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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 21:20

 

Depuis 1967, Israël occupe et colonise les territoires Palestiniens, au mépris des résolutions de l'ONU et des conventions de Genève.

 

Les constructions illégales ne cessent de s’étendre, les terres agricoles palestiniennes et l’eau sont confisquées, les plantations détruites.

 

Et maintenant, des produits fabriqués dans les territoires Palestiniens sont vendus par l’importateur OPM avec l’étiquette « Made in Israël ».

 

Refusez d’acheter ces produits vendus illégalement puisqu’il y a fraude à l’origine, dont la carafe à gazéifier Soda Club ou Soda Stream fabriquée dans l’usine de la colonie de Mishor Adumin située en territoire palestinien à l’Est de Jérusalem .

 

REFUSEZ D’ACHETER CES PRODUITS ILLEGAUX !

REFUSEZ AINSI DE SOUTENIR LA COLONISATION ISRAELIENNE !

DEFENDEZ LES DROITS DU PEUPLE PALESTINIEN !

 

Cet après-midi, une quinzaine de militants distribuaient ce tract à l’appel de l’AFPS 79 (Association France Palestine Solidarité 79) devant le magasin Carrefour à Niort où est notamment vendu ce produit. ATTAC, la CGT, la FSU, le NPA et le PCF soutenait cette action.

 

 

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Photos AVG


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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 15:47

Voilà 29 ans que Mumia Abu-Jamal est privé de liberté. C'est le 9 décembre 1981 qu'il fut gravement blessé et arrêté lors de la fusillade qui coûta la vie au policier Faulkner et dont il fut "jugé" coupable ... Depuis il n'a eu de cesse de crier son innocence sans jamais pouvoir la défendre.

 

Qui est Mumia ?

 

Mumia Abu-Jamal est né le 24 avril 1954. Né Wesley Cook, Mumia choisira ce prénom swahili au lycée, sous l’influence d’un enseignant d’origine kenyane. Il y ajoutera “Abu-Jamal” à la naissance de son premier fils, Jamal. A l’âge de 14 ans, Mumia est arrêté et battu pour avoir protesté contre un meeting du candidat ultraraciste George Wallace, à Philadelphie. Peu après, il est fiché par le FBI pour avoir voulu rebaptiser son lycée “Malcolm X”.

En 1969, le jeune homme est chargé de l’information à la section de Philadelphie du Black Panther Party. Le FBI le considère comme l’une des personnes “à surveiller et interner en cas d’alerte nationale”.

Il est l’une des cibles du Cointelpro (programme d’infiltration et de contre-espionnage) dont seront victimes Leonard Peltier et d’autres membres de l’Américan Indian Movement et des Black Panthers.

Devenu journaliste de radio apprécié, lauréat de plusieurs prix, Mumia est surnommé “la voix des sans-voix” pour sa critique de la corruption de la police et des dirigeants politiques locaux. Depuis 1978, il dénonce la violente répression qui frappe la communauté MOVE et, en 1981 suit le procès de son fondateur, John Africa, qui sera acquitté des charges fabriquées contre lui. Le soutien de Mumia à MOVE exaspère les politiques et la police de Philadelphie et lui vaut le renvoi d’une des stations de radio où il exerce. Pour faire vivre sa famille, Mumia est contraint de travailler comme taxi de nuit

Aux premières heures du 9 décembre 1981, Mumia Abu-Jamal est grièvement blessé lors d’une fusillade dans le quartier sud de la ville, où il vient de déposer un client. Arrêté, il est accusé du meurtre d’un policier, Daniel Faulkner, tué dans cette fusillade. Malgré ses dénégations, malgré son absence d’antécédents judiciaires, une enquête inéquitable (expertises balistiques inexistantes, balles non identifiables, absence de relevé d’empreintes, zone des faits non sécurisée, tests non effectués, etc.) conclut à la culpabilité de Mumia. Témoins menacés, subornés, écartés, rapports de police contradictoires, violations de ses droits, mèneront, en juillet 1982, à la condamnation à mort de cet opposant politique gênant sous la pression d’un juge recordman de la sentence... Mumia est “le coupable idéal”

En juin 1999, un ancien tueur à gages, Arnold Beverly, avoue à l’une des avocates de Mumia avoir tué l’officier Faulkner dans le cadre d’un contrat mêlant police et mafia. Corroborés par un faisceau d’éléments et de témoignages concordants, les aveux de Beverly n’ont jamais été entendus par la justice au prétexte qu’ils sont “hors des délais de la procédure”.

