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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 22:03
Peut-être pas pour tout le monde ?
OXY une semaine qui commence bien
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 15:32
Pour la démocratie. Pour la dignité
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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 15:31

Ils se déchaînent contre Alexis Tsipras qui LUI ne fait que respecter le mandat que lui a confié majoritairement le peuple grec. Parmi les détracteurs, bien entendu, on retrouve les propagandistes du « OUI » au traîté constitutionnel européen de 2005. Ils n'ont pas digéré que les peuples français et néerlandais aient pu voter NON dans leur majorité. Cela n'a pas empêché les dirigeants de bafouer ces votes et de poursuivre le processus pour aboutir deux ans plus tard à un traité simplifié qui deviendra le Traité de Lisbonne, ce traité reprenant une grande partie du TCE.

 

C'est Juncker le président de la commission européenne qui déclare : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». C'est un ex-patron du journal le Monde (Colombani pour ne pas le citer) qui a osé présenter comme quasi équivalents le gouvernement de Tsipras et la dictature des colonels. C'est Baroin qui déclare sur Europe 1 que « Tsipras est condamné à partir ». Voyez comment ces gens considèrent la démocratie. Quel mépris !

 

Bien entendu, la plupart des médias dominants agissent pareillement, comme en 2005. Regardez ces deux unes de Libération, tout un programme. Comme l'a dit JL Mélenchon, ces médias participent au premier rang de la bataille contre la Grèce avec la diffusion de fausses nouvelles, par le dénigrement et le mensonge. Par contre, ils n'évoquent pas les positions de Joseph Stiglitz, co-prix Nobel d'économie 2001, et Paul Krugman, prix Nobel 2008, qui sortent une nouvelle fois du bois pour défendre, contre la majorité des économistes classiques, le choix du Premier ministre grec de procéder à un référendum, et déclarant qu'eux aussi voteraient NON.

 

Cette propagande, nous l'avons connu pour Maastricht, pour le référendum 2005. Aux citoyens de réfléchir. Espérons que le NON grec résonnera dans toute l'Europe.

Que le NON résonne dans toute l'Europe
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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 16:25

Tribune parue dans les invités de Mediapart

 

André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale appelle à cesser les négociations sur le traité transatlantique. « Les nouvelles révélations d'espionnage à grande échelle des États-Unis sont un élément supplémentaire prouvant que ces négociations sont de fait antidémocratiques, et excluent toute relation de confiance. A l'image de l'économie libérale qu'ils souhaitent nous imposer, les négociateurs font régner la loi du plus fort entre eux-mêmes ».

 

___________________________________

 

La semaine dernière, Madame Royal, ministre de l'écologie a décidé d'interdire à la vente en libre-service l’herbicide Roundup commercialisé par Monsanto ainsi que tous les « génériques » du glyphosate. Cette interdiction ne sera pas possible demain si le traité transatlantique aboutit sous peine de voir la France assignée en justice.

 

Dès lors, l’ambition affichée de s’attaquer à la multinationale très controversée Monsanto, notamment pour ses cultures OGM, apparaît totalement incohérente lorsque l’on sait que le gouvernement est favorable au traité transatlantique. En effet, nul n'ignore que Monsanto est très présente dans le lobbying et pèse donc dans les négociations du TAFTA, dans l’espoir d’inonder le marché européen avec ses produits OGM qui mèneront nos petits exploitants à leur perte.

 

La ratification du traité transatlantique donnera des pouvoirs considérables aux multinationales, comme Monsanto, qui pourront saisir des juridictions privées pour demander des dédommagements de la perte de profit engendré par la nouvelle législation. La France pourra se voir, ainsi, condamnée pour avoir interdit un herbicide « probablement » cancérogène selon le Centre international de recherche sur le cancer. Pire, la France pourrait même être dissuadée de prendre une telle décision par peur des poursuites en justice. Cela est loin d’être une fiction : la Nouvelle-Zélande a suspendu sa législation luttant contre le tabagisme en attendant le jugement d’une plainte de Philip Morris contre l’Australie pour une législation similaire.

 

Il est donc indispensable de ne pas céder aux multinationales qui n'ont pour intérêt que le profit et pour but la distribution de dividendes. Qui peut être assez naïf pour penser que des multinationales surpuissantes comme Monsanto serviront l'intérêt général et accepteront sans sourciller des réglementations ambitieuses en matière d'environnement, de santé ou encore de progrès social ? Pour les « investisseurs », chacune de ces règles est vue comme un obstacle au profit et c'est d'ailleurs le but du traité transatlantique que  d'abolir toutes ces « barrières non tarifaires ».

