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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 23:36

Pour la presse économique, le Portugal va mieux. Il a réussi à refinancer une petite partie de sa dette publique sur les marchés financiers (les banques) en empruntant sur 10 ans à 5%. Il est utile de rappeler que ces mêmes banques bénéficient elles d'un taux à 0,25% auprès de la Banque Centrale Européenne. L'argent public fait le bonheur des banques puisque le traité européen interdit aux États de se financer directement auprès de la BCE.

 

Et la même presse constate que le Portugal serait sorti de la récession puisqu'il semble bénéficier des faveurs des investisseurs. Mais à quel prix ? Les réformes 
du marché du travail avec plus de flexibilité, les baisses de salaires, les suppressions 
de semaines de vacances et de jours 
de congés en réponse aux injonctions 
de la troïka (Union européenne, BCE 
et FMI) ont amélioré 
la productivité 
en attirant 
les investissements étrangers. Un ingénieur portugais coûte deux fois moins cher qu’un Espagnol et trois fois moins cher qu’un français. Et le quotidien des Portugais est marqué 
par les hausses d’impôts, les baisses de salaires, les coupes sociales et le chômage reste difficile. Pour les jeunes de moins de 25 ans, il dépasse les 35%.

 

Mais à part ça, pour la presse économique et la Troïka, le Portugal va mieux. Forcément, quand on place la finance avant l'humain.

 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 23:09

En voyage aux Etats-Unis cette semaine, François Hollande était accompagné d'une délégation avec la présence du patron du Medef, Pierre Gattaz. Je ne sais pas si dernier arborait toujours son pin's annonçant 1 million d'emplois, toujours est-il que ce voyage aux frais de la République ne l'a pas freiné dans ses déclarations. Le patron des patrons a déclaré à la presse qu'il rejetait toute idée de contreparties aux 30 milliards d'euros d'allègements de charges proposés dans le cadre du pacte de responsabilité. Pierre Gattaz a ensuite précisé ses propos, indiquant qu'il pourrait accepter des objectifs chiffrés à la condition qu'ils ne soient pas contraignants. Des cadeaux , des cadeaux, mais surtout pas de contraintes. Et il sait qu'il peut compter sur le social-libéral Hollande. Pourquoi dis-je social d'ailleurs, je pourrais me contenter de libéral.

 

Durant ce déplacement, Hollande a fait les yeux doux aux entrepreneurs. N'a t-il pas fait une accolade affectueuse à Carlos Diaz, le fondateur du mouvement des pigeons en France qui avait fait reculer le gouvernement sur l'application d'une taxe sur les revenus de cession des actifs. A présent implanté dans la Silicon Valley, ce patron de start-up a délivré un message tout ce qu'il y a de plus libéral, vantant la flexibilité. « Le jour où les français comprendront qu'être capable de débaucher les gens ça permet de les embaucher très très vite … Ici je peux embaucher 15 personnes demain parce que je peux les débaucher le lendemain. » Tout ça méritait bien une accolade.

 

Comme l'écrivait un lecteur dans le courrier de Télérama, « Financiers, entrepreneurs, libéraux … vous qui désirez tant " faire baisser le coût du travail ", la solution existe et elle a fait ses preuves : au diable la timidité, osez l'esclavage ! »

 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 15:00

La banque Dexia a été sauvée de la faillite par les États belge et français à l'automne 2008 avec un second sauvetage en octobre 2011. Coût de l'opération pour la France selon la cour des comptes: 6,6 milliards d'euros. La France pour 44% et la Belgique pour 50% sont actionnaires de Dexia qui avait été nationalisée en 2008.

 

Cela n'a pas empêché la banque d'augmenter les salaires des trois nouveaux dirigeants nommés mi-décembre 2013 de 30%. Ainsi, le directeur financier, le responsable des risques et le secrétaire général ont vu leur rémunération annuelle passer de 340 000 € à 450 000 €. Il est vrai que le patron émarge déjà à 600 000 €. C'est grotesque, encore plus pour un groupe en cours de démantèlement. Déjà en pleine crise, un joli pactole était prévu pour le président du directoire.

