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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 15:24

 

Bougon est une petite commune des Deux-Sèvres de 184 habitants, connue pour son fromage de chèvre en boîte et pour ses tumulus formant une nécropole datée de 4700 ans avant J-C.

 

S'il reste des traces de l'histoire préhistorique, combien de temps restera t-il des traces de l'activité de production de fromages de chèvre ? La laiterie de Bougon crée en 1906, la plus ancienne du département, est menacée de fermeture. Intégrée au GLAC (Groupement des laiteries coopératives Charentes-Poitou) en 1995. Cette coopérative nommée aujourd'hui Terra Lacta envisage son rapprochement avec le deuxième groupe fromager français, Bongrain SA. Avec ce partenariat, Terra Lacta dit vouloir « sauvegarder sa compétitivité ».

 

Et elle entraîne quoi cette compétitivité ? Eh bien la fermeture envisagée de la laiterie de Bougon alors qu'elle est pourtant la première laiterie coopérative pour le lait de chèvre en France. Pourtant, il y a moins d'un an, en juin 2012, Patrick Charpentier, le vice-président du groupe laitier déclarait : « Il n'y a aucune crainte pour le site, au contraire nous souhaitons le faire monter en puissance. » On voit aujourd'hui de quelle manière.

 

Pour ces grands groupes, les petites structures ne sont pas assez rentables.

 

Et ce week-end, on apprenait qu'un camion espagnol de 38 tonnes transportant une citerne remplie de 30 000 litres de lait de chèvre à destination de la laiterie coopérative du Sud Vendée de Maillezais s'était englué sur un chemin vicinal dans le marais poitevin, égaré par son GPS. La cargaison de lait de chèvre provenait de l'extrême sud de l'Espagne, d'Almeiria en Andalousie ! Là, c'est rentable ? En faisant fi du bilan carbone !

 

Il y a vraiment de quoi devenir chèvre.

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