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  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 21:17

Le 22 avril, un mécanicien ouvrier de 35 ans de l’usine de Renault Cléon en Seine-Maritime s’est suicidé sur son lieu de travail. Il a laissé sur place deux lettres, l'une pour sa famille et l'autre à l'attention de la direction, dans laquelle il dénonce les pressions qu'il subissait. Dans le courrier pour la direction il aurait écrit ceci : « Merci Renault. Merci pour ces années de pression où le droit de grève n'existe pas. Où l'on ne peut pas protester. La peur, l'incertitude de l'avenir sont de bonne guerre paraît-il ? Tu expliqueras cela à mes filles Carlos », allusion à Carlos Ghosn le PDG. Ce salarié faisait l’objet de pressions de la direction depuis qu’il avait pris activement part aux grèves contre le projet d’accord compétitivité-emploi cet hiver, l'ANI.

Le 25 avril, à Vénissieux, une femme seule âgée de 70 ans s'est pendue alors qu'elle était menacée d'être expulsée de son domicile. Les arrêtés anti-expulsion pris par la maire PCF de Vénissieux, Michèle Picard, venaient d'être cassés par le tribunal administratif de Lyon, permettant de ce fait cette expulsion.

Va t'on poursuivre le patron de chez Renault ?

Va t'on poursuivre ceux qui ont cassé l'arrêté anti-expulsion ?

Comment notre société peut-elle permettre que soient poursuivis des syndicalistes qui n'ont commis aucun crime et que dans le même temps de tels drames puissent se perpétrer ?

Honte aux responsables des politiques économiques et sociales qui mènent à ces situations. Le changement, c'est pour quand ?

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 18:22

«Nous avons été choqués par l’intervention musclée de militants d’extrême gauche qui n’ont cessé de refuser tout compromis et tout dialogue social dans leur entreprise. Et nous avons été stupéfaits de voir leurs propos véhéments, déraisonnables et de mauvaise foi. »

 

Est-ce le MEDEF, le FN ou l'UMP qui ont tenu de tels propos ? Eh bien non. Il s'agit tout simplement d'une déclaration de responsables socialistes à propos de l’intervention lors du dernier conseil national du PS des salariés en lutte de PSA. Quand le PS parle de militants d'extrême gauche, c'est pour pouvoir se situer lui à gauche, alors qu'il ne l'est plus.

 

Si aujourd'hui certains se font encore des illusions sur le parti socialiste, il va être grand temps d'ouvrir les yeux. Si les salariés comptaient sur le gouvernement PS pour les aider à satisfaire leur revendications, c'est peine perdue. Hier, en commission des lois, c'était le rejet de la loi d’amnistie votée par la gauche du Sénat sur proposition du groupe communiste. Les députés Front de gauche, écologistes et un député socialiste ont trouvé contre eux un front uni du PS, de l’UMP et du FN pour combattre le texte. Il y a un peu plus d'une semaine, la majorité à l’Assemblée avalisait l’accord national interprofessionnel qui satisfaisait entièrement le Medef et était rejeté par FO et la CGT.

 

Le PCF et le Front de Gauche proposent d'autres perspectives. Eux se situent résolument à gauche et aux côtés des salariés et des syndicats contrairement au PS qui fait le choix de donner d'abord satisfaction au Medef. Drôle de façon de remercier ceux qui leur ont permis d'être élus.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 23:43

Le SMIC responsable d'un chômage élevé en France et en Europe ? Qui peut soutenir une telle ineptie ? Eh bien c'est la chancelière allemande Angela Merkel qui a considéré dans un entretien accordé au Bild que le salaire minimum est la raison pour laquelle de nombreux pays européens ont un taux de chômage bien plus élevé que l'Allemagne. Dans un précédent article, Compétitivité, l’obsession du système capitaliste, j'évoquais le chantage exercé sur les salariés pour qu'ils acceptent des baisses de salaire, menacés sinon de délocalisation. Et lorsque les salaires auront baissé, cela fera t'il des emplois de créés en plus ? Absolument pas, l'objectif étant de produire à moindre coût, pas de produire plus. Puisque les salaires minimums sont trop élevés, je propose que Madame Merkel n'ait pour toute rémunération que le montant du SMIC. Elle viendra expliquer ensuite comment il est possible de vivre avec moins.

 

Sa déclaration est encore plus déplacée au moment où on apprend par un « sondage de 60 millions de consommateurs/Mediaprism » qu'une grande majorité des Français se prépare à réduire ses dépenses cette année plus encore qu'en 2012. Selon cette étude d'opinion, 79% des Français estiment que leur pouvoir d'achat a baissé en 2012 et 77% s'attendent à ce que celui-ci diminue encore en 2013. Près d'un quart des Français déclare avoir désormais « de plus en plus de mal à joindre les deux bouts en fin de mois » (48,4% chez les personnes gagnant moins de 1.500 euros) sachant que le SMIC brut est à 1430 € pour une personne travaillant à temps plein. 32% des personnes en dessous du SMIC réduisent dès à présent leurs dépenses de santé.

