Mme N’Gassa a été arrêtée au domicile de sa fille devant ses petits enfants de 4 ans et 7 ans. Elle
est Camerounaise, mais elle est arrivée en France en 2002 avec un visa touristique pour rejoindre sa fille unique née en France et qui est Française. Elle
a alors fait une demande de titre de séjour qui lui a été refusée. Madame N’Gassa a vécu en France dans les années 1970, puis est retournée au Cameroun. Elle est maintenant grand mère et toutes
ses attaches sont en France puisque sa seule fille et ses petits enfants vivent ici. Elle vit chez sa fille qui travaille comme infirmière libérale, s’occupe de ses petits enfants et ne demande
rien d’autre que de pouvoir continuer à vivre auprès d’eux. Cela parait assez naturel.
Placée en centre de rétention, elle doit comparaître devant le
Juge des Libertés et de la Détention. L'absence de discernement et d'humanité dans l'application des lois devient alarmante. Le gouvernement devrait avoir honte.
En quoi la présence de cette grand-mère dérange l’Etat, la nation et l’ordre
public ?
Pineau-Valencienne, le père. Un nom que les moins jeunes connaissent bien. Il fut l'ancien numéro 2 du patronat français.
Carrière au sein du groupe franco-belge Empain-Schneider qu'il rejoint en 1958, puis après un passage chez Rhône-Poulenc, il retourne chez Schneider en 1981. C’est l’homme de la faillite
retentissante de Creusot-Loire (filiale de Schneider) en 1984, avec près de 30.000 salariés touchés. En 1994, Pineau-Valencienne est inculpé par la justice belge de faux et usage de faux et
d'escroquerie pour des irrégularités présumées dans la gestion de deux filiales belges du groupe.
Pineau-Valencienne, la fille. Elle vient d’être condamnée avec son compagnon par le tribunal correctionnel de Nanterre à huit mois
de prison avec sursis et 25.000 euros d'amende pour avoir indûment perçu le RMI entre 1999 et 2005 (montant de 40 000€), alors qu’elle a payé pendant plusieurs années l'ISF. La fille de
l'ancien PDG a ainsi rempli et signé tous les trois mois entre 1999 et 2005 une déclaration de revenus suffisamment basse pour percevoir un RMI "couple sans ressources avec enfant". Les
avocats de la défense ont d'ores et déjà annoncé leur intention de faire appel du jugement. Faut pas déconner, si maintenant les riches ne peuvent même pas partager l’argent des
pauvres !
L'héritière a expliqué qu'elle ne connaissait pas tous les "tenants et les aboutissants "des démarches, et qu’elle était persuadée que ce dossier ne concernait que son compagnon. Le détournement
de prestations sociales est estimé à 40.000 euros. Laurence Pineau-Valencienne a déjà remboursé la somme de 14.000 euros au conseil général des Hauts-de-Seine.
Le problème c'est que la fille de l'industriel français, n'est pas tout à fait une précaire... Elle a été assujettie plusieurs fois à
l'impôt sur la fortune. Dans le cas présent elle était poursuivie pour complicité. A l'audience, le tribunal a parlé d'un patrimoine immobilier conséquent ainsi que d'un compte bancaire qui a vu
circuler 650.000 euros de capitaux entre 1998 et 2005. C'est un reportage de France 3 qui avait soulevé le lièvre, en novembre 2006.
Les conseils généraux ont en charge la gestion du RMI, celui des Hauts-de-Seine avec son illustre président Sarkozy
n'avait pas souhaité porter plainte... C'est la CAF qui l'avait fait, d'où le procès du jeudi 24 janvier 2008.
Quand je pense que dernièrement, un jeune homme de 20 ans a été condamné dans les Deux-Sèvres à un an ferme pour le vol de deux tablettes de
chocolat ! C’est vrai qu’il était récidiviste et que le projet de loi de lutte contre la récidive voté par les députés de la majorité UMP instaure
des peines minimales pour répondre à un engagement du candidat Sarkozy. On voit le résultat, 1an ferme pour deux tablettes de chocolat, huit mois avec sursis pour fausse déclaration ayant permis
de percevoir des fonds du RMI.
Rachida Dati peut-être contente de ses peines plancher. Cela donne deux poids, deux mesures.
Inique !!!!!