Le 18 décembre 2001, la sentence de mort de Mumia a été provisoirement écartée, mais il est toujours considéré coupable et menacé de voir cette sentence à nouveau prononcée. Mumia Abu-Jamal lutte toujours depuis le couloir de la mort, enfermé 23h/24h dans une cellule grande comme une salle de bains et dans un isolement sensoriel inhumain. La mobilisation internationale a empêché par deux fois son exécution, en 1995 et 1999.

Aujourd’hui les options d’appel s’amenuisent.

En date du 8 octobre 2003, les ultimes appels d’Etat ont été rejetés, renvoyant l’affaire au niveau fédéral. La vie de Mumia demeure en grand danger, comme le précisait récemment son avocat fédéral, Me Bryan.

 


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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 18:45

Solidarité avec Stéphane Hessel, Alima Boumediene-Thiery et toutes les victimes de la répression.

 

Bordeaux, Mulhouse, Perpignan, Pontoise… : en ce mois d’octobre, des hommes et des femmes sont poursuivis pour « provocation publique à la discrimination » - y compris une sénatrice de la République, Alima Boumediene-Thiery. Ailleurs, d’autres sont convoqués par les préfectures et menacés de procès du même type. Un ancien commissaire de police prétend même poursuivre... Stéphane Hessel, grand résistant, co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et ambassadeur de France !Tous risqueraient jusqu’à 45 000 euros d’amende et trois ans de prison suivant la qualification des poursuites … Quel crime ont donc commis ces citoyens, connus et inconnus, pour mériter une accusation aussi infamante et encourir des peines aussi lourdes ? S’être dressés contre l’occupation et la colonisation de la Palestine par Israël, et notamment contre les « crimes de guerre » voire « contre l’Humanité » que le rapport Goldstone accuse son armée – et, dans une proportion nettement moindre, des groupes armés palestiniens - d’avoir perpétrés pendant la guerre de 2008-2009 contre la bande de Gaza. S’être révoltés contre l’impunité dont jouit un État qui viole pourtant ouvertement le droit international et les résolutions des Nations unies. Et avoir décidé de prendre leurs responsabilités en appelant eux-mêmes au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre cette politique condamnée par la grande majorité des opinions française, européenne et mondiale.

 

Pour présenter, contre toute évidence, cette action citoyenne comme raciste, il aura fallu que la ministre de la Justice s’abaisse à inventer, en février 2010, un « boycott des produits casher » qu’aucun dirigeant, aucun groupe, aucun militant du mouvement de solidarité pour une paix juste et durable au Proche-Orient n’a jamais prôné. Puis qu’elle exige des Parquets qu’ils poursuivent les militant-e-s pour « provocation publique à la discrimination ». Et celle qui diffame et menace ainsi des innocents appartient à un gouvernement qui, toute honte bue, non seulement stigmatise une communauté entière en raison de son origine ethnique, mais expulse illégalement de la « patrie des Droits de l’homme », sur cette base, des milliers de ressortissants d’Etats membres de l’Union européenne.

