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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 19:08

On a régulièrement droit aux journées de ceci ou de cela, de tout et de n'importe quoi. Vingt quatre heures pour faire semblant de s'intéresser à un problème … Mais pour l'argent, une journée ne suffisait pas, c'est carrément une semaine qui y est consacrée. En effet, la Fédération bancaire européenne (FBE) a lancé la «Semaine européenne de l’argent» en vue de promouvoir l’éducation financière dans les écoles primaires et secondaires d’Europe.

 

Le système bancaire qui aurait sauté en 2008 sans les prêts et la garantie du contribuable français va donner des leçons de… bonne gestion aux enfants, avec l'aval de l’Éducation nationale. Cette opération était baptisée « J'invite un banquier dans ma classe ». Ce projet prévu initialement pour 25 classes aura finalement concerné 55 cours moyens.

 

Il paraît que les banquiers ont signé une charte déontologique (pas le droit de rire), ils n'animent pas les séances qui passent par le jeu, et leurs interventions se bornent à des points techniques.

 

Les enfants auront été à bonne école. En France, la Fédération des banques – principal lobby du secteur financier – est présidée par François Pérol, dirigeant du groupe Banque Populaire-Caisse d’épargne (BPCE). François Pérol a été mis en examen en 2014 et renvoyé en correctionnelle le 5 février dernier pour prise illégale d’intérêts. A la tête de cette Fédération, il a succédé à Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas qui a dû s’acquitter d’une très lourde amende de 6,6 milliards d’euros aux États-Unis en 2014. Le vice-Président de la Fédération bancaire est Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale, la banque concernée par l’affaire Kerviel et la perte de 4,9 milliards d’euros due à des spéculations inconsidérées sur les marchés financiers. Que du beau monde !

 

Au vu de ces performances, la Fédération bancaire française était-elle vraiment la mieux placée pour expliquer aux autres – et notamment aux enfants – comment gérer leur budget ?

Quand l'école invite les banquiers dans la classe

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 17:07

« Je proposerai la création d'une taxe sur toutes les transactions financières » ; ça faisait partie de la promesse n° 7 du programme " le changement c'est maintenant ". Ce changement qu'on attend toujours, enfin plus vraiment avec eux.

 

Malheureusement, encore une promesse bafouée. Selon un communiqué de presse des associations Oxfam, Attac, Aides et Coalition plus, « le soi-disant « compromis » de taxe sur les transactions financières proposé par le ministre des Finances français a abouti à un échec des négociations ». Lors du dernier conseil de l’année des ministres européens des Finances, un accord n'aura pas été possible entre les 11 états membres concernés de la zone euro.

 

Les ministres des Finances européens réunis à Bruxelles autour du projet de taxe européenne sur les transactions financières (TTF) n’ont pas accepté la proposition au rabais portée par la France. Même les sociaux-démocrates allemands et autrichiens ont exprimé, en amont de cette rencontre, leur mécontentement devant la position française a minima.

 

Michel Sapin, en dévoilant la position française le mois dernier, s’est fait officiellement l’avocat personnel des grandes banques françaises. La France va se priver de milliards d’euros de recettes supplémentaires par an afin de protéger les privilèges du lobby financier. Et pendant ce temps, le gouvernement poursuit les coupes dans les services publics, dans les dotations aux collectivités locales etc.

 

On voit à quel point le discours du Bourget, avec son ennemi qui s'appelait la finance, c'était du pipeau.

 

Voir communiqué sur site Oxfam

Pierre Moscovici et Michel Sapin se congratulent au sommet Ecofin à Bruxelles, le 9 décembre 2014 (Photo Emmanuel DUNAND / AFP).

Pierre Moscovici et Michel Sapin se congratulent au sommet Ecofin à Bruxelles, le 9 décembre 2014 (Photo Emmanuel DUNAND / AFP).

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 21:51

Nicolas Sarkozy, l'ancien président de la République vient d'effectuer une conférence pour la banque Goldman Sachs pour la modique somme de 100.000 dollars, soit environ 77.000 euros. Lors de cette conférence, il aura été le seul homme politique à intervenir aux côtés d'économistes.Celui qui pourfendait les paradis fiscaux lorsqu'il était à l'Elysée était déjà intervenu en novembre dernier pour une banque brésilienne surnommée la "Goldman Sachs des tropiques" spécialisée dans l'évasion fiscale.

Goldman Sachs est le géant de la spéculation mondiale, qui a aidé la Grèce à camoufler sa dette et a ensuite parié sur sa faillite. Et pendant que l’Europe s’enfonce dans la crise, cette banque affiche 7,3 milliards de dollars de bénéfice.

Sarkozy qui déclarait en 2008 " le marché tout puissant qui décide de tout, c'est fini " aura du mal à faire croire à sa sincérité. Il apporte la preuve aujourd'hui de toute sa connivence avec le gratin de la finance internationale.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 22:27

Les éditions Fakir publient un livre collectif « Vive la banqueroute ! ». En dix brefs récits, cet ouvrage raconte comment nos grands hommes (Sully, Colbert, Talleyrand, Poincaré, etc.) furent plus radicaux dans leurs actes que ne le sont aujourd’hui ATTAC ou Jean-Luc Mélenchon dans leurs discours. Suivi de « L’irréalisme, c’est eux ! », entretien avec l’économiste Frédéric Lordon. Voici un extrait du prologue.

