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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 15:55

On nous le rabâche sans arrêt, c'est la crise, et à cause de cela, nous devons faire des efforts. Depuis des années, que ce soit les économistes du système, les banquiers, les grands patrons, les médias et les gouvernements libéraux, ils nous le répètent à longueur de temps. On devrait accepter tous les sacrifices qu'ils nous demandent, au prétexte que c'est le seul moyen de redresser la barre.

 

Mais les sacrifices, il en est comme des richesses, ils ne sont pas équitablement répartis.

 

Par exemple, le nombre de milliardaires dans le monde est en augmentation, signe que ce n'est pas la crise pour tout le monde. Leur nombre est passé de 1645 en 2013 à 1826 en 2014. Autre exemple, si on regarde les dividendes versés aux actionnaires du CAC40, c'est pas mal non plus. En 2010 c'était 40 milliards, en 2011 c'était 38 milliards, en 2012 c'était 41 milliards, en 2013 ça a progressé à 43 milliards et en 2014 jackpot avec 56,7 milliards versés.

 

Vous vous rendez bien compte avec ces chiffres que c'est vraiment la crise ! Voilà pourquoi on nous demande d'accepter les sacrifices.

 

C'est ce que fait Sanofi, mais pour les salariés, puisque la moitié des 30 000 d'entre eux n'auront aucune augmentation cette année. Par contre, le nouveau patron va lui percevoir une prime de bienvenue de 4 millions d'euros en deux fois. A cela s'ajoutera un confortable salaire annuel de 1,2 million d'euros de fixe plus une part variable entre 1,8 et 3 millions d'euros. C'est la crise on vous dit.

 

Tenez, chez PSA qui va bientôt faire son retour dans le CAC40 et dont l’État est actionnaire à hauteur de 14,1%, les salaires sont gelés depuis 2014 pour 3 ans. Salaires gelés pour les salariés seulement, car entre 2013 et 2014, la rémunération du directoire (le président et trois autres personnes) est passée de 3,8 millions à 7,1 millions d'euros (+ 86,8%) et celle du comité exécutif (hors directoire) de 3,1 à 5,9 millions d'euros (+90%).

 

On pourrait en ajouter plein d'autres. Mc Donald's par exemple accusé de fraude fiscale pour plus d'un milliard d'euros. Lakshmi Mittal, celui qui a fermé les hauts fourneaux de Florange et dont le groupe ArcelorMittal accumule des pertes depuis trois ans, a vu entre 2013 et 2014 sa prime de performance à court terme passer de 467 000 euros à 1,67 million d'euros, et son salaire de base de 1,6 million a augmenté de 5%. C'est vraiment la crise.

 

Dans une interview au mois de janvier, le ministre de l'économie E. Macron disait « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires ». Voilà à quoi pense le ministre de l'économie alors que les salariés ne rêvent même pas d'être millionnaires mais d'être payés décemment pour ne pas avoir à galérer chaque fin de mois. L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) a établi dans son dernier rapport annuel que sauf exception, le SMIC ne permet pas de vivre décemment.


 

Des sacrifices devraient être faits parce qu'il faut rembourser la dette ? Mais les États ne sont pas en déficit parce qu'ils dépensent trop pour leurs peuples, mais parce qu'ils ont renoncé à taxer les capitalistes ! Hollande a oublié  "[son] ennemi c'est la finance". Pour changer cela, quand vous en avez la possibilité, votez pour des élus Front de Gauche, taxer le capital, cela fait partie entre autre de leur projet.

 

 

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 18:33

Il est des sujets qui ne font pas les titres dans les médias, mais qui méritent d'être portés à la connaissance des citoyens. C'est une information dont j'ai pris connaissance par le biais d'un tweet de la sénatrice communiste Eliane Assassi, confirmé par un autre émanant de France Libertés, la fondation créée par Danielle Mitterrand.