 

Et pendant ce temps, les riches sont toujours plus riches. Ainsi, entre 2008 et 2010, les 10% les plus pauvres ont perdu 520 millions d’euros alors que les 10% les plus aisés se sont enrichis de 14 milliards. Cherchez l'erreur Madame Merkel.

Le SMIC responsable du chômage élevé ?
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 16:07

Dernièrement, plusieurs syndicats, sauf la CGT, ont cédé au chantage de la direction chez Renault et signé un accord sur la « compétitivité ». Le marché proposé par la direction était le suivant : si les syndicats signent un accord pour réduire les coûts de production, le constructeur «pourrait s’engager à ne pas fermer d’usine en France». Réduire les coûts de production, c'est ni plus ni moins qu'accepter la mise en place de l'ANI (augmentation du temps de travail sans augmentation des salaires, flexibilité). Mais rien ne dit qu'il n'y aura pas un jour de fermeture d'usine, le constructeur a bien dit qu'il « pourrait s'engager ». Dans le système capitaliste, le coût de la main d’œuvre est toujours trop cher, pas le coût des actionnaires.

La preuve, c'est que délocalisations ont déjà eu lieu dans le groupe Renault, vers l'Espagne, la Roumanie etc. Eh bien, en Roumanie où la main d'oeuvre est moins chère, elle l'est encore trop. Avec sa marque Dacia, Renault produit ses autos pour l’Europe en Roumanie. Mais puisque Dacia connaît le succès, il semble normal que les ouvriers demandent leur part du gâteau et voient leur salaire augmenter un peu plus. C’est pour cette raison que ces derniers se sont mis en grève le mois dernier, pendant une journée et demie. Chez Renault et Dacia, on est forcément contre cette demande, et les ouvriers sont actuellement en négociation avec la direction locale de Dacia et menacent de se mettre en grève à nouveau. Les dirigeants de Dacia annoncent que si une nouvelle grève est conduite, l’activité de l’usine pourrait être délocalisée au Maroc. Un ouvrier Renault à Tanger gagne 54% de moins que son homologue chez Dacia. La main d’œuvre bon marché des pays de l’Est commence à évoluer, les ouvriers deviennent plus gourmands ! Ce n'est pas acceptable pour les capitalistes.

Leur règle de compétitivité, c'est toujours plus de profit pour les actionnaires et des conditions sociales toujours plus draconiennes pour les salariés. Ils ne seront satisfaits que le jour où ils auront une main d'oeuvre gratuite à disposition. Le retour à l'esclavage en somme.

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:24

Après la manifestation du 5 mars pour dire NON à l'accord Medef-CFDT, un peu plus de 300 manifestants se sont rassemblés à Niort pour dire leur refus de la casse du Code du Travail. 

 

Les 3 députés PS du département, Geneviève Gaillard, Jean-Luc Drapeau et Jean Grellier font partie des 236 élus socialistes qui ont voté le texte. Ils devront en rendre compte devant leurs électeurs, notamment lorsque les salariés de leurs circonscriptions auront à faire face aux effets négatifs de cette loi (encore à l'état de projet pour l'instant).  Ils devront assumer.

 

Mais hier, il y avait déjà un mauvais présage. A Niort, le rassemblement se terminait place de l'Hôtel de Ville. Est-ce parce que Geneviève Gaillard, députée-maire PS, était partie à l'Assemblée pour voter le texte du Medef-CFDT, toujours est-il qu'alors que le vent faisait claquer les drapeaux des organisations syndicales vers la gauche, le drapeau national au fronton de la mairie flottait lui vers la droite. Le résultat du vote à l'Assemblée a hélas confirmé cette orientation.

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 22:59

 

Lors de sa visite à Dijon, lorsque le Président de la République indiquait qu’il faudrait faire « des choix courageux ». on pouvait penser que notre président « normal » s’adressait aux privilégiés de la fortune, à ces milliardaires dont le nombre s'accroît, à ceux qui ont mis le pays dans cet état de crise.

 

Hélas, le Président de la République, ne s’adressait pas à ces gens là mais aux retraités et futurs retraités en laissant entendre que le temps d’une retraite pleine et entière s’achevait et qu’il faudrait accepter de réduire sa pension.

 

C'est triste à dire mais pour ma part, je ne vois pas où est la différence avec son prédécesseur. C'est la raison pour laquelle le 28 mars, les retraités descendront dans la rue pour défendre le droit de vivre dignement leur retraite.

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 18:17

 

Qui casse l'outil de travail, certainement pas les ouvriers. Bien au contraire, ils font tout pour le défendre et empêcher la fermeture de leurs usines. Et quand ils veulent manifester comme ceux de Goodyear Amiens-Nord en se rendant au siège social de leur entreprise à Rueil-Malmaison ou se tient un comité central d'entreprise sur ce dossier, que trouvent-ils ? Un déploiement impressionnant de forces de sécurité pour les empêcher d’approcher du siège du groupe. Le gouvernement a choisi de déployer et d’afficher ostensiblement un arsenal policier digne d’un état de siège, et tout ça aux frais du contribuable. Manuel Valls le ministre de l'intérieur n'a rien à envier à son prédécesseur Claude Guéant puisqu'il utilise les mêmes méthodes. Les ouvriers attendaient autre chose de ce gouvernement.

