Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 22:16

Combien faudra-t-il de morts pour que les gouvernements européens et l'Union européenne s'aperçoivent que « l'Europe forteresse » est une impasse ?

 

Combien faudra-t-il de morts pour qu'ils s'aperçoivent que les murs, les barrières, pour empêcher l'immigration sont à la fois inhumains, coûteux et inefficaces ?

 

Combien de morts faudra-t-il encore pour que l'on prenne conscience que l'avenir est à la coopération, et non à la concurrence ?

 

Combien de morts faudra-t-il encore pour que cesse la cynique hypocrisie des gouvernements européens qui versent des larmes de crocodiles sur les victimes des guerres mais leur refusent tout asile ?

 

Les peuples européens, eux, ne sont pas égoïstes. Les habitants de Lampedusa l'ont encore une fois prouvé en portant assistance aux naufragés et s'occupant des corps sans vie rejetés par la mer.

 

Mais la crise est prétexte à d'immenses reculs sociaux et démocratiques qui menacent la solidarité. La paix, la justice, la solidarité censés être aux fondements de l'Union européenne ne sont plus que des oripeaux qui cachent à peine la cruauté du marché et de la concurrence.

 

Le PCF et ses partenaires du Front de gauche ont dénoncé et dénonceront toujours des politiques sécuritaires égoïstes inhumaines.

 

Il faut répondre « humanité » à ceux qui risquent leur vie pour fuir la misère et la guerre. Il faut répondre « solidarité et coopération » avec les peuples du monde. La concurrence et le libre-échange portent des logiques criminelles parce qu'ils divisent et mettent en compétition les peuples. Il faut répondre « paix » pour que l'Union européenne et l'ONU usent de tout leur poids diplomatique pour mettre fin aux conflits, et ne pas se contenter d'une politique de la canonnière, a fortiori quand elle est à géométrie variable.

 

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 07:42

Cette très belle lettre que je reprends dans mon blog est de Jean-Claude Lefort, député honoraire communiste, homme de nombreux combats. Nous l'avions vu à Niort en avril 2012 où il accompagnait le jeune franco-palestinien Salah Hamouri qui a passé 7 années dans les geôles israéliennes pour délit d'opinion, et dont il présidait le comité de soutien. Puisse sa lettre faire réfléchir, au-delà de Manuel Valls qu'il interpelle, tous ceux qui comme des moutons de panurge reprennent à leur compte des propos haineux à l'égard de «ces étrangers, et nos frères pourtant». Merci Jean-Claude Lefort pour ce très beau texte. Bien sûr, vous n'avez pas été invité dans les débats sur cette question des Roms ... 

Lettre publiée dans l'Humanité du 1er octobre 2013

 

Manuel, souviens-t-en...

 

"Quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. Souviens-t’en: «Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir.»

 

Manuel, tu as déclaré hier soir, sur BFMTV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.

 

Tu as été naturalisé français en 1982. Franco est mort en 1975. Sept ans avant ta naturalisation. Quand tu es devenu français, il n’y avait donc plus de dictature en Espagne. Tu avais donc « vocation », selon tes mots, à retourner dans ton pays de naissance, en Espagne. Tu ne l’as pas fait et je comprends parfaitement, de même que je comprends totalement ton souhait de devenir français. Cela sans l’ombre d’un doute.

 

Tu avais «vocation» à retourner à Barcelone, en Espagne où tu es né, pour reprendre tes propos qui concernaient uniquement les Roms. Celui qui t’écrit, en ce moment, est un Français d’origine manouche par son père. Mon père, manouche et français, est allé en 1936 en
 Espagne pour combattre le franquisme, les armes à la main, dans les Brigades internationales. Pour la liberté de ton pays de naissance, et donc celle de ta famille. Il en est mort, Manuel. Des suites des blessures infligées par les franquistes sur le front de la Jarama, en 1937. Je ne te demande aucun remerciement, ni certainement pas la moindre compassion. Je la récuse par avance. Je suis honoré en vérité qu’il ait fait ce choix, quand bien même il a privé ma famille de sa présence alors que je n’avais que neuf ans et ma sœur, dix-huit.

