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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 14:42

 

Les propos livrés à la presse locale (cf. article NR du 22 février) par le directeur général de la caisse régionale de Crédit Agricole Charente-Maritime Deux-Sèvres, suite à l'action des élus et des sociétaires lors de l'assemblée générale des caisses locales Niort-Prahecq. (voir article du 20 février) me choquent. Il dit ceci : « Je peux comprendre l'action que mènent les élus, elle ne me surprend pas. C'est une réaction normale d'élus qui ont à cœur de défendre leur territoire, comme moi j'ai à cœur de défendre mon entreprise»



De quel droit ce Monsieur Ménès directeur de la caisse régionale de Crédit Agricole Charente-Maritime Deux-Sèvres s'autorise t'il à utiliser l'expression mon entreprise ? Tout directeur qu'il est, la caisse régionale n'est pas son entreprise mais celle de tous les sociétaires, en tant que banque coopérative et mutualiste, même si actuellement il est permis de douter de l'esprit coopératif et mutualiste de la banque verte.

 

Et dans le contexte difficile que connaît le Crédit Agricole, pertes de 6,5 milliards en 2012, la possible suppression de 1400 postes au niveau des caisses régionales selon le quotidien Les Echos, la décision de transfert avec la réalisation d'un nouveau siège sur la Rochelle n'est probablement pas des plus opportunes. Et le refus lors de l'AG de soumettre au vote une motion pour connaître le choix des sociétaires sur ce sujet en dit long sur l'esprit du mutualisme des dirigeants. Voir sur le blog des élus communistes niortais l'article à ce sujet


Pour ma part, je récuse à Monsieur Ménès le droit de dire « mon entreprise », et ce transfert n'est pour moi pas la meilleure façon de la défendre.


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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 22:30

 

Déjà traité dans 2 précédents articles ( articles du 15 janvier 2013 et article du 21 janvier 2013), la décision duconseil d'administration de la caisse régionale de Crédit Agricole Charente-Maritime Deux-Sèvres de construire un site unique à La Rochelle et d'y transférer tous les personnels actuellement en poste à Niort et Saintes n'en finit pas de faire des vagues. Pas seulement auprès des personnels, mais également auprès des élus puisque ce projet a bien évidemment un impact pour les territoires concernés.

 

La lettre du sociétaire accompagnant la convocation à l'assemblée générale porte la mention « PROXIMITÉ - RESPONSABILITÉ - SOLIDARITÉ ». Tout l'inverse de ce qui se produit avec cette décision de transfert. Alors en tant que sociétaire, je serai présent pour manifester

 

Jeudi 21 février, à partir de 18 h 15

à l'espace Tartalin, à Aiffres(79)

 

Rendez-vous devant l'Assemblée Générale de la caisse locale du Crédit agricole Niort/Prahecq, venez nombreux soutenir les salariés et sociétaires en lutte contre les inepties de leurs dirigeants.

 

Crédit Agricole SA vient d'annoncer avoir lancé plusieurs programmes de réduction de coûts. Parmi eux, le programme MUST doit permettre de réaliser 650 millions d'euros d'économies de charges à l'horizon 2016 dans les domaines de l'informatique, des achats et de l'immobilier, dans l'ensemble des activités de Crédit Agricole SA.

 

La caisse régionale Charente-Maritime Deux-Sèvres a une belle occasion de faire des économies au niveau de l'immobilier, ce qui contenterait tout le monde, sauf peut-être le prestige de son directeur !

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 12:24

Depuis le début de l'année, les mauvaises nouvelles vont bon train concernant les licenciements et fermetures d'entreprises envisagées. Mais les salariés ne comptent pas laisser brader leurs emplois au nom de la compétitivité pour toujours plus de profits pour le patronat et les actionnaires. Ils luttent contre les suppressions d’emplois, pour une autre organisation du travail et une autre répartition des richesses.


Il y a quelques jours, Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, a lancé un avertissement aux ouvriers en colère : « Il n'y a pas de place pour la violence, et je lance bien évidemment un avertissement, la police, elle fait son travail ». Et il ajoute « on ne peut pas admettre qu'on cherche à casser l'outil de travail, à briser des mobiliers urbains, qu'on s'attaque à des édifices publics, qu'on lance des boulons sur des policiers. »


La première des violences n'est-elle pas du côté du patronat qui en mettant des milliers de salariés à la porte met des familles entières en difficulté. Et qui casse l'outil de travail, ce sont ceux qui décident de fermer les entreprises. On aimerait entendre le gouvernement hausser le ton avec autant de virulence face à ce patronat.


