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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 22:24

Difficile de rester calme et de ne pas protester quand votre direction vous met au chômage partiel jusqu'à la fin de l'année, et qu'en plus, un plan de suppression de 1000 emplois est annoncé. Cela se passait le lundi 6 octobre chez Renault à Sandouville, une partie des salariés avait manifesté et bloqué le site le 6 octobre lors de la visite du président Sarkozy, précédé d’un impressionnant déploiement de CRS.

On ne se met pas en travers du passage du président. Cela semble être le message envoyé aux salariés de Renault Sandouville par leur direction, puisqu'elle assignait hier matin 46 d’entre eux, dont 13 élus CGT, devant le Tribunal de grande instance du Havre pour atteinte à la liberté de circulation des biens et des personnes et à la liberté du travail.

 

La décision d’assigner ces salariés ne va pas apaiser la colère des salariés, mis au chômage partiel jusqu’à la fin de l’année, et indemnisés par l’État, mais seulement à hauteur de 65 % du salaire. « Nous sommes en chômage technique une semaine sur deux, et la direction nous a laissé entendre que sans reprise des commandes, nous pourrions chômer aussi début 2009 », explique Bernard Claude, délégué CGT. Cette assignation est vécue comme une injustice alors que les salariés perdent de l’argent du fait du chômage technique. « Ils ont tapé au hasard pour faire courber l’échine aux salariés », ajoute Bernard Claude.

Mais bonne nouvelle, le tribunal de grande instance du Havre siégeant en référé a débouté vendredi la direction de Renault.

Celle-ci réclamait qu'en cas de nouveau blocage de l'usine de Sandouville les salariés concernés soient assujettis à une astreinte de 1.000 euros par heure d'infraction. C'était pour engraisser davantage encore les actionnaires peut-être ?

Décidément, le système est bien malade. Une direction qui prive les salariés de leur revenu en les mettant au chômage partiel, qui va en licencier 1000 sur le site de Sandouville, et qui aurait voulu en plus les taxer quand ceux-ci manifestent leur colère !

Partout l'heure est à la résistance !


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