326 députés (UMP et Nouveau Centre) contre 222 (PS et PCF)
ont adopté le projet de loi sur la démocratie sociale et le temps de travail. On devrait plutôt dire contre la démocratie sociale et contre le temps de travail. C'est une véritable trahison des partenaires sociaux qui avaient
conclu un accord majoritaire sur la rénovation de la représentation syndicale.
Et pourtant : "Notre histoire sociale est suffisamment jalonnée de projets
menés à la hussarde, sans concertation, (...) pour qu'on en finisse une bonne fois pour toutes avec l'idée d'un Etat qui serait seul à même de savoir ce qui est bon pour notre pays."
déclarait Nicolas Sarkozy dans "Le Monde" du 19 avril 2008. Mais une nouvelle fois, on a la preuve que ce n'est que du bla-bla dans la bouche de ce président bling-bling.
Le député UMP Benoist Apparu justifie la volte-face du gouvernement, par l'engagement de N Sarkozy qui veut que, lorsque "l'accord ne répond pas clairement aux objectifs du gouvernement, ce n'est pas un bon
accord et l'Etat se réserve le droit de le dire".
Chez ces gens-là, la démocratie a ses limites. Ils acceptent la négociation, à condition que le résultat soit celui fixé par Sarkozy et ses
sbires.
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