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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 17:22

 

En virant salement de Charlie-Hebdo le dessinateur Siné pour antisémitisme en 2008, Philippe Val portait un mauvais coup à cette liberté de la presse qu’il prétend chérir comme un Saint-Just. Val cédait sur deux fronts : celui de l’insolence (en craignant une réaction des Sarkozy fils ou père) et celui du débat d’idées en brandissant l’antisémitisme, à mauvais escient, comme une bulle d'excommunication.

 

Depuis Philippe VAL a quitté Charlie-Hebdo pour prendre le poste de directeur de France-Inter. Lorsque l’affaire avait été ébruitée, Charb, bras droit de Philippe Val en tant que directeur adjoint de la rédaction déclarait : « J'ai fait la tournée de toute la rédaction, et Philippe Val n'en a parlé à personne. A l'heure qu'il est, je considère que j'ai toujours un patron. » Deux solutions : soit l'information n’est pas exacte, soit elle l'est et Philippe Val ne la confirme pas parce qu'il n'a pas eu le temps de prévenir la rédaction de Charlie avant qu'elle ne « fuite ».


« Pas eu le temps de prévenir la rédaction », une habitude chez Philippe Val, car dans l’affaire qui suit, il n’a pas eu le temps cette fois encore de prévenir les personnes concernées.



Article publié dans l’huma du 11 janvier


Le nouveau directeur de la radio publique a des méthodes pour le moins contestables, entre déférence au pouvoir politique et brutalité envers une rédaction désabusée.

 


Il y a de l’émotion à France Inter. Philippe Val, le directeur de la station, nommé voilà tout juste six mois, crée des remous dans la station publique. Après avoir évincé de la revue de presse  Frédéric Pommier, il a avancé de manière brutale le début de la matinale de Nicolas Demorand d’une demi-heure, à 6h30. Ce qui permet de concurrencer Europe 1, qui démarre sa matinale à la même heure. Même si la radio privée se retrouve, dans les sondages, bien loin derrière France Inter. Mais Philippe Val a surtout « oublié » d’avertir les principaux intéressés, Patricia Martin, qui voit son émission amputée d’une demi-heure, et Simon Tivolle, un des journalistes de référence de l’antenne, qui voit sa chronique de 6h45 annulée.


« Avant les fêtes, nous avons réagi en intersyndicale sur la façon cavalière et brutale dont il a congédié Patricia Martin et Simon Tivolle », assure un syndicaliste de France Inter. Seule justification du seigneur de ces lieux : « J’ai été débordé et je n’ai pas eu le temps de les prévenir. » Propos relayé par Jean-Luc Hees, le patron de Radio France, qui estime pour sa part que « l’immobilisme n’est pas une fin en soi, c’est même la mort assurée de nos activités ». Certes. Mais il y a la méthode, qui reste plus que discutable.


Inquiets, les producteurs du vaisseau amiral de Radio France ont demandé audience à Philippe Val, le 18 décembre 2009. À l’occasion, le directeur de France Inter a parlé de ses projets pour l’avenir de la grille, qui n’ont pas rassuré plus que ça lesdits producteurs. Il a surtout eu une sortie qui laisse pantois : « France Inter est une radio qui coûte cher à l’actionnaire, qui n’est pourtant pas très bien traité par la station. » Le lendemain, un tract de la société des producteurs lui rappelait que ce sont les auditeurs qui sont les actionnaires de la station, et pas Nicolas Sarkozy ! « Nous sommes encore dans une forme de nervosité. Il est évident pour moi que l’actionnaire d’Inter n’est pas le président de la République, mais les auditeurs. Tout changement est compliqué à faire, mais je ne veux pas que France Inter soit un musée », a-t-il ajouté. Le mois dernier, Nicolas Sarkozy n’avait pas caché son mécontentement devant le travail de la directrice de la rédaction de France Inter, Hélène Jouan, et plusieurs journalistes. Les élections de 2012 approchant à grands pas, Sarkozy et ses sbires semblent se souvenir que la radio aussi est un enjeu de pouvoir. « C’est la fin de la période d’observation. Nous sommes désormais dans un rapport de forces avec le pouvoir et son représentant à la tête d’Inter », assurait jeudi un journaliste dans le Monde. « Les coups bas sont partis sans qu’on les sente venir. Du coup, on se méfie de chaque rumeur », nous confiait-on au téléphone. « Quand on gueule en interne, il s’en fout. Il faut peut-être qu’on sorte nos affaires dans la presse. » Pour donner des clés aux auditeurs, réels actionnaires de la radio.


Caroline Constant

 

 

Un dessin qui illustre bien la nouvelle direction de France-Inter

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La chronique de Stéphane Guillon



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