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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 18:23

En juillet, le secrétaire national du PCF a répondu favorablement à l'invitation lancée par la direction socialiste pour participer à une table ronde dans le cadre de l'université d'été du PS. Le sénateur PS chargé de l'édition 2014, David Assouline, a invité "ceux qui continuent à dialoguer". Y participeraient Emmanuelle Cosse (EELV), Jean-Michel Baylet (PRG), Robert Hue (MUP) et Jean-Luc Laurent (MRC), mais pas d'invitation pour Jean-Luc Mélenchon.

 

En tant que militant communiste, je réprouve cette participation de P Laurent. Que va t'il faire dans cette galère ? Se retrouver dans une table ronde avec Cambadelis le patron du PS qui soutient la politique gouvernementale, avec un Robert Hue qui a trahi l'idéal communiste et créé son mouvement fantoche, ou avec des présidents de groupe (PRG ou MRC) qui se situent dans la gauche réformiste et de compromission, quel mauvais signal donner à ceux qui en 2012 espéraient dans la gauche.

 

Valls a présenté aujourd'hui la démission de son gouvernement et Hollande lui a demandé aussitôt « de constituer une équipe en cohérence avec les orientations qu'il a lui-même définies pour notre pays ». Autant dire aggraver la politique d'austérité menée par ce gouvernement, politique qui se confond totalement avec celle menée du temps de Sarkozy. Et qu'en dit le PS, rien, il soutient majoritairement cette politique.

 

Alors, est-ce que la place d'un dirigeant communiste, c'est d'être le samedi 30 août à la table ronde organisée par le PS à la Rochelle ? Il est encore temps de changer d'avis. S'il vient à la Rochelle, sa place est d'être à la « Vraie conférence sociale » organisée à l'appel de la CGT pour interpeller les nombreux élus et ministres qui seront présents à cette université du PS. Comme le dit l'appel, Manuel Valls fait sa “rentrée politique” à l’université d’été du MEDEF, nous allons faire notre “rentrée sociale” face à l’université d’été du PS. Voir l'appel.

 

C'est là en effet que doit être la place d'un dirigeant communiste ! Les militants eux y seront.

Mais que va aller faire Pierre Laurent à l'université d'été du PS à la Rochelle ?
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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 14:37
Toujours mobilisée pour une autre réforme de l’assurance chômage, La CGT spectacle Poitou-Charentes appelle les professionnels du spectacle à rejoindre “LA VRAIE CONFERENCE SOCIALE” organisée par la CGT le 30 août 2014 à 11h à La Rochelle.
 
La position butée des organisations signataires de l’accord du 22 mars oblige le gouvernement à prendre ses responsabilités et à imposer un calendrier de renégociation loyale. Cette journée est l’occasion de se retrouver avec toutes celles et tous ceux qui luttent pour une autre réforme de l’assurance chômage avec des droits attachés à la personne et une véritable sécurité sociale professionnelle. C’est aussi l’occasion d’interpeler les nombreux élus et ministres qui seront présents aux universités d’été du Parti Socialiste.
 
Ce rendez-vous fera converger nos luttes face aux politiques d’austérité du gouvernement, de casse des services publics et de la protection sociale, d’allégeance systématique au MEDEF et de surdité face au mouvement social.
 
Le premier ministre Manuel Valls fait sa “rentrée politique” à l’université d’été du MEDEF, nous allons faire notre “rentrée sociale” face à l’université d’été du PS.
 
Venez nombreux le 30 août prochain à La Rochelle manifester votre colère et votre détermination à faire entendre nos revendications ! Une autre réforme de l’assurance chômage est possible contre la baisse des droits des demandeurs d’emploi et pour des droits nouveaux!
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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 16:32

Malgré la lutte des intermittents et précaires, malgré l'appel de nombreux directeurs de théâtre, le gouvernement vient de valider le texte et propose a posteriori de discuter. En attendant, le gouvernement s’apprête à financer une partie des annexes. Dans sa grande déclaration d’amour pour la culture, Valls a choisi le Medef. Mais le jour où l’État le décidera ou bien le jour où les élections les renverront dans l’opposition, ce financement pourra être retiré du jour au lendemain. Le Medef et la CFDT en rêvaient depuis longtemps, aucun gouvernement de droite n’avait osé, Valls vient de le faire.

