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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 21:53

Le billet qui suit est de Annabelle Grelier, journaliste à France-Culture. Aujourd'hui, les rédactions du journal L'Humanité et de France-Culture faisaient cause commune toute la journée. Cette initiative menée aujourd'hui avec L'Humanité se déroule depuis quelques semaines.avec quatre autres grands quotidiens nationaux.

 

Alors que depuis quelques jours la majorité des médias ne cesse de clouer au pilori les syndicats, notamment la CGT, qui empêcheraient les salariés de travailler, cet article démontre avec l'exemple de Monoprix à Paris, condamné à appliquer le Code du Travail et à fermer à 21 heures, que les salariés sont les victimes du patronat et non des syndicats.

 

Travail de nuit. Le chantage à l’emploi, mais quel emploi ?

Les élections professionnelles chez Monoprix se sont déroulées il y a un an à peine… Toute la campagne syndicale a tourné autour des nocturnes de Monop et du fameux accord du travail de nuit contre lequel la CGT milite.

Les autres syndicats étaient restés plus modérés sur le sujet mais pas les salariés : 52 % ont voté pour la CGT ; avec un malheureux 6 %, la CFTC en a même perdu sa représentativité dans l’entreprise. Elle renaît aujourd’hui sous l’étiquette Unsa et n’hésite plus à parler de cynisme de la direction. Quels sont ces emplois que Monoprix promet de conserver ou même de créer en restant ouvert jusqu’à 22 heures ? 80 % des salariés de l’entreprise sont des femmes. 80 % des emplois sont des temps partiels. Payées au Smic, avec une majoration de 25 %, elles gagnent environ 2 euros de plus par heure… à raison de deux ou trois nocturnes par semaine elles peuvent espérer voir grimper leur salaire de 20 à 30 euros par mois. C’est toujours bon à prendre me direz-vous… mais rares sont celles qui habitent dans les quartiers de la capitale où elles travaillent. Elles, c’est plus sûrement la banlieue, pas souvent proche d’ailleurs. Un long trajet qu’il faut faire deux fois par jour et la nuit. En plus d’être pénible, le retour vers la maison peut même s’avérer dangereux pour ces mères de famille qui, évidemment, auront dû trouver une solution pour la garde de leurs enfants à un tarif lui aussi majoré. Alors honnêtement, pour 30 euros de plus à la fin du mois ? Vraiment : vous le feriez, vous ?

 

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 23:39

Suite à la décision du tribunal de commerce de Bobigny ordonnant à deux enseignes de bricolage de cesser l'ouverture dominicale de leurs magasins en Ile-de-France, on a l'impression, à lire ou écouter ce qui se dit dans les médias, que cela porte gravement atteinte à l'économie nationale et à la liberté des personnes. Et une fois de plus, mais les médias nous y ont habitué, la parole est essentiellement donnée à ceux qui condamnent cette décision du tribunal.

 

Si je prends l'argumentaire utilisé par le vice-président du Medef - un certain Geoffroy Roux de Bézieux - vendredi dernier en direct pour le journal de 13h de France-Inter, c'est sidérant. En caractères gras et en italique les propos qu'il a tenu, suivis de ma critique de son argumentaire.

 

Il commence par déclarer qu' il serait temps de s'interroger sur la pertinence de notre législation. Il y a longtemps qu'on a compris que pour les patrons, il faudrait supprimer le Code du Travail pour avoir des salariés corvéables à merci. Dès que la législation n'est pas favorable au Medef, elle n'aurait pas lieu d'être.

 

Il poursuit en soulignant que les employés ne vont pas toucher la rémunération supplémentaire. En réalité ce sont les bas salaires et la précarité qui poussent des salariés à se porter volontaires pour travailler le dimanche.

 

Il n'y a pas création d'emplois mais destruction d'emplois et en plus les consommateurs sont pénalisés. Au moment où le commerce est en train de basculer sur internet qui lui est ouvert 24h/24h, ça n'a aucun sens. Faudrait-il que pour coller à internet les magasins soient ouverts 24h/24h ? Et que je sache une commande passée sur internet nécessite un minimum de temps de préparation, d'expédition etc. Accès internet 24h/24, oui pour passer commande, mais pas pour la disponibilité de la marchandise.

 

Les juges ne font semble t-il qu'appliquer le droit mais il faut changer le droit. Ce droit ne s'applique plus dans le monde moderne et je regrette que certains ne le comprennent pas. Cette législation, elle nous prive de gisements d'emplois très forts. Ben voilà, c'est de ne pas accepter de travailler le dimanche qui va être la cause du chômage. Et dire que ce droit ne s'applique plus dans le monde moderne, c'est une affirmation gratuite. Un reportage, dans le 20 heures de France 2 ce dimanche, montrait qu''à Berlin, les magasins sont fermés le dimanche. L'Allemagne n'est peut-être pas un pays moderne ?

