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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 15:34

Il y a quelques jours, je faisais état du communiqué de l'Elysée truffé de fautes d'orthographe. Hier soir, dans le 20 heures de France 2,  traitant des différents axes de l'accord Merkel-Sarkozy, les propos de Pujadas étaient accompagnés d'inscrustations. A la question de savoir si cet accord prévoyait davantage de solidarité entre les états européens, voici l'inscrustation qui est apparue à l'écran : D'avantage de solidarité ? Aie aie aie ! Pas certain que la situation s'améliore avec les milliers de postes supprimés par Luc Chatel, le ministre de l'Education nationale. Ce n'est certainement pas un avantage supplémentaire.

 

Quant à France 2, il n'en est pas à la première bévue de ce genre.

 

Bévue 1  -  Bévue 2

 

 

F2.jpg

 

 

 

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 08:27

Le Canard Enchaîné de cette semaine dévoilait que la députée-maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, « planquait son magot dans des paradis fiscaux ». C’était l’ex-suppléante à l’Assemblée Nationale d’un certain Nicolas Sarkozy. Et cette élue des Hauts-de-Seine occupe une place de choix en Sarkozye. Après le fiasco de la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD (Etablissement public d’aménagement de la Défense), c’est elle qui a été installée à la présidence.


 Joelle-Ceccaldi-Raynaud-Jean-Sarkozy_pics_390.jpg


Toujours est-il que le Canard révélait qu’elle avait abrité au moins 4 millions d’euros sur des comptes au Luxembourg et des sociétés écrans dans les îles Vierges britanniques. Un juge enquête sur ce magot. Il proviendrait de la concession de l’immense chaufferie qui alimente le quartier de la Défense et une partie des habitations des communes avoisinantes, enfin pas pour la députée pour qui ces fonds provenaient de sa grand-mère. Une autre mamy zinzin ? 

 

Elle a refusé de répondre à la sollicitation du Canard tout en disant : « Je n’ai pas de compte ! Je n’ai pas à vous parler ! Aujourd’hui je suis en règle ! »

 

Mais alors, pourquoi a t’elle envoyé ses équipes dans les kiosques de Puteaux pour acheter tous les exemplaires du Canard Enchaîné si elle a la conscience si tranquille ? Cachez ce journal que les Putéoliens ne sauraient voir.

 

 

 

canard-puteaux.jpg

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 16:07

Relevé sur le site internet du quotidien régional "La Nouvelle République du Centre-Ouest" ce titre à propos des vacances de Fillon en Egypte : "Fillon a fêté Noël aux frais de Moubarak". Voir ci-dessous, vous pouvez accéder à l'article en ligne en cliquant sur la photo ci-dessous.

 

Mais comment un journaliste peut-il se tromper à ce point-là ?  Comment peut-on écrire "aux frais de Moubarak," alors que c'est aux frais du peuple Egyptien. Le clan Moubarak, dont la fortune est estimée à 70 milliards de dollars a bâti sa fortune avec une présidence de 30 années et beaucoup d'autres comme haut responsable militaire. C'est ainsi entre autre que Moubarak a eu accès aux accords d'investissement qui ont généré des centaines de millions de dollars de profits.

 

Et pendant ce temps, des millions de citoyens vivent dans d'immenses bidonvilles qui ceinturent le Caire, une des villes les plus peuplées au monde (plus de 17 millions d'habitants). Chômage, précarité, manque d'infrastructures et salaires très bas sont le lot des Egyptiens depuis des années, alors qu'autour du Nil s'érigent de belles tours en verre qui ne profitent, en réalité, qu'à une caste de dirigeants.

 

Nos dirigeants n'ignorent pas ces situations, mais cela ne les gêne nullement de se faire offrir des vacances alors que la misère touche des millions de citoyens égyptiens, tunisiens ou marocains qui ne profitent pas des richesses de leur pays.

 

Donc c'est bien aux frais du peuple Egyptien et non de Moubarak  que Fillon a passé ses vacances de Noël.

 

 

 

Titre-NR.jpg

 

 

Fillon-Moubarak.jpg

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 22:30

Lors du journal de 20h de France 2 du 18 janvier dernier, traitant de la situation en Tunisie, Pujadas annonce que plusieurs ministres du nouveau gouvernement sont démissionnaires.