 

Et dire que le ministre du travail Rebsamen qui vient de donner son agrément, avant d'être nommé au gouvernement, faisait partie des députés ayant signé une tribune demandant au gouvernement de ne pas valider cet accord. Quel reniement, quelle trahison ! Au moment où 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés, comment supporter que ce gouvernement se cache derrière les partenaires « sociaux » pour valider cet accord.

 

 

Sur ce sujet, Sébastien, comédien et militant à la CGT spectacle déclare que ce n'est pas une question culturelle mais sociale : « C'est idéologique, quand on sait que l'évasion fiscale se chiffre entre 60 et 80 milliards d'euros et que la réforme de l'Unedic entend récupérer 2 milliards sur le dos des chômeurs. Ce n'est pas une question culturelle, c'est social quand on attaque les carrières discontinues comme les intérimaires »

 

Ne comparer comme le font les signataires de l'accord que la part des cotisations versées par les intermittents rapportées aux allocations versées, c'est oublier la solidarité interprofessionnelle. Les emplois générés (employés de restaurants, hôtels etc ..) par les activités des manifestations culturelles donnent lieu à des cotisations pour l’assurance chômage.

 

Qu'en disent des personnalités du théâtre ?

 

Jean-Michel Ribes (Théâtre du Rond-Point): « Davantage de gens travaillent dans le secteur culturel que dans celui de l'automobile, davantage de gens fréquentent les théâtres que les matches de foot, alors stop ! Nous, hommes et femmes de spectacle, ne sommes pas les danseuses de la République, soumises au bon vouloir du Medef ! Le problème des intermittents est un problème de société. Tout le monde va en payer l'addition. Et qu'on ne nous endorme pas avec des chiffres, des débats trop techniques ! Actuellement, les patrons du Medef, comme la CFDT et FO, qui refusent de renégocier l'accord du 22 mars, cherchent simplement à éliminer la culture en éliminant ceux qui la font... »

 

Ariane Mnouchkine (Théâtre du Soleil): « Un médiateur qui récuse lui-même l'idée de médiation, avec une lettre de mission qui affirme d'emblée l'agrément de l'accord du 22 mars par le ministre du travail ! Mais on nous enfume ! Le gouvernement cherche à temporiser pour sauver le festival d'Avignon, éviter la grève et l'annulation : c'est cousu de fil blanc ! »

 

La lutte n'est certainement pas terminée. Comment ce pouvoir peut-il rendre les précaires encore plus précaires en validant des réformes au nom du « dialogue social » ?

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 23:17

La protection sociale est un droit pour tous les salariés

Manuel Valls a annoncé hier un plan qui se veut une sortie de crise. Il a annoncé le maintien des crédits d’investissement du ministère dans le spectacle vivant, ce qui est une bonne mesure, mais pas pour tout le champ du ministère : bientôt les vases communicants en tapant sur tous les opérateurs (CNC, Opéra National de Paris, France Télévisions…) à qui on promet le pire ?

La concertation avec les « trois sages » peut être acceptable, à condition que nos propositions soient examinées, celles partagées dans la profession, popularisées comme « plateforme du comité de suivi ». Elles sont portées depuis plus de dix ans tandis que les signataires de l’Unedic ont toujours refusé de les étudier.

Mais surtout Manuel Valls annonce que l’État va financer le régime des intermittents du spectacle, préfigurant une caisse autonome que souhaite le Medef et la Cfdt depuis des années. Le Premier Ministre dit : « ce dispositif original est une forme indirecte de soutien à la création artistique et il ne peut reposer entièrement sur la seule solidarité interprofessionnelle, même si elle en reste le cœur. L’État doit aussi assumer sa place autour de la table […] y compris pour le financement. »

La refondation sociale chère au Medef est en marche : il s’agit de découper par morceau la protection sociale pour que l’État en prenne une partie à charge de plus en plus grande.

Pas plus qu’une subvention à l’industrie ou au commerce, l’assurance chômage n’est pas une subvention culturelle, c’est un droit de tous les salariés.

Les investissements publics doivent aller, eux, aux services publics, à la création et à l’emploi !

