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Jeudi 1 octobre 2009

On entend beaucoup Sarkozy il s’exprime très souvent mais en situation de monologue. Même pas de conférences de presse contrairement à une promesse du candidat Sarkozy, il préfère bien évidemment de dociles présentateurs de journaux télévisés qui  manquent sérieusement de répondant au point de laisser dire des énormités sans réagir.

La semaine dernière lors de son monologue télévisé, Nicolas Sarkozy a notamment tenu les propos suivants : « Il n’y a plus de paradis fiscaux » ; « Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est terminé ».

Terminé, ah bon ? Il n’y avait bien que Laurence Ferrari et David Pujadas pour croire cela puisque aucun des deux n’a contesté les propos. Et si la liste des paradis fiscaux établie par le G20 fond à vue d’œil, c’est parce qu’il suffit aux pays concernés de conclure des conventions avec une douzaine d’États pour en sortir. C’est ainsi que Monaco vient d’annoncer être en mesure d’intégrer la liste blanche de l’OCDE grâce à la signature de douze accords d’échange d’informations fiscales avec des pays comme Andorre, l’Autriche, les Bahamas, le Liechtenstein, le Qatar, Samoa, Saint-Marin, le Luxembourg… Que des paradis fiscaux !

Et si c’était terminé comme le prétend Nicolas Sarkozy, pourquoi le vice-président de la Fédération bancaire française a t’il déclaré aujourd’hui, à l’issue d’une réunion avec justement Nicolas Sarkozy, que « les banques françaises ont pris la décision d’engager la fermeture de leurs filiales et de leurs succursales dans les paradis fiscaux qui resteront sur la liste dite grise de l’OCDE en mars 2010» «A partir de cette date, nous aurons engagé la fin de nos opérations via des filiales et des succursales dans ces paradis fiscaux», a-t-il précisé «C’est une décision qui a été prise par l’ensemble des banques françaises et qui montre bien que, de ce point de vue, les choses changent et changent vite»

Vite ? En tout cas, pas aussi vite qu’a voulu le faire croire Nicolas Sarkozy qui veut nous enfumer. Quoi qu’il dise, sa politique est toujours soumise à la dictature des marchés financiers, et les paradis fiscaux, c'est pas terminé.


Par jco
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Jeudi 17 septembre 2009

Le site de Molex à Villemur-sur-Tarn, entreprise de connectique automobile, avait été vendu par la SNECMA en 2004 au groupe américain Molex Inc, contrôlé à 60% par des fonds de pension. Depuis le 23 octobre 2008, les 283 salariés de l’usine Molex sont en lutte pour sauver leurs emplois et leur usine, que les propriétaires veulent fermer après avoir dupliqué l’outil de travail aux Etats-Unis dans le plus grand secret. Et à présent, le mystérieux repreneur, dont le gouvernement avait caché jusqu’ici l’identité, est le fonds d’investissement américain HIG Capital.

Contrairement à ce qui avait été annoncé la semaine dernière, ce n’est pas un nouveau candidat. « C’est le même qui avait été écarté par Molex le 4 septembre ». « Et maintenant, ils nous vendent à un autre fonds américain, dont la spécialité est de racheter des entreprises en difficulté pour les revendre après les avoir restructurées », raconte Alexis Antoine, salarié de Molex. Selon l’accord, l’État va financer la reprise avec un prêt de 6,6 millions d’euros. De son côté, HIG apporte un capital de 1 million d’euros. Et Molex, qui garde la clientèle du site (Renault et PSA), va céder l’usine pour un euro symbolique.

Et face au groupe Molex qui s'est allègrement assis sur la loi française, et a usé du chantage, le ministre de l'industrie Estrosi ose déclarer que c'est «  un dénouement positif grâce à un plan de sauvegarde de l'emploi de grande qualité ».

Reprise avec 20 emplois alors qu’il y en avait 283, sans garantie que ce seront des Molex qui seront repris à ces postes, c'est ça un plan de grande qualité ? Comme le dit un salarié de Molex, « quand j’ai vu la proposition de reprise pour 20 mecs, j’ai cru qu’ils avaient oublié un zéro ».

Voilà comment dans ce monde capitaliste, on sacrifie la vie des ouvriers sur l’autel de la rentabilité, avec le satisfecit d’un ministre.     