 

Mais là où ça devient cocasse, c'est qu'en l'espace d'une minute, on voit deux des ministres concernés s'exprimer, et une incrustation s'affiche sur l'écran avec leur nom et la mention « MINISTRE DES MISSIONNAIRES »

 

David Pujadas s'en est aperçu puisqu'il précisera à la fin du sujet « Il s'agit bien d'un ministre démissionnaire... qui a présenté sa démission ».  La bourde n'en demeure pas moins ÉNORME. France 2 n'en est pas fier, puisque la vidéo en archive a été modifiée.


 

7652494993_lors-d-un-sujet-du-journal-de-france-2-en-lieu-e.jpg 

J'avais déjà relevé une grossière faute d'orthographe sur ce type d'incrustation. Il y a du boulot dans ce domaine !  

 

 

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 17:36

Bonnet d’âne et au piquet, tel était le titre d’un billet publié sur le blog de Stéphane Leneuf, rédacteur en chef adjoint à France Inter. Un bonnet d'âne et quelques minutes au piquet destinés à J.F Copé et C Lagarde, pour avoir dit de grosses bêtises... Vous pourrez voir à partir du lien la raison de cette « punition ».

 

Aujourd’hui, je distribue la même chose à Stéphane Leneuf pour avoir dit de grosses bêtises, et l’auditeur de France-Inter que je suis trouve que pour un rédacteur en chef, même s'il n'est qu'adjoint, ça la fout mal !

 

Dans Intertreize de Claire Servajean du vendredi 21 janvier, la journaliste annonce :« … Jean Luc Mélenchon propose sa candidature pour la présidentielle de 2012, il souhaite être le candidat du Front de Gauche, reste à savoir comment les prétendants communistes au trône vont réagir ».

 

Stéphane Leneuf explique alors que cette candidature va se faire en deux temps. Demain (NDLR- samedi), le parti de gauche que préside J.L Mélenchon réunit son conseil national, il va donc valider cette candidature, « candidature qui sera ensuite proposée aux autres composantes du Front de Gauche, le NPA d’Olivier Besancenot et le Parti Communiste. »

 

Désolé Stéphane Leneuf, mais le NPA ne fait pas partie des composantes du Front de Gauche. Pour un journaliste de votre niveau quand même ! Pour votre info, le Front de Gauche est constitué du parti communiste, du parti de gauche et de la gauche unitaire.

 

Ensuite Stéphane Leneuf explique que le parti communiste a pris acte de cette candidature, et que selon le secrétaire national du PC, il n’est pas question de changer le calendrier, que les communistes choisiraient au 2ème trimestre quel serait le candidat du Front de Gauche. Et il ajoute « Pierre Laurent a rappelé que les communistes avaient un candidat à l’investiture, Pierre Chassaigne ».

 

Seconde bêtise Stéphane Leneuf. Le camarade Chassaigne se prénomme André. C’est vrai que depuis septembre où il s’est porté candidat pour représenter les communistes pour l’élection présidentielle, il n’a pas eu l’honneur d’une invitation d’une quelconque émission sur votre antenne. Pour être un auditeur fidèle de France-Inter, je remarque qu’il suffit d’écrire un livre pour être invité d’une émission. Mais pourtant, André Chassaigne a écrit un livre « Pour une terre commune ». 

 

Il n’est pas un illustre inconnu pour qui s’intéresse à la chose politique, ce qui a priori est votre cas. En avril 2008, il a déposé un amendement (dit « amendement 252 ») au projet de loi sur les OGM, permettant de restreindre la culture d'OGM dans de nombreuses zones, comme les régions de culture d'AOC. Cet amendement avait été adopté par surprise, provoquant une crise au sein du gouvernement et de la majorité parlementaire. 

 

Invitez donc André Chassaigne, je pense qu’il aurait des choses intéressantes à vous faire découvrir. Et puis ce sera plus instructif que le bonnet d’âne et le piquet.

 


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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 23:16

Pas un média qui ne parle pas des déclarations racistes de Marine Le Pen, en se montrant scandalisé, s’interrogeant parfois face à une ascension jugée dangereuse. En tout cas, sa sortie médiatique bien calculée lui permet de s’offrir la une ces derniers jours.

 

Mais pourquoi crient-ils « au loup » puisque ce sont les mêmes qui ont ouvert la porte de la bergerie, y compris parmi les chaînes de service public. Car enfin, qui a décidé de lui offrir 1h30 d’antenne sur France 2 à une heure de grande écoute ? Qui a l’a invité dans la matinale de France-Inter il y 15 jours ?