Quand un jeune intérimaire, de chez Arcelor Mittal en Belgique, venu manifester à bonne distance du Parlement européen à Strasbourg mercredi dernier avec 1500 sidérurgistes, perd l'usage d'un œil à cause des tirs de Flash-Ball à hauteur de tête d'homme, sans compter le déversement de gaz lacrymogènes, où se situe la violence ?


Aujourd'hui, les salariés de GoodYear d'Amiens, soutenus par des salariés d'entreprise en luttes, manifestaient devant le siège GoodYear à Rueil-Malmaison. Eh bien ce matin sur France-Inter, face au syndicaliste qui disait toute la souffrance sociale et humaine, la journaliste de France-Inter (Pascale Clark) reprenait les propos du ministre de l'intérieur ou des patrons pour discréditer les salariés en lutte et la CGT. Elle avait tout de ces chiens de garde du système, inféodés à la pensée unique. (Voir l'article d'Acrimed paru depuis à ce sujet)


Non, la violence n'est pas du coté des salariés. Il est grand temps que ce gouvernement élu par le peuple de gauche ne se résigne pas face au patronat et aux prédateurs financiers.




Le ministre de l'Intérieur lance un avertissement aux ouvriers en colère. "Il n'y a pas de place pour la violence, et je lance évidemment un avertissement, la police, elle fait son travail", prévient-il.
Le ministre de l'Intérieur lance un avertissement aux ouvriers en colère. "Il n'y a pas de place pour la violence, et je lance évidemment un avertissement, la police, elle fait son travail", prévient-il.
Le ministre de l'Intérieur lance un avertissement aux ouvriers en colère. "Il n'y a pas de place pour la violence, et je lance évidemment un avertissement, la police, elle fait son travail", prévient-il.
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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 07:27

 

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a estimé vendredi sur LCI que la direction et la CGT porte une responsabilité à part égale dans le projet de fermeture du site de Goodyear à Amiens Nord. Bien sûr, il considère qu'il faut accepter la flexibilité tant sur le temps de travail que sur les salaires au profit du patronat.

 

Un sacré défenseur des salariés ce Berger là ! Son organisation n'a d'ailleurs pas appelé à la grève sur le site PSA d'Aulnay où Peugeot a décidé de fermer.

 

D'ailleurs Laurent Berger ne sait pas ce qu'est un licenciement boursier. Je vous livre le billet de Maurice Ulrich paru dans l'Humanité du 31 janvier à ce sujet.

 

L’âne et le son

Il aurait fallu mettre Laurent Berger au courant quand il est devenu le nouveau secrétaire général 
de la CFDT. « Moi, je ne sais pas ce qu’est un licenciement boursier », déclarait-il mardi 
sur RMC et BFM TV, au moment même ou des centaines de salariés manifestaient contre des plans qui sont tout sauf sociaux dans des entreprises qui font des profits. C’est bêta. Ainsi il n’a jamais remarqué que souvent, quand un groupe supprime des emplois, ses actions montent en Bourse. Il n’a pas retenu que les parlementaires socialistes avaient, en février avec ceux du Front de gauche, voté un projet de loi pour interdire ces licenciements, quand bien même ces élus 
PS ne veulent plus 
le voter aujourd’hui. 
Cela dit, Laurent Berger a découvert qu’il y 
avait parfois 
des licenciements « qui ne sont pas justifiés économiquement ». Une lubie des chefs d’entreprise sans doute ? Tiens, aujourd’hui, je vais licencier ! Et alors, Laurent Berger l’affirme, l’accord 
signé par la CFDT avec 
le patronat, sans FO 
et la CGT, permettra 
de les encadrer. 
Bref, il fait l’âne, mais aura-t-il du son ?

 

 

On comprend mieux pourquoi le PS recase les anciens dirigeants CFDT.