 

Les nouvelles révélations d'espionnage à grande échelle des États-Unis sont un élément supplémentaire prouvant que ces négociations sont de fait antidémocratiques, et excluent toute relation de confiance. A l'image de l'économie libérale qu'ils souhaitent nous imposer, les négociateurs font régner la loi du plus fort entre eux-mêmes. Dans ces conditions, il apparaît inconcevable de poursuivre les négociations.

 

C'est pourquoi j'appelle la société civile à se mobiliser toujours davantage, comme elle a su le faire en 1998 pour faire tomber l'Accord Multilatéral sur l'Investissement, repris comme base des négociations du TAFTA,  alors qu'il menaçait déjà l'économie et les consommateurs français et européens. A l'époque, le Premier Ministre Lionel Jospin avait eu le courage d'écouter les citoyens et de sortir la France des négociations. Manuel Valls doit écouter les contestations des Français qui sont opposés à ce traité et porter cette voix pour exclure la France de ce Traité.

 

Le report du vote sur la résolution validant le principe d'arbitrage privé et la création d'une organe de coopération réglementaire du 10 juin dernier en séance plénière au Parlement Européen a marqué une avancée certaine pour les détracteurs du TAFTA. Pour autant, le plus dur et le plus important restent devant nous. Tant que le traité transatlantique ne sera pas complètement mis à terre, il ne faut pas baisser la garde.

 

L'issue de la réunion de la commission du Commerce International du Parlement, ce lundi 29 juin, sera donc à suivre avec intérêt. Les eurodéputés progressistes qui siègent dans cette commission doivent prendre leurs responsabilités et permettre à l'ensemble des parlementaires européens de se prononcer en séance plénière sur des amendements ambitieux qui remettent en question le principe d'arbitrage et la coopération réglementaire.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:38

A l'issue d'un conseil des ministres approuvant la demande d'Alexis Tsipras de consulter le peuple grec par référendum sur les propositions des créanciers de la Grèce, celui-ci en a fait l'annonce dans la nuit de vendredi à samedi sur les télévisions grecques. Une belle leçon de démocratie.

 

Allocution du premier ministre Alexis Tsipras au peuple grec. La choix au peuple souverain (source site Syriza Paris / France)

 

Nous avons livré un combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour aboutir à un accord viable qui mènerait à terme le mandat que nous avons reçu du peuple. Or on nous a demandé d’appliquer les politiques mémorandaires comme l’avaient fait nos prédecesseurs. Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité. L’objectif aujourd’hui est de mettre fin à la crise grecque de la dette publique. Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité.


La question qui sera posée au référendum dimanche prochain sera de savoir si nous acceptons ou rejetons la proposition des institutions européennes. Je demanderai une prolongation du programme de quelques jours afin que le peuple grec prenne sa décision.

 

Je vous invite à prendre cette décision souverainement et avec la fierté que nous enseigne l’histoire de la Grèce. La Grèce, qui a vu naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie retentissant. Je m’engage à en respecter le résultat quel qu’il soit. La Grèce est et restera une partie indissoluble de l’Europe. Mais une Europe sans démocratie est une Europe qui a perdu sa boussole. L’Europe est la maison commune de nos peuples, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires. La Grèce est une partie indissoluble de l’Europe, et je vous invite toutes et tous à prendre, dans un même élan national, les décisions qui concernent notre peuple.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 17:37

Voilà comment C Lagarde, JC Juncker et M Draghi traitent Alexis Tsipras et le peuple grec qui le soutient. Des traits qui raturent, du rouge qui corrige (voir photo ci-dessous) les propositions du gouvernement grec. Comme s'il s'agissait des professeurs et de l'élève. Pour cette Troika, il n'y a qu'une politique, l'austérité pour les classes populaires.

 

Quand Tsipras entend mettre une taxe exceptionnelle de 12% sur les bénéfices des entreprises au-delà de 500 000 euros, c'est NON. Il veut porter de 26 à 29 % l'impôt sur les sociétés, rayé de rouge, pour la Troika c'est 28% maximum. Ci-dessous un tableau récapitule quelques unes des propositions grecques refusées par les créanciers.