Yves Calvi, animateur de C dans l’air : « Le seul enjeu de 2012 ne doit-il pas être la réduction de la dette française et les moyens proposés pour y arriver ? »
Nicolas Baverez, du Point : « Oui. »
Nicolas Beytout, des Échos  : « Si. »
Jean-Pierre Gaillard, de LCI  : « Bah oui ! »
Philippe Dessertine, professeur de finance et de gestion, qui signe régulièrement dans Libération : « Bien sûr... C’est bien tout le problème. »
Yves Calvi : « Tout le monde est d’accord ? »
Nicolas Baverez : « Il n’y a pas d’alternative au désendettement de l’État. » (France 5, 14 septembre 2011).

Cette petite musique, nous la connaissons par cœur.
La dette est à payer.
L’austérité, nécessaire.
Les réformes, impératives.
Sur tous ces points « il ne devrait pas y avoir de débat », prévient le Cercle des économistes. Qui ajoute : « la rigueur n’est pas un choix », « la priorité, c’est de réduire la dépense, et ce de manière enfin radicale ». La crise est « l’occasion de renoncer aux illusions sur l’État protecteur et de faire enfin le pari audacieux en faveur du marché ».

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On constate que la Grèce qui n'en finit plus de répondre aux plans d'austérité imposés par les maîtres du FMI s'enfonce de plus en plus dans la débâcle. Preuve, son endettement s'accroît; il est passé de 158% de son PIB en 2011 à 178% en 2012, prévu à 190% en 2013.

« La banqueroute est nécessaire une fois tous les siècles, afin de mettre l’État au pair. » Qui théorise cette saine gestion ? Un fantaisiste ? Un pamphlétaire ? Pas du tout : l’abbé Terray, qui exerçait comme contrôleur général des finances de Louis XV. Qu’on imagine alors ses homologues contemporains, un Pierre Moscovici, un François Baroin, un ministre de l’Économie s’exprimant avec pareille audace ! À relire notre histoire de France sous cette lumière, on éprouve comme une jouissance anachronique à cette habitude qu’avaient prise les monarques de régler leurs comptes, pour de bon, aux créanciers…

Au fil des siècles, ceux qui ont pris des mesures brutales ne sont pourtant pas des extrémistes. Et il y a certes de la facétie à les avoir pour héros, ces Sully, ces Colbert, ces Talleyrand, ces Raymond Poincaré même, tous ces personnages ambigus, plutôt conservateurs, qui ont leur place dans les manuels scolaires et leurs statues au carrefour de nos villes.
Et l’on ne se berce pas d’illusions : ces banqueroutes, eux ne les ont pas menées pour le bien du peuple, qu’ils visaient rarement. Au mieux, pour la grandeur du royaume, pour le service de la France. Au pire, pour un mariage royal, pour un palais ruineux, et, le plus souvent pour des guerres incessantes.
Même : dans les faillites qu’ils déclaraient, l’injustice était de mise. Le spéculateur proche du prince, les plus puissants financiers, échappaient bien souvent aux sanctions et rétablissaient vite leurs positions. Mais ainsi ont-ils construit l’État, ces grands hommes officiels : entre autres, par des banqueroutes régulières. Par la spoliation des rentiers. Par l’annulation calculée des dettes. Voilà une autre « leçon de réalisme » à retenir.

 

Vous pouvez commander ce livre sur la boutique de Fakir ou en adressant un bon de commande ou dans une bonne librairie.

140 pages, Prix : 6 euros, Frais de livraison inclus

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 23:36

La Société Générale dont le bénéfice net a chuté au cours du 1er trimestre 2013, a annoncé la suppression de 1000 postes avant 2015 dont 550 au siège parisien. Le PDG Frédéric Oudéa a parlé « d'anticipation » face à l'impasse des perspectives économiques européennes.

 

Il anticipe par rapport aux difficultés économiques pour supprimer des emplois, mais par contre, il n'a pas fait la même anticipation concernant sa rémunération. Ainsi le salaire (fixe + variable) de Frédéric Oudéa, a cru de 30,42% à près de 2,2 millions d’euros, et cela alors même que le résultat de la banque chutait de 67,5%.

 

L’austérité est de mise partout. Que ce soit au niveau de la gestion de l’Etat avec des hausses d’impôts et une réduction des dépenses publiques, que ce soit dans les entreprises où les revalorisations salariales sont au plus bas, sans compter les difficultés de nombreuses familles à boucler les fins de mois.

 

On nous parle de crise – mais c'est bien celle du système capitaliste – et qu'il faudrait tous se serrer la ceinture. Tous, sauf les plus gros ? Il faut en finir avec ce système et reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers comme le prévoit le programme du Front de Gauche.

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