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  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 16:05

A l'heure où le projet de loi travail El Khomri provoque une lever de bouclier, le gouvernement et le Medef voudraient nous faire croire que la remise en cause du Code du travail est la solution au problème de l'emploi. Vous trouverez dans des billets précédents bien des éléments qui prouvent le contraire.

 

S'il est un point qui suscite l'unanimité des syndicats, c'est le plafonnement envisagé des indemnités de licenciement : Trois mois de salaires pour moins de 2 ans de présence dans l'entreprise, et quinze mois maximum pour des salariés présents depuis plus de vingt ans.

 

Quand dans les médias certains journalistes taxent d'idéologues ou de passéistes les organisations syndicales les plus contestataires sur la réforme menée par le gouvernement, se sont-ils penchés sur la situation que vivent les travailleurs licenciés ? Pour ces salariés licenciés, faire valoir leurs droits devant les prud'hommes n'est pas une source d'enrichissement. Combien parmi eux, victimes de plans sociaux, sont toujours au chômage et ont épuisé les indemnités perçues, non pas pour vivre mais survivre.

 

J'aimerais entendre ces mêmes journalistes, toujours prêts à donner des leçons aux syndicalistes ou aux chômeurs, quand une Claire Chazal ou un Julien Lepers se plaignent alors qu'ils ont perçu des indemnités de licenciement sans commune mesure avec celles que peut percevoir le salarié lambda. Un Lepers qui chouine d’être parti « sans un merci, un pot d’adieu, rien ». Rien ? Pas tout à fait, car 1,3 million d’euros d’indemnités de départ, ce n’est pas rien. Quant à Claire Chazal, elle serait partie avec un pactole se situant dans les 2,2 millions d'euros. Et on pourrait ajouter un certain nombre de capitaines d'industrie partis eux avec le pactole qu'on nomme parachute doré.

 

Alors, un peu de décence messieurs les donneurs de leçons ! Nous lutterons pour que le Code du travail ne soit pas réduit à néant; le droit du travail s’est construit pour permettre de protéger les salariés contre les exigences des entreprises et de l’économie.

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 15:20

Une amie m'a transmis il y a quelques jours le document élaboré par l'union des ingénieurs cadres et techniciens CGT, sur le Vrai/Faux qui démonte le Vrai/Faux du gouvernement sur la Loi Travail. C'est ICI, à vous de vous rendre compte.

 

Elle accompagnait le document de cette citation de Paul Lafargue  :

 

"Le capitaliste fait produire et ne produit pas; fait travailler et ne travaille pas; toute occupation manuelle ou intellectuelle lui est interdite, elle le détournerait de sa mission sacrée : l'accumulation des profits.Paul Lafargue - 1842-1911 - La religion du Capital - 1887

 

Cette citation prend toute sa signification dans le tableau ci-dessous. Ces entreprises du CAC40 qui affichent des résultats en baisse en 2015 versent pourtant des dividendes en hausse à leurs actionnaires pour le même exercice.

 

Imaginez si le projet de loi El Khomri était voté, la baisse du chiffre d'affaires pendant plusieurs trimestres consécutifs en comparaison avec la même période de l'année précédente, et l'entreprise peut licencier, tout en versant des dividendes comme dans le cas présent.

 

Si ce n'est pas encore fait, signez la pétition pour dire non merci à cette loi travail.

 

 

Le vrai/faux sur la loi travail, loi au service du patronat
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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 22:07

 

 

Rassemblement Mercredi 9 mars à 11 heures

Place du Donjon à NIORT

 

 

Manifestation à Niort le 9 mars contre le projet de loi El Khomri
Manifestation à Niort le 9 mars contre le projet de loi El Khomri
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 22:07

SORTIE NATIONALE AU CINÉMA LE 23 MARS 2016

 

“COMME DES LIONS” plonge le spectateur au cœur de deux ans d’engagement de salariés de PSA Aulnay contre la fermeture de leur usine qui employait plus de 3 000 personnes dont près de 400 intérimaires. Des immigrés, des enfants d’immigrés, des militants, bref des ouvriers du 93 se sont découverts experts et décideurs. Ces salariés ont mis à jour les mensonges de la direction, les faux prétextes, les promesses sans garanties, les raisons de la faiblesse de l’État. Bien sûr ils n’ont pas « gagné ». Mais peut être faut-il arrêter de tout penser en terme de « gain ». La vie est faite d’expériences, de risques, d’aventure et de fierté. Et là, ces deux ans sont une tranche de vie exceptionnelle. Un moment d’intelligence collective, de démocratie et de révélations.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 21:06

Après avoir encaissé près de 27 millions d'euros au titre du CICE ( Crédit impôt et compétitivité emploi),  SANOFI va procéder à plus de 800 suppressions de postes. Pas par manque de travail, mais pour toujours plus de profits, pour les actionnaires. 

