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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 18:20

 

Il y a peu de chance que les médias en parlent alors sachez que les député(e)s communistes Front de gauche réclament l’organisation d’un référendum sur la participation de notre pays aux traités transatlantiques, pour que la démocratie ne soit pas bafouée et que le peuple puisse décider de son avenir.

 

 

Traité de libre-échange : Un référendum sinon rien !
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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 07:56

Oui vous avez bien lu l’orthographe : COUP et non pas son homophone « coût » du travail souvent pointé par certains économistes comme étant l’une des causes essentielles des maux dont notre pays souffre.

 

Il s’agit en général d’économistes très libéraux qui remettent sur le tapis cette histoire de « coût », ils nous font régulièrement le coup du coût du travail, cette litanie est répétée inlassablement à longueur de chroniques, d’analyses, d’éditoriaux et autres enquêtes afin que ce pilier de la pensée unique marque bien les esprits et finisse par devenir une vérité absolue, incontestable, incontestée comme le dirait François Lenglet, chroniqueur sur France 2 : « C’est la vérité des chiffres Mesdames, Messieurs ».

 

Et pourtant il y a vraiment lieu de soumettre à la réflexion de chacun d’autres éléments d’analyse, ainsi par exemple à propos de la comparaison qui nous est servie entre notre pays et l’Allemagne, on constate que l’écart entre les coûts allemand et français s’est considérablement réduit et qu’il apparaît que ce coût est même supérieur outre-Rhin dans l’industrie manufacturière.

 

Ensuite, il conviendrait d’observer que la part de la valeur ajoutée produite consacrée aux dividendes en France ne fait que croître et embellir depuis 30 ans environ. Il y a 30 ans, sur 100 euros de valeur ajoutée, 5 allaient à la rémunération des actionnaires, nous sommes passés depuis à 23 euros. De l’équivalent de 10 jours de travail à 45 jours en 2012. Dans la situation d’aujourd’hui l’ensemble des cotisations sociales des employeurs représente un total de 150 milliards d’euros, en ce qui concerne le coût du capital nous en sommes à 300 milliards, 230 consacrés aux dividendes et 70 en intérêts et charges diverses. Quand donc 85 % des profits sont versés en dividendes et 15 % à l’investissement (recherche et développement, machines, formation, salaires...) on se dit qu’il y a peut-être là un déséquilibre fâcheux !

 

Nous citerons également ici l’hebdomadaire anglais « The Economist » qui, dans un papier récent, indiquait que la productivité des salariés français était l’une de meilleures au monde, constat partagé par toutes les études sérieuses, ainsi on y précise qu’un salarié français produit 22 % de plus qu’un travailleur britannique pour une heure de travail, venant d’un journal anglo-saxon et s’agissant de la France c’est quasiment un hommage.

 

Quand enfin on veut attaquer le Code du travail que l’on dit trop contraignant, c’est encore le travail qui est visé, dans la pensée « politiquement correcte ». Quelle horrible expression ! On ne remet jamais en cause le « coût du capital », cela vaudrait bien que l’on s’y intéresse de près pourtant, histoire de faire la clarté une fois pour toutes sur ce sujet.

 

Une commission d’enquête parlementaire ou au moins un groupe de travail au sein de la commission des finances du Sénat par exemple, c’est ce que ma collègue Marie-France Beaufils, sénatrice d’Indre-et-Loire, et moi-même avons proposé il y a quelques semaines lors d’une réunion de la commission.

 

Affaire à suivre...

 

Peut-être aurons-nous l’occasion de leur faire le « coup » du capital !

 

Eric Bocquet, sénateur communiste

Le « coup » du travail
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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 15:20

Une amie m'a transmis il y a quelques jours le document élaboré par l'union des ingénieurs cadres et techniciens CGT, sur le Vrai/Faux qui démonte le Vrai/Faux du gouvernement sur la Loi Travail. C'est ICI, à vous de vous rendre compte.

