Voilà un sujet que le gouvernement a bien pris garde de ne pas soulever avant les élections européennes. Mais sitôt l’échéance passée, François Fillon et Brice Hortefeux ont évoqué un possible relèvement de l'âge légal de départ à la retraite.
Le ministre du Travail a présenté le relèvement de l'âge de la retraite parmi les «pistes» du prochain débat sur les retraites l'an prochain. «Comme on sait que si on ne fait rien on va dans le mur, il n'y pas aujourd'hui à ma connaissance 36 solutions, il y en a trois : diminuer les pensions -est ce que vous sentez aujourd'hui dans le pays les gens prêts à cela ?- augmenter la durée de cotisation, reporter l'âge de départ à la retraite comme l'ont fait les Allemands sur une trentaine d'années jusqu'à 67 ans», a expliqué Brice Hortefeux.
Le Premier ministre François Fillon a estimé que repousser l'âge légal de la retraite «n'était pas une question
taboue» et que le sujet «méritait un débat national». Le 15 mai, François Fillon avait déjà évoqué son «rêve» de «voir la gauche et la droite, les syndicats et le
patronat, se rassembler ensemble par exemple pour décider d'une réforme des régimes de retraite portant à 67 ans l'âge de la retraite», ajoutant cependant: «Je ne dis pas que mon
souhait, c'est de la porter à 67 ans. Mon souhait, c'est que nous soyons capables de conduire ensemble des réformes absolument stratégiques».
Voilà bien une tare de plus du système capitaliste. Ce gouvernement libéral au service du Medef, en fidèle représentant du capitalisme, veut faire travailler les salariés jusqu’à 67ans alors que chaque jour 3000 salariés qui ne demandent qu’à travailler sont mis au chômage.
Non décidément, cette société ne tourne pas rond et c’est bien le capitalisme qui en est responsable. Plutôt que de
chercher toujours le profit maximum en délocalisant, il faudrait envisager l’augmentation des ressources par le développement de l’emploi et la contribution des revenus
financiers.
Mais pour cela, il faudra être plus nombreux à s’opposer à la politique menée au plus haut sommet de l’état. Sinon, qu’allons nous léguer à nos enfants ?