 

Le ministre de l'économie et des finances a jugé ces hausses de salaire « inappropriées ». Je trouve que le mot est faible. C'est proprement scandaleux ! Mais n'est-ce pas le même ministre Moscovici qui vient de retirer de la liste noire des paradis fiscaux Jersey et les Bermudes, deux champions de l'évasion fiscale. Il préfère faire la poche des français alors qu'il y a des milliards à récupérer dans l'évasion fiscale.

 

« Mon ennemi c'est la finance » clamait le candidat Hollande. Il a été élu et rien n'a changé. Voilà le vrai visage de la social-démocratie.

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 23:02

A en croire François de Closets, « les français pleurent la bouche pleine ». C'est ce que titrait le quotidien local « La Nouvelle République » en rubrique locale économie, relatant la conférence donnée (à quel prix ?) par le journaliste-écrivain-essayiste à l'occasion des vœux des Chambres consulaires des Deux-Sèvres.

 

Le thème de sa conférence était, France le retour à la réalité en 2014, "Maintenant ou Jamais", titre de son dernier ouvrage. Selon lui « La France était en déclin depuis vingt ans, elle se trouve maintenant en phase de décrochage. Menacée d’être un pays en voie de sous-développement. Comme l’Italie ou l’Espagne, elle va connaître le choc de l’austérité. Une épreuve qui n’est imposée ni par la politique gouvernementale, ni par l’Europe, ni par l’Allemagne, mais par la réalité ». Ah bon ? Rien d'imposé par le gouvernement, par la troïka (Fonds Monétaire International, Banque centrale européenne et Commission européenne) ? La suite du constat est qu'il y a 35 ans, les prix étaient encadrés par l'État, les salaires indexés sur l'inflation et tout licenciement était soumis à autorisation administrative. Autant de « verrous » qui ne sont plus là. Mais ce n'est pas assez à ses yeux, nous aurions une institution judiciaire trop « antipatronale ». Vraiment ? Nous serions dans une situation difficile, une situation de guerre, qui n’a aucune raison d’être. Pour lui, la France a tous les atouts de la prospérité en main et la solution passe par une réduction des dépenses publiques de 1% par an pour revenir à l’équilibre.

 

Toujours ce même discours pervers. Le monde politique libéral et social-libéral, économique et médiatique est quasi unanime pour souligner que le coût du travail serait trop élevé en France et qu’il nuirait à la compétitivité des entreprises nationales. Par contre, on ne l'entend jamais parler du coût du capital, véritable obstacle au développement économique du pays. Pour la majorité de ces "experts", le principal obstacle au développement de la nation serait le coût du travail, c’est-à-dire les salaires et les cotisations sociales trop élevés. Cette réalité empêcherait les entreprises nationales d’être compétitives dans un marché mondialisé où la concurrence est de plus en plus féroce, et serait l’une des causes du déclin du pays.

 

Pourtant, le problème de la France n’est pas le coût du travail mais le coût du capital, c’est-à-dire la part des bénéfices versée aux actionnaires, qui a augmenté bien plus vite que les salaires et qui a atteint des sommets inégalés depuis trente ans. Selon l’INSEE, de 1980 à 2010, la part de dividendes est passée de 3% de la richesse nationale à 9%, ce qui représente une hausse de 180 milliards d’euros par an pendant trois décennies. En 30 ans, les dividendes payés aux actionnaires ont augmenté de 200%. Sur la même période, en euros constants, les salaires n’ont progressé que de 20%.

 

De Closets se pose en défenseur de sa classe sociale. Et ce sont bien les actionnaires qui ont la bouche pleine et qui en réclament encore et non pas les salariés ou les 8 millions de français qui vivent en dessous du seuil de pauvreté selon les derniers chiffres de l'INSEE.