Par jco
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Mardi 8 septembre 2009

Complètement d'accord avec le réalisateur Michael Moore auteur de : "Capitalism : a love story", film présenté à la Mostra

de Venise qui déclare :

 

« Le capitalisme, c’est le mal et l’on ne réforme pas le mal, on l’éradique pour le remplacer par le bien pour tous : la démocratie. »

 

Et pour l’éradiquer, on fait comment ? Toutes les victimes doivent s'y mettre, et nous sommes les plus nombreux.
Par jco
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Dimanche 23 août 2009

En février 2009, reconnue par les pouvoirs publics comme équipementier stratégique pour le secteur automobile, le groupe Trèves avait perçu 55 millions d'euros de subventions à la suite des travaux d'une table ronde réunissant partenaires sociaux, collectivités et Etat.

 

Le groupe Trèves fabrique des revêtements intérieurs pour les véhicules. L'entreprise est implantée dans 20 pays, avec 7500 salariés, dont 2900 sur neuf sites en France.

 

Cela n’empêchait pas le groupe d'annoncer le 10 avril la fermeture de l'usine PTPM (Production textiles et plastiques de la Marne) d'Ay, dans la Marne. supprimant 130 emplois en décidant le transfert de l'activité à l'étranger. A cela, le groupe décidait également la fermeture du site de Crépy-en-Valois, dans l'Oise, et annonçait le doublement de son objectif de départs volontaires à plus de 600 employés. Le tout, en arguant de problèmes dus à la crise.

 

Mais la contre-attaque s'est organisée du côté syndical : la CGT a décidé d'appeler les contribuables à déposer plainte pour "utilisation frauduleuse de fonds publics" pour protester contre la fermeture du site d'Ay. Plus de 1200 ont été déposées. "C'est une première en France", se réjouit Christine Tuffin, secrétaire CGT du comité d'entreprise du site.


Pour la CGT, la crise sert surtout au groupe de prétexte pour justifier la fermeture, malgré les aides reçues. « C'est une stratégie qui a été mise en place bien avant la crise économique et grâce à cette manne, Trèves a accéléré les processus de restructuration et de délocalisation hors de l'Union européenne », explique Michel Dehu, responsable du Centre d'études et de recherches économiques et sociales de Champagne-Ardenne.


Quel est désormais l'avenir de cette procédure ? « La plainte a été considérée comme recevable, le parquet de Paris l'a prise en mains et le SRPJ de Reims est diligenté pour une enquête d'environnement (préparatoire) »", explique Christine Tuffin. Plusieurs personnes ont déjà été auditionnées, dont elle-même.

Est-il normal qu'il faille une plainte de contribuables pour que soit diligentée une enquête ? Comment l'état peut-il continuer à verser des aides publiques aux entreprises, ou à les exonérer de charges, sans contrepartie et sans un contrôle renforcé de ces aides publiques ?


 



Par jco
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Vendredi 21 août 2009

Les groupes du CAC 40 ont réalisé au 1er semestre 2009 des résultats meilleurs que prévus. Les 23 groupes qui ont déjà publié leur bilan enregistrent des bénéfices inférieurs à ceux de l’an passé pour la même période (35 milliards d’euros), mais qui atteignent tout de même la somme de 11 milliards d’euros. Se distinguent notamment Sanofi-Aventis (4,4 milliards de profits, soit plus 22,3% sur 2008), Danone (932 millions, plus 6%), Air Liquide (596 millions), France Telecom (2,5 milliards, plus 2,3%) … Même si Renault, PSA et Arcelor Mittal encaissent les plus fortes pertes, les 23 groupes ont vu leur trésorerie cumulée croître de 3,5 milliards d’euros en 1 an, et ce, entre autres, grâce aux aides de l’état.


Pendant ce temps, les PME souffrent. En juin, 28% des patrons d’entre elles déclaraient rencontrer des problèmes de trésorerie.


Heureusement que l’aide apportée aux banques devaient venir en aide aux petites et moyennes entreprises.


Plutôt que de verser de l’argent aux banques comme l’a fait le gouvernement, il serait plus utile d’instaurer un pôle public du crédit pour aider à l’investissement productif et à l’emploi.


Par jco
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Lundi 17 août 2009

Ce matin Christine Lagarde était l’invitée de la matinale de France-Inter et déclarait que « l’emploi sonnera le vent de la reprise ».     

