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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 23:45

Pour ceux à qui le nom de Sihem Souid ne dit rien, je vous renvoie à cet article publié sur ce blog « Omerta dans la police … et drôles de comportements ». Dans un livre paru en octobre, Mme Souid avait décrit un climat de racisme et d'homophobie à la PAF d'Orly, un des services en pointe dans la lutte contre l'immigration clandestine.

 

Après avoir été suspendue pour manquement à son obligation de réserve, le tribunal de Créteil (Val-de-Marne) avait annulé les poursuites engagées contre Mme Souid mais le parquet avait fait appel. Cela n’était pas du goût du ministre de l’Intérieur qui a la haute main sur la procédure disciplinaire. Les avocats de la policière considèrent que Claude Guéant « n’a pas choisi la voie de l’apaisement ».

 

Alors qu’elle a déjà été affectée dans un autre service comme adjointe administrative, cet ex-agent de la police aux frontières d’Orly a été exclue 18 mois, dont six ferme, ce qui va la priver de rétribution pendant près de six mois.

 

Au-delà du harcèlement disciplinaire, le ministre de l’Intérieur a, par cette nouvelle sanction, entériné « un principe gravement antidémocratique selon lequel tout fonctionnaire qui révèle de graves illégalités au sein de son administration doit être lourdement sanctionné », alertent ses défenseurs. Ceux-ci ont d’ores et déjà annoncé qu’ils saisiraient le juge administratif dans les prochains jours.

 

Guéant, 1er flic de France, préfère l’omerta dans la police plutôt que de voir dénoncer publiquement les abus de pouvoir, la corruption, les trafics de statistiques mais aussi le racisme, le sexisme, l’homophobie au sein de l'institution républicaine.

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 23:49

Le procès de Jacques Chirac pour les emplois présumés fictifs de la Ville de Paris a commencé ce lundi 7 mars 2011.

 

Les faits pour lesquels il doit être jugé remontent au début des années 1990, quand il était maire de Paris. S’il n’avait pas été jugé jusqu’alors, c’est qu'il était protégé par son immunité présidentielle durant ses 12 années à l'Elysée.

 

Mais voilà qu’à présent, se pose la QPC (question prioritaire de constitutionnalité) qui porte sur la prescription d’une partie des faits reprochés. Le tribunal pourrait décider de transmettre la QPC à la Cour de cassation, en vue d'un renvoi éventuel au Conseil constitutionnel. Tiens, Chirac siège en tant qu’ancien président au Conseil constitutionnel !

 

Chirac protégé par son immunité présidentielle et ensuite il pourrait y avoir prescription, c’est Pile je gagne face tu perds. C’est ça l’égalité devant la justice ?

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 08:48

Dans un précédent article, je me faisais l’écho de l’interpellation de façon brutale de 8 personnes par un escadron de forces de l'ordre.

 

Elles ont été interpellées suite à des incidents lors de la manifestation du 28 octobre contre la réforme des retraites à Charleville-Mézières. Bizarrement ce jour-là, des forces de l’ordre harnachées protégeaient un bâtiment privé, le local de l’UMP, et comme on peut le voir sur la vidéo prise par un manifestant, c’est l’usage des gaz lacrymogène par les forces de l’ordre qui a déclenché la colère des manifestants et les dégradations qui s'en sont suivies. Tiens, ça me rappelle les provocations des forces de l'ordre lors d'une manifestation pacifique à Anduze.

 

 

 

Par contre c’est sur la base d’une autre vidéo qu’ont été identifiés les manifestants interpellés. Une caméra de la police avait été placée dans l’immeuble en face la permanence de l’UMP. Etrange, qu’est-ce qui pouvait justifier cela ? Les provocations des forces de l’ordre étaient-elles préméditées, sachant qu’elles allaient entraîner des débordements et qu’il fallait les filmer.

 

Toujours est-il qu’après une audience qui a duré de 14h30 à 0h30, c’est une condamnation à des peines de prison qui vient de frapper les huit manifestants. Après le passage en force de la casse des retraites, c’est aujourd’hui la criminalisation de l’action revendicative. En une journée, des syndicalistes, des manifestants (dont la moyenne d’âge est de 45 ans) viennent de se voir condamner de 3 à 8 mois de prison avec sursis et un autre à un an ferme. Il a été fait appel du jugement.

