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La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
Avec l’UMP, c’est la garantie que les engagements ne sont pas tenus. Sarkozy nous y avait déjà habitué, lui le
« président du pouvoir d’achat ».
Dans les engagements de campagne de l’UMP, figurait celui-ci :
Les candidats de la Majorité Présidentielle s’engagent à être présents au Parlement européen à Strasbourg et à
Bruxelles. Ils s’engagent aussi à être présents dans leur région où ils tiendront des permanences régulières.
Dès lundi matin, le secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand
annonçait« qu’on a besoin de Brice Hortefeux au gouvernement. » Et même son de cloche à l’Elysée qui fait savoir que« Brice Hortefeux n’avait pas pris l’engagement d’être sur les listes pour être élu. Il s’était inscrit pour pousser la liste. Sinon, il se serait
mis en premier »
Mais si c’était clair qu’il ne siégerait pas, pourquoi être
candidat ? Pour attirer l’électeur ? C’est vraiment prendre les électeurs pour des gogos.
Contrairement à ce qui est encore indiqué par les médias, le score national obtenu par le Front de gauche est de 6,47%
(6,17% en métropole) soit un résultat en progression de 0,6 points par rapport aux européennes de 2004. Les scores progressent dans l'ensemble des circonscriptions.
Le Front de gauche dispose depuis hier de 5 élus :
Jacky Hénin est élu dans la circonscription du Nord-Ouest (6,84%)
Patrick Le Hyaric est élu dans la circonscription d'Ile de France (6,32%)
Marie-Christine Vergiat est élue dans la circonscription du Sud-Est (5,90%)
Jean-Luc Mélenchon est élu dans la circonscription du Sud-Ouest (8,15%)
Elie Hoareau est élu dans la circonscription des DOM
Ne sont pas élus :
Marie-France Beaufils dans le Centre malgré son bon score (8,07%)
Faut-il s’étonner d’un taux d’abstention qui s’annonce très important pour les élections européennes ?
Nicolas Sarkozy a beau jeu de demander aux Français de défendre leurs "convictions" en allant "voter"
dimanche.
"Il faut que chacun comprenne que l'Europe, c'est très important pour la vie quotidienne des Français, que la France
joue un rôle de premier plan dans l'Europe, que l'Europe doit changer, que l'Europe doit protéger".
Mais alors, pourquoi n’y-a-t-il quasiment pas eu de débats ou très peu, contrairement à ce qui s’était passé pour le
traité constitutionnel dont le taux de participation avait atteint les 70% ? Comme si les tenants de cette Europe libérale voulait éviter que ressurgisse le débat suite à la trahison des
députés et sénateurs qui en adoptant le traité de Lisbonne ont bafoué le suffrage universel qui avait rejeté le traité constitutionnel en 2005.
Et que dire de la non distribution des professions de foi. Dans nombre d’endroits, elles n’ont été distribuées que
très tardivement, ou bien pas du tout. C’est le cas pour ce qui concerne mon quartier à Niort. Est-ce pareil dans toute la ville, dans tout le département, puisque c’est du ressort de la
préfecture.
Après cela, les gouvernants s’étonnent que les électeurs boudent les européennes. Mais n’en
sont-ils pas les premiers responsables après avoir affiché autant de mépris vis à vis des électeurs ?
Qui a voté le Traité de Lisbonne, la directive Bolkenstein, la privatisation de la Poste, de l’électricité :
décryptage de quelques votes emblématiques au sein du Parlement européen, à quelques jours des européennes. Avec quelques surprises dénichées dans les votes enregistrés, à comparer aux discours
d’estrades tenus durant la campagne.
Comment les groupes politiques du Parlement européen se sont prononcés sur cinq dossiers
d’importance ?
Traité de Lisbonne
Le Parlement européen a adopté, le 20 février 2008, une résolution sur le traité de Lisbonne. « Le Parlement conclut que, pris dans son
ensemble, le traité de Lisbonne constitue une amélioration substantielle par rapport aux traités existants », explique la résolution qui se garde de faire mention des dispositions de
libéralisation et de déréglementation contenues dans le traité.
Le vote525 voix pour, 115 contre et 29
abstentions.