Manuel Valls dit lui-même en préambule que la contribution économique de la Culture est pourtant positive pour le pays.

On comprend mieux pourquoi le gouvernement, plutôt que de reporter l’application de cet accord de quelques mois, décide de l’agréer en l’état, en prenant en charge la non-application du différé. C’est une mesurette pour passer l’été… et c’est mettre le doigt dans la caisse autonome.

Cette proposition figurait dans les textes du Medef en février comme palliatif à la suppression des annexes que notre lutte unitaire a empêché en mars.

N’en restons pas là : défendons nos propositions alternatives, refusons la réserve d’Indiens !

Luttons tous ensemble contre ce texte qui constitue une catastrophe pour tous les demandeurs d’emploi, travailleurs précaires, intérimaires, cadres…

Nous appelons à poursuivre et amplifier la lutte unitaire sous toutes ses formes avec des actions dès aujourd’hui !

  • À Paris : AG unitaire lundi 23 juin 18h30 sous le péristyle de la Grande Halle de la Villette (M° Porte de Pantin)
  • Nous appelons à un temps fort de mobilisation le 26 juin. Rdv Fédéral à 13h30 devant Le Cirque D’hiver (110 rue Amelot 75011 Paris - M° Filles du Calvaire) pour rejoindre en cortège la manifestation interprofessionnelle à l’appel de la Cgt qui partira de Bastille à 14H30 pour se rendre à Nation.
  • Nous appelons à une journée de grève massive dans tous les secteurs du spectacle, du cinéma et l’audiovisuel, le 4 juillet, jour de l’ouverture du Festival d’Avignon.

Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous, salariés, citoyens, spectateurs de notre travail.

Si le gouvernement ne nous entend pas pour sortir un plan d’apaisement équilibré et durable qui prenne en compte nos propositions, l’été ne se passera pas normalement !

 

D’ores et déjà, en Poitou-Charentes, nous appelons à des rassemblements sur :
Le Festival Teciverdi, à Niort le 26 juin 2014,
Le Festival International du Film de La Rochelle, le 27 juin 2014,
L’ouverture des Nuits Romanes, à Saint Savin le 28 juin 2014,
Le Festival au Village, à Brioux sur Boutonne le 4 juillet 2014…
Et ce n’est qu’un début !!!

 

CGT Spectacle Poitou-Charentes

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 18:50

Lorsque Valls déclare, « la gauche peut mourir », je me demande de quelle gauche il parle. Si c'est du PS dont il veut parler, il faut appeler un chat un chat et dire dans ce cas « le PS peut mourir ». Car, si certains considèrent que le PS est de gauche, il ne représente pas toute la gauche. Quant à ses responsables et à l'ensemble du gouvernement, impossible de les considérer de gauche par rapport à la politique qu'ils mettent en œuvre. Alors, le PS peut mourir, ce n'est pas pour autant la gauche qui meure. Et en tous cas, on connaît les assassins, ce sont les carriéristes de la politique qui sont en fonction à l'Elysée, à Matignon ou rue de Solférino.

La politique de Hollande que met en œuvre Valls n'a rien à voir avec une politique de gauche. Le gouvernement poursuit, voire accentue les basses œuvres de Sarkozy. Si certains avaient des doutes, on comprend très bien pourquoi celui-ci voulait recruter Valls dans son gouvernement.


 

A tous ceux qui ont contribué à virer Sarkozy dans l'espoir d'un changement politique, quelle déception, quelle trahison. Et jusqu'à présent, il en a été de même à l'assemblée nationale. (Voir billet Mais où sont passés les frondeurs ?) Si à l'assemblée nationale il y avait eu plus de députés PCF - Front de Gauche (15 actuellement) et moins de députés socialistes (274 actuellement), cela aurait contraint le gouvernement à orienter sa politique à gauche.

 

D'ailleurs, c'est à vomir quand on voit avec quel mépris sont traités les cheminots grévistes ou les salariés du spectacle qui défendent par leur action notre bien commun à tous. Ils tiennent le discours et l’engagement que devraient tenir tous ceux qui se réclament de la gauche. Au lieu de ça, le gouvernement répond par le mépris, l’intransigeance, la haine de classe.