 

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

 

Justice de classe !

 

Lien vers  Procès des inculpés : Un mauvais film !


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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 10:32

« Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s'assurer qu'il sera suivi par un conseiller d'insertion, c'est une faute. Ceux qui ont couvert ou laissé faire cette faute seront sanctionnés, c'est la règle » a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une allocution devant des policiers et gendarmes réunis au commissariat central d'Orléans. « Quand il y a une faute qui conduit à un tel engrenage, nos compatriotes ne comprendraient pas qu'il n'y ait pas de sanction », a-t-il insisté, « il y a eu un certain nombre de dysfonctionnements côté justice et côté police (...) nous prendrons des mesures pour que les responsabilités soient assumées et que des décisions soient prises ».

 

Une fois de plus, en réponse à un fait divers, fut-il dramatique comme celui de Laetitia, la réponse de Sarkozy est toujours la même, ou bien une loi, ou bien les sanctions. Et s’il y a eu des lois à ce sujet depuis 2007, il n’y a pas eu de moyens supplémentaires, bien au contraire. La révision générale des politiques publiques est passée par là avec des diminutions de moyens et d’effectifs.

 

 « Une incompétence et une lâcheté », rétorque la CGT pénitentiaire, qui rappelle que la situation critique du Spip (Service pénitentiaire d’insertion et de probation ) était connue depuis longtemps. C’est le chef de service qui avait pris la responsabilité d’arrêter ces suivis judiciaires. Au Spip de Nantes, où 887 dossiers étaient en attente d’être traités, «la première mesure démagogique est tombée», dénonce la CGT pénitentiaire, avec l’attribution en panique de ces dossiers. Le ratio passe donc de 130 personnes à suivre par travailleur social à… 180 personnes.

 

Eric Ciotti, député UMP, qui a été nommé par l’Assemblée à la tête d’un groupe de réflexion sur l'exécution des peines et le suivi des récidivistes reconnaissait qu'il fallait « plus de moyens, c'est clair, sur le suivi socio-judiciaire. C'est la même chose en matière d'exécution des peines. C'est là aujourd'hui qu'il y a faiblesse, voire défaillance, voire carence ».

 

Mais à qui est dû ce manque de moyens ? A Sarkozy et sa politique, c’est donc lui le premier responsable à sanctionner.

 

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 00:15

Dans mon précédent article, « Omerta dans la police … et drôles de comportements », je faisais allusion à la rubrique « couac … couac » du canard enchaîné de cette semaine. Je vous en livre le détail.

 

Ca se passe à Avignon, et c’est rapporté à partir d’un article paru dans Le Provençal. Nadia El Bouroumi du barreau d’Avignon, se rend au commissariat pour assister un client en garde à vue. On lui demande d’attendre, ce qu’elle fait sagement. 45 minutes plus tard, elle vient prendre des nouvelles et demande où est son client. Là on lui annonce que son client a été embarqué au palais de justice. Non seulement l’avocate a attendu pour rien mais elle n’a pas vu le prévenu. L’avocate demande qu’il soit pris acte de son passage sur le registre, avec l’heure d’arrivée, ce qui lui est refusé. Le ton monte, mais ça ne change rien, et l’avocate file au palais de justice, retrouver le juge et son client.

La suite est plus inattendue. Elle a à peine le dos tourné que le commandant de police du commissariat d'Avignon adresse un rapport à la procureure de la République, et ça devient illarant. Le commandant écrit avoir « dans la salle d'accueil du public du commissariat, immédiatement remarqué une femme particulièrement excitée qui s'adressait à l'adjointe de sécurité de façon extrêmement désobligeante, le verbe haut pour être entendue par le public présent, l'accompagnant de gestes larges qui m'ont tout d'abord fait penser que cette personne était une mise en cause, sa gestuelle et son accent étant tout à fait semblables à celle des délinquants que nous avons l'habitude de côtoyer dans notre métier... »

Que dire du comportement du commandant de police, mais plus encore de la Procureure qui dans sa saisine au Bâtonnier évoque « une attitude excessive car cette avocate à un accent et s'exprime avec des gestes ». « Mais on est où ? » s'est emporté le bâtonnier pour qui «  l'époque des Javert n'est pas révolue ».

