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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 00:15
Le jeudi 19 novembre, François Fillon accompagné d’une équipe ministérielle venait à Reims inaugurer un projet d’aide à la réussite au Lycée Roosevelt. Lors de sa visite, des lycéens manifestaient devant le lycée afin de protester contre ces réformes. Ils brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « mouvement des lycéens en lutte ». Comme le relate le journal L’Union de Reims, «  Les gendarmes mobiles ont alors attaqué le rassemblement lycéen faisant preuve d'une violence féroce […] » Douze lycéens ont également été interpellés sans aucun motif. Ils ont été traduits en comparution immédiate. Quatre d’entre eux sont condamnés à trois mois de prison avec sursis pour participation ou organisation d’une manifestation illégale et violences volontaires contre gendarmes mobiles ayant entraîné une interruption temporaire de travail.

 

 

Ci-joint le témoignage du père d’un de ces jeunes.

 

Bonjour,

 

J'apporte ce jour le témoignage d'un père de famille dont le fils est passé en comparution immédiate suite à cette manifestation et a été condamné à 3 mois de prison avec sursis après avoir passé 24h en garde à vue.

Mon fils Léo Belenguier a 18 ans, donc majeur, et il  est étudiant en fac d'histoire à Reims. Il n'est pas inscrit à un parti politique et s'est rendu à la manif par solidarité avec ses camarades et amis du  lycée Roosevelt. Il a un casier judiciaire vierge, un attachement profond aux valeurs de justice et de solidarité doublé d'un tempérament doux et pacifiste. Il s'intéresse à l'actualité politique en tant que personne majeure porteur d'un droit de vote particulièrement en ce qui concerne ses pairs. Mon fils a déjà participé à des manifestations et n'a jamais commis aucune violence ni exaction d'aucune sorte allant même jusqu'à redresser des containers de poubelles en déplorant ces actes susceptibles selon lui de discréditer les actions menées. C'est ce même jeune garçon qui s'est fait interpeller et menotter jeudi après la manifestation au cours d'une rafle commise par la BAC alors qu'il attendait assis sur un plot pour reprendre son vélo garé devant le lycée, alors que la manifestation était terminée et qu'il avait demandé aux CRS à quel moment son vélo serait accessible.

Cette arrestation brutale est motivée par l' accusation d'avoir jeté des pierres sur les policiers pendant la manifestation avec soi disant pour preuve une vidéo le montrant distinctement. Mon fils  fort de son innocence a demandé aussitôt à voir la vidéo qui le mettait en cause.

Il a été placé en garde à vue pour 24 heures, sans jamais pouvoir visionner ce document qui était sensé l'accabler. La raison en était, d'après la police que la vidéo était sous scellés pour le tribunal. Après 24 heures de garde à vue traumatisantes (refus de l'informer de notre connaissance de sa situation, annonce que sa garde à vue pouvait être prolongée s'il niait, refus de nous contacter pour que nous communiquions aux forces de l'ordre les coordonnées de notre avocat...),il a été jugé en comparution immédiate qu'il a acceptée pour éviter de se retrouver en "préventive" chantage odieux qui ne lui laissait d'autres choix que le procès expéditif ou la prison. Il n'a rencontré son avocat commis d'office que quelques minutes avant d'entrer dans le prétoire ce qui laisse perplexe sur le temps accordé pour préparer sa défense.

Malgré la demande des avocats et des inculpés, malgré l'absence complète de preuves (le seul témoignage écrit est celui du policier blessé qui disait n'avoir reconnu personne et expliquait que les jets de pierre venant de l'arrière de la manifestation ne leur étaient pas imputables puisqu'ils étaient sur l'avant ) et malgré les dénégations des quatre inculpés, cette bande vidéo n'a jamais été présentée à quiconque et le procès s'est conclu par une peine de sursis de trois mois pour chacun alors même qu'aucun témoin n'avait été entendu et qu'aucune preuve n'existait.

