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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 15:00

Hier soir, nous étions une trentaine de personnes rassemblées devant le commissariat de Niort pour apporter notre soutien à ce père de famille placé en rétention en vue d’une expulsion rapide. Se retrouvaient là des militants d’ARDDI, de la CIMADE, du PCF et du NPA.

 

Drôle de coïncidence, cette mise en rétention pour une expulsion express se passe au moment où Maître Munoz, l’avocat des sans-papiers sur Niort est en vacances, au moment où la Préfète est injoignable car en vacances. Mais tout semble organiser pour que les choses aillent vite.

 

 

L’avocat commis d’office dit qu’il « ne comprend pas l’urgence de cette interpellation et que M. Itoba possède des éléments favorables dans son dossier ».

 

Même pas de trêve estivale, la politique d’expulsion des sans-papiers se poursuit, en catimini quand c’est possible. Besson, le ministre de l’immigration ne veut pas être en reste par rapport à Hortefeux son prédécesseur. La surenchère se poursuit, faire du chiffre. Voilà comment le pays des droits de l’homme est devenu celui de la traque aux sans-papiers.

 



 

Ci-dessous, l’article paru dans la rubrique « Point de vue » du quotidien local « Le Courrier de l’Ouest » de ce jour.

 

Le visage de la mauvaise conscience

 

Une expulsion programmée en pleine nuit, en plein mois d’août. Au moment où tout le monde, ou presque, est parti en vacances. Tout le monde, même la conscience citoyenne. Une affaire rondement menée qui se joue de l’appel en attente auprès de la Cour administrative de Bordeaux et qui prend soin, surtout, de ne pas dépasser les 48 heures de rétention qui obligeraient de saisir le juge des libertés. Des associations prises de vitesse et des élus locaux qui n’ont même pas eu le temps de prendre connaissance du dossier …


Tout cela donne l’impression d’une justice administrative qui, à trop vouloir jouer avec ses propres subtilités juridiques, en devient injuste. Une justice « à la va-vite-comme-je-t’expulse », alors que la présence de Ghislain Itoba-Ongagna ne fait planer aucune menace ni sur ses proches, ni sur notre société. Une justice qui, loin d’être rendue sereinement, semble avoir honte de ce qu’elle fait. Sur le fond, cette affaire est déchirante. Sur la forme, elle est révoltante.

 

Bruno GEOFFROY

 

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commentaires

U
Pk ne pas respecter la loi, ça éviterais tout cela...
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J

Quelle loi en l'occurence ?