 

C’est pourquoi nous disons à Michèle Alliot-Marie : « Pas ça et pas vous ! ». Certains d’entre nous appellent au boycott de tous les produits israéliens ; d’autres « ciblent » les seuls produits des colonies israéliennes ; d’autres encore choisissent des formes d’action différentes. Mais nous sommes tous unis pour refuser catégoriquement que les militant-e-s de la campagne internationale Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) soient accusés et jugés pour « provocation publique à la discrimination » alors qu’au contraire ils combattent contre toute forme de discrimination, pour le droit de tous les peuples à l’autodétermination, pour l’application à tous les États du droit international et des sanctions prévues lorsqu’ils le bafouent. Tous ensemble, nous exigeons, à la fois au nom du droit international et des libertés : le retrait immédiat des directives envoyées par la ministre de la Justice et son administration aux Parquets et la relaxe immédiate de ces innocents. Honneur à celles et ceux qui font leur le combat pour la justice et la paix que les autorités françaises ont trahi.

 

Pour accéder à la signature de cet appel, cliquez sur le texte ci-dessous.

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 18:27

Jean-Paul Lecoq, député communiste de Seine-Maritime, a été expulsé de Casablanca (Maroc) le 8 novembre. Il tentait de rejoindre El Ayoun, capitale du Sahara Occidental occupé par le Maroc, où la population sahraouie subit une répression qui rappelle des heures sombres.

 

Depuis 1993, la Ville de Gonfreville l’Orcher dont il est le député-maire est jumelée avec J’Refia, une ville sahraouie réfugiée dans le désert algérien du fait de l’occupation du Sahara Occidental par l’envahisseur marocain. Ce n’est donc pas sur un coup de tête que Jean-Paul Lecoq  a tenté de se rendre à El Ayoun en tant qu’« observateur ». Présent au Mans fin octobre pour la 36e conférence des Comités de soutien au peuple Sahraoui (EUCOCO), le député membre de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale a été alerté sur les violences en cours dans les territoires occupés.

 

Lors de son arrivée à l’aéroport de Casablanca dimanche soir 7 novembre, Jean-Paul Lecoq a eu droit à un comité d’accueil musclé. « J'ai été arrêté par la police qui m'a dit que la zone était interdite. On m'a demandé mon passeport. Deux heures plus tard, on me l'a redonné avec un billet de retour direct pour Paris. Il est inadmissible qu’on empêche des parlementaires d’aller voir ce qui se passe à El Ayoun », explique le député. Il a prévenu le ministère des affaires étrangères français, mais aucun diplomate ne s’est présenté à lui. « Étais-je donc un député gênant pour le Maroc comme pour la France », s’interroge le parlementaire.

 

Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc depuis 1975. Les Sahraouis ont cru à la promesse de la communauté internationale sur l’organisation d’un référendum d’autodétermination comme elle s’y était engagée en … 1991.

 

Interpellé mardi à l’Assemblée nationale, M. Kouchner a répondu au député communiste : « Je regrette la façon dont vous avez été refoulé du territoire marocain et nous l'avons fait savoir à l'ambassadeur du Maroc en France ». « Il n'est pas admissible qu'un représentant élu de la nation soit ainsi refoulé du territoire d'un pays ami », a dit M. Kouchner, en observant que la France « admirait » toutefois « les progrès vers la démocratie » du royaume chérifien.

 

Vous n’avez rien entendu à ce sujet sur les ondes ou à la télé ? Normal, ce n’était pas un député UMP et il n’était pas expulsé d'un pays comme Cuba ou le Venezuela. Alors circulez, il n’y a rien à voir.


 

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 22:25

Cette phrase c’est celle des magistrats de la Cour de justice de Petach Tikva (Israël) permettant la libération mercredi 11 août, d’un dénommé Haim Pearlman, un colon israélien extrémiste connu des services et soupçonné d’avoir tué, au couteau, 4 palestiniens et d’avoir tenté d’en tuer 7 autres. A Jérusalem. Faute de « preuves tangibles », il a été libéré et est rentré chez lui, sur décision de justice puisque « dans un pays démocratique, s’il n’y a pas de preuve, on doit relâcher un suspect ».

 

Et Salah Hamouri ?

 

Aucune preuve de quelque acte que ce soit n’a été rapportée devant le tribunal militaire. Rien. Il n’a commis aucun délit d’aucune sorte. Et il a été pourtant condamné à 7 ans de prison sur la base d’une simple « intention » supposée et retenue contre lui par le tribunal. Une intention ! Pas un acte, non, une idée non réalisée dans le pire des cas.