La conclusion de tout cela dépasse ce qu'un citoyen français peut imaginer: la condamnation sans preuve d'un innocent pour l'exemple, un traumatisme psychologique évident provoqué par une garde à vue visant prioritairement à faire d'un innocent un coupable à coup d'intimidation et de brimades de toutes sortes : autorisation d'aller aux toilettes plus d' une demie heure après la demande, nuit passée dans des conditions d'hygiène épouvantables, refus d'appeler les parents pour le choix de l'avocat, refus des policiers du commissariat de Reims alors que je me suis rendu sur place sur leur conseil de me donner les informations sur les suites de la garde à vue jusqu'à la comparution immédiate après avoir soufflé le chaud et le froid et m'avoir donné des informations erronées ou contradictoires, refus du tribunal de prendre en compte l'absence de preuves et au final une condamnation avec sursis mettant directement en péril l'accès à la vie professionnelle de mon fils au terme de ses études.

J'espère que beaucoup de parents auront accès à cette information pour s'alarmer des conséquences désastreuses d'une politique sécuritaire et paranoïaque capables de  briser la vie d'un jeune homme jusque là libre et heureux.

 

Georges Belenguier

 

Cela rappelle étrangement les condamnations sans preuve de Samuel et Jean-Salvy à Poitiers

 


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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /2009 18:36

A Poitiers, Jean-Salvy et Samuel sont libres, mais leur innocence n'est toujours pas reconnue. Quant à Patrick Dubreucq, condamné à 4 mois de prison ferme pour avoir jeté un projectile en direction des forces de l’ordre sans que personne n’ait été blessé, il est toujours incarcéré. La « justice » a considéré que ses garanties de représentation en justice et de non réitération étaient insuffisantes.

Il est bien connu que selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

J’invite les lecteurs de mon blog à signer la pétition pour demander la libération immédiate de Patrick Dubreucq, la relaxe de tous les inculpés et l’arrêt de toutes les procédures en cours et d’inviter leurs amis à faire de même.

Lien vers la pétition

Pour écrire à Patrick, en prison : Patrick Dubreucq - Centre Pénitentiaire de Poitiers / Vivonne - Champ de Grolles - RD 742 - 86370 Vivonne

 

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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 18:49


A Poitiers, deux étudiants et un SDF ont été condamnés et emprisonnés malgré les nombreux témoignages de leur innocence. En cause, les sanctions lourdes réclamées par Hortefeux qui s'est déplacé à Poitiers le jour du jugement en comparution immédiate. Ils paient pour qui alors ?






Qui étaient les casseurs ? Un témoignage paru dans l'Humanité du 19 octobre.

Fin de manif à Poitiers. De chez lui, Arnaud (1) voit une dizaine de jeunes débouler dans sa cour, dans le centre-ville. Il les y rejoint. Pendant près d’une heure, il se trouve donc aux premières loges pour observer l’organisation de ces « manifestants », venus selon lui de « toute la France, même d’Amiens ». Ce qui le marque : le silence et la rapidité de mouvements « parfaitement coordonnés ». En « quelques minutes », les jeunes gens, « entre 20 et 25 ans », se changent, « comme un seul homme », quittent leurs gants, déguisements et vêtements, « pour enfiler des chemises comme jamais je ne pourrais m’en payer », se recoiffent. Puis se débarrassent de leurs affaires dans un grand sac-poubelle qu’ils confient à Arnaud avec mission de le jeter. Ils se renseignent ensuite « sur le moyen de rejoindre leurs véhicules garés sur le boulevard et de quitter la ville sans croiser la police ». Et enfin, sortent de l’immeuble, « séparément, par couples, méconnaissables ». Plus tard, le jeune homme retrouvera « un pétard énorme, des lunettes de plongée, de véritables masques à gaz, et même leurs recharges, une centaine de flacons de sérum physiologique, deux plans de Poitiers… » Devant lui, ils n’ont pas mentionné un seul nom. « Et ne se connaissaient peut-être même pas. » Pour lui, les casseurs appartiennent au mouvement « Black Block », sont venus de toute la France, d’Espagne… mais aussi de Poitiers. Selon Arnaud, ils se sont organisés, de façon indépendante, par Internet. « Notre génération a un temps d’avance sur les policiers en la matière, or il est très facile de déjouer l’attention, de brouiller le circuit d’envoi d’un mail. » Pour lui, leur mode d’organisation est, en soi, un démenti à la volonté affichée par le gouvernement de « dissoudre des groupuscules » : « Ce sont des gens qui fonctionnent en réseau, mais de manière individuelle pour ne pas être bridés par une organisation… Il est impossible de dissoudre des individus ou des idées. » Sous couvert d’anonymat, un membre des renseignements nationaux s’interrogeait samedi dans la presse : lui avait été informé depuis des mois des risques inhérents à cette manifestation.


