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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 23:54

Denise Hamouri est la mère du jeune Franco-Palestinien Salah Hamouri, emprisonné illégalement en Israël. Elle est l’invitée cette semaine du journal l’Humanité. Je reprendrai chaque jour son témoignage, car il faut faire connaître la situation de ce jeune Franco-Palestinien oublié par les autorités françaises et les médias.

 

L’arrestation de Salah


« Aujourd’hui, 3 avril 2009, mon fils,  Salah Hamouri, est en prison en Israël depuis 1 485 jours. Tout a commencé le 13 mars 2005. Salah a été kidnappé par les forces d’occupation israéliennes (FO), en plein après-midi, alors qu’il se rendait à Ramallah. J’ai été prévenue par le coup de fil d’un ami qui avait vu Salah menotté, les yeux bandés, monter dans une voiture de l’armée. Avec mon mari, nous avons pensé de suite : "Ils vont l’emmener au Moskobieh", la vieille prison sinistre de Jérusalem où se déroulent les interrogatoires. C’est là qu’il avait déjà passé deux mois, en isolement, alors qu’il avait à peine dix-sept ans, parce qu’il avait collé des affiches. Deux heures après son arrestation, le quartier où nous habitons, à Jérusalem-Est, a été bouclé et notre appartement fouillé de fond en comble, jusqu’aux toilettes, sans oublier le disque dur de l’ordinateur. Malgré cette mise à sac de notre appartement par des soldats israéliens, ceux-ci n’ont rien trouvé. Et moins ils trouvaient, plus ils s’énervaient… Mais il est vrai que nous avions affaire à l’armée "la plus morale du monde"… Ils sont partis, finalement, en emportant des posters du Che ! La période la plus difficile de cette détention, qui dure depuis plus de quatre ans, a commencé. Pendant les premières semaines, personne ne pouvait voir le prisonnier, ni sa famille ni l’avocat. Il était au secret, on ne savait pas ce qu’il se passait… on n’osait pas imaginer… les jours sont comme des années et les nuits sont blanches. Salah a toujours été très discret sur les interrogatoires subis lors de sa première détention. Beaucoup d’anciens prisonniers palestiniens n’aiment pas parler de ces moments insupportables, de mauvais et humiliants traitements. Une fois ou deux, un représentant du consulat a pu rentrer le voir très vite et me donner quelques nouvelles. Puis, interdiction d’y aller… par mesure de sécurité. Nous avons réussi à le voir une fois, pendant une audience, quinze jours après sa détention. Je n’oublierai jamais cette image de Salah, pieds et poings liés, hirsute, la mine défaite, entouré de soldats prêts à lui sauter dessus au moindre geste. Nous avons eu la permission de le voir de loin, une seule minute, sans parler, ni faire de signes. Puis, nous avons dû sortir, avec l’avocate, en le laissant là. Le 17 avril 2005, nous avons appris, par la presse israélienne, que Salah était accusé d’avoir comploté contre le rabbin Ovadia Yossef, avec deux autres complices soi-disant membres du FPLP. À partir de ce jour, nous avons dû faire des allers-retours au tribunal militaire israélien d’Ofer, où Salah a été condamné, le 17 avril 2008, à sept ans de prison. Ofer, qui se trouve en plein coeur de la Cisjordanie… Il était aux mains d’un tribunal militaire israélien on ne peut plus clairement d’occupation. »

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