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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 09:16

A la veille de l'ouverture de la conférence sociale, la bien-mal nommée puisque Valls exauce avec une docilité déconcertante les vœux du patronat, voilà que le ministre des Finances a assuré ce dimanche lors d'une intervention aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence que la finance était «l'amie» du gouvernement et de l'économie. «La bonne finance», a-t-il précisé. Enterré définitivement le discours de François Hollande pendant sa campagne présidentielle. «Mon adversaire, c'est le monde de la finance», avait-il scandé face à une foule enthousiaste de militants socialistes. Deux ans et demi plus tard, son ami et ministre des Finances et des Comptes publics, enterre définitivement cette déclaration.

 

Il n'existe pas de bonne ou de mauvaise finance. La finance capitaliste, c'est amasser toujours plus d'argent. Aujourd'hui, la finance se porte très bien. En France, le total de la fortune des 500 plus riches s’élève à 330 milliards d’euros, en hausse de 25% en un an. Le taux de distribution des profits aux actionnaires est passé de 30% dans les années 1980 à plus de 50% aujourd’hui, les dividendes atteignant des sommets (300 milliards par an). Ces 500 Français les plus riches possèdent un patrimoine global égal à 16,2 % de la richesse totale créée par 65,7 millions de Français au cours de l'année 2012 alors qu'ils ne représentent que 0,000008 % de la population totale.

 

Au lieu de parler de la bonne ou de la mauvaise finance,  le gouvernement ferait mieux de dire la vérité sur ce qui grève réellement la compétitivité des entreprises : le coût du capital. Chaque année, alors que le montant des cotisations sociales versées par les entreprises est de 158 milliards d'euros, ce sont 299 milliards qui sont prélevés sur ces dernières en dividendes et frais financiers, inutiles au bien commun. Et les intérêts de la dette, c'est 50 milliards d'euros versés chaque année en intérêts aux banques.

 

La voracité des banques et des actionnaires pèse lourdement sur notre économie. Nous sommes la proie des marchés financiers, les vaches à lait des banques. Alors, parler de la bonne finance, ça fait doucement rigoler !

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 22:54

A entendre les lamentations du Medef et de son patron Pierre Gattaz, on pourrait croire que la situation des entreprises est catastrophique, et que si les entreprises n'embauchent pas, c'est que financièrement elles sont exangues.

 

Vraiment ?

 

Le magazine « Capital » vient de publier son classement des 100 plus grosses fortunes de France. Si ces personnes ont accumulé un pactole de 257 milliards d'euros en 2014, c'est grâce à la bonne santé de leurs entreprises. Ce pactole a progressé de 10% par rapport à l’an dernier. Et pour certains la fortune a progressé dans des proportions bien plus importantes, malgré la crise...

 

C'est le cas de la famille Peugeot dont la fortune s'est envolée de 116,7% à 1,82 milliards d'euros. Mais dites moi, c'est bien le groupe Peugeot qui a procédé à un plan de restructuration drastique avec en tout 11 200 suppressions de postes. La fortune du PDG du groupe Plastic Omnium, équipementier automobile a augmenté de 109 %. Je vous invite à regarder ce classement et à réfléchir ensuite aux propos de Gattaz.

 

D'ailleurs, c'est le Figaro Economie qui hier déclarait à sa une : « La Bourse ne connaît pas la crise, alimentés en liquidités par les banques centrales, les marchés ont connu un premier semestre faste, avec des records historiques à la clé. »

 

Et c'est nous que le gouvernement ponctionne toujours plus pour financer le pacte de responsabilité et autres allègements de cherges aux entreprises !

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 19:06

S'il y a un sujet où les médias ne rivalisent pas d'originalité, c'est bien dans la façon de traiter les grévistes. Ils sont jetés à la vindicte populaire. Intermittents qui menacent la saison des festivals ou cheminots qui empêchent les trains de rouler ; en dehors du fait de les traiter de privilégiés ou fainéants, les médias les accusent de prendre les gens en otage. Ce mot « otage », le même mot employé que pour qualifier les jeunes filles enlevées par la secte Boko-Haram en Afrique. Pas de demi-mesure pour les médias, ces bons chiens de garde du système.