A. R.

(1) Le prénom a été modifié.

 

A lire également la double peine des militants de Poitiers


Le lien vers le blog de soutien à Samuel Bastard et Jean-Salvy Compte

 

 

 

Signez la pétition de soutien


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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 23:17
C'est par hasard que je suis tombé sur un fait divers, mais pas si divers que ça finalement.

Source Ouest-France

En mai, à Rennes, l'un des fils du Premier ministre a accroché une motarde. Volontairement, selon cette dernière.

 

« J'ai vraiment eu la trouille de ma vie. » C'était le 19 mai, à Rennes. Une femme de 41 ans circule à moto sur la rocade nord et s'engage sur une bretelle menant à la route de Lorient. Un 4X4 arrive à sa hauteur et la « serre » : « Il y avait deux jeunes hommes à l'avant. Ils m'ont collée. Moi, je roulais en appui contre la voiture », relate-t-elle avec émotion. L'accrochage dure plusieurs mètres. Elle parvient à ne pas tomber. « Un moment, ils ont ralenti. J'ai accéléré. Ils sont restés derrière moi quelques instants avant de me dépasser à nouveau. Là, j'ai eu droit à diverses insultes. »

 

La motarde s'arrête mais a le temps de relever la plaque d'immatriculation. Le véhicule vient de la Sarthe. Elle dépose plainte au commissariat. C'est là que l'affaire se corse. L'enquête montre que la voiture appartient à François Fillon. Et que le conducteur n'était autre que l'un de ses fils. Début septembre, le délégué du procureur prévient la plaignante qu'il engage un rappel à la loi : une mesure alternative aux poursuites pénales. Si l'automobiliste en cause se présente à la convocation, « ce dossier sera classé sans suite ».

 

Le fils du Premier ministre s'est bien présenté, le 16 septembre. « On lui a rappelé les règles fondamentales de la sécurité routière », dit le procureur, Hervé Pavy.

 

L'automobiliste a contesté avoir agi intentionnellement.

 

La plaignante demande 2 120 € de dommages et intérêts. Par l'intermédiaire de son avocat, Me Mikaël Goubin, elle a écrit au procureur afin que celui-ci saisisse un juge d'instruction ou renvoie directement l'affaire devant le tribunal correctionnel.

 


Cela me rappelle un autre fait divers avec un protagoniste dénommé Jean Sarkozy. Cette fois c'est le fils du 1er ministre. Essayez d'imaginer si c'était un de vos enfants qui avait été le chauffeur de ce véhicule ? Un dossier classé sans suite ?

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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /2009 23:41
Je relatais dans un précédent article la condamnation de six salariés de Continental parmi les quelque 200 ouvriers présents lors du « remue ménage » de la sous-préfecture de Compiègne.