 

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 00:26

Les 3 millions de smicards vont être ravis de la nouvelle. En début de semaine, le gouvernement a annoncé qu'il n'y aurait pas de coup de pouce supplémentaire au SMIC au 1er janvier 2014. Celui-ci ne connaîtra que la revalorisation automatique liée aux mécanismes légaux. Cela fera 10 centimes de l'heure, et pas un de plus. Cela représentera pour un salarié travaillant à temps plein environ 12 euros nets par mois. De quoi faire des folies … à en juger aux propos du gouvernement.

 

N'est ce pas François Hollande en personne qui a souligné au Conseil des ministres de ce mercredi que « compte tenu du faible niveau de l'inflation constatée sur l'année, cette progression du Smic paraît relativement importante ». Et le ministre Michel Sapin avait déclaré quelques jours auparavant que « cette revalorisation de +1,1% permet d'assurer une progression du pouvoir d'achat des salariés dont les rémunérations sont les plus faibles ».

 

L'inflation constatée est déjà de +0,7% pour les 11 premiers mois de l'année. Et ce même gouvernement a prévu une hausse de la TVA au 1er janvier qui selon l'INSEE aurait un impact en cas de répercussion intégrale de 0,5%. Où est la progression du pouvoir d'achat ?

 

Non, les smicards ne vont pas se goinfrer, contrairement aux patrons du CAC40 dont la rémunération moyenne est établie pour 2013 à 3,48 millions d'euros. La " progression relativement importante" du SMIC de 10 centimes doit les faire rigoler.
 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 23:57

Depuis la privatisation des autoroutes, les actionnaires de Vinci, Eiffage et Abertis (groupe espagnol) se partagent un milliard d’euros de dividendes chaque année. Cette privatisation des autoroutes, initiée en 2002 par le gouvernement Chirac-Jospin, avait été bouclée en 2005-2006 par Chirac-Villepin. Alors que les 7 000  kilomètres d’autoroutes françaises étaient pour la plupart largement amortis, ils avaient été concédés à trois multinationales du béton et du transport pour la somme de 14,8  milliards d’euros . Selon les estimations de la Cour des comptes, il y avait un manque à gagner pour l’État de 10  milliards d’euros ! Les recettes générées par l'exploitation de ces concessions autoroutières donnent lieu chaque année à de très substantiels profits : plus de 2 milliards d'euros de bénéfices net pour un chiffre d'affaires de 8 milliards d'euros en 2012.

 

Et concernant l'écotaxe avec les portiques de la discorde, le contrat a été signé par Madame Kosciusko-Morizet (ex-ministre de l’Ecologie), par Monsieur Baroin (ex-ministre de l’Economie), et Madame Pécresse (ex-ministre du Budget), en octobre 2011 auprès de la société Ecomouv'. Cette société française de droit privé est détenue à 70% par la société d'autoroute italienne Autostrade, les groupes français SFR, Thalès, la SNCF et Stéria se partageant les 30% restant. Durée du contrat avec cette société, 13 ans ! Et si l'écotaxe ne voit pas le jour, le gouvernement doit rembourser immédiatement 800 millions d’euros au titre du dédommagement auquel s'ajoutera un fermage annuel de 250 millions. Là aussi un montant exorbitant représentant le quart de ce que devrait rapporter la taxe chaque année.

 

Voilà le cadeau empoisonné fait par l'équipe en place sous Sarkozy, d'autant plus scandaleux qu'applicable postérieurement à son mandat.

 

Il est indispensable de récupérer le contrôle des infrastructures de transport dans le service public. Et les élus qui ont signé de tels contrats ne doivent pas être quittes de cette situation !

 

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 23:06

Quand chaque matin aux environs de 7h20 une radio de service public (vraiment ?) donne la parole au même économiste, en l’occurrence Dominique Seux par ailleurs rédacteur en chef du journal Les Echos, ce média public (France-Inter) devient un instrument d'asservissement au néolibéralisme. En tant que citoyen, je réclame le droit à une information pluraliste.