 

L'état va t-il exiger le remboursement ? Qu'attendez vous pour agir monsieur Hollande ?

 

 

Sanofi encaisse l'argent public et licencie
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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 07:36

Selon un sondage publié par Atlantico.fr, 79% des français seraient favorables à une prolongation de l'état d'urgence. J'imagine la peur qui peut engendrer le réflexe de dire oui à l'état d'urgence, espérant ainsi être protégé. Est-ce si sûr ? Amnesty international et Human Rights Watch, organisations non gouvernementales internationales dont la mission est de défendre les droits de l'homme, dressent un bilan accablant de l'état d'urgence instauré depuis 2015; elles considèrent que les autorités françaises ont mené dans le cadre de cet état d’urgence des perquisitions et des assignations à résidence de manière discriminatoire.

 

Sur les 3210 perquisitions administratives effectuées depuis le 13 novembre 2015, seules 4, oui quatre, ont été ouvertes pour terrorisme avec 1 mise en examen pour terrorisme.

 

A ceux qui ne se sentent pas concernés, imaginant que c'est toujours pour les autres, je vous invite à lire le résumé sur le site d'Amnesty International (ici) ou directement en téléchargeant le rapport.

 

 

Comme le disait Benjamin Franklin, l'un des Pères fondateurs des États-Unis qui participa à la rédaction de la déclaration d'indépendance, « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux » .

 

 

Etat d'urgence, je ne fais pas partie des français favorables à une prolongation
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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 01:02

Le jugement prononcé le 12 janvier dernier à l'encontre de 8 syndicalistes de Goodyear était extrêmement lourd et inédit dans les annales du droit français sous la Ve République. Jamais en effet des salariés qui se battent pour sauver leur emploi et leur outil de travail n'avaient été condamnés à une peine de prison ferme, tout au plus à du sursis ou des amendes. Ce jugement est d’autant plus insupportable qu’il intervient alors même que le procès s’est déroulé le 24 novembre dernier sans plaignant. Goodyear avait en effet retiré sa plainte en application de l'accord de fin de conflit signé avec les syndicats, fin janvier 2014, de même que les deux cadres concernés.

 

C'est pourquoi le 4 février se sont tenus dans 80 lieux en France, des rassemblements de soutien aux huit de Goodyear pour exiger leur relaxe. Ce sont des syndicalistes, pas des voyous.

Le rassemblement à Niort devant le palais de Justice

Le rassemblement à Niort devant le palais de Justice

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 07:01

On sait depuis l'élection de Hollande en 2012, que ce gouvernement trahit chaque jour davantage les valeurs du peuple de gauche. Quand je dis gauche, je parle de la gauche avec ses valeurs sociales, et non la gauche libérale des Hollande, Valls, Macron et compagnie.

 

Hollande faisait de la baisse du chômage la condition légitime pour pouvoir se représenter en 2017. Hélas, cette courbe n'a fait que croître comme chacun sait. Depuis 2012 et son arrivée au pouvoir, le nombre de chômeurs venu grossir les chiffres de pôle-emploi s'élève à 650 000.

 

Pourtant, durant cette période, les aides successives aux entreprises au travers du CICE notamment se chiffreront fin 2016 à 40 milliards d'euros. Oui vous lisez bien, 40 milliards d'euros pour actuellement 650 000 chômeurs de plus. On pourrait logiquement en déduire que le gouvernement va s'attaquer à ces aides sans contrepartie.

 

Que nenni ! Car que préconise le gouvernement en ce début 2016, une dégressivité des allocations chômages. C'est ni plus ni moins que la proposition du Medef. La double peine pour les salariés virés des entreprises; au chômage, moins indemnisés et moins longtemps ! Un des objectifs du gouvernement semble être d'en faire sortir le maximum des statistiques alors que déjà, un chômeur sur deux ne perçoit pas d'indemnités. Et les entreprises qui ont perçu cette manne de 40 milliards d'argent public sans créer le moindre emploi, le gouvernement va encore leur octroyer des aides ?

