Partager l'article ! A Niort, les sans-abris sont victimes du désengagement de l’Etat: Lundi dernier, les salariés de la structure « La Colline », l ...
Lundi dernier, les salariés de la structure « La Colline », l’association qui s’occupe à Niort de l’accueil d’urgence des plus démunis, ont appris que des mesures drastiques allaient être prises suite à un désengagement de l’Etat. Les financements de l’Etat seraient réduits de 15 % entrainant une diminution dans le budget de 300 000 €.
Conséquences, la structure d’accueil de jour fermerait au 1er juillet. Comme en témoignaient ce matin des salariés de la structure et des usagers, ces derniers n’auront plus la possibilité d’y prendre un repas à midi, d’y prendre une douche, d’y laver leur linge. Ils y trouvaient également un soutien et une orientation pour l’accès aux droits fondamentaux. Une quarantaine de personnes en situation précaire y sont accueillies quotidiennement.
Ces restrictions budgétaires ont d’autres répercussions. Trois appartements du Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale qui accueillaient en longue durée des personnes en grande difficulté vont fermer sur Niort. Et concernant l’hébergement d’urgence, il est prévu la fermeture de 10 places durant un mois cet été.
Cela risque de toucher également des emplois salariés puisque 4 postes seraient menacés.
C’est la raison pour laquelle ce matin un rassemblement s’est tenu devant les locaux dont la fermeture est prévue au 1er juillet, pour dénoncer cette situation et réclamer les moyens financiers permettant le fonctionnement de cette structure. Une manifestation improvisée s’est ensuite rendue à la préfecture où une délégation a rencontré la préfète. Mais le discours du pouvoir est toujours le même, les caisses sont vides.
S’il y a un besoin crucial en matière d’hébergement social, c’est bien le résultat des difficultés grandissantes d’accès au logement, du chômage massif et de la précarisation du travail.
Alors, peut-on accepter que des personnes vivant déjà des situations de précarité soient à nouveau victimes de la politique de restriction budgétaire de l’Etat ?
Celui-ci a su trouver de l’argent pour sauver les banques et refuse toujours de supprimer le bouclier fiscal. Alors, ça suffit les injustices ! Un changement de politique est absolument nécessaire, l'argent doit être au service de l'humain et non du capital.
Devant les locaux d'hébergement de jour appelés à fermer. Au fronton une fresque avec l'inscription "Protégez nous". Tout un symbole.
Devant la préfecture