 

Pour être entendu de ce gouvernement, il est à penser qu'il faut être membre du Medef, ou bien se réclamer du mouvement des pigeons, ou bien porter un bonnet rouge et mettre le feu à des portiques écotaxe ?

 

Alors cette gauche là peut bien mourir, elle n'a rien à voir avec la gauche.


 

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 23:15

LA GÊNE OCCASIONNÉE

paroles et musique : la Parisienne Libérée

 

Les cheminots entament jeudi leur neuvième jour de grève. Ils protestent contre le projet de réforme ferroviaire, qui est actuellement en discussion à l'Assemblée nationale. Le mouvement est massif et converge en de multiples endroits avec celui des intermittents en lutte. Le slogan de ces derniers – Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous – pourrait d'ailleurs être repris par les cheminots, tant les usagers des chemins de fer souffrent de la politique libérale du groupe SNCF : retards et suppressions de trains, tarifs élevés et déraisonnablement variables, fermeture des guichets, mauvais entretien des rails qui fait courir aux conducteurs et aux voyageurs un risque accru d'accident.

Le montage financier destiné à camoufler la dette du groupe dans l'entité Réseau Ferré de France, réalisé à la fin des années 1990, a eu des conséquences directes et très négatives sur les conditions de travail des personnels de la SNCF et la qualité du service. Les grévistes demandent donc une réunification réelle de l'entreprise, alors que la réforme prévoit la création d'une troisième entité destinée à chapeauter les deux autres. Ils réclament aussi une réhumanisation des gares et des trains, dénoncent la violence du management pratiqué au sein du groupe et alertent le public sur les menaces de privatisation partielle. L'exemple du rail privatisé en Angleterre n'est en effet pas une perspective très encourageante.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 00:48

Privatisation du rail ?

 

Les Médias n'en parlent pas, mais pendant que les cheminots Français sont en grève, en Suède les cheminots entament leur deuxième semaine de grève ... contre l'opérateur français Véolia !

 

Face au désastre de la privatisation sauvage du rail en Grande-Bretagne, la Suède est montrée en modèle au sein de l'Union européenne d'une « libéralisation contrôlée ». La grève actuelle montre bien qu'on a affaire à un mythe, éclairant en ces temps de « réforme ferroviaire » en France.

 

On va avoir droit dans la presse aux poncifs sur la « culture du conflit » en France, idéologique et particulariste, face aux mythifiés pays nordiques où règne une « culture du compromis », empreinte de pragmatisme et d'intérêt général.

 

Manque de chance, au moment où le mouvement se construit en France contre la réforme ferroviaire, la Suède connaît une grève dans le secteur du rail qui paralyse déjà depuis deux semaines toute la partie méridionale du réseau et menace désormais de s'étendre à tout le pays.

 

De la casse des Chemins de fer suédois, à l'ouverture à la concurrence puis la privatisation : un avertissement

 

Le système ferroviaire suédois est semi-privatisé.

 

Tout a commencé en 1988 par la séparation de l'infrastructure confiée à BV (Rail national suédois) et maintenu dans le giron public, et un opérateur SJ (Chemins de fer suédois) public, fragmenté en 2001 en sept entreprises, une partie d'entre elles privatisées depuis.

 

Il a fallu néanmoins attendre 2010 pour que le gouvernement décide de mettre fin au monopole public de SJ sur le transfert de passagers intérieur. Depuis 2010 : une série d'opérateurs privés ont fait leur apparition, comme la Deutsche Bahn allemande dans les lignes du nord ou le luxembourgeois CFL pour le fret à partir du Goteborg.

 

Toutefois, le principal investisseur reste le français Veolia qui s'est emparé en quelques années de plusieurs lignes de trains inter-régionaux (ex : Stockholm-Goteborg), des lignes trans-frontalières avec la Norvège ainsi que la majeure partie du réseau méridional suédois.

 

Véolia, enfer des cheminots suédois : le règne du contrat « zéro heure »

 

Quelle conséquence de cette introduction de la concurrence pour les salariés ?

 

La réponse vient du mouvement de grève lancé ce lundi 2 juin sur la « ligne sud » (Södra Stambanan) reliant Malmo à Linkoping, la 4ème plus importante en taille du pays, paralysant le trafic pour 75 000 passagers.