 

Dans le cadre du projet de loi sur la transaction énergétique, un sénateur UMP a déposé un amendement pour modifier la loi Brottes, notamment l'article L115-3 du code social et des familles, pour autoriser de nouveau les coupures d'eau dans une résidence principale pour raison d'impayés.

 

Le groupe PS et l'ensemble des partis de gauche au Sénat ont été désavoués par le gouvernement représenté dans l'hémicycle par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal. Celle-ci a eu une attitude très surprenante puisqu'elle a soutenu l'amendement. Les sénateurs UMP en sous-nombre ont eu recours au vote public et c'est donc par un vote des groupes entiers dans une salle vide que cet amendement a été retenu.


 

Comme le souligne France Libertés, le gouvernement soutient une position des sénateurs UMP au profit des distributeurs privés du service public de l'eau. Non-contents d'être hors la loi puisqu'ils continuaient de procéder à des coupures depuis près de deux années et l'entrée en vigueur de la loi Brottes, ils se félicitent de cet amendement qui les renforcent dans des pratiques illégales à tout point de vue.

 

Le Sénateur UMP Cambon auteur de l'amendement est un émissaire influent des multinationales de l'eau au Sénat. Vice-Président du Sedif dont le délégataire est Veolia, Gouverneur du Conseil Mondial de l'Eau dont l'ancien président n'était autre que Loïc Fauchon, PDG de Veolia Marseille, le Sénateur est aussi Maire de Saint Maurice dans le Val de Marne et son second adjoint à qui la place de Maire est promise d'ici 2016, n'est autre que Monsieur Igor Semo, lobbyiste en chef de la Lyonnaise des Eaux, filiale de Suez Environnement. La boucle est bouclée !


 

Comme le souligne le directeur de France Libertés, le combat continue pour qu'une loi votée au profit de tous soit respectée par tous et non réécrite au profit de quelques-uns.

 

Le combat devra se poursuivre à l'Asemblée nationale.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 22:08

La méthode que vient d'utiliser Manuel Valls en engageant la responsabilité de son gouvernement sur le texte de la loi Macron est un aveu de faiblesse. Le pouvoir avoue qu’il n’a plus de majorité au Parlement, comme il n’en a plus d'ailleurs dans le pays.

 

En recourant à cet article, le projet de loi est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure déposée dans les 24 heures est votée par l’Assemblée. Si la motion de censure est votée, le gouvernement doit démissionner.

 

L’article 49-3 qui permet l’adoption de loi sans l’assentiment des députés est certainement le plus anti-démocratique de la Constitution. François Hollande s’était engagé à le supprimer. Ecouter ce qu'il en disait. Non seulement il ne l’a pas fait, mais il l’utilise contre le droit social hérité des luttes syndicales, sociales et politiques portées par la gauche depuis le XIXème siècle. Comme l'a souligné la députée Front de Gauche Jacqueline Fraysse, « le gouvernement amplifie son programme ultralibéral de recul considérable des droits sociaux, de désengagement de l’État et de privatisation massive (...) ; ce texte n’apportera ni croissance ni activité ».

 

Avec la loi Macron, la mise en pièces du droit du travail se poursuit. La seule solution reste qu'une majorité de députés vote la motion de censure, sinon le projet de loi serait adopté. 

 

 

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 23:07

Les députés vont se prononcer cette semaine sur la « loi Macron ». Si vous en avez entendu parler par la télé ou la radio, il y a de fortes chances qu’on vous ait expliqué que cette loi allait « créer de la croissance et développer l’activité ».  Vraiment ? Il est plus certain qu’on vous ait caché toutes les mesures contenues dans ce texte préparé par le ministre de l’économie. Constitué à l’origine de 106 articles (un peu plus de 200 maintenant), c’est une loi fourre-tout : elle propose de nombreuses dispositions visant à déréglementer le droit du travail, privatiser les services publics, déroger au droit de l’environnement et satisfaire toujours plus Bruxelles et les actionnaires.

 

La loi Macron n’est pas une loi de gauche !

