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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 08:00

Dans son dernier éditorial (voir ci-dessous), Christophe Barbier, le directeur de la rédaction de L’Express déverse sa rage sur Jean Luc Mélenchon au point que la bave lui coule aux lèvres (normal pour un chien de garde).

 

Ce journaliste bien connu pour son côté servile envers les puissants et les riches titre son éditorial : « Pour en finir avec Mélenchon ! »  Serait-ce la montée dans les sondages du Front de Gauche et de son candidat J.L Mélenchon qui lui devient insupportable et lui fait perdre tout contrôle ?

 

Ne vous en déplaise, Monsieur Barbier, Jean Luc Mélenchon est le candidat d'une partie du peuple de France qui se reconnaît dans son programme « L’humain d’abord ». Sachez que ce peuple ne vous aime pas, n'aime pas votre suffisance, votre haine qui éclate au grand jour quand vous ne contrôlez plus vos nerfs. Un seul objectif devait vous guider, casser du Mélenchon coûte que coûte, sans s’intéresser le moins du monde à son programme. Là, vous tombez le masque et dévoilez votre vraie nature. Votre devise est probablement « l'alliance de l’éditorialiste et de l’argent ». Pas de quoi être fier ! Vous appartenez à cette catégorie bien pensante à l’égard des tenants du libéralisme à tous crins, ceux-là même qui vous nourrissent, jusqu'à leur manger dans la main. D'ailleurs vous êtes en bonne place dans le film « Les nouveaux chiens de garde » ! A ceux qui ne l'ont pas déjà vu, ne manquez pas ce film (*). C’est édifiant. Votre médiocrité apparaît au grand jour, et vous en apportez une nouvelle preuve avec cet éditorial.

 

Eh oui Christophe Barbier, tout s'achète, sauf le talent ! Vous, vous êtes vendu au système et vous ne supportez pas ceux qui veulent le tailler en pièce. On a bien compris, vous c’est plutôt « Le Barbier servile ! », un exemple à ne pas suivre dans les écoles de journalisme. Allez, à la niche Barbier !

 

 

(*) Pour les amis niortais, le film est programmé au Moulin du Roc du 11 au 17 avril 2012. La séance du 16 avril devrait être suivie d'un débat avec Yanic Gornet d’Acrimed.

 

 

Editorial de Christophe Barbier dans l'Express

 

 

Verbe haut et idées courtes, mi-tribun, mi-guignol, le candidat du front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, monte dans les sondages.

 

Dans les salons bourgeois comme dans les cours d'usines - et d'ailleurs plus dans les salons que dans les usines -, la mode est au mélenchonisme. Sarkozy fatigue par son trop-plein et Hollande ennuie par son trop-vide, Le Pen demeure infréquentable sous le vernis du prénom, et la campagne de Bayrou ressemble à la tournée d'adieux d'un chanteur familier: le neuf, c'est Mélenchon ! Le printemps approche, la couleur de saison est le rouge, les idées se portent courtes et le verbe haut, voici le temps du nouveau Che. 

 

Il y a en Jean-Luc Mélenchon des contrastes vivifiants, un mélange de folklore tribunicien, de bolchevisme light et de juste colère. Mélenchon plaît parce qu'il est la bouche fumante du mécontentement social, parce qu'il y a en lui de la légitimité populaire et un air, si français, de barricades. Le succès dans les sondages de ce candidat furibard, c'est l'annonce, aussi, des conflits et des tensions qui déchireront à coup sûr la France dès après l'élection présidentielle, au plus tard à l'automne. Mélenchon est, posé au sommet du débat public, ce que la petite soupape chuintante est sur le couvercle de la Cocotte-Minute: son bruit rassure et amuse, mais il peut aussi annoncer l'explosion...

 

Républicain irréprochable, laïcard intransigeant et patriote lyrique, Jean-Luc Mélenchon a gagné l'estime de ses concitoyens. En revanche, candidat du système, nourri aux fromages de tous les mandats et au gâteau du carriérisme politicard, il suscite l'ironie quand il part à l'assaut du monde auquel il appartient: Mélenchon, c'est un peu un meunier déguisé en Don Quichotte. Enfin, il ne mérite aucune indulgence quand il se vautre dans l'invective et dans l'injure. Même s'il aboie sans jamais mordre, car sa prudence parle plus fort que son courage, il est impardonnable et ridicule quand il s'affuble d'un masque de pitbull.

 

Jean-Luc Mélenchon aime les effets de manches, y compris les manches de pioche, mais le plus grave est ailleurs: son idéologie, trotsko-marxo-protecto-nationaliste, pourrait bien polluer l'éventuel quinquennat de François Hollande. En effet, si la prime au méchant vaut à Mélenchon de créer la surprise dans les urnes, le nouveau président devra faire avec. Déjà handicapé par un programme imprécis et mal financé, le socialisme de gestion serait alors pris en otage sur sa gauche. Car Mélenchon, ténor les meilleurs jours et guignol les pires, a déjà réussi un exploit: ressusciter le Parti communiste. Le communisme mordu par Mélenchon, c'est un peu comme un vieux dragon qui aurait attrapé la dengue - ou la rage: il s'agite sans grande cohérence, mais crache à nouveau du feu. Pas assez pour incendier ce palais d'hiver qu'est la France, mais suffisamment pour faire bouillir l'eau tiède du PS.

 

Quand une présidentielle se résume à un duel ennuyeux, on cherche le troisième homme. Quand les débats de fond déçoivent, on se console avec le spectacle. Quand la gauche de gouvernement fuit le risque dans les idées et la précision dans les programmes, la gauche de protestation se régale. Le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon s'appelle François Hollande. 

 


 

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commentaires

B

Merci Mr Barbier, je vous dois mon dernier éclat de rire ! votre "grande prestation" face à Bernard Henry Levy. Le nouveau duo comique !


Plus personne ayant vu ce film ne vous prendra jamais plus au sérieux ! et ne pourra s'empêcher d'éclater de rire à tout propos que vous direz désormais ...
Répondre
J


Tout à fait, mais cela vaut-il de lui dire "merci" ?