J’ai appris depuis que parmi les salariés condamnés, figurait une certaine Nathalie Herbin qui avait avoué avoir jeté par la fenêtre une ramette de papier. Vous vous rendez compte, quel acte odieux ! Une ramette de 250 feuilles par la fenêtre.

Souvenez vous que les agriculteurs qui avaient saccagé le bureau de la ministre Dominique Voynet en 1999 avaient été exemptés de peine. Pas de poursuite non plus contre les indépendantistes corses qui avaient blessé pas moins de 70 policiers lors d’une manifestation en avril dernier. Quant aux 3000 contribuables qui possèdent un compte dans des banques suisses et sont en situation de fraude, ils sont gentiment invités à régulariser leur situation avant le 31 décembre 2009. Interrogé, le cabinet du ministre de l’industrie indique que « le ministre ne commente pas une décision de justice et qu’il refuse de négocier quand les salariés sont violents ».

Par contre ce gouvernement négocie avec les fraudeurs. Peut-être y a t’il parmi eux des amis de la soirée du Fouquet’s ?
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /2009 21:29

« Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit ! »


28 000            Objectif chiffré pour 2011 de reconduites a la frontière,

5 500              Objectif chiffré pour 2011 d’interpellations d’aidants.

(source : Loi de finances 2009)



Nous sommes tous concernés par ces objectifs chiffrés, parce qu’avant d’être «sans-papiers», ces hommes, ces femmes et ces enfants sont des personnes en difficulté, isolées et démunies et  il est de notre devoir de citoyen de les aider dans la dignité et le respect dû à chaque être humain.

Parole d’homme, texte de Bruno SOLO

Si d’aventure, notre chemin croise celui d’un homme en passe de tomber dans un gouffre, notre devoir est de lui tendre une main salvatrice… comment qui ou quoi que ce soit oserait nous contester cette mission « sacrée » ? On me parle d’une loi ?!... Quelle loi ?...Pas une loi des hommes en tout cas… d’où viendrait-elle cette « loi » qui voudrait nous contraindre à utiliser cette même main pour pousser ce même homme dans le vide ?! Je ne peux pas y croire. D’ailleurs si j’acceptais la simple idée d’y croire… alors je ne croirais plus en rien. La seule foi qui m’anime est celle de mon amour des hommes, la seule foi qui vaille ! Et comme cette foi est chevillée à mon corps d’homme comme à celle de millions d’autres, je sais au plus profond de moi que cette loi ne peut avoir été conçue par des hommes dignes de cette appellation sacrée entre toute ! Cette loi ne demeurera pas, elle n’en a pas le droit.


Voici les horaires par ville des mobilisations prévues le mercredi 8 avril 2009.

A noter : la mobilisation de Paris est prévue à 13h00 sur la Place Saint Michel.

Aix en Provence : 18h00 / Ales : 11h30 / Alençon : 10h00 / Amiens : 13h00 / Angers : 12h30 / Annecy : 12h30 / Angoulême : 16h30 / Auxerre : 10h00 / Beauvais : 10h00 / Belfort : 17h30 / Bobigny : 18h00 / Bordeaux : 13h00 / Boulogne-sur-Mer : 13h00 / Brive : 16h30 / Caen : 18h00 / Carcassone : 18H00 / Chamberry : 17h30 / Charleville Mézières : 13h00 / Châteauroux : 15h00 / Clermont Ferrand : 13h00 / Evreux : de 12 à 14 / Foix : 10h00 / Grenoble : 13h00 / La Rochelle : 13h00 / Le Havre : 17h00 / Le PUY : 17h00 / Lille : 10-12h00 / Limoges : 17h30 / Longwy : 11h00 / Lyon : 12h30 / Mâcon : 18h00 / Marseille : 13h00 / Melun : 13h00 / Montauban : 14h00 / Montpellier : 12h15 / Mulhouse : 10h00 / Narbonne : 11h30 / Nancy : 18h30 / Nantes : 10h00 / Nevers : 17h00 / Nîmes : 18h00 / Niort : 12h00 / Orléans : 12h30 / Paris : 13h00 / Pau : 12h00 / Perpignan : 10h00 / Privas : 12h00 / Rennes : 11h30 / Roanne : 10h00 / Rodez : 10h00 / Rouen : 18h00 / Saint Brieuc : 11h30 / Saint Etienne : 10h00 / Saint Nazerre : 18h00 / Saintes : 10h00 / Strasbourg : 10h00 / Toulon : 17h30 / Toulouse : 16h30 / Tours : 14h00 / Tulle : 16h30 / Valence : 17h45