 

Et aucune preuve concrète, et pour cause, n’est venue confirmer cette « intention ». Alors on aurait du « le relâcher ». Et il est en prison depuis plus de 5 ans. Et on lui a refusé une remise de peine. Et que dit, que fait que le Président de la République pour libérer notre compatriote qui, encore une fois, est le plus vieux prisonnier politique français sur cette planète. Que fait-il pour exiger sa libération tandis qu’il est innocent ?

 

Ce nouveau fait confirme que personne ne peut croire que la France considère de manière égale Salah Hamouri et les autres. Il y a discrimination indiscutable. C’est une honte nationale. Mais le silence complaisant du Président vis-à-vis des autorités israéliennes de même que son silence méprisant à l’égard de la famille de Salah n’y changeront rien quoi qu’il en pense : les vagues répétées de la mer ont toujours raison des rochers les plus durs. A force ils craquent.

 

Plus que jamais faisons entendre nos voix : alors que cela va faire dans moins d’un mois 2.000 jours que Salah est en prison ce n’est pas le moment de cesser de réclamer justice et d’exiger sa libération immédiate en intervenant auprès du Président en vacances. Son adresse : M. Nicolas Sarkozy « Domaine du Cap Nègre » 83980 Le Lavandou.

 

Comité national de soutien à Salah Hamouri

 


 

 

Lettre de Salah Hamouri

 

 

J’espère que vous lirez cette lettre…

Au pays de la révolution française qui a mis fin au féodalisme et à la servitude en propageant à travers le monde les mots de « Liberté – Egalité – Fraternité » ; à Paris, capitale d’un pays qui a résisté hautement pour se libérer de la barbarie d’une armée occupante féroce et brutale ; depuis vos bureaux à l’Elysée ou ceux du Quai d’Orsay – j’espère que vous lirez ma lettre.

 

Dans l’un de ces bureaux, ma mère a été finalement reçue afin de discuter des moyens pour obtenir ma libération.

 

Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l’égalité des droits humains et refuse absolument d’établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l’origine, la religion, etc.

 

Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.

 

Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n’était pas que, lui, fasse, ce qu’il devrait faire pour cela mais qu’en plus de l’injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d’humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d’occupation.

 

Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d’occupation ou de collaboration ?

 

Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n’en reste pas moins que la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant 62 ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille.

 

Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j’ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de 5 ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C’est mon droit que de la refuser.

 

Dans ces conditions il n’est pas pensable une seule minute, qu’en plus de tout cela que je subis, j’en vienne à « regretter » ou à « m’excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d’occupation.

 

Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde.

Bien à vous,

 

Salah Hamouri

Prison de Guilboa

Section 4

Le 14 juillet 2010

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 23:37

Après l'acte terroriste d'Israël contre la flottille humanitaire pour Gaza, les Etats-Unis ont refusé comme toujours de condamner Israël, insistant sur la nécessité de relancer la paix au Proche-Orient. Alliés "historique" d'Israël,  les Etats-Unis se contentent simplement de demander à celui-ci de laisser passer plus de nourriture dans la bande de Gaza.


Stéphane HESSEL l'ambassadeur de France à l'ONU déclare à ce sujet : « Le gouvernement d’Israël, bénéficie en effet d’une impunité scandaleuse, alors que depuis des années il bafoue le droit international, et rejette des résolutions de l’ONU, ne respecte pas la convention de Genève... L’Union Européenne et les Etats-Unis considèrent Israël comme leur allié dans la région et le défendent, même quand il fait des choses répréhensibles. »


Et Israël persiste et signe puisque aujourd'hui, il a commis un nouvel acte de piraterie avec l'arraisonnement d'un autre bateau humanitaire, le « Rachel Corrie », un bateau irlandais qui avait à son bord 15 passagers dont Mairead Maguire, 66 ans, prix Nobel de la paix (1976).


