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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 11:25

Voilà à quoi mène l'austérité dictée par la Troïka (FMI, UE, BCE). Quand il ne reste plus rien, les financiers considèrent le pays sur la bonne voie.

C'est le résultat de la grande braderie réclamée par le FMI et la Commission Européenne des emplois publics, et qu'ont mis en oeuvre sans sourciller le Pasok (Parti socialiste Grec)  et Nea Demokratia (droite). C'est un véritable coup d'état.

A qui le tour, si nous laissons faire ? Certains en France paraissent aujourd'hui s'indigner, mais n'ont-ils pas approuvé et même appuyé les recommandations des dirigeants de la zone euro ? C'est bien François Hollande qui affirmait dans sa dernière conférence de presse " l'Europe a sauvé la Grèce " ?

Dessin de Charb dans l'Humanité Dimanche

Dessin de Charb dans l'Humanité Dimanche

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 23:12

Entre le FMI et la Commission Européenne, il y a de l'eau dans le gaz, mais au final, c'est toujours le peuple grec qui trinque.

Dans un rapport publié la semaine dernière, le FMI reconnaît que le premier plan de sauvetage de la Grèce mené en 2010 sous l'égide de la troïka (FMI, Union européenne, Banque centrale européenne), s'était soldé par des « échecs notables ». Le rapport critique les institutions européennes. La Commission et la BCE sont épinglées pour leur supposé manque de "compétence".

Au moment où le plan d’aide a été élaboré, les prévisions tablaient sur une chute du PIB de 5,5% entre 2009 et 2012, la chute effective a été de 17%. Idem pour les prévisions du chômage : au lieu de 15%, il a été de 25% en 2012.

« Il aurait fallu être prêt à renégocier la dette au départ, à donner un peu plus d'air à la Grèce de manière à ce qu'elle puisse s'en sortir plus facilement, mais dans le contexte européen de l'époque, les conditions n'étaient pas prêtes. »

Ces propos ont été tenus par Olivier Blanchard, économiste du FMI.

Le commissaire européen chargé des Affaires économiques et monétaires a eu des mots très durs à l'encontre du Fonds monétaire international, qui avait critiqué mercredi dans un rapport la gestion du sauvetage de la Grèce par la Commission européenne. « Je ne crois pas qu'il soit juste ni correct de la part du FMI d'essayer de se blanchir et de rejeter la faute sur l'Europe », a t'il rétorqué.

Toujours est-il que le résultat des mesures dictées par ces économistes libéraux est le suivant : la dette est passée de 115% du PIB en 2008 à 170%, le PIB est passé de 211 milliards d’euros en 2009 à 171 milliards en 2012, 60% des jeunes sont au chômage. Tout va de mal en pis. Et tout aussi inquiétant, la troïka pilote non seulement le plan de sauvetage de la Grèce, mais également ceux de l'Irlande, du Portugal et de Chypre.

C'est le système capitaliste qui est la cause de tous ces malheurs ainsi que la troïka dont le seul objectif est de sauver ce système.

Alors, FMI ou Commission Européenne, ils sont donc tous coupables !

 

*********************************

 

Au moment où je terminais la rédaction de ce billet, j'apprends que le gouvernement grec vient de décider par décret la fermeture des chaînes de radio-télévision publique, la diffusion s'arrêtant à la fin des programmes de la soirée. Les 2656 salariés se retrouvent privés d'emplois, cette mesure radicale et sans précédent ayant été annoncée sans préavis. Ils viendront grossir la cohorte des chômeurs grecs. Et c'est le pluralisme de l'information qui est en danger.

Les créanciers de la Grèce demandaient la suppression de 2000 emplois publics d'ici la fin juin. A quand la fermeture des hôpitaux publics alors que le système de santé est déjà mis à mal ?

N'oublions pas que Bruxelles et le FMI nous assignent les mêmes recommandations.

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 08:37

ENFIN, Pôle em­ploi s’attaque aux vrais problèmes ! Le 3 juin, co­m­mence une « expérience » qui consiste à transfo­r­mer des conseillers en « contrôleurs des demandeurs d’em­ploi ». Un nouveau corps de métier, pour constituer de drôles de « brigade­s » de flics qui ne disent pas leur nom. En plein marasme, avec, au bas mot, 3 mil­lions de chômeurs, il n’y a rien de plus pressé ?