 

Prenez les touristes qui viennent à Paris, c'est la seule capitale européenne où quand on vient le week-end et qu'on est touriste, on ne peut pas faire ses courses le dimanche. Je n'avais pas imaginé que les touristes venaient à Paris pour faire provision dans les magasins de bricolage le dimanche. S'ils viennent de province, il faut leur dire qu'ils vont trouver les mêmes enseignes à proximité de chez eux, pas nécessaire dans ce cas de faire des frais de transport.

 

Et que dire de sa conclusion ! Dans un pays qui souffre énormément du chômage, avec des gens qui sont en grande difficulté quand ils n'ont pas d'emploi, c'est se priver certainement de milliers d'emplois. Drôle de façon pour le patronat de se dédouaner et de rejeter la responsabilité sur les syndicats. Le journaliste qui questionnait aurait pu dire à Roux de Bézieux qu'il y a même des gens qui sont salariés et qui sont en grande difficulté à cause de la politique salariale du patronat.

 

Voilà donc la recette du vice-président du Medef pour créer des milliers d'emplois, travailler le dimanche. Quant à une analyse critique des propos de ce personnage après qu'ils aient été livrés aux auditeurs, RIEN. Comme un encouragement à poursuivre l'offensive de dérégulation du droit du travail menée par le Medef.

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 22:35

« Je reviendrai sur ta tombe ». Cela aurait pu être les mots prononcés par F Hollande de retour « sur les lieux du crime  » comme l'a glissé un salarié lors de la visite du chef de l’État à Florange.

 

Pour mémoire, en février 2012, le candidat Hollande déclarait ceci : « Je sais que vous espérez que les hauts fourneaux puissent rouvrir ». « Si Mittal ne veut plus de vous, ce qui serait un grand tort de sa part, s'il est animé que par des intérêts financiers et non industriels, alors même qu'il avait dit qu'il venait comme industriel, je suis prêt à ce que nous déposions une proposition de loi ». « Quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder nous en ferions obligation pour que les repreneurs viennent et puissent donner une activité supplémentaire », disait-il perché sur le camion syndical.

 

On sait ce qu'il en est advenu. Les hauts-fourneaux ont définitivement fermé et le 24 avril dernier, des salariés scellaient à l'une des entrées du site sidérurgique une stèle dénonçant les promesses non tenues de François Hollande.

 

François Hollande s’est rendu aujourd'hui à Florange pour proposer la création d'un centre public de recherche pour la sidérurgie française. Il entend « assurer l'acier de demain » sur le site victime de la fermeture de ses hauts-fourneaux. En attendant, les dits fourneaux sont à l’arrêt et sans maintenance.

 

Le secrétaire de la section syndicale CGT a déclaré : « Nous, à la CGT, on ne freine en rien les projets d'avenir, mais concernant les salariés sur le site, on n'a rien à se mettre sous la dent ». « On n'a toujours aucune garantie que Florange puisse être pérenne dans les années à venir »

 

F. Hollance a voulu rassurer en promettant de revenir tous les ans pour s'assurer que les promesses seront tenues. Pas comme celles de 2012 !

 

  

Visite de Hollande à Florange : « Je reviendrai sur ta tombe »
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 17:43

À l’Hôtel-Dieu, les blouses blanches n’ont pas l’intention de laisser la direction vider l’hôpital. Après avoir mis en échec, début août, une tentative de déménager des lits en catimini, les personnels ont appris que des consignes avaient été données aux pompiers de Paris afin qu'ils n'amènent plus de malades dans l'hôpital du premier arrondissement, dès le 3 septembre. Dimanche, ils ont donc décidé d’occuper les locaux vides de l'ancien service de chirurgie thoracique, transféré à l'hôpital Cochin. Objectifs de cette occupation plutôt rare : mettre en lumière la réalité d’un hôpital ni dangereux, ni insalubre, et défendre une alternative au service des usagers.