 

Elle accompagnait le document de cette citation de Paul Lafargue  :

 

"Le capitaliste fait produire et ne produit pas; fait travailler et ne travaille pas; toute occupation manuelle ou intellectuelle lui est interdite, elle le détournerait de sa mission sacrée : l'accumulation des profits.Paul Lafargue - 1842-1911 - La religion du Capital - 1887

 

Cette citation prend toute sa signification dans le tableau ci-dessous. Ces entreprises du CAC40 qui affichent des résultats en baisse en 2015 versent pourtant des dividendes en hausse à leurs actionnaires pour le même exercice.

 

Imaginez si le projet de loi El Khomri était voté, la baisse du chiffre d'affaires pendant plusieurs trimestres consécutifs en comparaison avec la même période de l'année précédente, et l'entreprise peut licencier, tout en versant des dividendes comme dans le cas présent.

 

Si ce n'est pas encore fait, signez la pétition pour dire non merci à cette loi travail.

 

 

Le vrai/faux sur la loi travail, loi au service du patronat
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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 15:47

Cette remarquable vidéo ne dure que 4 minutes. Ah, si les journaux télévisés pouvaient diffuser ces informations plutôt que de meubler parfois leurs journaux avec des marronniers.

 

Et pourquoi Christian Chavagneux ne serait pas invité ? Il est journaliste économiste, son apport serait aussi digne d'intérêt que bien d'autres régulièrement invités sur les plateaux.

 

Vous pouvez également trouver la retranscription sur le site altereco+ de Alternatives Economiques.

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 00:10

J'ai eu maintes fois l'occasion sur mon blog de dénoncer les fonds publics versés sans contrepartie aux entreprises par le biais du CICE. La dernière fois, c'était dans un article d'août au sujet des 211 millions perçus par les banques.

 

Cette fois, c'est un article paru dans la presse quotidienne régionale qui m'amène à réagir. On y apprend que « Les Ateliers du Bocage », entreprise d'insertion créée par la Communauté Emmaüs et qui emploie actuellement près de 200 personnes, dont une quarantaine en insertion et une quinzaine en entreprise adaptée, allaient être touchés par des suppressions d'emplois. Les Ateliers du Bocage sont aujourd'hui spécialisés dans le recyclage et le réemploi de matériel informatique et de téléphones mobiles. Une équipe composée aujourd'hui de 80 personnes réalisait depuis une dizaine d'années de la sous-traitance technique sur des smartphones et téléphones portables : tests, désimlockage, suppression de données. Le directeur de la société coopérative d'intérêt collectif vient d'apprendre que le contrat liant la société avec les groupes Orange et Bouygues Telecom prendrait fin au début de l'année 2016.

 

Pourquoi ? Parce que les deux multinationales de la téléphonie mobile ont choisi de délocaliser cette sous-traitance en Roumanie ! Résultat, c'est une soixantaine d'emplois qui vont être supprimés dans cette entreprise d'insertion.

 

Et pourtant, que ce soit Orange ou Bouygues Télécom, ces entreprises perçoivent le CICE, ce fameux Crédit Impôt Compétitivité Emploi destiné à alléger le coût du travail. Bouygues a perçu environ 87 millions d'euros par an (source : Les Echos du 23 janvier 2013). Concernant Orange, le montant pour 2013 était de 79 millions d'euros et l'estimation pour 2014 de 118 millions d'euros (source : JDN).

 

Non seulement l'Etat verse de l'argent public à ces entreprises qui suppriment des emplois dans leurs propres effectifs, mais pour gagner encore plus, elles n'ont aucun scrupule à retirer une activité qui contribuait à la réinsertion de salariés en France, pour la délocaliser en Roumanie dans le but de payer encore moins cher de main-d'oeuvre pour faire gagner toujours plus d'argent au bénéfice des actionnaires.

 

Les députés Front de Gauche avaient voté contre le CICE contenu dans la loi de finances rectificative pour 2012. S'ils avaient été plus nombreux pour peser à gauche... On en voit les conséquences à présent.

 

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 18:33

Chancelier de la République Fédérale d'Allemagne de 1974 à 1982, Helmut Schmidt est décédé cette semaine. A cette occasion, la classe politique allemande unanime en a fait des éloges, mais aussi des dirigeants au travers de l'Europe, et également en France de Giscard à Hollande en passant par Valls. Helmut Schmidt était un social-démocrate, ce que se revendique Hollande.