Aux voix des eurodéputés de l’UMP et du Modem pour l’adoption de la résolution s’ajoutent celles du PS, à l’exception d’André Laignel (contre)
et d’Henri Weber (abstention). Les Verts votent pour. Les eurodéputés communistes de la GUE-GVN votent contre.
L’amendement (32) proposé en février 2008, soit quatre mois avant le référendum en Irlande, par la GUE visant à engager le Parlement à
« respecter le résultat du référendum irlandais » (où le « non » au traité l’a finalement emporté) sera rejeté à l’époque par le Modem, les Verts et le PS, à
l’exception de deux socialistes qui le soutiennent (Françoise Castex et André Laignel) et de deux Verts qui s’abstiennent (Gérard Onesta et Hélène Flautre).
Rapport sur les services dans le marché intérieur (directive
Bolkestein)
La directive Bolkestein visant à libéraliser les prestations de services au sein de l’UE ouvrait la porte à un dumping social sans équivalent
entre pays membres. Une pluie d’amendements pour minimiser la portée de la directive, jusqu’à la proposition de son rejet pur et simple (GUE-GVN), a été déposée.
Amendement 321 (déposé par la GUE-GVN). Il met en avant le principe selon lequel ce sont bien les règles du pays qui accueille l’activité et
non celles du pays d’origine qui doivent être respectées.
La droite et le Parti socialiste européen (PSE) votent contre l’amendement, les socialistes français le soutiennent. Les Verts européens le
rejettent (à l’exception de Jean-Luc Bennahmias). En deuxième lecture alors que les Verts s’abstiennent, Daniel Cohn-Bendit vote contre l’amendement. (amendement 25 reprenant le contenu de
l’amendement 321)
Amendement 252 (déposé par le PSE). Il concerne l’exclusion des services sociaux du champ d’application de la directive service. Il est adopté
avec le soutien de la GUE-GVN, du groupe des Verts, ainsi que des élus du Modem.
Le voteEn première lecture, le 16 février 2006 : 394 pour, 215
contre, 33 abstentions.
La GUE-GVN, le PS français (Gilles Savary s’abstient) et les Verts votent contre la directive en première lecture. Le Modem et l’UMP ainsi que
leurs groupes respectifs (ALDE et PPE-DE) votent pour la directive Bolkestein, avec le soutien du Parti socialiste européen.
En deuxième lecture, le 15 novembre 2006, un amendement (38 et 39 GUE-GVN et Verts) propose de rejeter in fine la directive Bolkestein 105
pour, 405 contre et 12 abstentions.
Les Verts et le PS français (sauf Michel Rocard) soutiennent l’amendement de rejet de la directive. La droite et le reste du PSE votent contre
cet amendement de rejet.
Bien qu’amendée, la directive sera adoptée pour une entrée en vigueur le 28 décembre 2008, et une obligation de transposition dans les
législations nationales le 28 décembre 2009.
Ouverture à la concurrence
Le choix politique d’ouvrir à la concurrence l’ensemble des activités humaines n’a pas épargné les services publics. L’énergie, les services
postaux, les chemins de fer font tous l’objet de directives qui passent par le Parlement européen sous forme de résolutions.
1. Achèvement de la libéralisation du marché postal (rapport Ferber)
Le voteEn première lecture, le 22 avril 2009 : 512 pour, 155
contre et 13 abstentions.
Les eurodéputés socialistes français, Verts et la GUE-GVN votent contre la résolution, ceux du Modem pour.
En deuxième lecture, un amendement de rejet de la résolution est déposé par la GUE-GVN.
Seulement 4 socialistes français et un Vert soutiennent l’amendement de rejet.
2. Libéralisation de secteur de l’énergie
a)Marché intérieur de l’électricité (rapport Morgan)
Résultat final en deuxième lecture, le 22 avril 2009 : 588 pour, 81 contre et 9 abstentions.
La GUE-GVN ainsi que les Verts rejettent le texte (Jean-Luc Bennahmias s’abstient, les Verts avaient été les seuls eurodéputés français à
soutenir le texte en première lecture), alors que les socialistes français soutiennent le compromis, à l’exception de Marie-Noëlle Lienemann qui le rejette. Harlem Désir et Benoît Hamon
s’abstiennent.
b)Marché intérieur du gaz naturel (rapport La Russa puis Mussa) Résultat
final du vote en deuxième lecture, le 22 avril 2009 : 596 pour, 45 contre et 45 abstentions.
