Le patron d'Auchan et de Décathlon, Gérard Mulliez, prend la tête du classement annuel des grandes fortunes professionnelles en
France. Un palmarès publié dans le nouveau numéro de l'hebdomadaire Challenges. La fortune de cet homme de 77 ans, à la tête d'un véritable empire dans la grande distribution, est estimée à
21 milliards d'Euros.
Gérard Mulliez détrône donc Bernard Arnault, le président de LVMH, désormais deuxième avec 18 milliards. Sur la troisième marche du podium, on retrouve
Liliane Bettencourt, la patronne de L'Oréal.
Les 10 premières fortunes professionnelles françaises :
1. Gérard Mulliez et sa famille : 21 milliards d'euros
2. Bernard Arnault : 18,3 milliards d'euros
3. Liliane Bettencourt et sa famille : 13, 6 milliards d'euros
4. Romain Zaleski : 11,3 milliards d'euros
5. Robert Louis-Dreyfus et sa famille : 10 milliards d'euros
6. Bertrand Puech et familles Hermès : 7,4 milliards d'euros
7. François Pinault et sa famille : 7,3 milliards d'euros
8. Serge Dassault et sa famille : 6 milliards d'euros
9. Familles Duval et Aubert : 5, 9 milliards d'euros
10. Alain Wertheimer et sa famille : 5 milliards d'euros
Source : Challenges.fr
Ces chiffres donnent le tournis jusqu’à l’écoeurement le plus complet : de restructurations en
restructurations, de sacrifices des salariés en flexibilités toujours plus grandes, de salaires en bernes à l’explosion de la redistribution des bénéfices aux actionnaires, de la fin des
investissements dans la recherche et le développement des entreprises... tout, absolument tout, est sacrifié aux logiques financières de court terme.
Et pendant ce temps, nombreux parmi ceux qui devraient
pouvoir prétendre à un repos bien mérité ne le peuvent pas. L'INSEE indiquait qu'en 2004, 21 millions de personnes n'étaient pas parties en vacances dont 8 millions pour des raisons financières.
Pour le Secours populaire, 40% des Français ne partent pas en vacances, dont un enfant sur trois. Parmi ceux qui n'ont pas de projet de vacances d’été, on trouve les foyers ouvriers (43%), les
personnes peu diplômées (43%) et les foyers ayant un niveau de revenus entre 800 et 1.500 € (45%).
On voit par qui sont accaparées les richesses.
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