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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 23:22

L’invité du 7-9 de France-Inter était ce matin le lauréat du prix Goncourt Michel Houellebecq. Ci-après un  extrait en rapport avec la politique et où Bernard Guetta a montré toute la mauvaise foi dont il est capable. 

 

Michel Houellebecq : Je ne suis pas un citoyen et je n’ai pas envie de le devenir.

On n’a pas de devoir par rapport à son pays, ça n’existe pas, il faut le dire aux gens. On est tous des individus, pas des citoyens.

Soyez libres, ne vous laissez pas emmerder.

...

Michel Houellebecq : Je pense qu’on est à une période de relatif épuisement de la démocratie représentative, il faudrait passer à plus de démocratie directe. Je souffre légèrement à chaque fois que j’entends parler de politique. Je pense qu’il faudrait que les gens votent plus sinon on ne s’en sortira pas.

Patrick Cohen : Vous ne donnez pas l’exemple

Michel Houellebecq : J’ai pas envie de voter pour quelqu’un mais envie de voter sur des sujets, qu’on me demande mon avis sur des sujets.

Patrick Cohen : La démocratie athénienne.

Michel Houellebecq : Ne dites pas ça comme si c’était une espèce d’utopie impossible.

Bernard Guetta : Vous êtes incroyablement contradictoire, vous disiez à l’instant que vous n’étiez pas citoyen, que le pays c’était comme un hôtel, et là vous appelez à plus de démocratie.

Michel Houellebecq : J’en suis arrivé là parce que j’ai l’impression que je ne suis pas consulté sur les sujets. On me demande d’élire mon roi. Je n’ai pas envie d’élire mon roi.

Je suis frustré sur le plan démocratique de ne pas être consulté sur les sujets. On a le droit de choisir des gens qui ne vous représentent pas, je ne me sens pas représenté. Je ne me sens pas représenté par aucun parti.

Bernard Guetta : C’est pour ça que vous ne vous identifiez plus à ce pays ?

Michel Houellebecq : Oui, ça joue. La dernière fois qu’il y a eu un référendum c’est en 1992 avec Maastricht.

Bernard Guetta : Il y en a eu un célèbre en 2005 sur le Traité constitutionnel européen.

Michel Houellebecq : L’Europe, tout le monde appelle à voter oui et les gens votent non. Il n’y a pas une crise de représentativité des partis quand on voit ça ? C’est pas normal. Tous les partis appellent à voter la même chose et les gens votent autre chose. Il y a un problème de démocratie…

 

Lors de cet échange, Bernard Guetta a rectifié le propos de Houellebecq qui s’en tenait au référendum de Maastricht, en lui précisant que depuis il y avait eu le référendum du Traité constitutionnel européen. Mais lorsque Houellebecq parle de problème de représentativité des partis puisque pour ce référendum où « tout le monde appelle à voter oui », où « tous les partis appellent à voter la même chose », eh bien pas plus Bernard Guetta que Patrick Cohen n’apporteront la moindre rectification.

 

Effectivement il y a un véritable problème de démocratie puisque le NON l’avait emporté avec 55% des voix et cela n’a pas empêché le pouvoir de droite d’ignorer ce vote des français. Mais il y a aussi un problème d’honnêteté de la part des journalistes présents sur le plateau, et notamment Bernard Guetta, l’éditorialiste de France-Inter. Par rapport au propos de Houellebecq, il aurait été intéressant de rectifier en précisant que plusieurs partis avaient appelé à voter NON à ce référendum (dont le PCF, le PdG, la LCR … ) Mais il est vrai que Guetta était un ardent propagandiste du OUI. Petit rappel avec ces articles du site Acrimed (Observatoire des medias).

"Lamentations des « pédagogues » incompris" et "Les T.P. de Pierre Weill et Bernard Guetta".

 

Houellebecq a raison de parler de problème de démocratie. Mais quand certains chroniqueurs ou éditorialistes ne sont que des porte-paroles du pouvoir, ça ne fait qu’en rajouter au problème.