 

A Athènes, l’indignation est à son comble. « Personne ne peut supporter les propositions de la troïka, dénonce-t-on à la tête de Syriza. Nouvelles mesures d’austérité et logique technocratique folle, ces propositions sont purement idéologiques. Elle ne visent pas la conclusion d’un accord raisonnable, elles servent des intérêts particuliers. Comment comprendre le rejet des propositions grecques sur l’imposition des hauts revenus et du grand capital ? On veut imposer un accord humiliant pour le gouvernement grec et le premier ministre. »

 

Dans une tribune publiée dans The New York Times, le prix Nobel d’économie 2008, Paul Krugman, affirme qu’un Grexit serait de la responsabilité du Fonds monétaire international (FMI). Ses critiques se concentrent sur le fait que les créanciers continuent de rejeter les propositions grecques, car elles reposent sur des hausses d’impôts plutôt que sur des baisses de dépenses. Il estime que l’intransigeance des créanciers empêche tout accord. Paul Krugman ironise sur la responsabilité du FMI dans la situation actuelle et assure que le Fonds est mal placé pour donner des leçons de croissance. Il ajoute : « Nous sommes encore dans un projet de contrôle de la politique intérieure. »

 

Cette Europe là ne veut pas des peuples souverains mais des peuples soumis à la loi de la finance.

 

Commission Européenne, FMI et BCE ne veulent pas que Tsipras taxe les riches
Commission Européenne, FMI et BCE ne veulent pas que Tsipras taxe les riches
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 01:26

Ce sont des gens non élus, des technocrates, qui veulent continuer d'imposer une politique d'austérité destructrice au gouvernement grec légitimement élu. Une politique d'austérité qui va à l'encontre de l'objectif recherché. Comme le soulignent différents économistes, demander des efforts budgétaires supplémentaires à la Grèce dans le cadre des négociations actuelles, c’est accepter l’idée que la récession grecque se prolonge encore et s’accentue. Et dans ce cas, le caillou Grec dans la chaussure de la zone Euro ne partira pas mais en plus il grossira.

 

Et comment admettre que l’UE qui a donné des centaines de milliards d’euros aux banques privées refuse aujourd’hui un effort de 1,5 milliards pour les Grecs, sans compter que la BCE injecte 60 milliards par mois dans les circuits financiers depuis mars et exige de la Grèce un remboursement de 1,7 milliard le 30 juin.

 

Mais au fait, combien gagnent annuellement ces technocrates qui exigent entre autres mesures la baisse des pensions des retraités des grecs ?

 

- Juncker : 384 000 €

- Draghi : 378 240 €

- Lagarde : 551 700 $

 

Et la moyenne annuelle des pensions des retraités grecs est de 8400 € !!!

 

Tout est dit.

 

Combien gagnent ces technocrates qui veulent étrangler le peuple grec
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 22:44

Bientôt, les journalistes et leurs sources pourraient être attaqués en justice par les entreprises s’ils révèlent ce que ces mêmes entreprises veulent garder secret. A moins que nous ne réagissions pour défendre le travail d’enquête des journalistes et, par ricochet, l’information éclairée du citoyen. 

Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur européen prépare une nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme, le "secret des affaires", dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en Europe.

Avec la directive qui sera bientôt discutée au Parlement, toute entreprise pourra arbitrairement décider si une information ayant pour elle une valeur économique pourra ou non être divulguée. Autrement dit, avec la directive "Secret des Affaires", vous n’auriez jamais entendu parler du scandale financier de Luxleaks, des pesticides de Monsanto, du scandale du vaccin Gardasil... Et j’en passe.

Notre métier consistant à révéler des informations d’intérêt public, il nous sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique de nos pays. Les reportages de "Cash Investigation", mais aussi d’autres émissions d’enquête, ne pourraient certainement plus être diffusés.

Avec ce texte, un juge saisi par l’entreprise sera appelé à devenir le rédacteur en chef de la Nation qui décide de l’intérêt ou non d’une information. Au prétexte de protéger les intérêts économiques des entreprises, c’est une véritable légitimation de l’opacité qui s’organise.

Si une source ou un journaliste "viole" ce "secret des affaires", des sommes colossales pourraient lui être réclamées, pouvant atteindre des millions voire des milliards d’euros, puisqu’il faudra que les "dommages-intérêts correspond(ent) au préjudice que celui-ci a réellement subi". On pourrait même assister à des peines de prison dans certains pays.

Face à une telle menace financière et judiciaire, qui acceptera de prendre de tels risques ? Quel employé - comme Antoine Deltour à  l’origine des révélations sur le  le scandale Luxleaks - osera dénoncer les malversations d’une entreprise? Les sources seront les premières victimes d’un tel système, mais  pas un mot ne figure dans le texte pour assurer leur protection.

