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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 16:03

Le motif économique invoqué par le groupe Continental pour justifier la fermeture de l’usine de Clairoix et le licenciement de 1120 salariés en 2010 a été invalidé par le conseil des prud'hommes de Compiègne. « Continental a été condamné pour défaut de motif économique et pour non-respect de leurs obligations de reclassement » a déclaré l’avocate aux salariés présents. Le conseil des prud'hommes a également estimé que Continental n'avait pas respecté un accord de 2007 sur le temps de travail qui prévoyait un retour aux 40 heures hebdomadaires, contre des assurances sur le maintien de l'emploi dans le site jusqu'en 2012.


Hélas, le site est fermé et ne rouvrira pas. Hélas, la Loi contre les licenciements boursiers présentée au Parlement par les députés Communistes-Front de Gauche n’a pas été votée. Si la loi donnait la possibilité aux ouvriers d'aller devant la justice pour contester un plan social avant les licenciements, l'usine serait encore là. L'actuel gouvernement a fait tout l'inverse avec l'ANI accord qui limite les possibilités de recours contre les plans sociaux. C'est une attaque inédite contre le code du travail, et c'est un gouvernement socialiste qui l'a fait !


Des ouvriers de Conti qui ont lutté pour sauver leur usine ont été condamnés pour des dégradations et la loi d’amnistie sociale présentée par les députés communistes-Front de Gauche a été rejetée par le PS. L’un d’eux, Xavier Mathieu, l’emblématique délégué syndical CGT, rappelait après le jugement que plus de 500 de ces salariés licenciés abusivement pointent encore à Pole emploi, sans oublier non plus les drames humains, car il y a eu des suicides.


Et faut-il rappeler que la société Continental a réalisé des milliards de bénéfices.


Voilà où mène la recherche de toujours plus de profits des entreprises capitalistes, peu importe pour elles les drames humains. Et comble de cynisme, la société Continental a décidé de faire appel de ce jugement qui la voit condamnée à devoir verser des indemnités.

 

La lutte de classes est bien toujours d'actualité.

 

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 17:01

Il ne faudra jamais cesser de rappeler la trahison de ce gouvernement, qui ose se prétendre de gauche alors qu'il n'a rien à envier à la politique de Sarkozy, et qui avec le soutien d'une majorité de députés PS à refusé la loi d'amnistie pour les syndicalistes à l'occasion de mouvements sociaux.

A Roanne, cinq fonctionnaires, syndicalistes CGT, sont poursuivis pour avoir en 2010 tagué les murs de la sous-préfecture lors du mouvement contre la réforme des retraites. Après une première condamnation, ils ont été en appel reconnus coupables mais dispensés de peine. Ils pensaient en avoir fini avec cela, mais ce jeudi 23 mai, des policiers ont sonné à 6h30 à la porte de trois d'entre eux, parce qu'ils avaient refusé de subir un prélèvement d'ADN. L'un d'eux était parti au travail, mais pour ce qui concerne les deux autres, ils ont été interpellés et placés en garde à vue. Leurs appartements ont été fouillés. Cette attitude est révoltante et intolérable. Leurs familles sont très choquées par cette intervention musclée et humiliante. 

Ces militants seraient contraints d'être fichés à vie à l'égal des criminels et des violeurs. C'est honteux !

Nous devons interpeller élus et militants socialistes pour leur rappeler que le PS a été porté au pouvoir par une majorité d'électeurs de gauche, ce n'était pas pour que se poursuive les atteintes aux libertés, notamment syndicales et politiques, ni pour poursuivre la répression initiée par Sarkozy et que poursuit Hollande. 

Trahison, trahison, trahison ! On apprend aujourd'hui que le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, annonce qu'il n'y aura pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises, et donc rien sur les salaires des grands patrons contrairement à ce qui avait été annoncé. C'est clair, le PS a choisi son camp, ce n'est pas celui de la gauche !

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 17:03

En écoutant hier l'émission de Daniel Mermet « Là-bas si j’y suis » sur la grève des mineurs de 1948 réprimée par le ministre de l'intérieur de l'époque, le socialiste Jules Moch, je ne pouvais m'empêcher de faire un rapprochement avec l'actualité.

 

Ces mineurs survivants ou leurs veuves (neuf survivants et huit veuves) attendent toujours soixante-trois ans après que soit fait application de la loi d’amnistie de 1981 dont le décret n’a jamais été publié. Voir mes billets précédents concernant cette affaire. « La preuve que nous sommes dans un monde de classes » , Les gueules noires, Christine Lagarde et Bernard Tapie .

 

Eh bien l'actualité faisait qu'hier devait être débattue à l'Assemblée nationale le projet de loi sur l'amnistie sociale, loi visant à ce que des militants syndicaux, des salariés injustement condamnés dans le cadre de conflits du travail puissent être réhabilités. « On est des militants, pas des voyous » rappelait devant l'Assemblée nationale un militant de la CGT énergie qui évoque le cas des huit agents EDF mis en examen pour un mouvement contre le licenciement d’une collègue ayant dénoncé un accident du travail ; ou bien cette militante d’Eure-et-Loir condamnée à payer 12 000 euros à la Ville de Chartres pour des autocollants sur le mobilier urbain ; ou encore ces militants condamnés pour avoir distribué des tracts à un péage autoroutier ; et la liste est longue de ces hommes et femmes condamnés en correctionnelle ou menacés de l'être pour avoir défendu avec énergie emplois, salaires, droits à la retraite, pas seulement pour eux mais pour tous les salariés. Que leur était-il reproché, un tag, un jet d'oeuf, un meuble renversé, des cris de colère lors des mouvements sociaux ? Plus certainement de remettre en cause la politique antisociale du gouvernement Sarkozy et les fermetures d'entreprise décidées au nom du profit;  et ça c'est insupportable pour le système capitaliste !