Les Verts s’abstiennent, le GUE-GVN vote contre, et le reste du Parlement vote le compromis de résolution (à l’exception de deux socialistes,
Marie-Noëlle Lienemann qui vote contre, et Harlem Désir qui s’abstient).
Droit des migrants
La « directive retour » (rapport Weber)
Appelé également « directive de la honte », le texte visait à « harmoniser » les conditions dans lesquelles les migrants
irréguliers sur le territoire de l’Union européenne doivent être détenus et « reconduits ». Il aboutit à un raidissement inédit en la matière et fixe à dix-huit mois d’emprisonnement la
peine encourue par les sans-papiers et une interdiction de séjour de cinq ans dans l’UE.
Sur le vote de la résolution, les Verts et le PS français (le PSE est divisé sur la question) rejettent la directive avec la GUE-GVN. Le Modem
est divisé : Nathalie Griesbeck, Anne La Perrouze et Bernard Lehideux sont contre ; Marielle de Sarnez, Jean-Marie Beaupuy et Philippe Morillon s’abstiennent.
Résultat final du vote en première lecture, le 18 juin 2008 : 369 pour, 197 contre, 106 abstentions.
Politique extérieure
Le rôle de l’OTAN dans l’architecture de sécurité de l’UE (rapport Vatanen)Le rapporteur du PPE, Ari Vatanen, indique que « le Parlement se félicite vivement de l’initiative française visant à réintégrer officiellement les
structures militaires de l’OTAN et salue les efforts déployés par la présidence française au sein du Conseil pour rapprocher l’UE et l’OTAN, en réponse aux nouveaux enjeux sécuritaires ». La
mise sous tutelle américaine de l’UE provoque un débat au Parlement, clos par un vote extrêmement serré.
Le voteRésultat final du vote du Parlement européen en première
lecture le 19 février 2009 : 293 pour, 283 contre, 60 abstentions.
La GUE-GVN et les Verts se retrouvent sur le thème du désarmement. La position du Modem est plus ambiguë dans la mesure où il rejette la
résolution (sauf Jean-Marie Cavada et Janelly Fourtou qui la soutiennent) mais vote contre la plupart des amendements de la GUE-GVN dont le nº 26 qui « souligne que toutes les politiques de
l’Union européenne doivent être pleinement compatibles avec le droit international » (soutien du PSE et des Verts, abstention de Jean-Luc Bennahmias).
Le résultat du vote sur l’amendement 27 (GUE-GVN) qui remet en cause les structures dites « Berlin Plus » qui encadrent la
coopération UE-OTAN est éclairant : GUE-GVN et Marie-Anne Isler-Béguin (Verts) votent pour, Marie-Noëlle Lienemann (PS) s’abstient et le reste du Parlement vote contre.
Avec les députés du groupe GUE-GVN, pas de mauvaises surprises lors des votes au parlement européen, mais un engagement clair pour obtenir
des avancées pour les droits des salariés, les services publics et pour la paix.
C’est en participant hier soir à une réunion publique du Front de Gauche que j’ai appris que l’éducation nationale (du
moins le ministère) avait une vue particulière sur la construction européenne.
Au mois de mars, dans tous les établissements de l’enseignement secondaire, les professeurs d’histoire et géographie ont
reçu dans leur casier une grosse enveloppe. A l’intérieur, d’étonnants documents pédagogiques élaborés par le Ministère de l’Education Nationale et deux associations, « Les Euronautes »
et « Toute l’Europe ».
Dans l’enveloppe : une carte de l’Union Européenne et une frise historique de la construction européenne depuis
1945. Curieusement, aucune circulaire d’accompagnement... donc aucune explication sur ce qui justifie - à deux mois des élections européennes - l’envoi de ce matériel. Le professeur - confiant
dans son Institution - en déduit donc qu’il s’agit d’une initiative s’inscrivant dans une pure démarche d’instruction civique, l’incitant à afficher sur les murs de sa classe ces documents pour
provoquer auprès des jeunes citoyens en formation une séance de sensibilisation sur les enjeux européens. Quoi de plus louable ?
Sauf qu’à y regarder de plus près...