 

Et ce social-démocrate avait une formule choc appelée le Théorème de Schmidt : « Les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain. » Cette formule restée célèbre le demeure aujourd'hui de Bercy à l'Elysée en passant par Grenelle et Matignon.

 

Mais la réalité est toute autre. Le cas de Sanofi, parmi bien d'autres, suffit à le démontrer.

 

En avril 2010, je publiais le billet suivant : Sanofi-Aventis, des milliards de profits, des milliers de licenciements. Avec pourtant 8,47 milliards d’euros de profits, Sanofi-Aventis avait supprimé 4 000 emplois en 18 mois. En février 2013, dans un autre billet, je soulignais le fait que Sanofi privilégiait ses actionnaires au détriment des salariés, tout en poursuivant les suppressions d'emplois. Et voilà qu'en novembre 2015, de nouvelles suppressions d'emplois sont annoncées alors qu'il y en a déjà eu plus de 5000 en six ans et que Sanofi réalise toujours des profits. En février dernier, le nouveau PDG de Sanofi, Olivier Brandicourt, s'est vu offrir un « bonus de bienvenue » qui pourrait atteindre 4 millions d’euros. Avec la politique du social-démocrate Hollande, Sanofi a bénéficié d'un CICE de 11 millions d'euros en 2013 et 16 millions d'euros en 2014.

 

Force est de constater que les profits d'aujourd'hui, comme ceux d'hier, font les beaux jours du patronat et des actionnaires sans favoriser l'emploi, bien au contraire. C'est bien le système qu'il faut changer.

 

 

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 15:38
 
Et pourquoi le boulanger et le café du coin ne se domicilieraient pas aussi dans un paradis fiscal ? Ecœurés par l’impunité de l’évasion des multinationales, les commerçants d’un village ont choisi de copier les techniques de Facebook et consorts pour dénoncer cette injustice.
 

L’épicier du village anglais de Crickhowell, bourgade de 2800 habitants du Pays de Galle, a découvert un matin en ouvrant son journal qu’il payait sept fois plus d’impôts que Facebook en Grande Bretagne, malgré les résultats colossaux de la multinationale.
Ecœuré, il se concerte avec le boulanger, le patron de café, l’opticien, le libraire et d’autres artisans du village pour agir. L’idée est de créer un montage fiscal afin de copier les stratégies d’évasion des multinationales et de médiatiser l’affaire. Comme les honoraires des avocats fiscalistes sont énormes, les petits commerçants se sont regroupés et font leur montage par eux même.


La BBC prépare d’ailleurs un documentaire à paraître début 2016.  Ils espèrent que d'autres villes feront de même afin de forcer le gouvernement à sévir contre l'évasion fiscale des grandes entreprises.

 

Jo Carthew, qui tient un atelier de fumaison de saumon à Crickhowell, explique la démarche : "Nous voulons payer nos impôts mais nous croyons fermement que les grandes compagnies devraient également payer leur juste part. Le montage que nous avons trouvé devrait montrer que les petits commerces, s'ils se regroupent, peuvent payer moins d'impôts en imitant les stratégies utilisées par les multinationales. Nous voulons que cela sonne comme une menace pour le gouvernement, pour le pousser à combler les lacunes de la législation fiscale".

 

Le café du village contre Starbucks

Le propriétaire du café du village se sent tout à fait concerné. "J’ai toujours payé chaque centime des impôts que je devais, et je n’ai aucun problème avec ça. Ce qui ne me convient pas, c’est que mes énormes concurrents ne payent pas les leurs." En ligne de mire : Starbucks et Caffè Nero, deux chaines extrêmement présentes en Grande Bretagne qui ne payent quasi aucun impôt, grâce à un montage fiscal basé sur des filiales.