 

 


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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 23:26

Nous militant-e-s syndicalistes, politiques ou associatifs exigeons le vote d’une loi d’amnistie en faveur de toutes celles et tous ceux qui ont été condamné-e-s pénalement depuis 2002 à raison d’actions militantes n’impliquant pas des atteintes aux personnes ou pour des infractions pour lesquelles est encourue une peine de moins de dix ans d’emprisonnement. L’amnistie emportera leur effacement immédiat du fichier national automatise des empreintes génétiques (FNAEG). Il nous est insupportable que les plus courageuses et courageux d’entre nous puissent continuer, après le changement de majorité politique du printemps dernier, à être traite-e-s comme des délinquant-e-s ou des criminel-le-s de droit commun ! Les députés du Front de Gauche ont déposé une proposition de loi portant amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives. Il faut que ce cette proposition soit examinée et adoptée.

 

Le Président de la République doit tenir la promesse du candidat François Hollande. L’amnistie, c’est maintenant !

 

Signez la pétition du Front de Gauche et faites la signer autour de vous.

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 23:00

 

A l'écoute de France-info ce matin dans la matinée, certains propos utilisés pour relater les conflits en cours chez PSA et chez Renault m'ont choqué.

 

Après le lock-out de la semaine passée, l'usine PSA d'Aulnay réouvrait ce lundi matin, mais la CGT appelait les ouvriers de l'usine à occuper le site et à ne pas reprendre le travail. Et le journaliste nous parle de salariés qui se font mettre en arrêt de travail, car en déprime, certains terrorisés par les pressions exercées par les grévistes, le retour des employés sur leur lieu de travail se faisant dans un climat de tension. Mais on ne parle pas des cadres venus d'autres usines, Rennes, Mulhouse, Sochaux, pour un "encadrement renforcé". Et outre les cadres, des vigiles privés ont été placés aux portes de l'usine, tout ça à la demande de la direction. Par ce biais, la direction avait certainement pour but de détendre l'atmosphère. Alors n'est-ce pas exagéré de parler d'ouvriers terrorisés, sous-entendu les grévistes les terrorisent ! 

 

Et quelques instants plus tard, toujours sur cette radio de service public, à propos des suppressions de postes envisagées chez Renault, la journaliste parle d'ouvriers qui seront prêtés à d'autres usines … Et voilà comment l'ouvrier n'est plus considéré comme un être humain mais un objet qu'on prête selon les besoins.

 

Dans le système capitaliste, la vie d'un ouvrier ne vaut décidément pas grand chose.


 

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 14:35

Les salariés de PSA Aulnay, soutenus par les syndicats CGT, CFDT et SUD, sont en grève reconductible depuis le 16 janvier 2013 contre la fermeture programmée de leur usine. Face à cette situation, la direction de PSA procède à un lock-out en appelant les salariés à rester chez eux arguant d'un problème technique.

 

En visite à l'Humanité jeudi 24 janvier, une délégation des travailleurs de l'usine d'Aulnay-sous-bois en grève a témoigné de la détermination du mouvement.

 

 

 

Adressez vos dons à "Soutiens aux salariés de l'automobile du 93", 19-21, rue Jacques Duclos, 93600 Aulnay-sous-bois

 

Lien vers site CGT PSA Aulnay

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 22:59

 

Une centaine de salariés lorrains s'était déplacée à Paris pour dénoncer l'accord entre le gouvernement et Arcelor Mittal. Ils refusent l'arrêt des hauts-fourneaux et réclament la nationalisation temporaire du site de Florange.

 

Plusieurs salariés s'étaient enchaînés aux grilles d'une fenêtre de Matignon. Ils en ont été délogés sans ménagement par les forces de l'ordre. Édouard Martin, le porte-parole de la CFDT de Florange, a déclaré « J'ai pris un coup de savate à Matignon, on s'est fait virer d'une manière très violente ». Puis aux abords du palais présidentiel, dans un bref accès de violence, lacrymogènes et coups de matraque ont été de sortie.


enchaine-matignon.jpg

Finalement, de ce côté là, il n'y a pas de changement non plus par rapport au gouvernement précédent.

 

« Mitterrand au pouvoir a fermé les mines. Trente ans plus tard, la gauche [au pouvoir] plante un coup de poignard dans le dos de la sidérurgie lorraine », déclarait amer Jean Mangin, délégué CGT.