 

Par contre, on pourrait s'attendre à ce que ces mêmes médias nous livrent certaines informations. Mais voilà, cela pourrait amener les gens à réfléchir, et là, SILENCE ! Alors que plus de 8 millions de français vivent en-dessous du seuil de pauvreté, alors que les salariés de la fonction publique voient leur indice salarial bloqué depuis plusieurs années, alors que les retraités voient la revalorisation de leur pension bloquée etc. pas un mot sur les millions d'euros accordés aux groupes tricolores sous forme de crédit d'impôt compétitivité. Et pas pour investir. L'argent il n'y en a pas pour vous, mais pour les entreprises, il peut couler à flot.

 

Le député communiste JJ Candelier soulevait ce sujet sur son compte facebook :

 

« D’après une source confidentielle, s’agissant d’une grande entreprise du SBF 120, voici l’utilisation du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi, lancé par Hollande et le Gouvernement, voté par la majorité PS) : 9,5 millions de cadeaux fiscal (nos impôts, nos services publics…) pour 236 000 euros d’investissement dans l’innovation… 40 fois moins…

Au fait, cette société a distribué 19 millions de dividendes en 2013, (+ 21 % par rapport à 2012).

Merci qui ? »

 

Un peu curieux sur ce qu'était ce SBF120, j'ai poussé un peu ma recherche. Le SBF120 (Société des Bourses Françaises) est un indice boursier déterminé à partir des cours des actions du CAC 40 et de 80 valeurs des premier et second marchés cotés à Paris parmi les 200 premières capitalisations boursières françaises. Le journal du net (l'économie demain) nous apprend que le CICE est le secret un peu honteux des grandes entreprises françaises. Des millions d'euros sont accordés mais seuls quelques-uns l'admettent.

 

Sur les 49 groupes contactés, 33 groupes ont refusé de répondre. Les sociétés les plus silencieuses seraient-elles celles qui bénéficient le plus du CICE ? Sur les trois banques interrogées, aucune n'a accepté de divulguer le montant de son crédit d'impôt. Les 16 grandes entreprises françaises ayant accepté de répondre cumulent une réduction d'impôt de 828,9 millions d'euros au titre de 2013, soit 8,3% du CICE, son coût total ayant été chiffré à 10 milliards d'euros.

 

Le Medef peut dire merci à Hollande et à tous les députés qui ont voté ce texte de loi. Ceux du Front de Gauche n'en sont pas.


 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 22:51
Hollande va finir par atteindre les 3%
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 17:11

L'éditorial de Maud Vergnol dans l'Humanité du lundi 28 avril

 

... Encore un peu et Alstom, le père du TGV, serait passé dans le giron de la pieuvre américaine General Electric, sans que l’on entende une mouche voler. Il aura fallu attendre plusieurs jours pour que Bercy se réveille et qu’Arnaud Montebourg, devenu le ministre du déclin productif « made in France », appelle à la « vigilance patriotique ». Qu’a fait pour Alstom « l’État-stratège » dont les sociaux-libéraux nous rebattent les oreilles ? Rien. Le résultat de la politique de l’offre alliée à l’austérité est là, sous nos yeux. Le gouvernement, qui compte jouer la montre, en est rendu aujourd’hui à présenter la vente à la découpe proposée par le groupe allemand Siemens comme une alternative. Mais l’exécutif aurait tort de prendre ce dossier à la légère.

 

L’Élysée n’y joue-t-il pas le peu de crédibilité qu’il lui reste ? Les socialistes braderaient aux Américains la pépite industrielle que même la droite avait consenti à conserver ? Car, en 2003, l’État français avait engagé un bras de fer avec Bruxelles pour éviter le dépeçage du groupe en imposant une nationalisation temporaire... pour mieux reprivatiser quelques années plus tard. Alors bien sûr, l’on songe à Florange. À la capitulation en rase campagne de François Hollande. À Jospin, et son « État qui ne peut pas tout », repris à son compte par Jean-Marc Ayrault devant le funeste spectacle de la fermeture des hauts-fourneaux : « Une nationalisation ? Cela passe par une loi, c’est un processus long et semé d’obstacles juridiques »… Revenu de son pèlerinage au Vatican, le premier ministre devra prendre ses responsabilités et priver les patrons d’Alstom de leur droit divin. Car l’OPA du géant américain sonne comme le début d’une grande braderie. Comme un avant-goût du fameux traité transatlantique, concocté depuis un an en catimini par les libéraux américains et européens, sous la férule des multinationales. S’il était adopté, il permettrait d’attaquer en justice tout État qui ne se plierait pas aux normes du libéralisme. Jouer la montre… jusqu’aux élections européennes ?