 

La guerre mondiale est venue. Et les camps nazis se sont aussi ouverts aux Tziganes. Tu le sais. Mais un nombre énorme de Manouches, de Gitans et d’Espagnols se sont engagés dans la Résistance sur le sol français. Ton père aurait pu en être. Il en avait l’âge puisque il est né en 1923. Georges Séguy et d’autres sont entrés en résistance à seize ans. Je ne lui reproche aucunement de ne pas l’avoir fait, bien évidemment. Mais je te demande le respect absolu pour celles et ceux qui se sont engagés dans la Résistance contre le franquisme, puis ensuite contre le nazisme et le fascisme. Contre ceux qui avaient fait Guernica. Et pourtant, à te suivre, ils avaient «vocation» à retourner ou à rester dans leur pays d’origine, ces «étrangers, et nos frères pourtant»…

 

Manuel, «on» a accueilli la Roumanie et la Bulgarie dans l’Union européenne alors que ces pays ne respectaient pas, et ne respectent toujours pas, un des fondamentaux pour
 devenir ou être membre de l’Union européenne: 
le respect des minorités nationales. Sensible à cette question pour des raisons évidentes, je m’en étais fortement inquiété à l’époque. En tant que député, je suis allé à Bruxelles, auprès de la Commission, pour prouver et dire que ces pays ne respectaient pas cette clause fondamentale. On m’a souri au nez, figure-toi.

 

Et aujourd’hui, dans ces pays, la situation des Roms s’est encore aggravée. Pas améliorée, je dis bien «aggravée». Et ils ont «vocation» à rester dans leurs pays ou à y revenir? C’est donc, pour toi, une espèce humaine particulière qui pourrait, elle, supporter les brimades, les discriminations et les humiliations de toutes sortes? Ces pays d’origine ne sont pas des dictatures, c’est certain. Mais ce ne sont pas des démocraties pleines et entières pour autant. Alors toi, l’Espagnol devenu français, tu ne comprends pas? Fuir son pays, tu ne comprends pas? Toi, tu ne comprends pas que personne n’a «vocation» à rester ou revenir dans son pays? Sauf si tu es adepte de conceptions très spéciales, à savoir que ce qui vaudrait pour un Roumain ne vaudrait pas pour un Espagnol. Tu sais pourtant que le mot «race» va disparaître de nos lois. À juste titre car il n’y a pas de races, juste une espèce humaine. Et les Roms en sont.

 

La fermeté doit s’exercer là où se trouvent les responsabilités. Pas sur de pauvres individus qui n’en peuvent plus. Savoir accueillir et savoir faire respecter nos lois ne sont pas deux concepts antagoniques. Mais quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. Souviens-t’en: «Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir.»

 

Pour l’heure, Manuel, j’ai la nausée. Tes propos me font gerber, même pire. Nos pères auraient donc fait tout ça pour rien ou pour «ça»?

 

Ils sont morts pour la France, Manuel. Pour que vive la France. Inclus «ces étrangers, et nos frères pourtant».

 

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 00:03

Jean-François Corty, directeur des missions France pour l'ONG Médecins du Monde, association dont les équipes effectuent 4 000 consultations par an sur la population rom est intervenu suite aux propos du ministre de l'Intérieur. :

 

« Je n'ai jamais rencontré un Rom qui aspire à vivre dans des bidonvilles. La grande majorité veut au contraire se sédentariser, travailler, s'intégrer, scolariser les enfants. Simplement, la dégradation de leurs conditions de vie avec la multiplication des expulsions sans relogement - des familles sont expulsées dix à quinze fois en quelques semaines - entraînent des ruptures de soins, de scolarisation, l'aggravation des conditions de vie,... et ne font, finalement, que déplacer les problèmes d'une mairie à l'autre... Oui, il existe des mafias, des organisations qui, parce qu'ils sont dans une extrême précarité, peuvent les instrumentaliser. Mais ce n'est pas la majorité des cas.

 

Les acteurs politiques affirmant que les questions d'insécurité globale sont en lien avec ces populations doivent cesser. Oui, certains peuvent être responsables de délits, mais ils ne sont pas responsables de tous les délits, ni de tous les problèmes d'insécurité. Proposer des expulsions répétées sans alternative ou relogement revient à contraindre ces personnes à ne plus avoir la possibilité de survie, dans un contexte de crise économique, et donc à créer des conditions pour qu'elles ne soient pas intégrables. »

 

Tout cela pose la question du rapport à l'autre. Ces populations ne doivent pas concentrer tous les maux de notre société. Ils ne sont pas responsables de la crise.

