours, pas moyen d’écouter un journal d’informations à la radio (j’imagine que c’est la même chose à la télé) sans qu’on nous parle de Johnny.


Moi j’en ai marre, plus que marre. Ils veulent quoi les journalistes, qu’on pleure sur le sort de celui que certains baptisent le « Johnny national » ?


Il a des soucis de santé, soit, mais il y a des milliers de personnes en France qui ont des problèmes de santé et qui n’ont même pas accès aux soins. Ce serait bien si les médias dénonçaient cette situation, mais parler des pauvres, leur donner la parole ou à ceux qui luttent à leurs côtés, ça ne fait pas recette.


Tandis que Johnny, c’est l’ami de Sarko. Il était parmi les invités du Fouquet’s le soir de son élection. Le 14 juillet dernier, c’est lui que Sarkozy avait choisi pour le concert gratuit sous la Tour Eiffel. Gratuit ? Pas pour les finances publiques puisque le coût de la manifestation a été estimé à 1 million d'euros, dont la moitié environ pour le chanteur. Merci la France.


Et Johnny c’est l’identité nationale chère à Sarkozy et Besson ! Il est résident en Suisse, propriétaire d’un chalet à Gstaad, et il paye ses impôts en Suisse. Et manifestement, le bouclier fiscal de son ami Sarkozy ne le fera pas revenir en France. Il a déclaré «Je ne vendrai pas mon chalet de Gstaad. En dehors de toute considération d'argent, je m'y sens bien. Là-bas au moins, on me fout la paix!» En dehors de toute considération d’argent, c’est ça.


Eh bien la moindre des choses serait qu’on nous foute la paix à nous aussi.

 

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 15:50
Trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. C’est ce que risque un technicien de France 3 après sa mise en examen pour « vol » de vidéo. Vidéo secret d’état ? Non, mais une vidéo où l’on voit Sarkozy mécontent de l’accueil que lui ont réservé des salariés du service public juste avant son intervention au journal télévisé de France 3 le 30 juin 2008. Alors qu’il attendait d’être interviewé par Paul Nahon, Gérard Leclerc et Audrey Pulvar, le président s’impatientait. Les cassettes tournaient avant l’enregistrement en attendant le démarrage de l’émission. Le soir même, sur le site d’informations en ligne Rue89, les internautes avaient la primauté des propos off du président.






 

La direction de France Télévisions avait déposé plainte pour « vol, recel et contrefaçon » sur pression de l’Elysée selon Rue 89 qui avait mis la vidéo en ligne.

 

Pour les syndicats, on ne peut accuser le technicien d’avoir remis la cassette. Surtout lorsqu’on sait que, « quand la caméra commence à tourner sur le plateau, ce n’est pas seulement France Télévisions qui reçoit les images ». D’autres personnes, ou télévisions, les reçoivent aussi. « France 24 a reçu toutes les images, dont celles qui se sont retrouvées sur Rue89. »

 

Mais il faut un coupable à livrer à la vindicte de Nicolas Sarkozy.

 

Une pétition est en ligne pour que Patrick de Carolis retire sa plainte. La direction veut faire « payer un lampiste » estime Jean-François Téaldi du syndicat SNJ-CGT. Un bras de fer est engagé avec le patron France Télévisions et « cette pétition est la dernière étape avant le dépôt d’un préavis de grève » déclare le syndicaliste.

 

Signez la pétition de solidarité avec le technicien de France 3

 


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