Les défenseurs du texte nous affirment vouloir défendre les intérêts économiques des entreprises européennes, principalement des "PME". Étonnamment, parmi  celles qui ont été en contact très tôt avec la Commission, on ne relève pas beaucoup de petites PME, mais plutôt des multinationales rôdées au lobbying : Air Liquide, Alstom, DuPont, General Electric, Intel, Michelin, Nestlé et Safran, entre autres.

Ces entreprises vont utiliser ce nouveau moyen offert sur un plateau pour faire pression et nous empêcher de sortir des affaires …

Vu l’actualité Luxleaks, nous ne tolérons pas que nos élus se prononcent sur un texte aussi grave pour la liberté d'expression sans la moindre concertation avec les représentants de la presse, les lanceurs d'alertes et les ONG.  Seuls les lobbies industriels ont été consultés.

Nous, journalistes, refusons de nous contenter de recopier des communiqués de presse pour que vous, citoyens, restiez informés. Et comme disait George Orwell : "Le journalisme consiste à publier ce que d’autres ne voudraient pas voir publié : tout le reste n’est que relations publiques".

C’est pourquoi je demande, avec l’ensemble des signataires ci-dessous, la suppression de cette directive liberticide.

 

Elise LUCET

 

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 18:47

Traité transatlantique : Le Pen complice de l’« UMPS » européen

 

La commission du commerce international du Parlement européen a voté le 28 mai en faveur du Traité de commerce transatlantique (TAFTA).

 

Loin de résister comme ils l'avaient fait croire, les députés PS, sous la houlette du rapporteur allemand Bernd Lange (SPD) ont voté en faveur des tribunaux d'arbitrage entre les Etats et les entreprises. Loin de préconiser des solutions alternatives dont ils avaient pourtant beaucoup parlé, ils se sont purement ralliés à la position de la Commission européenne.


Je dénonce cette nouvelle capitulation des sociaux-démocrates qui précipitent le désastre écologique et social dans lequel ce traité entraîne l'Europe.

 

Je salue la résistance des députés GUE (Gauche Unitaire Européennes - communisme et écosocialisme), Verts et du socialiste français Emmanuel Maurel qui ont voté contre ce projet dangereux, comme je l'avais fait moi-même le 31 mars en Commission des affaires étrangères.

 

Je constate à l'inverse qu'en parfaite opposante de pacotille Marine Le Pen était absente lors de ce vote décisif. La volonté du FN de "laisser passer" est aussi avérée par l'absence de son suppléant Aymeric Chauprade.

 

Cela confirme le refus de Marine Le Pen de s'opposer à l'alignement transatlantique de l'Europe comme l'avaient déjà montré plusieurs de ses votes changeants sur l'OTAN.

 

Communiqué J-L Mélenchon

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 07:26

Réunis le 27 mai, les ministres européens chargés du développement ont adopté une position commune sur le financement des futurs Objectifs du Développement Durable (ODD), en amont de la conférence d’Addis-Abeba de juillet sur le financement du développement. Malheureusement,celle-ci ne va pas dans le bon sens.

Christian Reboul, responsable du « Financement du développement » à Oxfam France, association qui agit pour un monde solidaire, revient sur les conclusions de ce Conseil européen.

« En ne se fixant aucun calendrier pour parvenir à l’objectif de consacrer 0,7% de leur revenu national brut à l’aide au développement, les Etats européens cèdent au diktat de la France et signifient leur refus de s’engager plus massivement dans la lutte contre la pauvreté au niveau mondial. »

« La France, historiquement promotrice d’une Union européenne exemplaire et ouverte sur le monde, a aujourd’hui poussé le consensus européen vers le plus petit dénominateur commun, au détriment des populations les plus vulnérables. D’autres Etats européens, tels que le Royaume-Uni, encourageaient pourtant une aide au développement ambitieuse, de vrais moyens pour relever les défis que sont la lutte contre les inégalités, le changement climatique ou les conflits armés. »

« L’aide au développement est essentielle pour des pays fragiles ou en crise, tels que la République centrafricaine. Pourtant les Etats membres de l’UE, sous l’impulsion de la France, ont décidé de repousser à 2025 l’allocation de 0,20% de leur revenu national brut aux pays les moins avancés. Or, c’est bien aujourd’hui que ces pays ont besoin d’être soutenus. »

« Il appartient désormais à François Hollande de se saisir du dossier, en participant en personne à la conférence d’Addis-Abeba de juillet et en y exposant une feuille de route précise amenant la France à consacrer 0,7% de son revenu national brut à l’aide au développement en 2020, dont la moitié à destination des pays les plus pauvres. C’est à cette condition seulement que la France pourra rester un interlocuteur crédible dans ces négociations internationales. »

 

 

 

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