Sur la carte, pas grand-chose à dire : on y retrouve les 27 pays membres de l’UE, leur date d’adhésion et quelques
informations géographiques... En revanche, c’est en découvrant la frise chronologique que n’importe quel professeur un tant soit peu attentif en réalise rapidement le caractère très
orienté.
Dès le premier coup d’œil, on peut facilement discerner la tonalité très atlantiste de l’ensemble du document qui
présente la construction européenne, depuis la conférence de La Haye en 1948, dans le cadre d’une alliance avec les Etats-Unis face à l’Union Soviétique, et en constant parallèle avec l’Otan.
Malheureusement, on retrouve cette tonalité générale dans la quasi-totalité des manuels d’histoire...
Ensuite, on s’aperçoit que pour les concepteurs de cette chronologie, les professeurs d’histoire et géographie n’ont
certainement pas la mission de sensibiliser leurs élèves sur l’éventuelle implication du peuple européen dans ce processus de construction : là encore, on retrouve le penchant assez habituel
des documents réduisant l’Histoire à l’action des grands hommes (et de quelques femmes tout de même...) et la démocratie au fonctionnement de grandes Institutions totalement
désincarnées.
Bref, un document tendancieux, mais finalement rien de très nouveau... Mais c’est à la fin de la frise chronologique que
le scandale se révèle.
Eh, M’sieur Darcos, y s’est passé quoi en 2005 ? Rien mon petit... rien du tout...
Entre les portraits de Jacques Santer (ex premier ministre Luxembourgeois, ex président de la Commission Européenne et
co-rédacteur en 2003-2004 du Traité établissant une Constitution pour l’Europe) et de Nicolas Sarkozy, il y a l’année 2005... vide !
Dans une chronologie sur la construction de l’Union Européenne dont les concepteurs ont jugé indispensable de rappeler la
victoire de l’Allemagne à la coupe du Monde de football le 4 juillet 1954,celle de la France le 12 juillet 1998, la naissance de la brebis Dolly le 5 juillet 1996, il est stupéfiant de découvrir
qu’en 2005... rien. Il ne s’est rien passé.
Il est pourtant bien signalé que le 29 octobre 2004, le Traité établissant une Constitution pour l’Europe a été signé. Et
que le 13 décembre 2007, ça a été le tour du Traité de Lisbonne. Deux traités en 3 ans, ça mériterait une explication, non ? Mais non : en 2005, il ne s’est rien passé... pas plus qu’en
2008 du reste !
Ainsi, le vote des peules français et hollandais des mois de mai et juin 2005 repoussant par
référendum le Traité établissant une Constitution pour l’Europe, et celui du peuple irlandais refusant de ratifier en juin 2008 le Traité de Lisbonne, sont des événements indignes de figurer dans
des documents pédagogiques diffusés par le Ministère de l’Education Nationale et ne sauraient être enseignés par les professeurs d’Histoire et Géographie.
Moralité, pour tous ceux qui ont voté NON en 2005, et face au mépris affiché par ce gouvernement, un vote pour le
Front de Gauche sera la meilleure façon de confirmer votre NON de 2005, de sanctionner la politique de Sarkozy et de son gouvernement, d’exiger d’autres
choix en Europe que ceux du Traité de Lisbonne, de défendre une autre politique au service du peuple.
Tête de liste dans le Sud-Ouest d'Europe-Ecologie, José Bové, interviewé dimanche par Canal Plus, a reproché au Front de
Gauche et aussi au NPA « de refaire la campagne de 2005 lors du référendum sur le traité constitutionnel (TCE) » à laquelle il avait alors très activement participé.
« Le problème aujourd'hui, c'est qu'il faut faire autre chose. » explique t-il, alors qu'il fait équipe avec Daniel
Cohn-Bendit, qui fut un ardent défenseur du TCE et l'une des principales voix du camp du OUI.
Si l'eurodéputé Cohn-Bendit n'a pas varié dans son engagement libéral, même s'il ironise sur Rachida Dati, José Bové en
se prononçant « pour de nouvelles institutions pour l'Europe »prend garde de préciser s'il
faut ratifier au plus vite le traité de Lisbonne, copie conforme de la constitution européenne, comme le souhaite Daniel Cohn-Bendit, en dépit du NON irlandais émis lors du référendum de juin
2008 dans ce pays.
Encore un vote populaire à oublier ?Ça suffit les girouettes.