 

Alors, franchement, je comprends leur exaspération et la colère qui peut déborder face à cette provocation.

 

Le gouvernement a choisi de protéger les tenants du capital, ceux qui ferment l'entreprise dans la cas présent, plutôt que les ouvriers,. Goodyear prévoit en effet d'atteindre un bénéfice opérationnel de 1,4 à 1,5 milliard de dollars en 2013, soit une hausse de plus de 12% par rapport à 2012, mais veut fermer l'usine Amiens-Nord !



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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 22:54

600 manifestants se sont retrouvés, ce mardi matin dans les rues de Niort à l'appel de la CGT et de FO, pour affirmer leur opposition à l’accord national interprofessionnel (ANI), dit « Accord CFDT-MEDEF ». Avec cet accord, c'est la régression sociale qui va se poursuivre. Les employeurs vont avoir des droits supplémentaires pour mieux licencier. Ce n'est pas en facilitant les licenciements qu'on sécurise et développe l'emploi. Ce seront des pans entiers du Code du Travail qui seront mis à mal en cas de transposition de l'accord dans la loi. 

 

Bien évidemment, les élus socialistes qui n'avaient pas de mots assez durs contre les accords compétitivité emploi de Sarkozy, étaient absents de cette manifestation. Et quand dans un quotidien local, le député Jean-Luc Drapeau qui fait partie des 100 parlementaires PS appelant à voter le projet de réforme du contrat de travail déclare " Il est hors de question pour ma part d'accepter des régressions ", de deux choses l'une, ou bien il nous prend pour des imbéciles ou bien il n'a pas examiné l'accord. Concernant Geneviève Gaillard, elle trouve qu'il y a de bonnes dispositions dans cet accord sur la santé par exemple. Eh bien, si la sécurité sociale remplissait pleinement le rôle qui lui était dévolu lors de sa création par Ambroise Croizat, il n'y aurait pas besoin de complémentaire. Car aujourd'hui, avec le désengagement, c'est ni plus ni moins que le recours à des assurances privées, dans des proportions toujours plus importantes. On verra bien lorsque le débat arrivera à l'Assemblée Nationale quel sera leur positionnement.

 

S'il n'y a pas de modifications majeures, la transposition de cet accord dans la loi serait antidémocratique puisque les deux organisations syndicales CGT et FO qui n'en sont pas signataires, représentent à elles seules plus de la moitié des salariés. Et à ceux qui se posent des questions, n'est-il pas étrange de voir que Madame Parisot, patronne du Medef, se réjouissait de la signature de cet accord ?

 

 

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 22:37

 

Les négociations nationales dites de "sécurisation de l’emploi" se sont terminées par un accord d’une extrême gravité pour les droits des salariés. Ce texte largement initié par le Medef et signé par trois organisations syndicales ( CFDT, CFE-CGC, CFTC ) représentant seulement 38% des salariés, est d’une extrême gravité pour les droits des salariés. C'est une régression sociale inédite : temps partiel ajustable, expérimentation du CDI intermittent, mobilité forcée et modulation du salaire et du temps de travail quand il y a des difficultés dans l’entreprise. C’est le retour des accords « compétitivité emploi » de Sarkozy !

 

Les partisans de cet accord veulent nous faire croire qu’il ouvre des droits nouveaux aux salariés. Bien au contraire, il est totalement déséquilibré en faveur du patronat qui trouverait là le moyen de casser le code du travail et les acquis sociaux. Ce serait un recul social sans précédent.

 

La volonté du gouvernement de transcrire cet accord minoritaire en loi en interdisant à la représentation nationale de l’amender constituerait un véritable recul démocratique et une inversion des normes. La loi doit rester supérieure au contrat.

 

La gauche a vocation à défendre les intérêts des salariés pas à casser le code du travail.

 

Le 5 mars, mobilisons nous contre la flexibilité et le chantage à l’emploi.

 


Consulter la carte CGT des lieux de manifestation en cliquant sur la carte ci-dessous.

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 23:14

La pression mise par le Front de gauche a payé. Le Sénat a adopté ce mercredi une proposition de loi (PPL) communiste d'amnistie des délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvements sociaux.

 

Le texte a été voté de justesse par 174 voix contre 171. Les groupes PS, CRC (communiste), EELV et RDSE -à majorité radicaux de gauche- ont voté pour, tandis que l'UMP et l'UDI-UC (centriste) ont voté contre. La PPL a toutefois été largement amendée par les socialistes qui en ont limité la portée.

 

Un premier pas puisque la PPL devrait être inscrite prochainement à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale dans le cadre d'une niche (séance d'initiative parlementaire) réservée aux députés communistes. Preuve de l'importance de la présence d'élus communistes.

 


 

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