 

Lire par ailleurs l'entretien avec Christian Garnier, représentant CGT au comité de groupe et délégué syndical central de la branche Transport d’Alstom. "On est sacrifié pour la finance"

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 18:44

Cela fait quatre ans qu'a été fermée l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), jetant à la rue deux cent quatre-vingt-trois salariés. Cette entreprise de connectique automobile avait été vendue en 2004 par la SNECMA au groupe américain Molex contrôlé à 60% par des fonds de pension. Et en 2008, ceux-ci de fermer après avoir pillé le savoir-faire. Au final, il n'est resté que 20 salariés et le ministre de l'industrie de l'époque, un certain Estrosi, avait osé déclarer que c'était « un dénouement positif grâce à un plan de sauvegarde de l'emploi de grande qualité ». (Voir mon billet de septembre 2009)

 

Eh bien ils n'ont pas baissé les bras, après la fermeture de l’usine, cent quatre-vingt-dix ouvriers et techniciens qui travaillaient pour l’équipementier automobile poursuivaient en justice leur ex-employeur, la maison mère Molex Inc basée aux États-Unis. Ils demandaient que leurs licenciements économiques soient requalifiés en licenciements abusifs, voire frauduleux. Ils ont obtenu, hier, gain de cause. Les licenciements sont considérés sans cause réelle et sérieuse. Les cent quatre-vingt-dix plaignants réclamaient aussi des indemnités d’un montant total de 22 millions d’euros. Le jugement accorde 14 millions d’euros aux 190 salariés.

 

Malheureusement, cent quatorze d'entre eux n’ont retrouvé aucun travail et sont contraints de vivre du RSA.

 

Le syndicaliste CGT Guy Pavan, trente-trois ans de travail chez Molex, tire les premiers enseignements de la décision prud’homale : « C’est un grand pas en avant. C’est aussi un message à ceux qui nous gouvernent. Pour lutter contre le chômage, la première des choses est de préserver les emplois existants. Nous demandons une loi qui interdise les licenciements boursiers. »

 

Un appel qui jusqu'à présent n'a pas été entendu par ce gouvernement. (Voir article du mois de mars sur cette question) Pas sûr qu'avec Valls ça aille beaucoup mieux.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 02:17

Bruxelles vient d'adresser à la France des recommandations, vous allez lire pourquoi dans la chronique ci-dessous. C'est le résultat de ce que les communistes et le Front de Gauche disent depuis le traité de Mastricht. Et ça ne s'arrange pas depuis la ratification du TSCG (traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) dont le candidat Hollande disait en mars 2012 « Ce traité est une illusion, mais c'est aussi un risque, celui de devoir faire, dans quelques mois ou dans quelques années, après des efforts parfois insupportables pour les Européens, le constat de l'échec et de l'impuissance. » Mais ça c'était avant. Et les députés socialistes se sont prononcés pour ce traité, dont Mme Gaillard qui se présente aux suffrages des Niortais. Il serait bien de s'en souvenir, à moins que vous ne souhaitiez consentir encore des efforts supplémentaires pour satisfaire les marchés.

 

La « démocratie conforme au marché » de Bruxelles

 

Les recommandations adressées 
à la France par la Commission de Bruxelles, la semaine dernière, éclairent singulièrement le carcan dans lequel les dirigeants européens entendent enfermer 
les peuples. Qu’est-il reproché à notre pays 
et que lui est-il demandé ?

Bruxelles accuse Paris de ne pas respecter les différents objectifs budgétaires fixés par les traités visant à réduire sensiblement le déficit des comptes publics d’ici à 2015 et, globalement, de ne pas baisser suffisamment la dépense publique.