 

C’est un système de promotion un peu trop évident pour ce mouvement qui fait son fond de commerce sur la sécurité et l'identité nationale, thèmes chers à Sarkozy.

 

marine-lepen.jpg

 

Dessin Placide

 


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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 17:01

 

 

sarkozy-interview-france-10.jpg

Dessin de Delize

 

En dehors de savoir qui sera le journaliste le plus servile,il n'y a aucun intérêt à écouter le monarque. Et si nous étions nombreux à boycotter l'émission, ce serait montrer que nous ne sommes pas dupes et que nous refusons sa mise en scène. On ne croit pas un mot de ce qu'il nous dit. Depuis 2007, il est sourd aux attentes populaires, eh bien ce soir, nous serons sourd à ses propos. Quelle claque on lui donnerait si le taux d'audience était ridicule !

 

Quant au concours du journaliste le plus servile, Pujadas devrait être hors concours. Il a déjà fait ses preuves lors du précédent interview de Sarkozy, ce qui lui a valu de recevoir  "la laisse d'or".

 

Prenez un bon livre, ou allez au cinéma ou au théâtre, ainsi vous ne perdrez pas votre temps.

 

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 23:22

L’invité du 7-9 de France-Inter était ce matin le lauréat du prix Goncourt Michel Houellebecq. Ci-après un  extrait en rapport avec la politique et où Bernard Guetta a montré toute la mauvaise foi dont il est capable. 

 

Michel Houellebecq : Je ne suis pas un citoyen et je n’ai pas envie de le devenir.

On n’a pas de devoir par rapport à son pays, ça n’existe pas, il faut le dire aux gens. On est tous des individus, pas des citoyens.

Soyez libres, ne vous laissez pas emmerder.

...

Michel Houellebecq : Je pense qu’on est à une période de relatif épuisement de la démocratie représentative, il faudrait passer à plus de démocratie directe. Je souffre légèrement à chaque fois que j’entends parler de politique. Je pense qu’il faudrait que les gens votent plus sinon on ne s’en sortira pas.

Patrick Cohen : Vous ne donnez pas l’exemple

Michel Houellebecq : J’ai pas envie de voter pour quelqu’un mais envie de voter sur des sujets, qu’on me demande mon avis sur des sujets.

Patrick Cohen : La démocratie athénienne.

Michel Houellebecq : Ne dites pas ça comme si c’était une espèce d’utopie impossible.

Bernard Guetta : Vous êtes incroyablement contradictoire, vous disiez à l’instant que vous n’étiez pas citoyen, que le pays c’était comme un hôtel, et là vous appelez à plus de démocratie.

Michel Houellebecq : J’en suis arrivé là parce que j’ai l’impression que je ne suis pas consulté sur les sujets. On me demande d’élire mon roi. Je n’ai pas envie d’élire mon roi.

Je suis frustré sur le plan démocratique de ne pas être consulté sur les sujets. On a le droit de choisir des gens qui ne vous représentent pas, je ne me sens pas représenté. Je ne me sens pas représenté par aucun parti.

Bernard Guetta : C’est pour ça que vous ne vous identifiez plus à ce pays ?

Michel Houellebecq : Oui, ça joue. La dernière fois qu’il y a eu un référendum c’est en 1992 avec Maastricht.

Bernard Guetta : Il y en a eu un célèbre en 2005 sur le Traité constitutionnel européen.

Michel Houellebecq : L’Europe, tout le monde appelle à voter oui et les gens votent non. Il n’y a pas une crise de représentativité des partis quand on voit ça ? C’est pas normal. Tous les partis appellent à voter la même chose et les gens votent autre chose. Il y a un problème de démocratie…

 

Lors de cet échange, Bernard Guetta a rectifié le propos de Houellebecq qui s’en tenait au référendum de Maastricht, en lui précisant que depuis il y avait eu le référendum du Traité constitutionnel européen. Mais lorsque Houellebecq parle de problème de représentativité des partis puisque pour ce référendum où « tout le monde appelle à voter oui », où « tous les partis appellent à voter la même chose », eh bien pas plus Bernard Guetta que Patrick Cohen n’apporteront la moindre rectification.