 

La mobilisation est partie de 250 travailleurs, allant des contrôleurs aux conducteurs de train : ce qu'ils reprochaient à Veolia, d'avoir résilié leur contrat à temps plein, avec droits garantis pour les ré-embaucher par la suite en contrat « zéro heure ». Des contrats « zéro heure » qui, rappelons-le, permet à l'employeur de confier des tâches à la mission à un salarié, payé à la tâche … et bien sûr non-payé entre-temps, soumis à la volonté despotique de son patron. La précarité ultime.

 

Le syndicat réputé combatif SEKO (Syndicat des services et communications) dénonce cette situation et pose deux revendications :

• limiter le nombre de travailleurs temporaires autorisés à être utilisés dans l'année (maximum de 40000 h),

• qu'une année d'emploi temporaire conduise à un recrutement en contrat stable.

 

Vers un élargissement de la mobilisation

 

Ces revendications, pourtant modestes, ont pour l'instant reçu une fin de non-recevoir de la part de la confédération patronale ALMEGA et de l'entreprise française Veolia.

 

Le mouvement va entrer désormais dans sa deuxième semaine de grève, il devrait s'étendre : « Nos négociateurs n'ont pas avancé, donc nous devons étendre l'action et faire monter la mobilisation » a confié le dirigeant syndical Erik Sandberg au journal suédois The Local.

 

Des trains ont déjà cessé de circuler sur la ligne Malmo-Stockholm, le syndicat a annoncé son intention de lancer un mouvement de grève à Stockholm à partir du 20 juin, si il n'obtenait pas satisfaction, en pleine période de vacances estivales.

 

Le mouvement de grève qui impliquait à l'origine 250 salariés en touche à présent plus de 1 260.

 

70 % des Suédois favorables au retour au monopole public !

 

Certes, le patronat, la presse locale essaient de monter les usagers contre les cheminots utilisant l'argument économique (« 2 millions de pertes par jour »)… et celui éculé de l'écologie (la pollution causée par la hausse du trafic sur le port d'Oresund, si!).

 

Toutefois, cette campagne médiatique que nous connaissons si bien en France ne semble pas marcher en Suède. Car, bien que l'expérience soit courte, la dégradation du service est déjà sensible depuis l'ouverture à la concurrence.

 

Le système ferroviaire suédois, réputé pour être un des plus efficaces, fiables, égalitaires d'Europe, semble se déliter dangereusement : retards de plus en plus fréquents, hausse des tarifs, sous-investissement, inégalités entre régions.

 

Ainsi, les compte-rendus mettent en avant le soutien apporté par les usagers de Malmö, principale ville du sud du pays frappée par la grève, aux travailleurs en lutte.

 

Un sondage récent dans le quotidien suédois Dagens Nyheter montre même le haut niveau de conscience de la population suédoise, dépassant les mots d'ordre du syndicat des transports.

 

En effet, 70 % des Suédois se déclarent favorables à la ré-introduction du monopole public sur les chemins de fer. Un camouflet pour les partisans zélés de la privatisation du rail !

 

Serait-ce tabou de dire que les « réformes ferroviaires » de libéralisation-privatisation ont conduit à des échecs, qu'elles unissent cheminots et usagers dans la volonté de retour au monopole public ?

 

Blog Mediapart

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 17:03
Cheminots, tract interfédéral CGT-Sud Rail du 16 juin
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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 22:39

Quel est le motif de la grève des cheminots ? On pourrait dire pour résumer qu'ils luttent contre le démantèlement du service public.

 

En effet, la réforme ferroviaire qui sera présentée à l'Assemblée prétend réunifier RFF et SNCF afin de réduire les coûts d'une structure en doublon, mais elle prépare en réalité l'élargissement de l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire exigée par l'Union Européenne. Le gouvernement entend en effet créer une société unique en façade, mais trois entités dans les faits, pour renforcer la séparation entre gestion des infrastructures et exploitation du réseau. L'exploitation des voies, éminemment rentable, sera captée par le marché privé tandis que les infrastructures seront laissées à la seule responsabilité du secteur public, qui se retrouvera seul à rembourser la dette de 44 milliards d'euros qui devait financer un réseau ferré public et de qualité. Avec le libéralisme, c'est toujours la même rengaine : privatisation des profits et nationalisation des pertes. Le ferroviaire ne peut être laissé aux mains de la concurrence et du marché. C'est un enjeu stratégique national, une garantie fondamentale de la souveraineté de la France et de l'égalité des territoires.