 

Ces chaines de café se débrouillent ainsi pour afficher des résultats négatifs dans tous les pays d’Europe depuis des années, mais un bilan global extrêmement bénéficiaire. Chaque enseigne estampillé Starbucks ou Caffè Nero paye à une première filiale, basée en Irlande, au moins 20 % de ses résultats au titre de propriété intellectuelle (pour l’utilisation de la marque et du concept). Sur cette île, les bénéfices liés aux « royalties » ne sont pas imposés. Chaque café doit ensuite obligatoirement acheter ses matières premières au prix fort dans une autre filiale extrêmement rentable. C’est ainsi que la Suisse, pays très généreux en matière d’impôt sur les bénéfices, est devenu un leader européen en matière de vente de grains de café… Résultat, Starbucks est déficitaire en France comme au Royaume-Uni, donc n'y paye que très peu d'impôts, mais réalise un bénéfice net de plus de 2 milliards d'euros au global.

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 22:52
Alors que les résultats des banques s'envolent, alors que trois mille postes ont été supprimés en 2014, c'est 211 millions d'euros qu'elles ont reçu au titre du CICE. Les banques se contentent d'encaisser et derrière il n'y a rien . Et comment ne pas évoquer les groupes du CAC 40 qui perçoivent aussi le CICE, leurs bénéfices nets au premier semestre 2015 s'élèvent à 35 milliards d'euros. Valls va t'il se décider à changer de cap ?
CICE ou quand l'Etat verse les fonds publics aux banques
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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 22:31

Dans son opuscule " La Lutte des classes en France ", Karl Marx tenait des propos sur l'endettement de la France en 1848 d'une étonnante... actualité.

 

Extrait: : « L'endettement de l'État était, bien au contraire, d'un intérêt direct pour la fraction de la bourgeoisie qui gouvernait et légiférait au moyen des Chambres. C'était précisément le déficit de l'État, qui était l'objet même de ses spéculations et le poste principal de son enrichissement. A la fin de chaque année, nouveau déficit. Au bout de quatre ou cinq ans, nouvel emprunt. Or, chaque nouvel emprunt fournissait à l'aristocratie une nouvelle occasion de rançonner l'État, qui, maintenu artificiellement au bord de la banqueroute, était obligé de traiter avec les banquiers dans les conditions les plus défavorables.»

 

Karl Marx écrivait cela il y a 1 siècle et demi !

 

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite
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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 16:32

Le journal Les Echos titrait récemment, « Grèce : ne laissons pas M. Tsípras braquer les banques ! » N'est ce pas plutôt l'inverse qui se passe ?

 

Il ne faudrait pas oublier que les prêts consentis à la Grèce ne le sont pas gratuitement. Selon les informations rapportées par Pierre Ivorra dans l'Humanité, au cours des quatre premiers mois de 2015, Athènes a versé à ses créanciers 2,6 milliards d'euros, rien qu'en intérêts rémunérant les prêts accordés. C'est 1 milliard de plus que la somme que l’État grec doit rembourser au FMI à la fin du mois de juin.

 

Et cette somme s'ajoute au paiement des intérêts versés les années précédentes. 2,1 milliards pour les quatre premiers mois de 2013, 2,2 pour la même période de 2014. Sur l 'ensemble de 2015, le racket approchera les 8 milliards d'euros.

 

Les créanciers sont le FESF (Fonds européen de stabilité financière), la BCE et le FMI , soit des institutions publiques qui ont volé au secours des investisseurs privés , banques et compagnies d'assurance françaises, en leur rachetant massivement des titres de la dette grecque.

 

Les taux d’intérêt exigés par les prêteurs entre 1990 et 2000 ont été extravagants : en moyenne 7,5 % (taux réel corrigé de l’inflation), pour une croissance du PIB de 2,5 %. D’où un effet « boule de neige » : l’État grec s’est endetté pour parvenir à payer ces intérêts exorbitants. Si le taux d’intérêt réel était resté limité à 3 %, la dette publique grecque aurait représenté 64 % du PIB en 2007 au lieu de 103 %. Chacun sait – même le FMI et la BCE – que l’actuel fardeau de la dette est trop lourd pour la Grèce. Une renégociation est nécessaire, portant sur une annulation partielle, sur les taux d’intérêt et l’échéancier.

 

Face aux mensonges et omissions sur ces questions, j'invite les lecteurs à lire ce petit guide qui apporte réponses et explications. Il a été réalisé par le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique

 

 

Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques

 

Solidarité et soutien au peuple Grec !
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