 

Questionnée sur la médiation qui va débuter à l’usine Molex de Villemur sur Tarn, elle a tenu à rappeler deux choses dans ce dossier :

-          La nécessité de ne jamais interrompre le dialogue social,

-          Esssayer de maintenir l’activité des salariés

 

Ces propos venant de Christine Lagarde seraient risibles s’il n’y avait en jeu la situation de 300 salariés. Quand Christine Lagarde était avocate d’affaires outre-Atlantique, elle conseillait entre autres les dirigeants de Molex. Certainement pour leur dire la nécessité de maintenir le dialogue social... Alors que le tribunal a rejeté la semaine dernière le lock-out de l’usine de Villemur sur Tarn, la direction persiste à garder portes closes et faire interdire l’accès aux salariés par des vigiles.

 

Puis elle revenait sur des propos cités par le journaliste de la revue de presse, « le Président de la République ne va pas changer sa politique économique »

 

Et Christine Lagarde d’entamer un plaidoyer, « Mais pourquoi voudriez vous qu’on change la politique économique en ce moment ? elle fait vraiment des résultats quand on voit que la France est à + 0,3% de croissance … »

 

La politique économique du gouvernement fait des résultats ? Peut-être pourrait-on interroger à ce sujet les dizaines de milliers de salariés licenciés des entreprises ci-dessous (liste non exhaustive). Ils se sont rendus compte à leurs dépens des résultats de la politique économique. C’est ça la reprise ?

 

 

Allemand Industries - La Rabatelière
3 Suisses - Croix
3M Santé - Pithiviers
ACI - Le Mans
Adecco - Paris
Adler - Hoenheim
Akzo Nobel - Montataire
Alice - Paris
Altadis - Metz
Altadis - Paris
Altadis - Riom
Altadis - Strasbourg
Amora - Dijon
Aoste - Saint-Priest-en-Jarez
Arcelor Mittal - Dunkerque
ArcelorMittal - Florange
ArcelorMittal - Fos-sur-Mer
ArcelorMittal - Pont-de-Roide
Arkema - Saint-Auban
Atmel - Rousset
Aubade – Saint Savin

Aumont - Laillé
Barre-Thomas - Rennes
Beghin Say - Nantes
Bonneterie cévenole - Guilherand-Granges
Bosh - Rodez
Bourbon - Jura
Bristol-Myers - Meymac
Béneteau - La Roche sur Yon
Calyon - La Défense
Camif - Chauray
Cascades - Blendecques
Caterpillar - Grenoble
Celanese - Pardies
CERA - Reims
Chanel - Paris
Continental - Clairoix
Continental - Foix
Continental - Rambouillet
Cooper-Standard Automotive - Argenteuil
Céléos - Saint Brieuc
Dapta - Thiers
Delphi-Perigny - La Rochelle
Deshoulières - Chauvigny
Dim - Autun
Doux - Chatelet
Doux - Locminé
Doux - Pleucadeuc
Dynéa - Brebières
eBay - Paris
Ebrex - Thiais
Eurocel - Dives-sur-Mer
Euroflaco - Chevigny-Saint-Sauveur
Eurostyle - Châteauroux
Faurecia - Brières-les-Scellés
Faurecia - Flers
Faurecia - Nanterre
Faurecia - Nompatelize
Faurecia - Pierrepont
Faurecia - St-Nicolas-de-Redon
Fischer - Mons-en-Baroeul
Fischer - Strasbourg
Ford - Blanquefort
Freescale - Toulouse
Fruehauf - Auxerre
Fulmen - Auxerre
Fumel D - Fumel
Gardy - Barentin
GDE - Rocquencourt
Goodyear - Amiens
Goss International - Montataire
Grand Perret SA - Jura
Haemmerlin - Monswiller
Halliburton - Pau
Harman Becker - Château-du-Loir
Helveticast - Les Ponts-de-Cé
Henkel - Châlons-en-Champagne
Henkel - Cosne-sur-Loire
Hermes-Metal - Auxerre
Hewlett-Packard - Issy-les-Moulineaux
Honeywell Garrett - Thaon-les-Vosges
Hutchinson - Châlette sur Loing
Imerys - Bessens
Impress - Laon
Jabil - Brest
Johnson controls - Grand Quevilly
JTket Europe - Irigny
Kaufman & Broad - Neuilly-sur-Seine
Key Plastics - Rochefort
Key Plastics - Voujeaucourt
Klarius - Dreux
Kléber - Toul
Kronenbourg - Obernai
Kronenbourg - Strasbourg
La Redoute - Roubaix
Lamberet - Saint-Cyr-sur-Menthon
Latécoère - Toulouse
LEAR - Offranville
Lennox - Longvic
Linde Gas - Portet
Linpac - Tarascon
Lohr - Duppigheim
Look Fixations - Nevers
Lydia - Barcarès
Manitowoc - Saint-Nizier-sous-Charlieu
Manzoni-Bouchot - Jura
MeadWestvaco - Maurepas
Michelin - Blanzy
Michelin - Joué-lès-Tours
Michelin - Roanne
Miroiterie du Rhin (MdR) - Bennwihr Gare
Molex - Villemur-sur-Tarn
Motorola - Rennes
MSP Industries - Rezé
Natixis - Paris
Nec - Angers
New Fabris - Châtellerault
Nipson - Belfort
Novatech - Pont-de-Buis
Novelis - Rugles
Noyon - Calais
NTN - Allonnes
NXP Semicondutors - Caen
NYSE Euronext - Paris
Paul Renard - Flogny-la-Chapelle
Peugeot Motocyles - Mandeure
Peugeot Motocyles- Dannemarie
Plastic Omnium - Saint-Romain-de-Colbosc
PSA - Hordain-Sevelnord
PSA - Mulhouse
PSA - Paris
PSA - Poissy
PSA - Rennes
PSA - Sochaux
Québecor - Blois
Raflatac - Pompey
Raynal - Cognac
Renault - Batilly
Renault - Dieppe
Renault - Dieppe
Renault - Douai
Renault - Flins
Renault - Guyancourt
Renault - Ruitz
Renault - Sandouville
Renault Trucks - Blainville-sur-Orne
Renault Trucks - Bourg-en-Bresse
Renault Trucks - Lyon
Renault- Cléon
Rieter - Remy
Roulleau - Poligné
Saint-Siffrein - Carpentras
Salomon - Rumilly
Sanden - Tinténiac
Sanofi-Aventis - Paris
Sanofi-Aventis - Vitry-sur-Seine
Schering-Plough - Levallois-Perret
Sepieter - Leers
Siemar - Sandouville
SKF - Saint-Cyr-sur-Loire
SLTR Rogès - Voglan
SNR - Saint-Privat-des-Vieux
Sonas Automotive - Bessines
Sony - Pontonx-sur-l'Adour
Sopal - Givet
Stips-TI - Algrange
STMicroelectronics - Tours
Terrasson - Beauregard-de-Terrasson
Texas Instrument - Villeneuve-Loubet
Thermo Fisher - Château-Gontier
ThyssenKrupp Sofedit - Vendôme
Total - Nanterre
Toyota - Onnaing
Trelleborg - Carquefou
Tyco Electronics - Chapareillan
Tyco Electronics - Val-de-Reuil
Valeo - La suze sur Sarthe
Valeo - Saint-Denis
Vallourec & Mannesmann Tubes - Montbard
Valéo - Châtellerault
Wilof - Pont-l'Evêque