 

Et notre ministre de l'Intérieur jouant cette même partition, il recueille bien entendu le soutien de la droite dure, et même de l'extrême droite. Dans ces circonstances, F Hollande va t-il rester longtemps silencieux ?

Roms : Ne pas en faire des boucs émissaires
Partager cet article
Repost0
25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 21:26

Manuel Valls le ministre de l'Intérieur s'est livré à la surenchère au sujet des Roms. Ce n'est pas en stigmatisant cette population, en les livrant à la vindicte populaire que cela résoudra les problèmes. Que cherche Manuel Valls, à se livrer à la course à l'échalote avec la droite et le Front National ?

 

Le nombre de Roms en France n'excède pas 20.000. Amnesty International rappelle que s'ils émigrent, ce n'est pas par nomadisme mais parce qu"'ils "fuient la pauvreté et les discriminations dont ils sont victimes dans leurs pays d'origine".

 

Les évacuations à répétition ne favorisent pas leur intégration, puisque les efforts d'accompagnement en matière de santé et de scolarisation des enfants sont alors anéantis.

 

Au printemps 2012, le candidat François Hollande insistait sur la nécessité "d'éviter de mettre sur des routes des populations ultra-précaires" et de leur proposer des "solutions alternatives" de logement, au nom d'un "devoir d'intégration". Avec presque 12.000 Roms évacués de leurs camps en 2012 et déjà plus de 10.000 sur le premier semestre 2013, c'est un "record" par rapport à l'ère Sarkozy.

 

Ce n'est pas parce que l'on s'approche des élections municipales qu'il faut se servir des Roms comme de boucs émissaires. A ce sujet, le Collectif National Droits de l'Homme Romeurope a publié ce guide contre les idées reçues à propos des Roms. Très instructif.

 

Cliquez sur le document

 

Partager cet article
Repost0
28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 22:27

Entendu ce matin sur France-Inter par rapport à la Syrie : « L'opinion publique se prépare à une intervention militaire en Syrie ... ». Ne serait-ce pas plutôt les médias qui préparent l'opinion publique à une intervention ?

 

Alors qu'une mission de l'ONU mène l'enquête sur l’utilisation des armes chimiques, et bien qu'aucune conclusion n'ait été déposée, la France, la Grande-Bretagne et les USA déclarent avoir des certitudes et envisagent une intervention militaire. Envisager une intervention en dehors des Nations Unies consiste à se poser en « juges et gendarmes du monde ».

 

On peut constater aujourd'hui quel est le résultat de ces interventions militaires, que ce soit en Afghanistan, en Irak ou en Lybie. Alors que ces pays sont toujours ravagés et en proie à des affrontements ethnico-religieux, dans des guerres de tribus, certains ne voient à nouveau la solution pour la Syrie que par l'intervention militaire. Et malheureusement, les médias se font les relais du pouvoir pour préparer l'opinion à cette intervention militaire.

 

Comme le souligne le Mouvement de la Paix, « L’indispensable pour la population est de vivre en sécurité, de se nourrir, de s’instruire, d’être soigné dans de bonnes conditions et de pouvoir s’exprimer en toute liberté. Or tout cela, la guerre l’interdit. Loin d’être la solution, elle ne bénéficierait qu’aux marchands d’armes. » « En Syrie comme ailleurs, ce qui est nécessaire c’est la Paix comme socle d’une société humaine se conformant aux engagements pris en 1998 par la communauté internationale dans le cadre de l’adoption de la culture de paix et de la non-violence. »

 

 

Partager cet article
Repost0
30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 17:54

L'austérité fait exploser la pauvreté.

Ce graphique est basé sur des chiffres de 2011. Comme la situation ne s'est pas améliorée depuis et que la plupart des pays d'Europe s'enfoncent dans toujours plus de rigueur, les perspectives ne sont pas réjouissantes s'il n'y a pas un tournant à cette politique  qui n'a qu'un objectif, satisfaire les marchés financiers.