 

La lutte contre le démantèlement du service public, est l'affaire de tous les Français.

 

Alors, plutôt que de critiquer les grévistes, Hollande, Valls et leurs affidés feraient bien de méditer cette réplique adressée par Jean Jaurès à Clémenceau le 13 mars 1906 : « Ces hommes donc, quand ils luttent sont des forces de civilisation. Et ce qu’il y a de beau chez eux, ce qu’il y a de grand, et d’admirable, c’est qu’ils ne luttent pas que pour eux-mêmes, c’est qu’ils luttent pour tous leurs camarades, pour toute leur classe, c’est souvent qu’ils luttent, qu’ils continuent le combat, sentant bien qu’eux-mêmes vont être vaincus mais sachant aussi qu’ils préparent pour des efforts nouveaux et pour des générations nouvelles, des conditions d’existence meilleures. »

 

Faudrait-il pour que cela les sensibilise qu'ils aient encore un petit quelque chose de gauche, hélas ...

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 23:10

La déclaration faite par la CGT spectacle à l'issue de la manifestation du 15 mai :

 

Mes camarades !

 

Le Président de la République, le gouvernement et de nombreux élus locaux, tous à la recherche d’économies, au nom de l’austérité, bradent les politiques culturelles, la fonction publique et la protection sociale.

 

Dans les professions du spectacle, des arts plastiques, du cinéma, de l’audiovisuel, de la presse et de l’information, dans l’administration du Ministère de la Culture, comme dans les réseaux associatifs, les conséquences sont extrêmement violentes pour l’emploi.

 

C'est pourquoi en Poitou-Charentes la CGT spectacle à appeler à rejoindre le rassemblement de de la fonction publique aujourd'hui.

 

La CGT spectacle revendique un véritable service public de la culture avec une loi d'orientation et de programmation. François Hollande s'était engagé comme candidat à ouvrir le chantier d'une loi d'orientation pour le spectacle vivant. Après deux ans nous ne voyons toujours rien sinon une véritable braderie de la culture. Nous condamnons la remise en cause de tout ce que nous avons construit et imaginé depuis des décennies au service de la population : nous sommes fiers que notre pays soit la terre d’élection de tant d’artistes, et ait donné les moyens à tant de créativité en contribuant ainsi à un rayonnement culturel partout dans le monde et à une véritable attractivité culturelle.

 

François Hollande s'est fait un nouvel ami : la finance !

 

Au lieu de s'attaquer au chômage, avec le MEDEF, le gouvernement, s'attaque aux chômeurs ! Nous allons donc tout mettre en œuvre pour que le ministre du travail ne donne pas son agrément à l'accord d’assurance chômage qui s'attaque au plus précaires d'entre nous : les intérimaires, les intermittents du spectacle et en général à tous ceux qui ont des carrières discontinues et qui sont de plus en plus nombreux.

 

La CGT spectacle appelle aussi à la cohérence de nos actions et condamne le fait que des syndicats de salariés (la CFDT, la CFTC et FO) signent des accords comme celui-ci avec le MEDEF sur le dos des précaires.

 

Ils veulent 50 milliards ? Qu'ils aillent les chercher dans la poche de ceux qui les ont : lutter contre la fraude fiscale c'est 80 milliards, diminuer par 2 le versement des dividendes aux actionnaires, c'est 120 milliards par an.

 

Ce n'est pas une bataille de chiffres, c'est une bataille idéologique.

 

La Culture est notre bien commun, c'est pourquoi la CGT spectacle a souhaité rejoindre cette journée de mobilisation pour la défense de la fonction publique, des services publics et au-delà pour s'opposer aux politiques d'austérité qui détruisent l'ensemble de nos biens communs au service du capital.

 

Pour que nos luttes avancent, nous devons marcher sur nos deux jambes : des services publics forts et une protection sociale juste et solidaire !

La déclaration de la CGT spectacle

La déclaration de la CGT spectacle

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