 

Un cumul d’économies de plus de 50 milliards d’euros 
est pourtant prévu de 2015 à 2017. Mais 
les finances publiques ne sont pas seules visées par ce tir en rafale. La Commission pointe « la diminution constante de la compétitivité» française qui serait due, notamment, à un coût du travail qui «obère les marges bénéficiaires des entreprises » et compromet « leur capacité à se développer et à améliorer leurs résultats 
à l’exportation ». La « rigidité des salaires », 
le niveau du Smic… La Commission juge, en outre, que tous les accords conclus ou projetés pour réduire le coût du travail : l’ANI, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, 
le Cice, et même le pacte de responsabilité 
qui promettent une baisse des dépenses sociales des entreprises d’au moins 30 milliards d’euros ne comblent que « partiellement la différence de rentabilité » entre les entreprises françaises et leurs concurrentes.

 

Il ne s’agit pas d’une initiative intempestive de la Commission. Son intervention résulte de l’application 
des différents traités adoptés par les chefs d’État et de gouvernement européens. 
Avec l’approbation successive de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, puis de François Hollande, les chefs d’État et de gouvernement ont institutionnalisé les politiques d’austérité et de soutien aux capitaux dominants. 
Cela induit qu’à rebours de l’évolution 
du monde, le libéralisme économique, 
cette philosophie qui considère la lutte de l’homme contre l’homme, l’hyperindividualisme, la loi du plus fort, le mépris et l’écrasement 
du plus faible comme autant d’impératifs, devrait régir les relations sociales quelles 
que soient les aspirations des peuples. 
Il devrait même prévaloir sur les principes fondateurs de notre République, « Liberté, Égalité, Fraternité ». C’est la démocratie « conforme au marché » d’Angela Merkel. 
Dans les pays de l’Union, chacune des catégories sociales victimes de cette dictature du taux de profit a tendance pour l’instant 
à la combattre de manière isolée, dans 
son seul espace catégoriel et géographique. Elles ne pourront pourtant la défaire qu’en construisant ensemble une alternative politique.

Chronqiue de Pierre Ivorra dans l'Humanité

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 07:41

Saisi par les organisations syndicales CGT, FO, Sud et Seci (Syndicat des employés du commerce et des interprofessionnels), le juge des référés du Conseil d'État avait suspendu mi-février le décret autorisant temporairement les magasins de bricolage à ouvrir le dimanche. Pour le Conseil d'État, "une telle dérogation doit normalement avoir un caractère permanent, dans la mesure où elle a vocation à satisfaire des besoins pérennes du public". "Le souci d'apaiser la situation" dans l'attente d'un nouveau cadre législatif n'était pas selon lui un motif justifiant une dérogation.

 

Ce gouvernement "socialiste" aurait pu attendu qu'un projet de loi soit voté. Mais non ! Le ministre du travail et le 1er ministre viennent de publier un nouveau décret au Journal officiel autorisant l'ouverture des magasins de bricolage le dimanche, en contradiction avec le principe de repos dominical. Cela ne faisait pourtant pas partie des engagements du candidat Hollande mais là il manifeste son empressement.

 

Une fois de plus ce gouvernement est plus à l'écoute des patrons, cette fois-ci, ceux des grandes enseignes de bricolage. Quand des dirigeants socialistes déclarent que le dimanche férié doit rester la règle, c'est comme lorsque François Hollande déclarait dans son discours du Bourget que son ennemi c'était la finance.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 23:54

Vous qui avez du mal à boucler les fins de mois quand ce n'est pas le mois complet, vous que le gouvernement ponctionne toujours plus en augmentant l'impôt le plus injuste qui soit, la TVA, vous à qui on demande d'être raisonnable et de faire des efforts pour aider le pays à sortir de la crise (imposée par le monde la finance, mais ça on ne vous le dit pas), eh bien ce ne serait pas encore assez.

