Dimanche 13 décembre 2009
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Depuis plusieurs jours, pas moyen d’écouter un journal d’informations à la radio (j’imagine que c’est la même chose à la
télé) sans qu’on nous parle de Johnny.
Moi j’en ai marre, plus que marre. Ils veulent quoi les journalistes, qu’on pleure sur le sort de celui que certains
baptisent le « Johnny national » ?
Il a des soucis de santé, soit, mais il y a des milliers de personnes en France qui ont des problèmes de santé et qui
n’ont même pas accès aux soins. Ce serait bien si les médias dénonçaient cette situation, mais parler des pauvres, leur donner la parole ou à ceux qui luttent à leurs côtés, ça ne fait pas
recette.
Tandis que Johnny, c’est l’ami de Sarko. Il était parmi les invités du Fouquet’s le soir de son élection. Le 14 juillet
dernier, c’est lui que Sarkozy avait choisi pour le concert gratuit sous la Tour Eiffel. Gratuit ? Pas pour les finances publiques puisque le coût de la manifestation a été estimé à 1 million
d'euros, dont la moitié environ pour le chanteur. Merci la France.
Et Johnny c’est l’identité nationale chère à Sarkozy et Besson ! Il est résident en Suisse, propriétaire d’un chalet
à Gstaad, et il paye ses impôts en Suisse. Et manifestement, le bouclier fiscal de son ami Sarkozy ne le fera pas revenir en France. Il a déclaré «Je ne vendrai pas mon chalet de Gstaad. En
dehors de toute considération d'argent, je m'y sens bien. Là-bas au moins, on me fout la paix!» En dehors de toute considération d’argent, c’est ça.
Eh bien la moindre des choses serait qu’on nous foute la paix à nous aussi.
Par jco
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Mercredi 9 décembre 2009
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15:50
Trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. C’est ce que risque un technicien de France 3 après sa mise en examen pour
« vol » de vidéo. Vidéo secret d’état ? Non, mais une vidéo où l’on voit Sarkozy mécontent de l’accueil que lui ont réservé des salariés du service public juste avant son
intervention au journal télévisé de France 3 le 30 juin 2008. Alors qu’il attendait d’être interviewé par Paul Nahon, Gérard Leclerc et Audrey Pulvar, le président s’impatientait. Les cassettes
tournaient avant l’enregistrement en attendant le démarrage de l’émission. Le soir même, sur le site d’informations en ligne Rue89, les internautes avaient la primauté des propos off du
président.
La direction de France Télévisions avait déposé plainte pour « vol, recel et contrefaçon » sur pression de
l’Elysée selon Rue 89 qui avait mis la vidéo en ligne.
Pour les syndicats, on ne peut accuser le technicien d’avoir remis la cassette. Surtout lorsqu’on sait que, « quand
la caméra commence à tourner sur le plateau, ce n’est pas seulement France Télévisions qui reçoit les images ». D’autres personnes, ou télévisions, les reçoivent aussi. « France 24 a
reçu toutes les images, dont celles qui se sont retrouvées sur Rue89. »
Mais il faut un coupable à livrer à la vindicte de Nicolas Sarkozy.
Une pétition est en ligne pour que Patrick de Carolis retire sa plainte. La direction veut faire « payer un
lampiste » estime Jean-François Téaldi du syndicat SNJ-CGT. Un bras de fer est engagé avec le patron France Télévisions et « cette pétition est la dernière étape avant le dépôt d’un
préavis de grève » déclare le syndicaliste.
Signez la pétition de solidarité avec le technicien de
France 3
Par jco
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Lundi 12 octobre 2009
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Mardi 10 mars 2009
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21:21
Le Front de Gauche lançait sa campagne pour les élections européennes dimanche dernier au Zenith de Paris. 6.000 hommes
et femmes du Parti communiste, du Parti de gauche, mais bien au-delà, des hommes et des femmes portés par l'espoir d'une gauche de combat, d'une gauche enfin « unie pour affronter le
capitalisme » dira le président Evo Morales dans un message de soutien. Un Front de Gauche déjà élargi avec l'arrivée de Christian Picquet, chef de file du courant UNIR au sein du
Nouveau parti anticapitaliste (NPA), et de ses amis.
Mais de tout cela, rien au JT de France 2 (rien non plus à celui de TF1). Ce mutisme de la principale chaîne de service
public est une véritable censure. C’est vrai que pour les téléspectateurs, il était plus important ce soir
là de consacrer 2’ au bilan des vacances de février dans la petite station de ski de Méaudre qu'à ce
meeting !
Et puis le journal télévisé ne peut pas traiter que de politique. La veille France 2 avait déjà consacré 8’ à Rachida
Dati, future candidate aux Européennes.
Merci France 2 de nous rappeler que la censure existe aussi chez nous.
Par jco
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