Pour la première fois, Washington a estimé que le blocus de Gaza est intenable.


Effectivement il est intenable, comme l'est celui qu'imposent les Etats-Unis à Cuba depuis plus de 40 ans, malgré le vote de l'Assemblée générale des Nations Unies qui approuve chaque année à une écrasante majorité une résolution demandant la levée de l'embargo imposé par les Etats-Unis à Cuba. Mais il est très regrettable qu'au regard du droit international, cette résolution ne soit pas contraignante. Et concernant ces votes aux Nations Unies, deux ou trois pays votent  régulièrement contre la levée de cet embargo à Cuba. Et qui sont-ils ? Systématiquement les Etats-Unis et Israël. 


Que ce soit pour Gaza ou Cuba, on retrouve donc les mêmes protagonistes, les Etats-Unis et Israël. Les Etats-Unis se comportent donc comme Israël. Comme pour la fable de La Fontaine, on pourrait dire, "si ce n'est toi, c'est donc ton frère".

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 22:34

L’attaque israélienne contre la flottille acheminant de l’aide humanitaire à Gaza est une abomination. Elle s’inscrit dans la longue histoire d’oppression et de violences que l’Etat israélien inflige aux Palestiniens. Elle doit être condamnée par les travailleurs de tous les pays.

Cette nouvelle atrocité vise à maintenir le blocus économique qui condamne la population de Gaza à la misère. Elle souligne le caractère hypocrite et dérisoire du soi-disant « processus de paix ». Les impérialistes versent des larmes de crocodile. Mais ni l’ONU, ni le gouvernement américain, ni celui de la France, ni aucune autre grande puissance n’a fait quoi que ce soit pour briser le blocus de Gaza et l’emprise israélienne sur les territoires occupés ou prétendument « autonomes ». Les Palestiniens sont entassés et affamés dans des fragments de territoires tenus sous haute surveillance militaire.

A Gaza, les trois quarts des maisons détruites lors de l’agression militaire de décembre 2008 n’ont pas été reconstruites. L’armée israélienne bloque l’approvisionnement en ciment. Elle filtre la nourriture et les médicaments.    60 % des foyers manquent de nourriture. Plus de 40 % de la population est au chômage. Gaza est une prison en plein air.

Malgré les discours officiels de « solidarité » avec les Palestiniens, les régimes des pays voisins – Iran, Egypte, Jordanie, Arabie Saoudite, etc. – sont eux aussi complices de cette situation, comme le montre l’attitude de Moubarak sur la question de la frontière entre l’Egypte et Gaza. La question palestinienne n’est pas raciale ou religieuse : c’est une conséquence des intérêts des classes dirigeantes de la région – et du monde entier.

L’agression du 31 mai dernier a provoqué une vague de rassemblements et de manifestations, dans de nombreux pays. En Israël même, 3000 personnes sont immédiatement descendues dans la rue pour condamner le massacre. Contrairement à un préjugé trop souvent véhiculé, la population israélienne ne forme pas un seul bloc réactionnaire. En Israël comme ailleurs, il y a des riches et des pauvres. Et la masse des travailleurs israéliens – juifs et arabes – subit la crise économique de plein fouet. Aux dernières élections municipales, à Tel-Aviv, le Parti Communiste Israélien a recueilli 35 % des voix ! Les contradictions de classe s’accentuent, dans le pays. De fait, la lutte pour l’émancipation des Palestiniens est indissociable de la lutte contre le capitalisme et l’impérialisme, dans la région comme à l’échelle internationale.


La Riposte

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 23:20

Ce soir à Niort, environ 150 personnes avaient répondu à l’appel de l’Association France Palestine Solidarité. Des militants syndicaux de la CGT, de la FSU, de SUD, des militants politiques du NPA, du PCF, des militants de la Ligue des Droits de l’Homme, des palestiniens et des anonymes, venus protester contre l'attaque meurtrière de la flottille de la liberté pour Gaza par l'armée israélienne dans les eaux territoriales internationales. Tous réclamaient la levée du blocus de Gaza, la fin de l’impunité d’Israël qui piétine les différentes résolutions de l’ONU, la libération immédiate de tous les militants de la solidarité internationale arrêtés par l’armée israélienne, l’acheminement de toute la cargaison humanitaire à Gaza.