 

Elle reprend une partie des propositions de la très libérale commission Attali, mise en place par Nicolas Sarkozy, ce dont se réjouissent la droite et le patronat. Le Medef estime que la loi Macron va « véritablement dans la bonne direction ». Et de nombreux députés UMP ont déjà annoncé qu’ils voteraient pour.

 

La loi Macron est un cauchemar pour les salariés.

 

- Elle augmente le nombre de dimanche où les magasins seront ouverts, sans réelle garanties de compensation, au seul bénéfice des grandes enseignes.

 

- Elle facilite le recours au travail de nuit ou en soirée (de 21h à minuit), période où surviennent les accidents du travail les plus graves. Et qui gardera les enfants ?

 

- Elle dispense de sanction pénale les employeurs qui bafouent le droit syndical et le droit du travail.

 

- Elle facilite encore plus les licenciements.

 

La loi Macron est socialement irresponsable.

 

- Elle prévoit de développer le transport par autocar pour les plus pauvres, assuré par des entreprisses peu respectueuses des conditions de travail de leurs salariés, tandis que la SNCF se transformera peu à peu en transporteur de luxe.

 

- Elle encourage le développement de logements locatifs intermédiaires pour les couples disposant de 4 500 € par mois, au détriment du logement vraiment social.

 

- Elle propose de nombreuses dispositions qui faciliteront l’optimisation fiscale et la spéculation des dirigeants d’entreprise, et videront encore les caisses de l’État et de la Sécurité sociale.

 

La loi Macron est anti-écologique.

 

- Elle affranchit les projets d’urbanisme et les projets à risque pour l’environnement, comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le barrage de Sivens ou la ligne Lyon-Turin, des études d’impact qui permettent aux citoyens et associations écologiques de participer aux décisions et le cas échéant de les contester.

 

- Elle encourage le transport par car, bien plus polluant que le train.

 

- L’ouverture des magasins le dimanche ou en soirée nécessite plus d’énergie pour vendre autant et augmente les déplacements vers les zones commerciales éloignées des zones habitées ce qui est désastreux pour le climat.

 

La loi Macron dilapide le patrimoine public.

 

- Elle veut transférer au privé les aéroports de Toulouse, Nice et Lyon au détriment des usagers, renouvelant ainsi l’erreur qui a été faite avec la privatisation des autoroutes qui s’est traduite par des augmentations exorbitantes des tarifs de péage.

 

- Elle brade notre industrie d’armement en autorisant le transfert de la majorité du capital de GIAT industries à des financiers allemands soupçonnés de corruption.

 

- Elle permet l’ouverture à des acteurs privés du capital du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB), qui fabrique des médicaments dérivés du plasma, entrouvant délibérément la porte à une marchandisation des produits du corps humain.

 

Une loi ni amendable, ni négociable.

 

Ce ne sont pas là les seules dispositions de la loi Macron. Elle en compte d’autres, plus ou moins insidieuses.

 

- La déréglementation des professions réglementées, essentiellement dans le domaine du droit (avocats, notaires, huissiers de justice) et leur ouverture à la concurrence, fait entrer des sociétés capitalistiques dans ces pratiques et ouvre la voie à la marchandisation du droit, sans réels bénéfices pour les citoyens.

 

- La transposition par ordonnance des directives européenne de 2014 très contestées sur les contrats de concessions et l’attribution des marchés publics, est grosse de dangers pour de nombreux services publics, en particulier des services de santé et de sécurité sociale obligatoire.

 

Les aspects nuisibles de cette loi sont si nombreux qu’elle n’est ni amendable, ni négociable. Il est du devoir de tout homme et femme de gauche de la rejeter.

Loi Macron, loi pour les patrons
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 06:46
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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 19:05

 

Ce samedi après-midi à Madrid, à l'appel du parti de gauche radicale Podemos, des dizaines de milliers d'espagnols ont marché pour le changement, pour dire non à l'austérité. Un tweet de Podemos disait ceci : " Une image vaut plus que mille palabres. Merci à tous ceux qui ont rendu ceci possible ".