 

Les raisons de ma colère cette semaine, c'est la chronique diffusée lundi matin par cet expert en économie libérale. Non pas qu'il n'ait pas de droit de diffuser sa pensée, mais c'est insupportable qu'il soit le seul à longueur de semaines à nous abreuver de cette pensée libérale. Car comment voulez-vous qu'il n'en reste pas des traces dans les esprits, dans la mesure où il n'y a aucune contradiction, aucun contre-poison.

 

Je vous livre un résumé de sa chronique qui portait sur le retour des privatisations en Grande Bretagne. Pas besoin d'image pour mesurer tout son plaisir, le ton enjoué suffisait.

 


«Alors que la zone euro donne aujourd’hui l’impression de se traîner, ils [les britanniques] semblent repartir du bon pied. » Ils viennent de privatiser La Poste, « la Royal Mail, cette institution qui distribue le courrier depuis cinq cents ans. » « L’Etat, après La Poste, a tout un programme de privatisations. Y compris les banques qui ont été nationalisées en 2008 parce qu’elles étaient en faillite. Il baisse radicalement les impôts et les dépenses publiques. Il a licencié 400.000 fonctionnaires depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs de David Cameron. Oui, il ne fait pas les choses à moitié. »

 

Et la seule question qui vaille… : est-ce que cela marche ? Avec cette interrogation, on sent qu'il ne boude pas son plaisir. « Le  taux de chômage est plus bas qu’ici [en France], même si le taux de pauvreté est plus haut »

 

Et on sent bien chez lui que c'est l'exemple à suivre puisque « Les Anglais savent où ils vont ; les Français c’est moins sûr. » et au cas où on ne comprendrait pas d'ajouter « On jugera à l’arrivée mais on est inquiets pour nous. »

 

Mais ce qu'il ne dira pas, c'est que la Croix-Rouge britannique a décidé, face à la montée de la pauvreté, de lancer une campagne d’aide alimentaire, 
ce qu’elle n’avait 
pas fait depuis 1945. Selon l’enquête Eurostat, le Royaume Uni figure parmi les pays qui affichent les taux de pauvreté les plus élevés avec 22% de la population qui vit au-dessous du seuil de pauvreté, aux côtés de la Roumanie, la Bulgarie, la Grèce et l’Espagne. Dominique Seux ignorerait-il cela, de même que Patrick Cohen qui anime le 7h-9h ?

 

Et le service dit « public » continue de donner la parole à ces « spécialistes » des questions économiques et à eux seuls, pour bourrer le crâne des français.

 

STOP, on frôle l'overdose !

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 17:49
EDF, hausse injuste des tarifs de l'électricité

C'est demain 1er août 2013 que prendra effet une première hausse de 5% des tarifs de l'électricité décidée par le gouvernement socialiste. Et une même hausse a d'ores et déjà été décidée pour le 1er août 2014; celle-ci venant s'appliquer sur la précédente, cela nous fera une augmentation de 10,25%. De sérieux bruits courent sur une autre augmentation de 5% en 2015.

 

« Le gouvernement a décidé de lisser, sur plusieurs années, les hausses de tarifs nécessaires à la couverture des coûts d'EDF, prévue par la loi, afin de protéger autant que possible le pouvoir d'achat des ménages », avait souligné dans un communiqué Philippe Martin, le nouveau ministre de l'Energie. Drôle de façon de protéger le pouvoir d'achat des ménages, quand on sait que ces hausses concernent les tarifs bleus, destinés aux particuliers et aux petites entreprises. Pour les tarifs jaunes, réservés aux grandes entreprises, l’augmentation sera plus faible (+2,7 % au 1er août 2014). Quant aux tarifs verts, pour les industriels, ils resteront inchangés. Quelle équité !!!

 

Ce jour, le site Capital.fr annonce qu' « Au top du CAC 40, l’action EDF s’est envolée de 7,39%. L’électricien a relevé son objectif de résultat brut d'exploitation pour l'ensemble de l'exercice, après un excellent premier semestre. »

 

Alors que certains n'arrivent déjà pas à boucler les fins de mois, que plusieurs millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, que les salaires stagnent, ces hausses, les plus fortes de ces dix dernières années, vont à nouveau amputer les budgets des ménages contribuant à encore plus de difficultés. En prenant cette décision, le gouvernement socialiste fait le choix de sacrifier la population.