 

Les technocrates de Bruxelles, des gens que vous n'avez pas élus, viennent de placer l'économie française sous surveillance renforcée en raison parait-il des déséquilibres persistants et insuffisamment corrigés. C'est un peu comme les experts dans les médias, ces gens savent ce qui est bon. Et quels sont les griefs ? Un manque de compétitivité, un coût du travail trop élevé, une dette publique qui ne cesserait d'enfler. Et ils donnent les solutions, les mêmes que celles qu'ils ont dictées à la Grèce par exemple : réduction des dépenses publiques, améliorer l'environnement des entreprises et renforcer la concurrence dans les services (sous-entendu, faire entrer le privé là où il n'est pas). On sait pour quel résultat.

 

Cette crise, ce n'est pas à nous d'en payer les conséquences, nous n'en sommes pas responsables.

 

Ces technocrates si "brillants" sont-ils capables d'expliquer pourquoi les plus grandes fortunes de la planète qui accumulent 6 400 milliards de dollars ont vu leur fortune croître de 1 000 milliards en un an alors que c'est la crise ? Une fortune qui correspond à un peu moins de la moitié du PIB de l'Union européenne. Sur les 1000 premiers milliardaires, la France en compte 28 qui ont vu leur fortune passer de 29 à 33,5 milliards.

 

La crise permettrait-elle aux plus riches de s'enrichir encore plus ? Absolument ! Alors à tous ceux qui de la droite au PS demandent toujours plus d'effort en prônant l'austérité, répondons leur NON ! L'argent existe. Faut-il vouloir aller le prendre là où il est.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 23:35

Pendant la campagne présidentielle de 2012, le candidat Hollande avait annoncé "quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder", elle aurait l'"obligation" de la vendre.

 

Pour gagner des électeurs sensibilisés par le vote Front de Gauche, Hollande cherchait à se donner une image de candidat de gauche; souvenez vous par exemple du discours du Bourget " mon ennemi c'est la finance". On voit ce qu'il en est depuis.

 

Sur les fermetures d'entreprises, il s'était engagé à ce qu'une loi soit votée avant fin 2012 pour obliger un industriel à céder un site rentable qu'il souhaite fermer si un repreneur se manifeste. Au Sénat le groupe Front de Gauche avait préalablement déposé une proposition de loi contre les licenciements boursiers. Les socialistes, alors dans l’opposition, l’avaient votée. Mais alors que ce texte allait revenir pour un vote à l'Assemblée où le PS était devenu majoritaire, celui-ci a déposé un texte qui hélas à l'arrivée est bien éloigné des promesses.

 

La loi qui vient d’être votée a été vidée de sa substance. Le candidat Hollande promettait que lorsqu'une grande firme ne veut plus d'une unité de production, elle aurait obligation de la vendre. Mais le texte qui vient d'être voté prévoit seulement l'obligation pour les entreprises de plus de 1000 salariés de « rechercher » un repreneur pendant 3 mois et de transmettre les éventuelles offres de reprise au Comité d’Entreprise. Libre à elle de ne pas en trouver. Dans ce cas, les pénalités peuvent aller jusqu'à 20 fois le SMIC par emploi supprimé (28 000 euros). A Florange, cela aurait coûté environ 700 000 euros à Arcelor Mittal soit … 0,1% de ses bénéfices annuels. Le total des pénalités a été plafonné à 2% du chiffre d'affaires.

 

« C’est bien de voter une loi, mais servira-t-elle à quelque chose ? Je ne sais même pas si elle conserve encore un peu de l’esprit de l’origine. (…) On ne parle même plus de sites rentables ni d’obligation de céder au repreneur. Je sais que des pénalités financières sont prévues mais, compte tenu de la puissance des groupes en question, ils s’adapteront et provisionneront l’argent nécessaire. Exemple : avant même la fermeture de Gandrange, Mittal avait provisionné les 35 M€ dont il avait besoin pour le plan social. »

 

Réquisitoire amusant quand on sait qu'il a été prononcé par Edouard Martin alors qu'il était responsable CFDT de Florange. Depuis, il est devenu la tête de liste du PS dans la circonscription européenne du grand est...

 

L'UMP quant à elle évoque cette loi comme un « Waterloo économique » qui porte atteinte au sacro-saint droit de propriété. Les patrons peuvent dormir tranquille. Un rapport souligne que le dispositif ne porterait que sur 15 % des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) et sur 30 % seulement des salariés touchés par ces PSE

 

Encore une preuve d'un renoncement politique du PS.

 

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