 

Ce message était accompagné des prises de vue suivantes.

 

Après le succès de Syriza il y a une semaine, les dirigeants européens feraient bien d'entendre ce nouveau message anti-austérité, à commencer par le président de la commission européenne J.C Juncker qui déclarait après le succès de Syriza « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

 

Un spectre hante les classes dirigeantes européennes et le monde de la finance : c'est la démocratie, car ils voudraient que tout continue comme avant, mettre les peuples à genoux au mépris du suffrage universel.

 

Hors de question de se soumettre à la dictature de la finance. La voix des peuples est en train de monter.

 

 

 

Juncker, entends-tu la voix des peuples contre l'austérité ?
Juncker, entends-tu la voix des peuples contre l'austérité ?
Juncker, entends-tu la voix des peuples contre l'austérité ?
Juncker, entends-tu la voix des peuples contre l'austérité ?
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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 12:14

Dans un communiqué de son secrétaire national à l’Europe Philip Cordery, le PS s’est félicité dimanche soir « de la victoire des forces de gauche en Grèce », « une bonne nouvelle pour le peuple grec ». « La ligne anti-austérité est aujourd’hui renforcée en Europe. Depuis 2012, François Hollande et les leaders sociaux-démocrates sont à l’œuvre pour réorienter l’Union européenne. Ils trouveront en Alexis Tsipras un nouvel allié ». « C’est unie que la gauche fera triompher l’Europe de la croissance, de l’emploi et de la solidarité ».


 

Et le premier secrétaire du PS y va aussi de son petit couplet : « La victoire d’un parti de gauche est toujours une bonne nouvelle pour le Parti socialiste », a réagi sur Twitter Jean-Christophe Cambadélis.


 

De quoi être plié de rire face à tant d'hypocrisie quand on sait que les dirigeants du PS préféraient Samaras, le 1er ministre de la coalition Nouvelle démocratie – PASOK (le PS grec), et participaient au concert de menaces, évoquant la sortie de la Grèce de la zone euro en cas de victoire de Syriza.


 

Improbable d'imaginer le PS qui se félicite de la victoire de la gauche radicale qu'il vilipende en France. Eh oui, le pendant de Syriza en France, c'est le Front de Gauche qui au niveau européen est regroupé au sein du Parti de la gauche européenne (European Left). Cette gauche européenne a pour président Pierre Laurent secrétaire national du PCF et quatre vice-présidents dont Alexis Tsipras, le leader de Syriza. Les parlementaires européens du PS siègent quant à eux aux côtés de ceux du PASOK grec qui vient de réaliser moins de 5% des voix et qui ont mené le peuple grec à une situation catastrophique.


 

Le PS a oublié qu'en mai 2012, Alexis Tsipras s’est rendu à Paris afin de rencontrer les principaux dirigeants politiques de la gauche française. Sachant que les français venaient d’élire un homme se réclamant du socialisme, A Tsipras eut l’impertinence de demander à être reçu par un de ses représentants. Et la réponse fut… NON ! Alexis Tsipras fut par contre fièrement accueilli par les représentants du Front de Gauche et il avait tenu en leur compagnie une conférence de presse à l’assemblée nationale, ainsi qu’un court meeting, sous la pluie.


 

Si le PS est fier du résultat de Syriza aujourd'hui, serait-ce qu'il a l'intention de dire non à l'austérité, non à la politique libérale que mettent chaque jour en oeuvre François Hollande et le gouvernement de Manuel Valls ?


 

Justement, le parlement va débattre de la Loi Macron qui libéralise davantage l'économie et le marché du travail, eh bien, en ne soutenant pas ce texte, ils ont une occasion de prouver que leurs félicitations sont sincères !