 

Le maintien des emplois à Florange et des activités sidérurgiques en France ne sera assuré que lorsque cette industrie sera arrachée des mains des grands actionnaires et des banquiers. Concrètement, cela signifie expropriation et nationalisation sous contrôle démocratique des salariés. Voilà qui serait un véritable changement. 31000 signatures ont d'ailleurs été récoltées demandant la nationalisation temporaire du site de Florange.


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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 22:02

 

Le précédent article, au sujet de la décision du conseil d'administration de la caisse régionale de Crédit Agricole Charente-Maritime Deux-Sèvres de construire un site unique à La Rochelle et d'y transférer tous les personnels actuellement en poste à Niort et Saintes, était une lettre d'un salarié à ses collègues.

 

Cet article reprend les principaux termes de l'avis remis par la CGT lors de la consultation du Comité d'Entreprise au sujet de ce transfert.

 

C'est tout d'abord l'interrogation sur la crédibilité, la compétence du Conseil d’Administration des Caisses Régionales qui depuis 17 ans ... a commis des erreurs à répétition qui ont coûté en pertes à ce jour 21 milliards annoncés au Groupe ...

Le projet de site unique à Chagnolet (NDLR - lieu-dit près de La Rochelle) en lieu et place des 2 sites historiques existants de Saintes et de Niort n’est pas, comme nous l’avons lu dans la presse, l’œuvre d’un visionnaire à 15 ans, mais bien le fait d’un mégalomane assoiffé de prestige, de notoriété, de folie des grandeurs, de cumul d‘indemnités et de jetons de présence.

Comment ce visionnaire hors pair, n’a pu voir venir par exemple, la crise des subprimes et la crise de la dette ? Comment a-t-il pu valider, en engageant des fonds de la Caisse Régionale CMDS (Charente-Maritime Deux-Sèvres) qui ne sont pas tous investis comme il le prétend à 100% sur le territoire, mais dans des investissements en FCP et participations dans Sacam International, qui ont contribué aux désastres financiers pour le groupe ? Ses qualités de visionnaire sont donc très sélectives et il doit assumer ses fautes, ses errements dans ses choix et ne pas les faire payer aux salariés qu’il déteste profondément, mais qui eux travaillent et font les excellents résultats de notre CR.

Ce projet initialement présenté comme obligatoire écologiquement, puis nécessaire financièrement, est tout simplement un projet politique qui se moque bien des salariés, des clients, des bassins d’emploi de Saintes et de Niort.

L’expertise demandée par le CE a démontré point par point que tous les arguments avancés pour cette délocalisation, étaient le plus souvent incomplets, tronqués, erronés, mensongers, hypothétiques.

Comment alors, peut-on raisonnablement engager l’avenir du CA CMDS sur des projets d’autoroute et ferroviaires non actés, sur un développement économique en net repli sur la zone retenue, sur un marché de l’emploi qui n’offre du travail qu’aux saisonniers dans le domaine du tourisme ? Comment peut-on jouer avec l’avenir de plus de 500 familles, comment peut-on leur garantir un logement décent dans une zone où l’immobilier est financièrement inabordable pour le plus grand nombre d’entre nous ? Comment peut-on les inciter à déménager si on est incapable d’offrir un emploi à leurs conjoints ?

Comment nos hauts-dirigeants salariés, peuvent-ils se présenter avec de larges sourires pour leur livrer le résultat de pseudo négociations, conduites pour certaines en séances non officielles ? Simplement parce qu’ils ont toujours trouvé des organisations syndicales collaboratrices prêtes à négocier et valider des reculs sociaux sans précédent. Preuve en est :

Les mesures d’accompagnement élaborées avec ceux qui ont renoncé à lutter et accepter de négocier , mesures dont vous êtes si fier ne sont en réalité que des mesurettes bien en dessous des attentes exprimées dans les groupes de travail, même bien en dessous des mesures de même type mises en place dans les caisses de Normandie et de Alpes-Provence, bien en dessous des avantages dont vous bénéficiez vous, dirigeants salariés, en matière de logement de fonction, voiture de fonction, et tutti quanti...

La CGT dénonce ce projet politique annonciateur de réductions d’emploi, de nouvelles dégradations des conditions de travail, de mal être pour celles et ceux qui resteront, d’accidents matériels, corporels, psycho sociaux, de divorces et de séparations, en fait de drames familiaux et humains...