 

 

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R


HOUELLEBECQ, ROI DES "CONCIERGES EN REVOLUTION"


 


Avec sa tête de pauvre type Houellebecq écrit des livres de pauvres types.


 


Auteur d'une littérature minable écrite pour des minables qui l'adulent, cette face d'avorton a la plume rase, le verbe bas, la pensée vile.


 


Houllebecq est le chantre des ratés. D'où son formidable succès.


 


Dans ses livres il a placé sans complexe le Dupont sur un trône -celui de l'insignifiance mais peu importe, un trône est un trône à ses yeux- revendiquant le droit de faire régner la loi du
commun -pour ne pas dire du rien du tout- sur les étagères les plus prisées des bibliothèques. Au nom de son air d'abruti.


 


Chez Houellebecq les petits présentés comme des victimes de leur petitesse gagnent toujours du début à la fin : avec lui c'est la revanche des eaux troubles de la sexualité sur l'onde pure de
l'esprit, le triomphe de la fosse des sentiments sur la verdure des sommets, la gloire du quotidien inepte sur l'intemporel vol de l'âme, la victoire des êtres médiocres et de leur oeuvres
crasseuses sur les neiges éternelles de l'Art.


 


L'époque étant comme on le sait à la totale dégénérescence littéraire, Houllebecq est le plus fameux de ses représentants.


 


De ce déchet de notre civilisation en pleine dérive culturelle, on a fait une légende vivante.


 


Roi des Dupont auxquels il s'adresse, Houllebecq est un produit marketing performant, inusable, réutilisable à chaque rentrée littéraire ! Il suffit juste de changer l'emballage de ses bouquins
chaque année. Bref, la gloire des éditeurs. Pardon, des vendeurs de papiers.


 


Houellebecq est un phénomène : chacune de ses apparitions télévisées est un événement.


 


Dès que passe sur les écrans plats de la France attablée sa tête molle de vieux puceau frustré et libidineux, il fait chavirer le coeur des ménagères monoparentales ménopausées, miroiter des
jours encore plus tièdes aux concupiscents concierges constipés, espérer un sirop de bonheur pseudo littéraire toujours plus vil et fade aux minus malades, comme lui, de leur existence de
nabot.
____________________


 


Complément à l'article____________________


 


Pour rappel, voici ,un extrait de l'interview par Vignale (texte numéro 509) au sujet de la littérature :


 


Vignale - Quels sont les auteurs contemporains qui ont vos faveurs littéraires ? Houellebecq vous touche-t-il davantage qu’un Beigbeder, un Zeller ou un Moix ou bien vous ne lisez que les morts ?


 


Raphaël Zacharie de IZARRA - Je suis fièrement inculte. Vierge de bien des influences mais non point sans avis. Je connais les titres et les têtes des écrivains actuels, mais guère plus. Rares
sont ceux qui ont su me plaire avec leurs mots. Je possède une intuition étrange : je sais reconnaître un auteur de valeur sans ouvrir un seul de ses livres, juste en lisant sur ses traits. Car
la Littérature transparaît sans fard sur la face des auteurs dignes de ce nom. Sur leur front, moi je la vois dans sa vérité. La Littérature ne m’échappe pas.


 


J’ai l’oeil pour ces choses. Et lorsque je vérifie les écrits de l’auteur ainsi sondé, je constate que je ne me trompe jamais. Celui qui parle en auteur mais qui n’a pas l’éclat de la Littérature
entre les deux yeux, je le sais avant même de lire sa première page.


 


J’estime sans l’avoir lu que Houellebecq, s’il possède effectivement quelque plume (pour avoir survolé de très loin une ou deux de ses pages, je n’ignore pas de quoi je parle) manque
singulièrement de hauteur ne serait-ce que parce qu’il a commis l’impudeur de montrer sa face aux caméras de télévision. Trivialité impardonnable pour un auteur digne de ce nom.


 


http://izarralune.blogspot.com/2007/05/509-vignale-me-pose-dix-questions.html


 


Raphaël Zacharie de IZARRA 



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