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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 18:00

C'est bien connu, les médias à la solde du libéralisme le répètent sans arrêt, si l'Allemagne réussit, c'est parce que les allemands ils bossent eux ! Quant aux grecs, ou même les français, il faudrait qu'ils travaillent davantage pour sortir leur pays de la crise.

 

Déjà, il faudrait commencer par donner du travail aux 5 millions de chômeurs et plus qui ne demandent qu'à travailler. Et puis quand on nous rabâche qu'avec nos 35 heures, ça ne va pas, qu'il faudrait travailler plus, eh bien ces experts autoproclamés qui tiennent ces discours feraient mieux de se pencher sur les chiffres officiels.

 

Vous pouvez voir ces statistiques dans le tableau ci-dessous. Elles ne proviennent pas de sources syndicales ou de la gauche radicale comme ils disent. Non, ce sont des statistiques de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique) pour le compte du quotidien anglais The Independent. Il vient de publier le classement des pays européens selon le temps de travail hebdomadaire moyen. Et, que de surprises ... Les grecs ne sont pas les fainéants qu'on jette en pâture. Les français non plus d'ailleurs, dont les mêmes experts accusent les 35 heures d'être la cause de nos problèmes. Même avec cette loi, les français travaillent un peu plus que la moyenne de l'Union Européenne.

 

Il faut en finir avec les caricatures que les médias dominants veulent ancrer dans nos têtes. La raison est simple, c'est pour mieux faire passer la politique de casse sociale sans précédent orchestrée par l'UE et la troika et à laquelle se soumet entre autres notre gouvernement, celui-ci comme le précédent.

Infographic: Greeks work the longest hours in Europe | Statista
You will find more statistics at Statista
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 23:10

Alors que Berlin exprime les plus fortes réticences sur les initiatives programmées par le nouveau gouvernement grec, l'office statistique européen Eurostat a publié une étude, le jeudi 26 février, qui révèle que le salaire minimum de tous les pays d'Europe a augmenté depuis 2008, à l'exception de celui de la Grèce.

 

Exprimé en euros ou dans une des monnaies nationales des états de l'UE, le salaire minimum a augmenté partout en 2015 par rapport à l'année 2008, date précédant la crise provoquée par le système bancaire. La Grèce enregistre une baisse de 14% de son SMIC sous l'effet des mesures ordonnées par la troïka (UE, BCE, FMI). Le gouvernement d'Alexis Tsipras veut porter ce salaire minimum à 751 euros contre 580 aujourd'hui.

 

Et dire que Pierre Moscovici, à présent Commissaire européen aux Affaires économiques et financières, s'oppose comme ses comparses technocrates de Bruxelles à l'augmentation du smic grec. Mais pour lui, pas de soucis, il émarge à 24 000 € par mois. Pour lui, les autres peuvent crever, c'est ça ?

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 23:13

Les dirigeants de la commission européenne, son président Jean Claude Juncker en tête, ne cessent de donner des leçons sur les budgets des États et les recettes pour résorber la dette. Au nom de la dette, ils imposent aux États des politiques d'austérité. Pourtant, alors que ce même Juncker était 1er ministre du Luxembourg, des accords fiscaux secrets entre le Grand Duché et 340 multinationales (parmi lesquelles les français Axa et Crédit Agricole) ont été passés, privant de milliards d'euros de recettes fiscales les Etats où ces entreprises réalisent des bénéfices. On retrouve aussi Moscovici, nouveau commissaire européen, qui donne des instructions à la France après avoir pourtant géré les affaires économiques.

 

Ils sont mal placés pour donner des leçons. Mais pire encore, ils veulent s'immiscer dans le vote en Grèce, ce pays qui est pourtant dans l'histoire le berceau de la démocratie. L'élection présidentielle initialement prévue en février a été avancée de deux mois par le premier ministre conservateur Antonis Samaras. La politique d'austérité a mis ce pays à genoux. Le fardeau de la dette publique ne s’est pas allégé pour autant : il est passé de 120 % du PIB en 2010 à 177 % prévus cette année. De quoi réjouir les créanciers qui louent ouvertement les hauts rendements de la dette grecque.

 

Dans un contexte social explosif, marqué, ces dernières semaines, par des mobilisations massives, et face à la montée de Syriza (équivalent du Front de Gauche) qui pourrait l'emporter en cas de législatives anticipées, les dirigeants de la commission européenne font de l'ingérence. C'est Juncker qui donne d'arrogantes consignes de vote, disant sa préférence pour des « visages familiers » plutôt que des « forces extrêmes » au pouvoir en Grèce. C'est Moscovici, dépêché à Athènes pour qui « un tel travail a été fait par les autorités grecques, tant d’efforts, tant de choses accomplies que ce serait dommage de ne pas continuer ».

 

Dommage de ne pas continuer ? Moscovici se moque des Grecs. En septembre, selon les chiffres officiels, 25,7 % de la population active était toujours privée d’emploi. Ce taux grimpe à 49,8 % chez les moins de 25 ans. La Grèce détient le record européen du taux de pauvreté (23,1 %). La pression fiscale étrangle les classes populaires, le système public de santé est détruit, le patrimoine grec est dilapidé.