 

Autres liens sur ce sujet :

Une relation durable ?

Motion municipale contre le transfert du Crédit Agricole...

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 16:44

CASi comme le proclame le logo du Crédit Agricole « Le bon sens a de l'avenir », pas certain que ce soit le cas de la caisse régionale de CA Charente-Maritime Deux-Sèvres.

 

Après la fusion il y a 17 ans des caisses de ces deux départements, chacune conservant son siège, pour l'une à Saintes et pour l'autre à Niort, le conseil d'administration vient de décider la construction d'un site unique à La Rochelle. Cela ne sera pas sans conséquences pour les salariés des deux sites actuels et leurs familles, ainsi que les territoires quittés.

 

Avant  de vous livrer dans un prochain article l'avis remis par la CGT au sujet de ce transfert lors de la consultation du Comité d'Entreprise, un salarié de l'entreprise a rédigé une lettre à l'intention de ses collègues.

 

 

 

« Lettre pour toi cher(e) collègue

 

Le motif de la délocalisation à La Rochelle n'est pas clair et non justifié...

 

Aujourd’hui tout le monde sans exception le sait parfaitement en son fort intérieur (du dernier des sans grade jusqu'au plus haut de l'entreprise) et tout le monde sait que tout le monde le sait ....

Champion de France !

 

Nous avons les mesures d'accompagnement les plus défavorables du groupe CA (Rapport SECAFI) : mesures compliquées, alambiquées, calibrées par des cabinets nationaux d'experts juridiques payés chers pour nous servir légalement de la monnaie de singe.

 

Notre entreprise héberge notre directeur dans une maison à LR de 700 000 euros + ? grand travaux de rénovation, soit 10 % 20% ? Des mesures d'accompagnement à venir pour lui tout seul !!!

 

Combien de millions d'euros ce conseil d'administration a-t-il autorisés en placements «foireux» à l’international » ces dernières années?

 

2016 La Rochelle. Et ensuite 2021 ? 2025 ? Qui peut te le dire ?

 

Ces gens qui administrent et continuent à se gaver d'honneurs, d'indemnités et d'auto reconnaissance?

 

Ces autres gens qui se gardent bien de s’appliquer leurs propres mesures d'accompagnement et qui dans 3 ou 4 ans seront partis vers d'autres responsabilités plus au soleil ?

 

Ou alors peut-être ces gens minoritaires qui valident depuis des années des mesures toujours plus défavorables pour les salariés au nom du réalisme et de l'intérêt général ?

 

Ces gens, cher collègue, font ta vie et la défont ainsi que celle de tes enfants et petits enfants ... Les bergers avec leurs chiens de garde conduisent leurs moutons.

 

Bien sûr tu le sais... c'est maladroit, inconvenant de l’énoncer ainsi ... trop direct ... trop caricatural ....trop exagéré…

 

Pourtant tu en parles de temps en temps avec tes amis...

 

Tu sais bien, il y a toujours quelqu'un qui termine avec une expression du genre :

"On ne sait pas comment tout ça va finir ? (sous entendu ça va péter)..." C'est histoire de se rassurer pour moins angoisser parce que évidemment, pour de vrai, toi et moi savons très bien que ça va continuer … encore et encore….que c’est peut-être même que le début, sans raison que ça s’arrête.

 

Si tu penses que ta dignité vaut un peu plus que quelques demi-remboursements de gas-oil distribués royalement, au compte goutte avec des règles relevant de l'usine à gaz,

 

ALORS dis le, car personne ne va le faire à ta place …

 

Peut-être que tu peux commencer par accrocher à ton cœur un petit morceau de chiffon vert  »

 

 

salarié CA

Cette lettre ouverte a été diffusée le 9 janvier 2013 sur un tract de la CGT-FO-SUD qui dénoncent ce transfert et qui entendent faire revenir les administrateurs sur leur décision. La CFDT quant à elle reste hostile au projet mais accepte de négocier des mesures d'accompagnement. Drôle de logique !

 

Et le tract de conclure ainsi :

 

 

Mais c’est à vous aussi salariés, unis dans l’action, ensemble dans l’adversité, qu’appartient la force de tout faire changer. « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

 

Bertolt Brecht

 


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