Par jco
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Vendredi 7 août 2009



A ce fameux G20 de Londres, on allait voir ce que l’on allait voir. Pas moins que la « moralisation du capitalisme ». Voici quelques propos que tenaient Nicolas Sarkozy avant ce G20 :

 

« On doit moraliser le capitalisme et pas le détruire (...) il ne faut pas rompre avec le capitalisme, il faut le refonder»

 

« Je ne m'associerai pas à un sommet mondial qui déciderait de ne rien décider »

 

« Il faut qu'on obtienne des résultats, il n'y a pas de choix, la crise est trop grave pour qu'on se permette de faire un sommet pour rien. »

 

Beaucoup de ceux qui critiquent aujourd’hui ce sommet qui prétendait « moraliser » le capitalisme n’avaient rien eu à redire à l’époque. C’était même l’enthousiasme. Quelle bande d’hypocrites ! Voici un échantillon des réactions des médias à l'issue du G20 :

 

Le site Rue 89 : « Tous les commentateurs sont laudatifs. « Ils n’ont pas déçu ! » « Le G20 est entré dans le concret ! » Un soulagement général ! Il s'est donc bien passé quelque chose d'important, en matière économique et financière, à Londres, le 2 avril. ».

 

Quelques UNES de la presse quotidienne :

 


 

Le journal l’Humanité était un peu seul, mais avait vu juste.

 


 

Et quant aujourd’hui éclate le nouveau scandale des bonus pour les traders, jil est "amusant" de lire les propos que tenaient le député UMP Jean-Sébastien Vialatte, secrétaire départemental de l’UMP du Var commentant ce G20 de Londres :

 

« L’encadrement des rémunérations et des pratiques des traders : le lien entre le niveau de leurs rémunérations et les performances à court terme de leurs placements financiers sera considérablement revu. Toutes les places financières internationales auront désormais un code de conduite commun afin d’éviter que les logiques de concurrence entre elles n’aboutissent à nouveau à des prises de risques qui, au bout du compte, fragilisent l’économie mondiale. »

 

On allait voir ce que l’on allait voir. Eh bien on a vu. Rien n'a changé. Comme le titrait l'Huma, on a bien la preuve aujourd'hui qu'ils se moquent du monde.