L’avocate a été choquée par les propos du rapport de police, mais pas étonnée. « Pour la police, un rebeu reste un rebeu ».


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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 23:25

La voilà la République irréprochable promise par le candidat Sarkozy en 2007 ? Brice Hortefeux, Ministre de l’Intérieur, vient d’être condamné par la Justice  pour la seconde fois en 6 mois.

 

Sa première condamnation remonte au mois de juin, où il été frappé de 750 euros d'amende pour injure raciste envers un militant d'origine maghrébine de l'UMP, sanction dont il a fait appel.

 

Aujourd’hui, c’est le tribunal de grande instance de Paris qui l’a condamné à verser un euro de dommages et intérêts pour atteinte à la présomption d'innocence à l'encontre de David Sénat, ancien conseiller de Michèle Alliot-Marie au ministère de la justice. Il devra en outre s'acquitter du versement de 3 000 euros pour frais de procédure.

 

Interrogé sur cette condamnation, B Hortefeux a dit « Il ne s'agit pas de condamnations définitives. Dans le cas précis d'aujourd'hui, l'avocat envisage de faire appel. Je ne fais naturellement pas d'autre commentaire ».

 

Pas d’autre commentaire ! Il aurait mieux fait de s’abstenir d’en faire suite à la condamnation de 7 policiers pour fausses déclarations, voir mon précédent article à son sujet.

 

Mais comment peut-il rester en poste après cette nouvelle condamnation ? Drôle d’exemple, qui plus est pour un ministre de l’Intérieur ! C’est Hortefeux la Honte ! Démission !

 


 

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 23:09

« Notre société ne doit pas se tromper de cible : ce sont les délinquants et les criminels qu'il faut mettre hors d'état de nuire. »

 

Ce sont les propos tenus par B Hortefeux suite à la condamnation à des peines de six mois à un an de prison ferme par le tribunal de Bobigny de sept policiers. Les faits reprochés aux policiers étaient particulièrement graves puisqu’ils ont été jugés coupables de « dénonciation calomnieuse » et « faux en écritures », après avoir voulu faire porter la responsabilité d'un accident provoqué par une voiture de police à un chauffeur qu'ils poursuivaient et qu’ils ont même violenté.

 

Cet homme placé en garde à vue pour tentative d'homicide sur fonctionnaire de police était passible de la perpétuité si le mensonge n'avait pas été dévoilé.

 

Cette condamnation ne m’apparaît pas injuste au regard de la loi. L’article L 441-4 du code pénal précise : « Les peines sont portées à quinze ans de réclusion criminelle et à 225000 euros d’amende lorsque le faux ou l’usage de faux est commis par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public agissant dans l’exercice de ses fonctions ou de sa mission. »

 

Et dans ces circonstances, c’est à la justice que s’en prend le ministre de l’intérieur. Et pour en rajouter, le parquet a quant à lui décidé de faire appel du jugement.

 

Tout ça n’est pas rassurant !

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 02:30

« J’ai l’impression d’être surtout coupable d’avoir manifesté ! », tel est le propos de Thomas, chômeur de 26 ans.

 

« J’ai été interpellé à la fin de la manifestation du 16 octobre. J’étais dans un cortège plutôt remuant d’un millier de personnes qui avait décidé de se diriger vers l’Opéra Bastille. Au moment où je m’apprêtais à quitter le défilé, deux policiers en civil, sans brassard, m’ont sauté dessus par-derrière sans même me dire qu’ils étaient de la police ! Je me suis retrouvé jeté contre une voiture puis à terre, la face contre le sol. Ils m’ont relevé brutalement et passé les menottes dans le dos. J’avais la main droite en sang, une épaule amochée et une partie du visage écorchée. Je leur ai dit de se calmer, que ce n’était pas la peine d’être si violents. En guise de réponse, je me suis pris une claque en pleine figure. J’ai crié: “ça va pas! Vous vous croyez où ?” Un des policiers m’a appuyé alors sur l’œil avec son pouce, si fort que son ongle m’a ouvert la pommette. Leur chef est venu me voir. Il a ouvert mon sac à dos et, vu qu’il n’y avait rien de spécial dedans, a lâché à ses collègues: “Bon, lui, c’est port de fumigène.” Voilà de quoi je suis accusé, d’avoir tiré un fumigène…