Depuis un an, ce sont deux projets qui s'affrontent au sujet de l'Hôtel-Dieu. D'un côté, celui de la direction de l'AP-HP, plusieurs fois retoqué en CHSCT, prévoit de réduire l'hôpital à un simple centre de consultation et d'y transférer de nombreux services administratifs. De l'autre, le projet développé par les personnels et les syndicats propose que l'Hôtel-Dieu devienne un hôpital de proximité au service des usagers. Pour Gérald Kierzek, ancien responsable du service des urgences démis de ses fonctions pour s'être opposé à la fermeture, le projet actuel est « insupportable sur le plan médical. Il n'a aucune ambition sanitaire, c'est uniquement un projet immobilier de vente d'un bâtiment au cœur de Paris. »

Extrait article Huma du 3 septembre 2013

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 00:27

Ce matin, je participais à la manifestation contre cette énième réforme des retraites. J'avais l'impression d'être revenu en 2010 où nous luttions contre une même réforme décidée par Sarkozy. Hélas, le gouvernement Hollande poursuit par une réforme qui va exactement dans le même sens. On nous serine que ces réformes sont indispensables pour combler le déficit des caisses de retraite et sauvegarder notre système. D'autres solutions sont possibles.

 

Avant de rédiger ce billet ce soir, j'ai regardé sur Arte le documentaire « Evasion fiscale, le hold-up du siècle ». Cette évasion représente 30 000 milliards de dollars, soit les deux tiers de la dette mondiale qui sont planqués dans les paradis fiscaux. Pour la France, le montant serait de 600 milliards d'euros. En voyant cela, on supporte encore moins l'injustice de ces réformes.

 

Ce matin, nous étions environ 1500 à manifester à Niort. La bataille n'est pas finie. Le débat va se poursuivre à l'Assemblée nationale. On verra bien la position de chacun des groupes parlementaires sur cette question. Ci-dessous le lien vers un texte du Front de Gauche sur les choix que ferait un vrai gouvernement de gauche concernant les retraites, ainsi que quelques photos de la manifestation Niortaise.

Retraites : ce que ferait un vrai gouvernement de gauche !

 

Diaporama photos, cliquez sur la photo pour faire défiler.

 

Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 11:49

181 rassemblements sont prévus demain à travers le pays à l'appel de quatre organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires) pour manifester contre la réforme des retraites. Ce que nous n'acceptions pas sous Sarkozy n'est pas plus acceptable sous Hollande.

Il faudrait cotiser 43 ans pour avoir une retraite complète alors que l’âge moyen d’accès à un emploi est de 23,5 ans aujourd’hui….. Le calcul est simple, pour la plupart, pas de retraite avant 67 ans ….

Il faudra cotiser plus (0,30%) et cela alors que les salaires sont gelés dans de nombreux secteurs. Cela va encore aggraver la dégradation du pouvoir d’achat !!!!

D'un autre côté, le patronat serait exonéré de 32 milliards de cotisations famille et maladie reportées sur la CSG ou la TVA ! ...

Faisons connaître notre mécontentement.

A NIORT, rassemblement mardi 10 septembre  2013 à 11 heures, place de la Brèche.

Ailleurs en France, consultez la carte des rassemblements.

 

Où manifester le 10 septembre ?

Retraites, salaires, mardi 10 septembre 2013, journée de mobilisation
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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 07:54

« Le moment est venu de s’interroger sur un modèle qui a longtemps garanti, avec un certain succès, des protections sociales supérieures à la moyenne, mais touche désormais ses limites et finit par entraver nos mouvements. »

 

Ces propos sont de Christophe de Margerie, le PDG de Total. Après Denis Kessler, PDG du Groupe SCOR et ancien vice-président du Medef dont l'objectif était « de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance » voilà un autre PDG qui ne voit les difficultés de notre pays que dans le modèle social français. Il ajoute d'ailleurs dans cet interview : « la France n’est pas considérée comme un pays où l’on peut investir sans risque... Qui aurait envie de s’implanter dans un pays où l’on invente des lois interdisant de fermer des sites ou de quitter le territoire national ? » (Les Echos28/08/2013)

 

A priori les lois interdisant de fermer les sites dont parle Christophe de Margerie n'ont pas empêché Total de liquider sa raffinerie de Dunkerque en 2010 et de prévoir -cela a été annoncé mercredi dernier lors d'un CCE) – la fermeture du dernier vapocraqueur de la plate-forme pétrochimique de Carling en Moselle avec la suppression de 210 postes, ce quin fera 600 postes avec les emplois indirects. Et ce n'est pas l'ANI voté malheureusement par les députés socialistes qui mettra des bâtons dans les roues du PDG de TOTAL. Que veut-il de plus ?

 

Faut-il rappeler que Christophe de Margerie fait partie des PDG les mieux payés, 4,9 millions d’euros en 2012 (en hausse de18 % sur l’année précédente).

 

 

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 16:03

Le motif économique invoqué par le groupe Continental pour justifier la fermeture de l’usine de Clairoix et le licenciement de 1120 salariés en 2010 a été invalidé par le conseil des prud'hommes de Compiègne. « Continental a été condamné pour défaut de motif économique et pour non-respect de leurs obligations de reclassement » a déclaré l’avocate aux salariés présents. Le conseil des prud'hommes a également estimé que Continental n'avait pas respecté un accord de 2007 sur le temps de travail qui prévoyait un retour aux 40 heures hebdomadaires, contre des assurances sur le maintien de l'emploi dans le site jusqu'en 2012.