 

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 08:34

Hier soir se tenait au gymnase Jappy à Paris un meeting pour soutenir le droit du peuple grec à prendre en main son destin. On ne peut se résigner à la perspective d'une austérité perpétuelle. " L'arrivée au gouvernement d'une force de rupture avec l'austérité en Grèce peut ouvrir la voie à un bouleversement politique à l'échelle européenne ", c'est l'appel cosigné par les partis composant le Front de Gauche (PCF, PG, Ensemble) Nouvelle Donne, EELV et des organisations syndicales de la CGT et de SUD, ainsi que des associations comme ATTAC et la Fondation Copernic. C'est dans ce même élan de solidarité que s'inscrit le journal l'Humanité.

 

Le meeting de soutien à Syriza au gymnase Jappy

Le meeting de soutien à Syriza au gymnase Jappy

Ce qu'en dit Thomas Piketty dans l'Humanité du 19 janvier :

 

« Pour une refondation démocratique de l’Europe »

 

Alors même que l’économie est repartie partout ailleurs, aux États-Unis comme dans les pays de l’Union européenne restés en dehors de la zone euro, le nouveau traité budgétaire adopté en 2012 sous la pression de l’Allemagne et la France, qui organise l’austérité en Europe (avec une réduction excessivement rapide des déficits et un système de sanctions automatiques totalement inopérant), a conduit à une récession généralisée en zone euro. En vérité, une monnaie unique ne peut fonctionner avec 18 dettes publiques et 18 taux d’intérêt sur lesquels les marchés financiers peuvent librement spéculer. Il faudrait investir massivement dans la formation, l’innovation et les technologies vertes. On fait tout le contraire.

 

Le plus triste, dans la crise européenne, est l’entêtement des dirigeants en place à présenter leur politique comme la seule possible, et la crainte que leur inspire toute secousse politique susceptible d’altérer cet heureux équilibre. Face à cet entêtement, on peut se poser la question de savoir quels chocs pourraient permettre de faire bouger les lignes ? Il y a, en gros, trois possibilités : une nouvelle crise financière ; un choc politique venant de la gauche ; ou bien un choc politique venant de la droite. Les dirigeants européens actuels devraient avoir l’intelligence de reconnaître que la deuxième possibilité est de loin la meilleure : les mouvements politiques qui prospèrent aujourd’hui à la gauche de la gauche, comme Podemos en Espagne ou Syriza en Grèce, sont fondamentalement internationalistes et pro-européens. Plutôt que de les rejeter, il faudrait au contraire travailler avec eux pour formuler les contours d’une refondation démocratique de l’Union européenne. Faute de quoi, on risque fort de se retrouver avec un choc autrement plus inquiétant, venu de la droite : compte tenu du mode de scrutin, il est tout à fait possible que le FN emporte des régions lors des régionales de décembre 2015.

 

On peut aussi, car c’est encore l’heure des vœux, espérer l’impossible. Au point où il en est, François Hollande serait bien inspiré de reconnaître ses erreurs de 2012, et de tendre la main à l’Europe du Sud, afin de formuler enfin des propositions audacieuses pour notre continent.

 

Aujourd’hui, il ne suffit plus de s’excuser : il est temps de reconnaître que ce sont les institutions européennes elles-mêmes qui sont en cause, et que seule une refondation démocratique de l’Europe permettrait de mener des politiques de progrès social. Concrètement, si l’on veut vraiment éviter que de nouveaux scandales LuxLeaks ne se reproduisent, il faut sortir de la règle de l’unanimité en matière fiscale, et prendre toutes les décisions concernant l’imposition des grandes sociétés (et idéalement des plus hauts revenus et des plus grandes fortunes) suivant la règle de la majorité. Et si le Luxembourg et d’autres pays le refusent, cela ne doit pas empêcher les pays qui le souhaitent de constituer un noyau dur avançant dans cette voie, et de prendre les sanctions qui s’imposent contre ceux qui continuent de vouloir vivre de l’opacité financière.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 16:07
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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 21:11
Grèce, le tournant anti-austérité ?
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