La vraie réponse est la nationalisation des grandes banques et la création d'un pôle public financier. Le député PCF du Nord Jean-Jacques Candelier entend déposer, après ce « nouveau scandale » à la BNP Paribas, une proposition de loi à l'Assemblée nationale en ce sens.

 



 

 

 

Par jco
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Jeudi 18 juin 2009

Les patrons de British Airways ont adressé un email à 30 000 employés de la compagnie, les appelant à travailler gratuitement de une semaine à un mois afin de contribuer au redressement de leur compagnie aérienne préférée.

Le directeur général de la compagnie a indiqué que ce projet faisait partie du programme de réductions de coûts du transporteur. Il a d’ailleurs promis de travailler gratuitement en juillet, en compagnie du directeur financier. Mais avec des revenus annuels respectifs de 831.000 et 500.000 euros, ça paraît quand même plus simple de se passer d’un mois de salaire !

D’aucuns vont se gausser en disant que c’est en Angleterre et que ça n’arriverait pas chez nous. Et pourtant si.

Le fabricant d’ampoules Osram, filiale de Siemens, s’apprête à licencier les 108 employés de Molsheim (Bas-Rhin) qui ont refusé une baisse de leur salaire. Après la décision européenne d’interdire les lampes à filament, l’entreprise, en difficulté, a proposé à ses employés un avenant à leur contrat de travail prévoyant une baisse de salaire de 12,5 % sur trois ans. Ils sont 108 à l’avoir refusée. La semaine dernière, la direction annonçait la suppression des 108 postes dans le courant de l’été. Aucune ambiguïté dans le discours des patrons : « le plan social est ciblé sur les personnes qui ont refusé la modification de leur contrat de travail », reconnaît Francis Louis, membre du comité de direction.

Pendant ce temps, les actionnaires continuent d’amasser les dividendes. Laisserons nous faire longtemps ? Quand prendrons nous conscience de l’urgence de mettre fin à cet ordre capitaliste synonyme de recul social ?

Par jco
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Mercredi 17 juin 2009

Lundi dernier, se tenait l’assemblée générale de l’association centrale des laiteries coopératives des Charentes et du Poitou, dont le président n’est autre que Jean-Pierre Raffarin.

 

En pleine crise du lait par rapport aux tarifs payés aux producteurs, les syndicats agricoles ont été invités à la tribune pour y exprimer leurs revendications.

 

Mais là où les choses deviennent amusantes, c’est dans le propos de Raffarin.

 

« Il ne faudrait pas grand chose pour que je sois sur les barricades. » « Producteurs, coopératives : même combat. Il n’existe pas chez nous de dividende, de stock-option. On subit la logique mondiale portée par l’Organisation mondiale du commerce, accélérée par l’Union Européenne : celle de la dérégulation. »

 

Raffarin sur les barricades ? Pour quoi faire ? C’est lui qui en tant que 1er ministre avait déclaré « La rue ne gouverne pas. »


Belle démonstration d’hypocrisie !

Par jco
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Jeudi 11 juin 2009

Le 13 juin sera marqué par des manifestations  dans toute la France rassemblant salariés du privé et du public, retraités, jeunes...

 

Le Medef et le gouvernement misent sur la désespérance des salariés.  Comme dans bien des périodes de l’Histoire, il nous faut savoir être déterminés et garder espoir.

 

Il s’agit de mettre patronat et gouvernement devant leurs responsabilités en exigeant des réponses urgentes sur un certain nombre de points prioritaires, que ce soit l’augmentation du SMIC, des minima sociaux et des retraites, d’un plan pour l’emploi des jeunes en passant par l’abandon des suppressions de postes dans la fonction publique, du bouclier fiscal ou celui la défiscalisation des heures supplémentaires.

 

Il est profondément injuste que ce soit les plus modestes qui payent la crise dont ils ne sont pas responsables pendant que les cadeaux vont aux plus riches. Il importe que nous soyons tous ensemble et le plus nombreux possible pour faire cesser ces injustices.

 

Où que nous soyons, un lieu de manifestation est proche.

 

Voir la carte des manifestations avec les horaires pour chaque département

Par jco
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