Hélas, le site est fermé et ne rouvrira pas. Hélas, la Loi contre les licenciements boursiers présentée au Parlement par les députés Communistes-Front de Gauche n’a pas été votée. Si la loi donnait la possibilité aux ouvriers d'aller devant la justice pour contester un plan social avant les licenciements, l'usine serait encore là. L'actuel gouvernement a fait tout l'inverse avec l'ANI accord qui limite les possibilités de recours contre les plans sociaux. C'est une attaque inédite contre le code du travail, et c'est un gouvernement socialiste qui l'a fait !


Des ouvriers de Conti qui ont lutté pour sauver leur usine ont été condamnés pour des dégradations et la loi d’amnistie sociale présentée par les députés communistes-Front de Gauche a été rejetée par le PS. L’un d’eux, Xavier Mathieu, l’emblématique délégué syndical CGT, rappelait après le jugement que plus de 500 de ces salariés licenciés abusivement pointent encore à Pole emploi, sans oublier non plus les drames humains, car il y a eu des suicides.


Et faut-il rappeler que la société Continental a réalisé des milliards de bénéfices.


Voilà où mène la recherche de toujours plus de profits des entreprises capitalistes, peu importe pour elles les drames humains. Et comble de cynisme, la société Continental a décidé de faire appel de ce jugement qui la voit condamnée à devoir verser des indemnités.

 

La lutte de classes est bien toujours d'actualité.

 

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 21:38

Chargée de présenter un projet sur la réforme des retraites, la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, a estimé qu'un financement des retraites avec une hausse de la CSG était « une option qui, assurément, a une forte cohérence. Elle permet de financer les régimes sociaux de façon très claire. ». La CSG est payée par les actifs, mais aussi les retraités pour lesquels est envisagée un alignement sur le taux des actifs soit 7,5% contre 6,6% aujourd'hui.

 

Ce qui est très clair, c'est que les revenus financiers seront épargnés, la CSG étant payée à 70% par les salariés. Les profits continuent de flamber comme je l'évoquais dans un précédent billet, mais pour ce qui est de la solidarité, le gouvernement socialiste préfère adopter le refrain prôné par l'UMP et le Medef lors de la réforme de 2010 : « Touche pas à mon capital.».

 

Il sera nécessaire d'être nombreux dans la rue pour la journée d'action du 10 septembre, pour rappeler à ce gouvernement que s'il a été porté au pouvoir, c'est aussi parce que Sarkozy avait refusé d'écouter les opposants à la précédente réforme.

 

 

Réforme des retraites : le capital épargné
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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 23:07

Par la voix de la ministre des affaires sociales Marisol Touraine, le gouvernement a déjà fait savoir que dans le cadre de la réforme des retraites « un effort sera nécessaire, auquel devront participer tous les Français ».

 

De qui se moque le gouvernement socialiste ? Du peuple de gauche qui lui a permis d'accéder au pouvoir et à qui aujourd'hui il demande des sacrifices tout en lui imposant une politique de rigueur. C'est inacceptable de demander un effort à tous les français alors que notre pays n'a jamais été aussi inégalitaire. C'est le très officiel INSEE qui le dit.

 

Et si cet effort demandé à tous est la seule réponse du gouvernement, il faut lui rappeler que ce n'est pas la crise pour tout le monde et que ce n'est pas à la majorité des français qui n'y est pour rien d'en subir de nouvelles conséquences.

 

Alors que le pouvoir d'achat des Français a reculé de 0,9% en 2012, que le taux de chômage crève les plafonds, que les smicards n'ont eu droit à aucun coup de pouce en 2013, le magazine Challenges révèle que dans la même année, les plus riches ont tiré d'énormes profits de la crise. En effet, les 500 plus grandes fortunes de France ont vu leur montant grimper de 25% durant la même période. Jamais depuis 1996, année où Challenges a lancé son classement des 500, leur fortune globale n'avait atteint de tels sommets. Celle-ci représente désormais l'équivalent du budget de l’État. La seule augmentation des 10 plus grandes fortunes suffirait à éponger le déficit du régime des retraites à l'horizon 2020.

 

Il est inacceptable de vouloir nous imposer de nous serrer la ceinture, de bloquer les salaires et d'exiger toujours plus de sacrifices pour la majorité des salariés, des retraités. Alors stop ! C'est d'une véritable politique sociale, et non pas libérale dont nous avons besoin.

 

 

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