 

J’ai été emmené au commissariat du 12e, puis du 11e où je suis resté vingt-quatre heures en garde à vue. J’ai été transféré ensuite à la “section d’investigation transversale”, spécialisée dans les bandes, parce que la manif où je me trouvais n’était pas autorisée… J’y ai passé encore vingt-quatre heures, avant d’être transféré au tribunal, avec deux autres personnes, pour une comparution immédiate. Bien sûr, j’ai demandé un délai pour être jugé. Dans son réquisitoire, le procureur a réclamé alors le maintien en détention préventive! Son argument: il était “dangereux” de me laisser dehors en cette période de “radicalisation” du mouvement… Le juge ne l’a heureusement pas suivi, ni d’ailleurs sur sa demande de contrôle judiciaire m’interdisant de participer à une manifestation ou à un rassemblement politique. Au final, je dois être jugé le 30 novembre. Mais j’ai déjà compris que j’étais surtout coupable d’avoir manifesté ! »

 

Témoignage publié dans l'Humanité

 


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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 22:37

Lors du mouvement contre la réforme des retraites, le pouvoir aura utilisé la manière forte pour museler l'opposition à son projet. Exclusions de lycéens, contrôles judiciaires, gardes à vue, condamnations à de la prison ferme.

 

Dans le département voisin de la Vienne, c'est un militant de Sud Solidaires 86 qui est poursuivi?. Il lui est reproché « une entrave à la circulation routière ».  Avec d'autres manifestants, il avait bloqué les entrées de la zone commerciale de Poitiers Sud. Si le procureur va au bout de la procédure, il risque deux ans de prison, 4.500 euros d'amende et le retrait de six points sur son permis.

 

Pour avoir gêné également des automobilistes en distribuant des tracts contre la réforme des retraites, le tribunal correctionnel de Montpellier (Hérault) va juger cinq lycéens le 15 décembre prochain.  Ils avaient participé à une opération non loin de l’hôtel de région, bloquant plus ou moins le trafic. Suffisant pour être interpellés et finalement poursuivis en justice pour « entrave à la circulation ». Un délit qui peut leur coûter jusqu’à 4 500 euros d’amende.

 

Cheminot en Loire-Atlantique, Jérôme Zimmer vient de purger une peine de deux mois de prison pour l'exemple. Il clame toujours son innocence. «J'étais devant la préfecture, les policiers nous balançaient des bombes lacrymogènes. La seule chose que j'ai faite, c'est renvoyer des goupilles de lacrymo. » Interpellé quatre heures après la fin de la manifestation il est condamné le lendemain en comparution immédiate à deux mois de prison avec mandat de dépôt. Le cas de ce père de famille n'est pas isolé puisqu'à St Nazaire, le procureur a condamné le même jour deux autres manifestants.Il voulait faire un exemple.

 

Laurent Mucchielli, sociologue et directeur de recherches au CNRS constate une sévérité croissante à l'égard des manifestants, et dans le même temps une impunité croissante pour les délinquances économiques et financières. Comment ne pas parler de justice de classe !

 


 

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 23:26

Si la justice est représentée par le symbole de la balance, c'est pour faire référence à l'idée d'équilibre et de mesure. Elle symbolise aussi l’impartialité nécessaire au fonctionnement de la justice.

 

Il se trouve que  Dominique Pauthe, président de la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, qui vient de rendre le jugement concernant Jérôme Kerviel est en charge par ailleurs des affaires Clearstream et des emplois fictifs à la mairie de Paris, alors on va bien voir ...


 

kerviel-chirac.jpg

  Dessin Chaunu


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