Europe, voilà vers quoi mènent les politiques d'austérité
Partager cet article
Repost0
18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 19:24

 

Vendredi 12 juillet, à l’aéroport de Moscou, Edward Snowden a sorti le bout de son nez devant les caméras des journalistes pour faire un petit discours qui recadre bien la situation et nous permet d’en savoir plus sur son état d’esprit actuel et sur la taille de ses corones. Edward Snowden est soutenu par l’avocate de Wikileaks et par des associations comme Human Rights Watch et Amnesty International.

Ce texte a été brillamment traduit de l’anglais par Gordon Fowler pour Developpez.com sous licence libre. Merci à lui !

« Bonjour,

Je m’appelle Edward Snowden. Il y a un peu plus d’un mois, j’avais une famille, une maison au paradis et je vivais dans un très grand confort. J’avais aussi la capacité, sans aucun mandat, de chercher, de saisir et de lire toutes vos communications. Celles de n’importe qui, n’importe quand. J’avais le pouvoir de changer le sort des personnes.

C’était aussi une grave violation de la loi. Les 4e et 5e amendements de la Constitution de mon pays, l’article 12 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen ainsi que de nombreux accords et traités interdisent un tel système de surveillance massive et omniprésente. Mais bien que la Constitution Américaine qualifie ces programmes d’illégaux, mon gouvernement explique qu’un jugement d’un tribunal secret, que personne ne peut voir, a légitimé ces pratiques illégales. Ce jugement corrompt purement et simplement la notion fondamentale de Justice, notion selon laquelle pour réellement exister la Justice doit être appliquée dans les faits. L’immoral ne peut être rendu moral par une loi secrète.

Je crois au principe établi à Nuremberg en 1945 : « Les individus ont un devoir international qui transcende les obligations nationales d’obéissance. Il en découle que les citoyens ont le devoir de violer leurs lois domestiques pour empêcher que des crimes contre la Paix et contre l’Humanité ne puissent être perpétrés ».

Par conséquent, j’ai fait ce que j’ai cru bon. J’ai lancé une campagne contre ces mauvaises pratiques. Je n’ai pas cherché à m’enrichir. Je n’ai pas cherché à vendre des secrets américains. Je n’ai passé aucun accord avec un gouvernement étranger pour garantir ma sécurité. À la place, j’ai rendu public ce que je savais, pour que ce qui nous touche tous puisse être débattu par nous tous, à la lumière du jour. J’ai voulu un monde de Justice.

Cette décision morale de parler au grand public de ces pratiques d’espionnage m’a coûté très cher, mais c’était la chose à faire et je ne regrette rien.

Depuis, le gouvernement américain et ses services de renseignements ont essayé de faire de moi un exemple, un avertissement pour tous ceux qui seraient tentés de parler à leur tour. J’ai été rendu apatride et traqué pour m’être exprimé politiquement. Les États-Unis d’Amérique m’ont mis sur la liste des personnes interdites de vol aérien. Ils ont demandé à Hong-Kong de m’extrader, en dehors du cadre juridique qui s’applique dans ce pays, et en totale violation du principe de non-refoulement des Nations-Unis. Ils ont menacé de sanctions des pays qui étaient prêts à défendre mes droits et le système d’asile reconnu par l’ONU. Ils ont même franchi une étape, sans précédente, en donnant l’ordre à une puissance militaire alliée de forcer l’avion d’un Président d’Amérique Latine à atterrir pour y chercher un réfugié politique. Cette escalade dangereuse n’est pas qu’une menace contre la dignité de l’Amérique Latine, c’est une menace contre le droit fondamental, partagé par toutes les personnes et par toutes les nations, de vivre sans être persécuté, de pouvoir demander un asile et d’en bénéficier.

Malgré tout, devant cette agression historique et disproportionnée, un peu partout dans le monde, des pays m’ont proposé soutien et asile. Ces nations, parmi lesquelles la Russie, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua et l’Équateur, ont toute ma gratitude et mon respect pour avoir été les premières à se lever contre ces violations des Droits de l’Homme perpétrées par des puissants, et non par des faibles. En refusant d’abandonner leurs principes devant les intimidations, ils ont gagné le respect du monde. J’ai l’intention de voyager dans chacun de ces pays pour exprimer mes remerciements personnels à leurs peuples et à leurs dirigeants.