 

Ces mesures viendraient s'ajouter à d'autres qui sont dans les tuyaux. Le plafonnement des indemnités prud’homales comme évoqué ici, la réforme des heures supplémentaires pour payer encore moins et par là-même, la remise en cause progressive des 35 heures. A se demander si Hollande et ses sbires ne regrettent pas le temps de l'esclavage. Il y a aussi l'idée du referendum au sein des entreprises qui pourrait prendre le pas sur les accords syndicaux.

 

C'est un pilonnage inacceptable contre les protections sociales, indigne d'un gouvernement majoritairement élu par ceux qui en sont sa cible aujourd'hui. Cette situation n'est pas une fatalité. D'autres choix sont possibles.

 

Mais pour l'instant, Hollande agit comme un pantin dont le Medef tire les ficelles.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 16:13

Les libertés syndicales ne vont pas bien en France. Depuis l’affaire des cinq militants CGT de Roanne qui étaient poursuivis pour avoir refusé un prélèvement ADN, on assiste à une multiplication d’atteintes au droit syndical; licenciement pour avoir monté une section CGT chez Vuitton, licenciement pour avoir fait grève à la Stef, menaces contre les Bourses du travail... Cette escalade a connu son apogée le 12 janvier dernier avec la condamnations de 8 salariés de Goodyear à deux ans de prison dont neuf mois ferme, une première dans le droit français.

 

Chez Goodyear, la vraie violence ce sont les licenciements économiques contestés par la justice prud'homale qui ont jeté à la rue des milliers de salariés. ( Voir historique).
 

Une pétition pour demander leur relaxe a déjà réuni plus de 160 000 signatures.

 

Pour protester contre cette condamnation, de nombreux rassemblements auront lieu jeudi 4 février un peu partout en France.

 

La CGT, la FSU, la Ligue des droits de l'Homme des Deux-Sèvres portent l'exigence d'une loi d'amnistie et l'arrêt des poursuites en cours en relation avec les mouvements sociaux et l'activité syndicale.

 

A NIORT, un rassemblement aura lieu

 

le jeudi 4 février à partir de 17h30

 

devant le palais de Justice, rue du Palais

 

pour exiger la relaxe des huit de Goodyear.

Salariés de Goodyear, Jeudi 4 février rassemblement de soutien à Niort
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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 22:46

Le collectif "Nous ne céderons pas ! " qui regroupe de très nombreuses associations et organisations syndicales, appelle à manifester samedi 30 janvier dans de nombreuses villes de France pour dire le refus de la déchéance de nationalité et de la constitutionnalisation de l’état d’urgence.

 

Ces sujets ont entraîné la démission de la garde des Sceaux Christiane Taubira, le jour du début de l'examen à l'Assemblée de ce projet qu'elle contestait. Évoquant les raisons de sa démission, elle a déclaré « Je quitte le gouvernement sur un désaccord politique majeur. Je choisis d'être fidèle à moi-même, à mes engagements, à mes combats, à mon rapport aux autres. »

 

Cette démission a ravi la droite et son extrême qui avaient fait de Christiane Taubira leur cible favorite. C'est une nouvelle preuve, s'il en était besoin, du glissement toujours plus à droite de ce gouvernement qui reprend avec cette déchéance de la nationalité et la volonté de constitutionnalisation de l'état d'urgence les mesures que réclamaient la droite et l'extrême-droite. On comprend pourquoi Christiane Taubira concluait son allocution à la presse par ces quelques mots du poète martiniquais Aimé Césaire : « Nous ne livrerons pas le monde aux assassins d'aubes », appel déjà utilisé par elle dans une tribune dans le Huntington post pour dire que « la démocratie ne peut se découvrir impuissante face à des périls qui la menacent intrinsèquement. Il faut donc descendre dans l'arène, disputer pied à pied, pouce par pouce l'espace de vie commune, faire reculer cette barbarie ricanante, la refouler, occuper le terrain par l'exigence et la convivialité. »

 

On va voir jusqu'où ira l'hypocrisie des élus socialistes. Valls en tête qui hier louait « l'opiniâtreté » de Taubira qui va « manquer » au gouvernement. Quant aux députés socialistes, ils lui ont fait à l'Assemblée une standing-ovation ; si c'était sincère, le meilleur hommage serait dans la continuité de ne pas voter les textes de déchéance de nationalité et de révision de la constitution sur l'état d'urgence avec lesquels elle était en désaccord.

 

 

Quant à nous citoyens, soyons nombreux demain pour dire notre refus de la réforme constitutionnelle et notre exigence de la levée de l’état d’urgence pour la raison suivante : « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux » pour reprendre cette citation de Benjamin Franklin.

 

 

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