A NIORT, rassemblement devant le tribunal, rue du Palais à 12h00



Voir le site édité par Emmaüs France



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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /2009 14:31

Dans la présentation de mon blog, je disais : "La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions ..."


Eh bien oui elle est mise à mal, on s'en rend compte chaque jour. Et un jugement vient de le confirmer. L'homme qui avait brandi en août une affichette «Casse-toi pov’con» devant la voiture de Sarkozy avait été condamné à une «amende de principe» de 30 euros. Il avait décidé de faire appel, son avocate, Me Dominique Noguères, avait plaidé la relaxe, estimant que le délit d’offense n’était pas constitué. En reprenant cette phrase, il ne faisait que parodier le président lui-même qui avait prononcé ce «Casse-toi pauvre con» à l’adresse d’un visiteur qui refusait de lui serrer la main en lui disant «ah non, touche-moi pas».


Mais en appel, cette personne, militante de RESF (Réseau éducation sans frontière) et proche des mouvements altermondialistes vient d'être condamnée à 1000 euros d'amende.


Celui qui devrait être garant des valeurs de la république est le premier à les bafouer. Le tribunal a précisé que « la loi entend protéger la fonction de président de la République, et que M. Eon ne peut se targuer comme simple citoyen d’être traité d’égal à égal ».


Crime de lèse-Sarkozy. Nous sommes revenus en monarchie. Vive la Révolution.







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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 21:39

Lounis Ibadioune devra se présenter au tribunal le 18 février. Son crime, avoir vendu « l’Humanité Dimanche » au marché Dejean dans le 18e arrondissement de Paris, marché où il est présent depuis vingt ans. Cela remonte à 2007, il a été interpellé sur ce marché par la police pour « vente de marchandises dans un lieu public sans autorisation ». La marchandise en question, c’était l’« HD ». « Plusieurs fois déjà, des policiers étaient venus me chercher des histoires. À chaque fois, ils avaient abandonné parce que les gens autour réagissaient. Mais là, ils n’ont pas voulu céder. On était un mois et demi avant la présidentielle… », explique Lounis. Il a refusé de payer l’amende. « Il faut se battre pour la liberté d’expression politique, particulièrement aujourd’hui. » Il passera donc devant les juges.


Dans sa très belle chanson « Ma France » qui date de 1969, Jean Ferrat évoque cette vente militante, et voilà que 40 ans plus tard, certains tentent de bafouer cette liberté d’expression. Lounis Ibadioune doit être relaxé, il en va de nos libertés et de l’avenir d’une presse d’opinion dans ce pays où nos droits sont de plus en plus menacés.


Je vous invite à signer la pétition de soutien à Lounis Ibadioune,


Extrait de « Ma France »

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain
Ma France




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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /2009 22:58


La Police Aux Frontières (PAF) recrute: rejoins-nous!


Tu t'ennuies dans la vie?

Tu veux soutenir notre Président dans sa pêche aux voix du Front National?

Tu trouves qu'il y a trop d'étrangers en France?

Tu veux un métier où, plus t'obtiens des résultats, plus tu gagnes du fric?

Alors la police de l'immigration est faite pour toi!