 

Effectivement il y a un véritable problème de démocratie puisque le NON l’avait emporté avec 55% des voix et cela n’a pas empêché le pouvoir de droite d’ignorer ce vote des français. Mais il y a aussi un problème d’honnêteté de la part des journalistes présents sur le plateau, et notamment Bernard Guetta, l’éditorialiste de France-Inter. Par rapport au propos de Houellebecq, il aurait été intéressant de rectifier en précisant que plusieurs partis avaient appelé à voter NON à ce référendum (dont le PCF, le PdG, la LCR … ) Mais il est vrai que Guetta était un ardent propagandiste du OUI. Petit rappel avec ces articles du site Acrimed (Observatoire des medias).

"Lamentations des « pédagogues » incompris" et "Les T.P. de Pierre Weill et Bernard Guetta".

 

Houellebecq a raison de parler de problème de démocratie. Mais quand certains chroniqueurs ou éditorialistes ne sont que des porte-paroles du pouvoir, ça ne fait qu’en rajouter au problème.

 

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 22:28

France-Inter, cherche humoriste pour tranche horaire 8h55 - 9h00, adresser candidature à M. Sarkozy Palais de l’Elysée.

 

Ce n’est que pure imagination, mais autant dire que pour avoir des chances de durer dans cette chronique humoristique matinale, il ne faut pas critiquer le président ni la politique de son gouvernement.

 

Didier Porte et Stéphane Guillon en ont été victimes il y a moins de 6 mois. Chez les remplaçants, Raphaël Mezrahi n’a pas tenu plus de 15 jours et Gérald Dahan vient d’être remercié. La reprise en main politique de la station se poursuit. Voir à ce sujet un précédent article.

 

Pour avoir un humoriste qui dure, autant qu’il ait directement l’aval du monarque et qu’il lui adresse sa candidature.

 

Désormais, entre le discours du pouvoir et France-Inter, nous n‘écouterons plus la différence.

 


 

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 21:46
Dans l'affaire Woerth-Bettencourt, l'aboyeur de l'UMP Frédéric Lefebvre n'a pu s'empêcher de la ramener, au travers d'une tribune libre dans France-Soir.  Sauf que le faire à la façon du  "J'accuse"  de Zola est risible de la part d'un tel personnage.

Et sur le site Article XI est arrivée une réponse de l’au-delà, missive balancée du royaume des morts en réaction aux conneries des vivants. Cette fois, l’envoi est signé Émile Zola, le défunt écrivain s’insurgeant contre le J’accuse de Frédéric Lefèbvre.



M. Frédéric Lefèbvre,
.

Monsieur ? Monsieur le porte-parole ? Cher agitateur politique ? Je ne sais exactement quel titre vous donner. Institutionnellement, vous n’êtes rien ; pour le reste, vous ne valez pas grand chose. Mais puisque j’ai cru comprendre que vous aviez des velléités littéraires - où en êtes-vous donc de ce grandiose ouvrage que vous annonciez pour le printemps dernier ? - et que je constate que vous n’hésitez pas à mettre vos médiocres pieds dans mes larges pas, je vais m’adresser à vous comme à un égal. Cher confrère…

 

Je subodore que mon nom ne vous dira pas grand chose, hormis le prestige que vous savez lui être attaché. Vous ne brillez pas, il est vrai, par votre culture, non plus que par votre goût pour les choses littéraires. Vous foulez même ces dernières aux pieds à chaque fois que vous prenez la parole ou la plume, aussi sauvagement meurtrier pour la syntaxe que Jacques Lantier l’a été - à coups de marteau ! - pour sa maîtresse dans mon roman La Bête humaine. Je sais : vous ne l’avez pas lu. Mais souffrez que je cite des livres que vous ne connaissez pas, au risque sinon de n’en évoquer aucun.

 

Simplifions les choses, donc : je suis l’auteur de ce modeste article que vous vous êtes cru autorisé à pasticher, en reprenant le titre - J’accuse ! - et en dénaturant le thème. Non que je réclame des droits d’auteur : votre crime serait accessoire s’il ne s’agissait que de ma modeste personne. Mais c’est en réalité l’un des rares pans glorieux de la récente histoire de France que vous plagiez ici avec médiocrité. Cela appelait une réaction de l’au-delà, à défaut d’une réponse ici-bas. Je m’en charge. Rien d’étonnant, tant le repos éternel n’aurait guère de sens s’il ne pouvait être interrompu quand les conditions le commandent. Constatez même cette amusante réussite : alors que vous (et ceux de votre camp) souhaitez allonger la durée de travail des Français, vous pouvez vous vanter de m’avoir tiré de ma retraite…