 

Finalement, ces dirigeants européens invitent les Grecs à voter pour la dictature de la finance et font fi de la démocratie. Syriza exprime précisément la volonté de se libérer de la tutelle de la troïka (FMI, BCE et Commission européenne) pour rompre avec des politiques d’austérité aux effets catastrophiques.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 17:07

« Je proposerai la création d'une taxe sur toutes les transactions financières » ; ça faisait partie de la promesse n° 7 du programme " le changement c'est maintenant ". Ce changement qu'on attend toujours, enfin plus vraiment avec eux.

 

Malheureusement, encore une promesse bafouée. Selon un communiqué de presse des associations Oxfam, Attac, Aides et Coalition plus, « le soi-disant « compromis » de taxe sur les transactions financières proposé par le ministre des Finances français a abouti à un échec des négociations ». Lors du dernier conseil de l’année des ministres européens des Finances, un accord n'aura pas été possible entre les 11 états membres concernés de la zone euro.

 

Les ministres des Finances européens réunis à Bruxelles autour du projet de taxe européenne sur les transactions financières (TTF) n’ont pas accepté la proposition au rabais portée par la France. Même les sociaux-démocrates allemands et autrichiens ont exprimé, en amont de cette rencontre, leur mécontentement devant la position française a minima.

 

Michel Sapin, en dévoilant la position française le mois dernier, s’est fait officiellement l’avocat personnel des grandes banques françaises. La France va se priver de milliards d’euros de recettes supplémentaires par an afin de protéger les privilèges du lobby financier. Et pendant ce temps, le gouvernement poursuit les coupes dans les services publics, dans les dotations aux collectivités locales etc.

 

On voit à quel point le discours du Bourget, avec son ennemi qui s'appelait la finance, c'était du pipeau.

 

Voir communiqué sur site Oxfam

Pierre Moscovici et Michel Sapin se congratulent au sommet Ecofin à Bruxelles, le 9 décembre 2014 (Photo Emmanuel DUNAND / AFP).

Pierre Moscovici et Michel Sapin se congratulent au sommet Ecofin à Bruxelles, le 9 décembre 2014 (Photo Emmanuel DUNAND / AFP).

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 08:57

Le 11 octobre, mon billet portait sur la journée européenne contre le projet de grand marché transatlantique. Voir ici.

 

Dans le cadre de l’initiative citoyenne européenne lancée par des organisations européennes, dont le collectif « Stop Tafta » (voir les membres), l'objectif est de recueillir un million de signatures et de les offrir à Jean-Claude Juncker, nouveau président de la Commission européenne, lors de son anniversaire, le 9 décembre.

 

Cet ex-dirigeant du plus grand paradis fiscal de l’Union européenne, le Luxembourg, avait récemment annoncé qu’il allait lutter pour une plus grande transparence et pour la participation démocratique dans les négociations de libre-échange. En répondant aux critères officiels, l’initiative européenne compte bien lui rappeler son intention.

 

Il reste moins de 20 000 signatures à collecter dans le cadre de cette initiative citoyenne européenne pour arriver au million. Si vous ne l'avez pas encore fait, SIGNEZ VITE. Et partagez cet appel avec vos proches.

Stop TAFTA, le cadeau à faire à Juncker
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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 16:20

Le TAFTA ou Grand Marché Transatlantique et le CETA sont les exemples les plus frappants de la façon dont les politiques commerciales et d’investissement sont négociées de manière non démocratique et dans le seul intérêt des grandes entreprises. Les négociations se mènent dans le plus grand secret, avec très peu d’informations livrées à l’examen public, alors que les lobbies y exercent une influence grandissante.

Si ces accords devaient aller de l’avant, les multinationales auraient le droit exclusif de poursuivre les gouvernements devant des panels internationaux d’arbitrage, indépendants des systèmes juridiques nationaux et européen. Ils permettraient de réduire les normes sanitaires et de sécurité via le marchandage d’une « harmonisation » transatlantique, et saperaient la capacité des gouvernements nationaux et locaux d’empêcher des pratiques dangereuses telles que la fracturation hydraulique ou l’utilisation des OGM. Ils provoqueraient la braderie de services publics essentiels et conduiraient les travailleurs et les droits sociaux à une course au moins-disant. 

Ces politiques sont étroitement liées au démantèlement en cours des normes sociales et à la pression pour privatiser les services publics au nom de « l’austérité », des « politiques de crise » et de l’augmentation de la « compétitivité ».

 

Journée européenne d’action contre le TAFTA le 11 octobre 2014
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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 07:58

Il y a quelques jours, Jean-Claude Juncker, le nouveau président de la Commission européenne a dévoilé sa nouvelle équipe.

