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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 21:27

P1150963Cela fait 3 ans que la fête de rentrée du PCF a établi ses quartiers sur l’îlot de Comporté en bordure de Sèvre. Si le temps du week-end n’a pas toujours été très clément, la pluie venant notamment arroser le dîner du samedi et la fin de matinée du dimanche, cela n’a pas empêché une très bonne fréquentation.

 

A la veille d’une année 2012 et des élections présidentielle et législatives, pour lesquelles les militants communistes mettront toute leur énergie pour qu’elles débouchent sur une véritable alternative politique, les débats ont été un moment important de cette fête.

 

 

Le samedi après-midi, le débat portait sur l’avenir du service public de santé. Une petite centaine de personnes ont participé à ce débat animé par le docteur Paul Cesbron, gynécologue obstétricien, ancien Chef de Service de la Maternité du Centre Hospitalier de Creil. Il était entouré du docteur Patrick Avarguez praticien hospitalier à l'hôpital de Niort, du Dr Ariane Zélinsky, pédiatre à l'hôpital de Niort, et de Jean Worms, représentant Poitou-Charentes de la coordination nationale Santé, tous membres des différents réseaux de défense des hôpitaux publics.

 

P1150974De gauche à droite : Patrick Avarguez, Paul Cesbron, Ariane Zélinsky, Jean Worms 

 

Avec la mise en cause du service public de santé, c’est une médecine à plusieurs vitesses qui est en train de se mettre en place. Sournoisement, la loi Bachelot ou plus exactement la loi « Hôpital, patients, santé et territoires » aboutit à la suppression de milliers de postes d’infirmières et de médecins. L'intitulé de cette loi est tout l'inverse de ses objectifs. "Territoires" alors que le résultat tend à la disparition des hôpitaux de certains territoires, éloignant davantage le "patient" des lieux de soins. "Santé" alors que tout concourt à la soumettre à la concurrence, comme si la santé était une marchandise. Efficience et rentabilité sont dorénavant les maîtres mots du management hospitalier. L’hôpital public est en danger, comme l’est tout notre système de santé. On le voit bien avec les attaques portées également contre le système de sécurité sociale dont Ambroise Croizat, ministre communiste, fut l’un des fondateurs. Le principe qui régissait notre système d'assurance maladie depuis 1945, « A chacun selon ses besoins; de chacun selon ses moyens » est mis à mal au profit des assureurs privés, la santé devenant pour eux un marché.

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Les 2 heures de débat auraient pu se poursuivre, il y a tant à dire. Une autre voie est possible, il faut revenir à un système basé sur la solidarité où coexisterait un secteur public et un secteur privé à but non lucratif (le véritable mutualisme). Le service public, qu’il soit de la Santé, de l’Education, de la Poste etc. est en danger.

 

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Le dimanche après-midi, ce sont 200 personnes qui se retrouvaient pour écouter et débattre avec Gérard Mordillat, romancier et cinéaste, auteur notamment de la fresque sociale « Les vivants et les morts ». Dans la lignée du débat du samedi sur le service public de santé, il a été aussi question de service public, pour dire là aussi que ce n’est pas lui qui est responsable de la dette, pas plus que les salaires. Gérard Mordillat dénonce, arguments à l’appui, ceux qui clament haut et fort qu’il n’y a pas d’alternative au capitalisme, au marché, à la mondialisation, à la déréglementation financière, aux baisses de salaires, aux délocalisations, à la disparition des protections sociales, etc. Certains sont même parait-il de gauche ??? 

 

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Alors comment ça pas d’alternative ? Il n’est pas impossible de penser le monde autrement qu’en terme de concurrence et de profits. Il n’est pas illusoire de vouloir le transformer. Mais pour cela, ce n’est pas d’une alternance avec quelques petits aménagements sociaux-démocrates qui nous est nécessaire.

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Comme le rappelle Gérard Mordillat dans son livre « Il n’y a pas d’alternative », l’article 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 affirme « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs »

 

Il n’y a donc pas d’alternative à la Révolution. 

 

 

A suivre : Succès de la fête de rentrée 2011 du PCF à Niort (Le côté festif) 

 


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