En prononçant Edvige, on pourrait croire à un joli prénom, mais dans le cas présent, rien à voir avec Edwidge. C'est un décret paru mardi au journal officiel qui a donné naissance au fichier Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale). Il contiendra des données comme l'état civil, les adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques, ainsi que les signes physiques, photographies et comportement. Les informations collectées sont notamment " relative aux individus, groupes, organisations et personnes morales susceptibles de porter atteinte à l'ordre public ". Des données peuvent aussi être collectée sur les personnes " ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique " ou jouant un " rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ".
Autant dire qu'on peut être fiché sans être auteur d'infractions constatées, mais, tout simplement pour s'être investi dans la
vie sociale. Bien sûr, comme pour la rétention de sûreté, seront également ciblés ceux que l'on étiquette d'avance comme de futurs délinquants hypothétiques.
Chasse aux sorcières ni plus ni moins, c'est une nouvelle dérive sécuritaire.
Pire encore, ce fichier pourra recenser les mineurs dès 13 ans, "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public." Toujours dans l'esprit de celui qui pendant sa campagne présidentielle voulait pister les délinquants au berceau, parce qu'un enfant agité en crèche avait plus de chance selon lui de tomber dans la délinquance.
Avec ce gouvernement, c'est toujours
plus de répression. Son libéralisme a tous les traits du totalitarisme.
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