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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 23:49

Avec la disparition des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) initiée par Darcos et achevée par Chatel, plus de 16 000 jeunes enseignants juste en possession du CAPES ont fait leur rentrée sans la moindre formation.

 

L’acte d’enseigner n’est pourtant pas anodin, enseigner est un métier qui ne limite pas seulement à la maîtrise de sa discipline d’enseignement. Et c’est pourtant ce qui est mis en œuvre aujourd’hui. Ainsi balancés à plein temps devant des élèves, de nombreux témoignages viennent aujourd’hui confirmer le danger de cette réforme. Dans l’Humanité du 5 octobre, dans un article titré « la galère annoncée des profs stagiaires », on comprend mieux à quelle situation sont livrés ces jeunes enseignants.

 

En supprimant les IUFM (instituts de formation des maîtres), le gouvernement n’a pas pour but d’améliorer l’enseignement, mais de faire des économies. Cette réduction drastique des coûts préside désormais à chaque décision et sacrifie les services publics. Mais non contents d’envoyer au casse-pipe ces jeunes enseignants, ce gouvernement et ses serviteurs entendent culpabiliser ces jeunes profs. Le témoignage d’une jeune stagiaire l’autre matin sur France-Inter était édifiant.

 

Elle s’est retrouvée pour la première fois cette année devant une classe sans formation. Deux semaines après la rentrée, son médecin l’a mise en arrêt maladie parce qu’elle n’y arrivait plus, elle a alors reçu une lettre de son inspecteur d’académie lui demandant de réfléchir à son avenir. Une lettre d’une incroyable dureté où on lui signifie que si elle n’est pas capable d’enseigner correctement elle ferait mieux de démissionner. « … Si le métier vous semble trop dur, si vous ne supportez pas ces contraintes, il ne faut pas persévérer, il faut démissionner. Les élèves ont le droit d’avoir un professeur fiable chaque semaine devant eux, si vous pensez ne pas y arriver, ne le faites pas. Il vous reste maintenant à bien réfléchir à la décision que vous allez prendre, vous êtes la seule à pouvoir le faire, mais si vous décidez d’enseigner, il faut le faire correctement par respect pour vos classes. »

 

Cela fait plusieurs mois que les syndicats tirent la sonnette d’alarme, mais Chatel ne veut rien entendre. Cet ancien DRH de l’Oréal ne connaît que les méthodes du libéralisme. L’inspecteur d’académie et sa lettre cynique n’ont rien à lui envier. Si « les élèves ont le droit d'avoir devant eux des enseignants compétents », l’éducation nationale mérite d’avoir autre chose que ce ministre marchand de savonnettes ou que cet inspecteur appliquant une méthode digne de France-Telecom.

 

Il est grand temps d’en finir avec ce pouvoir !

 

 

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