 

Vous avez - cher confrère - volé le titre de mon célèbre article, croyant ainsi faire main basse sur un zeste de gloire et un brin de légitimité. À lui seul, cet inqualifiable "emprunt" démontre combien vous ne sauriez saisir tout ce qui nous sépare. Souffrez que je vous explique…

 

J’avais frappé fort dans L’Aurore, vous vous affichez médiocre dans France Soir. Et même les titres où nous avons respectivement publié nos textes valent percutant raccourci de ce qui nous distingue : il y a loin de l’aube au crépuscule, même fossé que celui séparant l’homme risquant tout pour la vérité et l’animal la gageant à son profit. Vous ne courrez aucun danger, évidemment, même si vous écrivez en votre prétentieuse bafouille : « J’attendais qu’une voix s’élève contre ce torrent de boue. L’attente est trop longue ! Je le fais, moi, en sachant parfaitement qu’une fois de plus le "système" va me prendre pour cible car il n’aime pas les vérités qui dérangent. »

 

Vous, une cible ? Vous ignorez sans doute que j’ai payé mon J’accuse d’un procès indigne, que j’ai été traîné sur le banc des accusés, attaqué de toute part, finalement condamné à un an de prison et 3 000 francs d’amende - mes biens ont été saisis et il n’y avait nulle richissime rombière pour me remettre une enveloppe kraft destinée à régler le problème… Vous ignorez sans doute aussi que j’ai été réellement en butte à ce « torrent de boue » par vous évoqué, diffamations permanentes et quotidiennes. Et que j’ai dû quitter le pays après le procès, exilé pour 11 mois en Angleterre, « le plus cruel sacrifice qu’on eût exigé de moi ». Tout cela, je l’ai assumé : « Ma lettre ouverte est sortie comme un cri. Tout a été calculé par moi, je m’étais fait donner le texte de la loi, je savais ce que je risquais », ai-je alors déclaré.

 

J’aimais ce pays, j’ai subi l’exil ; ce sont vos semblables, petits boutiquiers de la politique et médiocres souffleurs de haine, gens de pouvoir et crétins nationalistes, qui m’y ont contraint. On est là bien loin de ce que vous vaudra votre texte ;soit un mot de remerciement de votre maître, un diplôme de bonne conduite ou une quelconque médaille comme hochet. J’étais un justicier, vous méprisez les justiciables…

 

Vous endossez mon costume, il est beaucoup trop grand pour vous. Passe encore que vous souhaitiez ainsi vous ridiculiser… Mais que vous traciez en votre article, en filigrane, un parallèle entre le capitaine Dreyfus et le ministre Woerth dépasse toute mesure. Car c’est bien là l’objet de votre texte, n’est-ce pas ? En vous plaçant sous mon patronage, en copiant ma légitime défense d’un homme injustement accusé - parce qu’il était juif - , vous ne souhaitez rien d’autre que suggérer une semblable cabale à l’égard du trésorier de votre parti. Vos allusions à « Marine (Le Pen ) », au « Front national », à « certains médias aux relents d’extrême droite » et au « déferlement populiste » n’ont d’autres buts que de renforcer ce parallèle. Quelle outrecuidance… Faut-il vous rappeler que c’est le lieutenant-colonel Henry qui a perçu le solde - montée en grade et louanges hiérarchiques - de sa trahison ? « Les choses allèrent ainsi. À peine le colonel Henry eut-il mis sous les yeux de ses chefs la pièce fausse qu’il fut nommé chef du service des renseignements », a résumé Jean Jaurès. Les 30 deniers de Judas ont fini dans l’escarcelle du lieutenant-colonel de la même façon qu’ils ont gonflé le portefeuille de votre parti. Les années passent, la corruption reste.

 

Je ne vous en veux pas, en réalité. J’ai trop plongé au plus profond des hommes, sondé leur âme et étudié leur cœur, pour encore me faire des illusions. Vos errements me sont familiers, ce sont ceux que je me suis escrimé à décrire, plume à la main. Vous n’êtes rien d’autre, finalement, qu’un personnage de Son excellence Eugène Rougon, l’un des mes romans contant la médiocre cuisine politique du Second Empire. Votre destin est petit tout autant qu’il est écrit. Je ne vous en tiens même pas grief, vous êtes trop bête pour cela. Juste : ne m’importunez plus, à l’avenir. J’ai sommeil, je vais me rendormir…

 


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