J’annonce aujourd’hui que j’accepte officiellement toutes les offres de soutien et d’asile qui m’ont été faites, et toutes celles qui pourront m’être faites dans le futur. Avec, par exemple, la proposition du Président du Venezuela, M. Maduro, mon statut de réfugié est désormais officiel. Aucun état n’a donc le droit ni de limiter ni d’interférer avec mon droit de bénéficier de cet asile. Mais comme nous l’avons vu, certains gouvernements d’Europe Occidentale et d’Amérique du Nord ont démontré leur volonté d’agir en dehors des lois. Ce comportement persiste aujourd’hui et ces menaces illégales me rendent impossible tout voyage vers l’Amérique Latine pour bénéficier de l’asile politique qui m’y a été accordé dans le respect de nos droits universels.

Cette volonté d’états puissants d’agir hors des lois représente une menace pour nous tous, elle ne doit pas être couronnée de succès. Par conséquent, je demande votre assistance (N.D.L.R. : Aux associations) pour me garantir un chemin sûr par les pays concernés en sécurisant mon voyage vers l’Amérique Latine. Je demande également l’asile à la Russie jusqu’à ce que ces états respectent la loi et que mon voyage, légal, soit permis. Je vais soumettre ma requête à la Russie aujourd’hui en espérant qu’elle soit accueillie favorablement.

Si vous avez des questions, j’y répondrai autant que je le peux.

Merci.

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 14:59

Dans le supplément Cactus de l'Humanité quotidienne du jeudi, j'ai apprécié "le grain de sel" de Aline Pailler. J'aimerais entendre ces mêmes propos dans la bouche des dirigeants de mon parti. Un changement radical est indispensable pour notre société, on voit à quoi nous mènent les compromis, voire les compromissions. La capitalisme n'apporte que désespoir, on ne peut se contenter d'accompagner ses victimes.

Aline Pailler est journaliste et productrice à France-Culture. Elle a été députée européenne du Parlement européen (1994-1999) sous les couleurs du Parti communiste français.

 

Cactus Le grain de sel d' Aline Pailler

 La colère a ses raisons...

  

La planète croule, les esprits sont enchaînés par la peur, les élites et les contre-pouvoirs attablés dans les médias ou les salles de réunion surchargées par l’agenda des relations sociales et autres négociations de pactes sociaux ! Allons-nous réciter longtemps encore la litanie des ­récriminations sur les effets du capitalisme ? Allons-nous finir par vivre en charognards sur le dos des ­cadavres du ­capitalisme et ­recycler notre colère en fonds de commerce ? Transformons nos innombrables débats en combats. Combattons ce que nous dénonçons, transformons la conscience et l’analyse en outil de destruction de ce qui nous opprime. « Oh  ! mais quelle violence  !  », diront effarouchés ceux qui ne veulent pas changer le système mais le réformer et/ou accompagner ses victimes tout en les laissant glisser inexorablement vers l’abattoir.

 

La violence est partout, dans la rue, sur les trottoirs, dans les entreprises, les bidonvilles. La guerre est mondiale et la dignité humaine partout bafouée. Ça suffit ! Groupons-nous, fédérons notre énergie à combattre le même ennemi : le capitalisme. Jaurès qui, comme Marx, est expurgé de ce qui pourrait déranger l’ordre établi, publiait en 1895 l’article « Plutôt l’anarchie que le despotisme ». Il y mettait notamment en cause le salariat, comme Marx, qui prônait son abolition. Il y a des pistes pour déboulonner le capitalisme. Et si la première étape était de le saboter ? Que tous les débats critiques consacrent la meilleure partie de leur temps à inventer et organiser la riposte. Cessons de faire semblant de croire à ce qui a donné de nombreuses preuves de son inefficacité à transformer le monde : les partis de gouvernement, les syndicats réformistes, les élections en régime ­capitaliste, la démocratie délégataire. Puisons certes dans le passé mais ne nous y enterrons pas avec nos rêves bafoués et trahis ! Nous honorons Mandela mais que savons-nous de l’organisation Abahlali baseMjondolo qui construit l’autonomie avec les populations des quartiers délaissés par les services publics en Afrique du Sud ?