Le matin vers 6 heures, tu commences ta journée et tu vas cueillir quelques sans papiers à leur domicile grâce aux fichiers préparés par la Préfecture ou grâce à ces quelques bons citoyens qui dénoncent leur voisin. Si tu les rates, ne t'inquiète pas! Dans la journée, tu peux aussi organiser des contrôles d'identité au faciès. Tu te postes à la gare ou dans le métro et tu contrôles en priorité les arabes et les noirs. Y a toujours un ou deux sans-papiers parmi eux. Et si jamais tu les rates encore, alors n'hésite pas à mettre le paquet. Tu te postes devant la Croix Rouge, devant un foyer pour étrangers ou encore devant une association qui s'occupe d'aider les sans-papiers, et là c'est bingo!

Tu as toujours apprécié l'ordre, la propreté, l'intimité? Là encore notre service te donne l'occasion d'accompagner les sans-papiers dans des centres spéciaux que l'on appelle les centres de rétention. Ils sont parqués de force par dizaines et c'est toi qui les déplaces, qui les emmènes à l'hôpital, au tribunal, à leur consulat et même dans leur pays.

Si tu as peur des arabes et des noirs sache que tu peux maintenant menotter les sans-papiers à chaque fois que tu te déplaces. Ca rassure et c'est rigolo, parce que, eux, ils ne comprennent pas pourquoi on leur met des menottes alors qu'ils ont rien fait.

Si tu aimes les enfants, tu trouveras dans notre service beaucoup de satisfaction. Tu n'es pas sans savoir que les sans-papiers font des enfants juste pour éviter d'être expulsés. Ben maintenant, on peut aussi interpeller les enfants, les mettre en garde à vue avec leurs parents ou encore les placer en rétention. Oui, oui, notre métier autorise l'enfermement des enfants. Cela facilite des relations de proximité avec toutes les catégories d'âge.

Y a aussi les expulsions. T'es dans une équipe et on te charge de raccompagner les sans-papiers dans leurs pays. Ce qui est chouette, c'est le voyage parce que tu vois des paysages. En plus, si le sans-papiers te fait chier ou est trop bruyant, des fois t'as le droit de le calmer par une petite piqûre ou de l'attacher dans l'avion. Nous faisons donc un travail proche de celui des médecins, fondé sur la proximité des corps.

Tu trouves que notre métier est dégueulasse?

Alors rejoins nos pires ennemi(e)s du collectif de soutien aux personnes sans-papiers.



Pour avoir écrit ce tract, trois militants du collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes ont vu la ministre de l’intérieur MAM les attaquer en justice pour « injures » et « diffamation ».


Hier le tribunal les a relaxés, le juge expliquant que dans la lutte en faveur des sans-papiers, on avait le droit de s’exprimer, même de manière polémique. Reste à savoir si le parquet va faire appel.


Qu'en sera t'il de ces situations après la suppression des juges d'instruction ?



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Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /2008 22:46

Mme N’Gassa a été arrêtée au domicile de sa fille devant ses petits enfants de 4 ans et 7 ans. Elle est Camerounaise, mais elle est arrivée en France en 2002 avec un visa touristique pour rejoindre sa fille unique née en France et qui est Française. Elle a alors fait une demande de titre de séjour qui lui a été refusée. Madame N’Gassa a vécu en France dans les années 1970, puis est retournée au Cameroun. Elle est maintenant grand mère et toutes ses attaches sont en France puisque sa seule fille et ses petits enfants vivent ici. Elle vit chez sa fille qui travaille comme infirmière libérale, s’occupe de ses petits enfants et ne demande rien d’autre que de pouvoir continuer à vivre auprès d’eux. Cela parait assez naturel.


Placée en centre de rétention, elle doit comparaître devant le Juge des Libertés et de la Détention.
L'absence de discernement et d'humanité dans l'application des lois devient alarmante.
Le gouvernement devrait avoir honte.

En quoi la présence de cette grand-mère dérange l’Etat, la nation et l’ordre public ?

 

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