 

Le temps viendra où le peuple ne supportera plus ces injustices, cette régression sociale.

 

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 08:20

La révolution culturelle de Pierre Moscovici

 

Attention, Pierre Moscovici, le ministre de l’Économie, c’est quand même quelqu’un qui, après trois décennies de militantisme à gauche (en principe), de responsabilités au Parti socialiste et d’enseignement de l’économie, précisément, dans le sillage de DSK, vient de faire une découverte majeure. La finance, a-t-il déclaré samedi lors d’un colloque entre gens bien, sur l’intégration européenne, «joue un rôle crucial pour le développement de l’économie réelle, sans laquelle nos entreprises ne peuvent croître, pas plus qu’un champ de cultures ne peut croître sans eau ».

Oui, oui, c’est un peu le contraire de ce que le candidat président avait dit au Bourget, «mon ennemi, c’est la finance», on pourrait aussi évoquer les désastres des inondations, ou encore les sécheresses, quand les sources ou les fleuves sont détournés à d’autres fins que d’irriguer les cultures. Mais suggérons à Pierre Moscovici une petite expérience. Qu’il plante simplement quelques millions d’euros dans un champ et qu’il l’arrose soigneusement, on verra si ça pousse… Rappelez-vous, M. le ministre, ce sont les travailleurs qui créent les richesses réelles, pas les capitaux tout seuls sur leurs petites jambes.

De Maurice Ulrich dans l'Huma

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 23:41

Faut-il moins de jours fériés pour soutenir l'économie, c'est la question que soulevait Julian Bugier, le présentateur du 20 heures de France 2 en ce 9 mai, second jour férié de la semaine. Après un micro-trottoir pour recueillir des avis, le reportage poursuit en précisant que supprimer un jour férié relancerait la croissance, car un jour férié de moins permettrait à l'économie française de récupérer 1 milliard d'euros soit 0,05 point de la richesse nationale. On nous donne ensuite le nombre de jours fériés de plusieurs pays européens en nous indiquant que la France se situe clairement dans la moyenne ; puis viennent les chiffres de la moyenne annuelle d'heures travaillées en France par rapport à d'autres pays européens en nous indiquant qu'on travaille moins, puis dernière info mais sans donner de chiffres, les français seraient les plus productifs.

 

En présentant les choses ainsi, quel est l'objectif ? Culpabiliser les français en insinuant que l'économie se porterait mieux avec moins de jours fériés ? Si l'arrêt de la production et des services (et encore pas tous) pénalise l'économie à ce point là, il est quand même bon de rappeler qu'il y a actuellement en France plus de 5 millions et demi de demandeurs d'emploi toutes catégories confondues. Voilà un potentiel humain pour soutenir l'économie si on veut bien leur fournir du travail.

 

Autre dossier qui apporterait de l'argent à la nation, la lutte contre l'évasion fiscale. En juillet 2012, la commission d'enquête du Sénat sur l'évasion fiscale a estimé entre 30 et 60 milliards d'euros son coût annuel pour les finances publiques. Mais pour le syndicat Solidaire-Finances Publiques, qui a établi un nouveau rapport début 2013 par extrapolation des résultats du contrôle fiscal, la fraude plombe les caisses de l'Etat à hauteur de 60 à 80 milliards d'euros chaque année. Si le gouvernement donnait les moyens à l'administration fiscale, on pourrait en faire rentrer de l'argent. Voir un précédent article sur ce sujet. Le milliard d'euros que représenterait un jour férié travaillé ne pèse pas lourd comparé comparé aux pertes dues à l'évasion fiscale.

 

Alors, ça me hérisse le poil quand je vois une chaîne de service public (?) oser présenter les jours fériés comme pénalisant l'économie. Ce n'est vraiment pas la raison, mais en présentant ainsi, ça évite de poser les vraies questions.

 

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