Annoncée, l’an dernier, avec le plan Pôle em­ploi 2015, l’initiative a jusqu’à maintenant fait très peu de bruit, à part quelques pro­te­stations sur des blogs as­sociatifs, telle « Aurore boréale », ap­pare­m­ment mieux informée que les syn­dicats, qui n’en soufflent mot.

A Pôle em­ploi, on ex­plique qu’il est indispensable de vérifier au plus près l’utilisation des deniers pu­blics et de lu­tter con­tre le « trou­ble social » causé par ceux qui bossent au noir en touchant des in­demnités. Ce qui, en temps de crise, « est de moins en moins tolérable, surtout pour ceux qui, déclarés, sont payés à peine plus, voire moins, que les triche­urs ».

L’idée n’est pas tombée du ciel. Avant la révision générale des politiques pu­bliques mise en place par l’ancien go­uve­rne­ment, ces contrôles étaient assurés par les inspecte­urs du ministère du Travail, sur demande de Pôle em­ploi, en cas de soupçon de fraude.

Victime du non-renouve­lle­ment des fonctionnaires, l’Inspection du travail, débordée, n’a plus les moyens d’as­surer cette tâche, et le bébé a été refilé à Pôle em­ploi. L’expérimentation co­m­mence donc ces jours-ci, avec des « vo­lontaire­s » dans cinq Régions et sur douze sites. Elle sera généralisée dans un an, en cas de succès.

Il n’est pas sûr que les candidats se bousculent. En sous-effectif, les conseillers de Pôle em­ploi sont souvent menacés et assistent, im­puissants, au dése­spoir de leurs « clients ». Et ce n’est pas le document inte­rne précisant les contours de ce nouveau métier qui pousse à l’en­thousias­me : « Constat de l’existence ou pas d’actes positifs et répétés de reche­rche d’em­ploi  ; vérification de la récurrence et de la constance des actes  ; appréciation de la réalité et du sérieux des actes. »

Prof d’écono­mie et spécialiste de Pôle em­ploi, Michel Abhervé se gratte le crâne : « Les conseillers ne sont pas des policiers. Ils ne sont pas formés pour aller contrôler des pe­r­sonnes à leur do­micile. »

Les gilets pare-balles sont fournis ?

Do­minique Simonnot

Le Canard Enchaîné 29 mai 2013

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 21:17

Le 22 avril, un mécanicien ouvrier de 35 ans de l’usine de Renault Cléon en Seine-Maritime s’est suicidé sur son lieu de travail. Il a laissé sur place deux lettres, l'une pour sa famille et l'autre à l'attention de la direction, dans laquelle il dénonce les pressions qu'il subissait. Dans le courrier pour la direction il aurait écrit ceci : « Merci Renault. Merci pour ces années de pression où le droit de grève n'existe pas. Où l'on ne peut pas protester. La peur, l'incertitude de l'avenir sont de bonne guerre paraît-il ? Tu expliqueras cela à mes filles Carlos », allusion à Carlos Ghosn le PDG. Ce salarié faisait l’objet de pressions de la direction depuis qu’il avait pris activement part aux grèves contre le projet d’accord compétitivité-emploi cet hiver, l'ANI.

Le 25 avril, à Vénissieux, une femme seule âgée de 70 ans s'est pendue alors qu'elle était menacée d'être expulsée de son domicile. Les arrêtés anti-expulsion pris par la maire PCF de Vénissieux, Michèle Picard, venaient d'être cassés par le tribunal administratif de Lyon, permettant de ce fait cette expulsion.

Va t'on poursuivre le patron de chez Renault ?

Va t'on poursuivre ceux qui ont cassé l'arrêté anti-expulsion ?

Comment notre société peut-elle permettre que soient poursuivis des syndicalistes qui n'ont commis aucun crime et que dans le même temps de tels drames puissent se perpétrer ?

Honte aux responsables des politiques économiques et sociales qui mènent à ces situations. Le changement, c'est pour quand ?

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