Avant de prendre la direction de la préfecture, une minute de silence a été observée à la mémoire des neufs militants de la solidarité tués par les soldats israéliens lors de l’assaut de la flottille.


Arrivés à la préfecture, une délégation devait remettre une lettre à l’intention du Président de la République, mais il n’y a même pas eu la possibilité de remettre le courrier, à 19 heures, la porte de la préfecture des Deux-Sèvres était close. 

 

Quelques photos de ce rassemblement en cliquant sur la photo. Photos JCO

 

P1110952

 

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 22:32

Le ministre des Affaires Etrangères dit condamner fermement le raid israélien, en ajoutant que " c'est un incident impossible à supporter ".


Ah bon, seulement un "incident " quand une armée d'occupation attaque une flottille de bateaux transportant 10 000 tonnes d'aide humanitaire, comme un clin d'oeil aux 10 000 prisonniers palestiniens de la bande de Gaza victimes du blocus israélien. 


Kouchner a une notion vraiment particulière par rapport à toutes les exactions commises par Israël. Le fait que sa soeur soit gradée au sein de cette armée d'occupation n'y est peut-être pas étranger ?


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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 22:24

 

En France et dans le monde, de multiples initiatives de protestation s'organisent. Un rassemblement est organisé place de la Brèche à Niort le Mercredi 2 juin 2010 à 18 heures, à l'appel de l’AFPS (Association France-Palestine Solidarité) des Deux-Sèvres.

 


Communiqué du collectif national pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens :

 

Dans la nuit de dimanche à lundi, l'armée israélienne a attaqué sauvagement la « Flottille de la liberté » pour Gaza, à bord de laquelle 700 militants internationaux et qui convoyaient 10 000 tonnes d'aide pour la Bande de Gaza sous blocus israélien. Selon les informations à notre disposition, plus de 19 militants ont été tués lors de l'attaque et des dizaines on été blessés.

 

Le Collectif National pour une Paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens condamne fermement cet acte odieux qualifiable de « crime de guerre ». Contrairement aux mensonges véhiculés par les autorités israéliennes, les militants étaient désarmés, pacifiques, l'ensemble de la cargaison et des passagers ayant été inspectés par les services maritimes. Qui plus est les bateaux étaient dans les eaux internationales. Israël s'est comporté de manière criminelle et s'est rendu coupable d'un nouveau crime de guerre.

 

Le Collectif National exige des autorités françaises qu'elles prennent une position à la mesure de la gravité des actes commis par Israël. A l'instar de ce qui se passe dans de nombreux pays européens, la France doit convoquer l'ambassadeur d'Israël en France pour l'informer des mesures de rétorsion prises par la France tandis que 7 Français sont à bord. Les autorités françaises doivent en outre exiger la libération de l'ensemble des passagers arrêtés et le libre accès de la cargaison humanitaire à Gaza.

 

Le Collectif partage la douleur et l'inquiétude des familles des passagers, à propos desquels Israël refuse de donner la moindre information. Le Collectif rappelle sa solidarité avec la population de Gaza soumise à un siège inhumain et réaffirme son exigence de la levée immédiate du blocus illégal qui dure depuis plus de trois ans. D'une façon plus générale la preuve est apportée que les « leviers positifs » en direction d'Israël (comme son admission au sein de l'OCDE il y a une semaine) l'encourage dans sa politique dévastatrice de la paix et du droit. Seule la fin de son impunité peut permettre d'amener Israël à la raison. Plus que jamais la suspension de l'accord d'association UE-Israël s'impose.

 

Déclaration de M.G Buffet secrétaire nationale du PCF : Gaza, après le massacre, la France et les Européens doivent contraindre Israël à lever immédiatement le blocus (lire la suite)

 


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