 

Nous allons commémorer une défaite, les quarante ans du coup d’État au Chili, mais que savons-nous des luttes des Mapuche ? Si nous fêtions une révolution qui dure depuis le 1er janvier 1994 au Chiapas (Mexique), la révolution zapatiste qui construit de manière autonome une société avec son système de santé, d’éducation, de justice, de gouvernement ? Pourquoi taire ces ­victoires et ces chemins vers l’autre monde que nous revendiquons dans nos slogans ? Mais l’Europe, la France même ne sont pas un désert en matière d’initiatives, d’expériences et de construction théorique et pratique d’une société non capitaliste. Il nous reste à inventer dans nos pays les chemins buissonniers pour construire des territoires libérés et autonomes : quelle belle perspective que de cesser de seulement survivre ! Enfin nous allons ressentir au plus profond de soi et collectivement la joie de vivre !

 

Partager cet article
Repost0
4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 17:36

Par José Fort, ancien journaliste à l’Humanité.

 

Frères, nous savons combien votre colère est grande. Nous comprenons vos manifestations devant les représentations diplomatiques françaises. Ecoutez-nous : ne brûlez pas le drapeau tricolore. Il appartient au peuple de France, celui de la Révolution et de la Résistance contre le fascisme, celui de la lutte contre la colonisation et pour les droits de l’homme.

Il a été sali à plusieurs reprises de notre histoire et  lors du détournement de l’avion présidentiel bolivien par des gouvernants français servilement aux ordres de l’impérialisme US. Sachez que la majorité du  peuple de France se range dans les rangs de la liberté, la démocratie, la justice sociale et le respect de l’autre.

Comprenez-nous. Nous sommes honteux de l’image que vient de donner notre pays à la Bolivie, à l’Amérique latine, au monde entier. MM. Hollande et Fabius, dans des conditions différentes, viennent de commettre un acte de piraterie aérienne similaire à celui commis par le gouvernement socialiste de Guy Mollet contre les responsables du FLN pendant la guerre d’Algérie.

Frères boliviens. Ne confondez pas ceux qui ont interdit le survol de votre avion présidentiel au dessus du territoire français et les Français solidaires, mortifiés par l’acte inqualifiable que d’autres ont commis en notre nom.

Frères latino-américains. L’impérialisme US dispose de relais en Europe, au plus haut niveau des structures de la Communauté européenne et des Etats. En France, notamment. Vous disposez d’autres relais : ceux de la solidarité.

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 18:58

La France du président (normal?) François Hollande vient de commettre une première en interdisant de survol du territoire français l'avion du président bolivien Evo Morales. Le Portugal et l'Italie ayant agi de même, l'avion a été contraint à une escale imprévue en Autriche.

 

Qu'avions nous à craindre pour qu'une telle décision soit prise ?

 

Rien, sinon de déplaire à Big Brother. En effet, une rumeur a couru pendant quelques heures voulant qu’Edward Snowden, l'ex-consultant de la National Security Agency (NSA) à l'origine des révélations sur les pratiques de surveillance et d'écoutes du renseignement américain, soit à bord de l’avion présidentiel. Et alors ?

 

Non seulement notre pays fait partie des victimes de l'espionnage au niveau mondial des Etats-Unis, ( ce grand beau pays démocratique !!! ) mais en plus la France de Hollande ne veut pas contrarier son gouvernement qui recherche celui qui a permis de faire éclater la vérité au grand jour.

 

Edward Snowden, recherché par Washington, a en effet demandé l'asile à une vingtaine de pays, dont la Bolivie, d'où la fouille de l'avion présidentiel bolivien en Autriche, mais toutes les portes semblent se refermer devant lui.

 

La France, qui a été le pays des droits de l'homme, pourrait se grandir en accordant l'asile politique à Edward Snowden, mais elle fait tout l'inverse en portant une atteinte grave au droit international avec l'interdiction de survol de l'avion du président bolivien pour satisfaire les Etats-Unis. Honteux !

 

Mais où est notre indépendance ? Nous sommes les vassaux des Etats-Unis !

Partager cet article
Repost0