Le commissaire européen désigné à l'énergie et à l'action climatique est l'espagnol Miguel Arias Cañete. Ce dernier disposera également de l'Agence d'approvisionnement Euratom, des services compétents de l'Agence exécutive pour les PME et de l'Agence exécutive pour la compétitivité et l'innovation. Il sera également responsable des relations avec l'Agence de coopération des régulateurs de l'énergie.

Mais cette nomination fait tache au moment où l’Europe doit décider dans les semaines à venir de ses grandes orientations en matière d’efficacité énergétique et d'énergies renouvelables. Il est urgent de décider en Europe, de façon concertée, de la réduction massive et progressive de l’utilisation des énergies fossiles productrices des émissions de gaz à effet de serre responsable du changement climatique.

 

Pour cela, Miguel Arias Cañete, commissaire à l'énergie et à l'action climatique est empêtré dans une affaire de conflit d'intérêts. Il a en effet des parts à hauteur de 2,5 % dans deux compagnies pétrolières. Et même s'il a vendu ces derniers jours les parts qu’il détenait dans ces sociétés pétrolières, cela ne change pas les liens qui se sont établis avec l’industrie pétrolière. Est-ce que l'on confierait les clés du coffre-fort au voleur juste repenti ?

 

On saura bientôt si les parlementaires européens vont valider ou refuser cette nomination.


 


 

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 22:53

Intervention de Jacques Nikonoff

Réponse de Jacques NIKONOFF à la première série de questions

Réponse de Jacques NIKONOFF à la deuxième série de questions

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 23:22

Communiqué 25 mai à 22 heures

Les estimations connues à cette heure, marquées par le maintien à un très haut niveau de l'abstention et le niveau historique du Front national, confirment que la crise politique et démocratique que traverse notre pays atteint un seuil critique. C'est une nouvelle alerte. La France s'enfonce dans un malaise démocratique inquiétant. Les causes de cette situation sont claires : le rejet massif du modèle libéral de l'Union européenne et le mépris que les tenants de ce modèle ont opposé depuis dix ans à tous ceux qui le contestaient ; l'enfermement de François Hollande et de Manuel Valls dans une politique d'austérité désavouée par le pays ; le profond désarroi dans lequel cette situation plonge les classes populaires et l'ensemble des électeurs de gauche.

 

La victoire du Front national, portée par une forte appropriation du mécontentement et une captation des voix de la droite, est un événement grave au plan national comme européen.

 

Si la droite et l'extrême droite sont en tête, c'est surtout que la majorité gouvernementale est ce soir sanctionnée et isolée. La gauche sort très affaiblie de ce scrutin.

 

Dans ce contexte, les résultats du Front de gauche, équivalents à ce qu'ils étaient en 2009, ne permettent pas de relever le défi d'une voix alternative majoritaire à gauche. Un vaste chantier est devant nous.

 

Ce soir, le Parti communiste français lance un appel solennel. De cette crise politique doit émerger une perspective réelle et crédible à gauche sur fond de rupture avec ce système rompu aux thèses libérales. La gauche s'est trop éloignée de ses valeurs. Elle ne pourra retrouver le peuple que dans un mouvement social et politique de l'ampleur d'un Front populaire du XXIème siècle. Nous appelons tous ceux qui, ce soir, se sentent malheureux à gauche, toutes les forces vives du pays, la jeunesse et les salariés à s'unir sans attendre. Nous mettons le Front de gauche à leur service.

 

Dans cette visée, les résultats de nos partenaires européens du groupe de la GUE-NGL et la progression de l'idée d'une alternative à gauche en Europe sont des signes encourageants.

 

Parti communiste français, 25 mai 2014.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 17:24

Ce matin j'ai trouvé dans ma boîte à lettres un document de 8 pages intitulé « Choisir notre Europe ». On lit en couverture de ce tract de 8 pages « Stop au dumping social ! »; en page 2 : « L'austérité est une erreur »; en page 3, « Refuser l’austérité » ; page 4, « Economie sociale et solidaire Défendre notre modèle» ; en page 5, « Les banques doivent payer pour les banques, pas les contribuables » ainsi que « Taxer la finance » ; en page 6 il est question d’évasion fiscale, de 1000 milliards d'euros par an, que cette fraude est intolérable.

 

Mais de qui est ce document ? Je vous le donne en mille, c'est un document du Parti Socialiste. Dites moi, c'est eux qui sont au pouvoir en France ? Mais alors, pourquoi n'appliquent-ils pas ces préconisations ?

 

J'ai envie de dire, le PS se fout de la gueule du peuple de gauche. Les auteurs de cette brochure sont-ils des menteurs de première, ou bien ignorent-ils que la ligne Hollande-Valls ou Elysée-Solférino si vous préférez a changé depuis que Hollande a été élu. Non, ce sont tout simplement des cyniques qui préconisent un certain nombre de choses dans le cadre des élections, et qui une fois la chasse aux voix effectuée retournent leur veste.

 

Là, ils nous refont le coup du Bourget avec Hollande et « Mon ennemi c'est la finance ! ».

 

Moi, le 25 mai, je suis de gauche, alors je vote Front de Gauche !

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