Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 21:28

L'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, social-démocrate, a reçu un hommage du socialiste François Hollande présent à Leipzig pour célébrer le 150ème anniversaire du SPD, le parti social-démocrate allemand.

On sait que le SPD a rompu a rompu avec la lutte des classes pour se convertir à l'économie de marché lors du congrès de Bad-Godesberg en 1959. Si le parti socialiste français n'a pas fait officiellement cette même conversion, elle l'est en réalité dans les faits.

Le discours de François Hollande a été une nouvelle démonstration de sa trahison à l'égard de l'électorat de gauche. Les mots qu'il a employés sont les mêmes que Sarkozy utilisaient lors de la dernière campagne présidentielle. « Le progrès, c’est aussi de faire dans des moments difficiles des choix courageux pour préserver l’emploi et anticiper les mutations industrielles. Et c'est ce qu'a fait Gerhard Schröder et qui permet aujourd'hui à votre pays d'être en avance sur d'autres. Ces décisions ne sont pas faciles à prendre, elles peuvent même faire surgir des controverses mais rien ne se construit, rien de solide ne se bâtit en ignorant le réel ».

Il est bon de rappeler que celui que Hollande encense a libéralisé en profondeur le marché du travail. Les effets sont aujourd’hui très contestés en Allemagne puisque la précarité et la pauvreté ont explosé ces dernières années. Battu aux élections en 2005, le même Schröder a entamé une nouvelle carrière de conseil (ça rappelle quelqu'un) auprès de grands groupes privés dont le géant russe Gazprom, tout en soutenant plusieurs leaders de droite dont Nicolas Sarkozy (tiens, tiens) lors des dernières élections présidentielles.

A ceux qui en doutaient, Hollande confirme chaque jour que le camp qu'il s'est choisi est celui du libéralisme. Et voilà vers quoi le gouvernement socialiste (et non pas de gauche) est en train de dériver.

Partager cet article

Repost 0

commentaires