 

A ce projet d'amnistie déposé par les députés PCF - Front de Gauche, quelques jours avant le débat d'hier, on a appris par la voix de Alain Vidalies que « La position du gouvernement sera non ». Et en bons petits soldats, les députés PS ont voté le renvoi en commission de la proposition de loi qui avait pourtant été votée par une majorité de gauche au Sénat le 27 février dernier. Le groupe Front de gauche ne pourra pas la réinscrire à l'ordre du jour avant octobre prochain.

 

Cela revient à renvoyer l'amnistie aux oubliettes puisque l'on sait d'ores et déjà que l'avis de la commission est négatif ; après le vote de l'ANI, ce projet si cher au Medef, c'est une nouvelle trahison des élus socialistes. Ils semblent oublier qu'ils ont été élus par des personnes qui participaient à ces mouvements, y compris parfois certains d'eux y étaient, mais c'était avant les élections, il fallait gagner des voix. Le porte-parole des députés socialistes, Thierry Mandon, déclarait mardi dernier que ce n'était pas "la bonne période" pour voter cette loi "alors qu'il y a beaucoup de casseurs qui n'ont aucune raison d'être amnistiés". Tout le monde dans le même panier, les syndicalistes et salariés qui défendent leur emploi sont assimilés à des casseurs.

 

L'histoire se répète, les socialistes finissent toujours par trahir le monde du travail ! Quelle différence aujourd'hui avec la politique libérale de Sarkozy ? L'épaisseur d'une feuille de papier cigarette.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 23:50

Dans mon précédent billet, je relatais le documentaire « L'honneur des gueules noires » retransmis malheureusement à un horaire très tardif (0h00) sur France 3. Il va y avoir une rediffusion à un horaire tout aussi lamentable, le mardi 7 mai à 3h35. Pourtant, ce documentaire mériterait d'être vu par le plus grand nombre et ouvrirait les yeux de beaucoup.

 

Ce documentaire très émouvant nous apprend que c'est après le départ des ministres communistes du gouvernement composé de socialistes et radicaux de gauche que le ministre de l'intérieur de l'époque, le socialiste Jules Moch, anticommuniste primaire, envoya 60 000 CRS et soldats pour réprimer la grève des 15 000 mineurs, les mêmes qui 7 ans plus tôt, avaient subi la répression féroce des nazis pour la même raison. Ils faisaient grève pour défendre le statut qu'ils avaient acquis en contrepartie de quoi ils avaient accepté, par un rendement à la hauteur des enjeux, d'être le socle sur lequel s'appuierait la France pour se relever des années de guerre. Et voilà comment les patrons du bassin houiller et le gouvernement les remerciait, ils furent condamnés, emprisonnés, déshonorés, humiliés, expulsés, empêchés de travailler dans tout le bassin minier du nord.

 

Bien des années plus tard, certains ont engagé une action judiciaire pour obtenir réparation. Et la résultat est contesté puisqu'il y a eu pourvoi en cassation de Christine Lagarde au nom des charbonnages de France. Suite à ce pourvoi, un des survivants de l'époque déclare dans le documentaire « c'est bien la preuve que nous sommes dans un monde de classes ». Un autre dit « Le pouvoir, hier comme aujourd'hui, veut des ouvriers à genoux, surtout pas debout ».

 

Et quand le pouvoir socialiste actuel refuse l'amnistie sociale des syndicalistes pour des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales, je trouve qu'il y a beaucoup de similitude.

 

Oui nous sommes bien dans un monde de classes, et hélas, l'histoire se répète concernant l'attitude du pouvoir socialiste.

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 23:06

La proposition de loi d’amnistie, pour des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives, déposée par le groupe communiste, républicain et citoyen avait été votée au Sénat. Alors que la discussion doit venir à l'Assemblée le 16 mai, le gouvernement, par la voix du ministre des relations avec le Parlement, vient de déclarer que le gouvernement s'opposera, lors de son prochain examen à l'Assemblée nationale, au vote de l'amnistie des syndicalistes.

Alors que ce texte a rassemblé une majorité de gauche au Sénat, que Mme Taubira la Ministre de la justice s'était engagée publiquement à sa mise en œuvre, Alain Vidalies annonce un invraisemblable renoncement. Une véritable traitrise !

Cette déclaration intervient quelques jours après que la majorité socialiste au parlement ait voté le texte sur l'ANI qui signe la mise à mort du Code du travail (voir article).

Ce soir le Medef se félicitait de cette décision.

Ne baissons pas les bras. Nous devons relever le défi pour ne pas laisser faire ce sale coup. Il faut être nombreux dans les manifestations du 1er mai et du 5 mai pour rappeler à ce gouvernement qu'il n'a pas été élu pour faire une politique similaire à celle de Sarkozy.

Ces syndicalistes ou militants associatifs qui ne seraient pas amnistiés ne faisaient que défendre l'emploi et leur outil de travail, ainsi que les salariés. Et dans le même temps, les patrons voyous qui détruisent les usines pourraient continuer leur forfaiture.

Ne baissons pas la tête, portons haut notre révolte face à ce gouvernement de « socialistes » qui s’accommode plus facilement du capitalisme et du pouvoir de la finance.

 

 

 

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