Mme N’Gassa a été arrêtée au domicile de sa fille devant ses petits enfants de 4 ans et 7 ans. Elle
est Camerounaise, mais elle est arrivée en France en 2002 avec un visa touristique pour rejoindre sa fille unique née en France et qui est Française. Elle
a alors fait une demande de titre de séjour qui lui a été refusée. Madame N’Gassa a vécu en France dans les années 1970, puis est retournée au Cameroun. Elle est maintenant grand mère et toutes
ses attaches sont en France puisque sa seule fille et ses petits enfants vivent ici. Elle vit chez sa fille qui travaille comme infirmière libérale, s’occupe de ses petits enfants et ne demande
rien d’autre que de pouvoir continuer à vivre auprès d’eux. Cela parait assez naturel.
Placée en centre de rétention, elle doit comparaître devant le
Juge des Libertés et de la Détention. L'absence de discernement et d'humanité dans l'application des lois devient alarmante. Le gouvernement devrait avoir honte.
En quoi la présence de cette grand-mère dérange l’Etat, la nation et l’ordre
public ?
Alors que l’avenir du système de retraite n’est pas garanti, qu’aucun effort supplémentaire n’a été demandé aux entreprises depuis
plus de 20 ans pour payer les retraites de leurs anciens salariés, on découvre pourtant le souci de certains patrons pour LEUR retraite.
Poursuivi pour les retraits suspects à l’UIMM (articles des 5 mars,
19 mars et 15 avril) Denis Gautier-Sauvagnac
a livré quelques noms lors de sa première audition au pôle financier du tribunal de Paris. Même si l'ancien président de l'UIMM, mis en examen pour abus de confiance, n'a pas livré les noms de
tous les bénéficiaires, il en a donné, en particulier celui de personnes ayant reçu des compléments de retraite en liquide.
Et parmi ceux-là, on retrouve François Ceyrac aujourd'hui âgé de 95 ans, ancien président de l'UIMM de1969 à 1973, ancien président du
CNPF (l'ancêtre du Medef) de 1972 à 1981, qui aurait perçu jusqu'en 2007 la somme de 5.000 euros par mois de complément de retraite en liquide. Oui, vous avez bien lu,
cinq mille euros par mois de complément de retraite !!! Et comme si ça ne suffisait pas, François Ceyrac est logé depuis 1959 à titre gracieux dans une villa au Vésinet
(Yvelines) appartenant à l'UIMM. Ben voyons, pourquoi se gêner ?
Un scandale de plus, toujours au profit des mêmes ! Ne croyez-vous pas qu’il est temps que la révolte
gronde ?
Les feuilles de déclaration d’impôts vont arriver dans les boîtes à lettres et le ministre du budget Eric Woerth vient dans les medias
pour rassurer le contribuable. Interrogé sur les conséquences d’un ralentissement de la croissance, il assurait hier que si la croissance ralentissait, le gouvernement ne procéderait pas pour
autant à des hausses d’impôts. Au sujet du bouclier fiscal qui grève le budget, il le justifie considérant qu’il était anormal que quelqu’un travaille plus de la moitié de son temps pour les
caisses de l’état. Pour rappel, quelques données d’après les estimations de l’Assemblée nationale : 1 000
contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d’euros profiteront chacun d’une baisse d’impôt de 270 000 euros, en tout 234 000
contribuables vont bénéficier des 810 millions d’euros dont 16 000 se partageront 575 millions d’euros. Cela permet de se rendre compte que chez ces gens là, les 50% qui restent représentent des dizaines de fois et encore plus, vos revenus annuels. Même à 60%, ils ne
souffraient pas en fin de mois.
Pas de hausse d’impôts dit Woerth parce que "si dans un moment plus
difficile sur le plan international, sur le plan de la croissance, vous vous mettez à ponctionner les contribuables encore plus, alors vous faites s'effondrer le reste de
croissance".
Ponctionner les contribuables, c’est pourtant ce que fait le gouvernement de manière encore plus injuste avec les attaques portées
contre les finances des ménages : déremboursement d’une nouvelle vague de médicaments, franchises médicales, pensions et minima sociaux à la diète, diminution des allocations
familiales à compter du 1er mai, augmentation des factures de gaz de près de 10% en 3
mois. A tout cela, il faut ajouter l’emballement des prix.
Mais où est-il le « président du pouvoir
d’achat » ?
Il y a longtemps qu'on ne l'avait pas entendu la secrétaire d'état à la ville. Fadela Amera frondeuse ? C'était un autre temps. Et pour
ne pas gicler du gouvernement, il ne faut pas de couac. Si bien qu'après avoir souligné que l'excellence et la réussite éducative étaient un des volets les plus importants de son plan
banlieues, on peut s'interroger sur la manière dont elle y parviendra, surtout si elle se "révolte" comme elle vient de le faire. En visite en Seine St Denis, elle était interrogée par des
journalistes sur les suppressions de postes envisagées à la rentrée 2008, suppressions qui ont déclenché un mouvement lycéen particulièrement suivi par les élèves de banlieue parisienne. Et
la réponse de Fadela Amara sent la révolte : "Nous sommes en discussion avec Xavier Darcos. (...) On se bat pour qu'il y ait un minimum de suppressions de postes sur les territoires
prioritaires". Faire plus pour les banlieues avec moins de moyens, on l'avait connue plus enragée du temps de "Ni putes ni soumises". Mais à présent, pas de couacs, elle veut garder sa
place.
Les profs de ce collège Pasteur, eux l'ont la rage.
La ministre Christine Lagarde s’apprête à lever la dispense de recherche d’emploi pour les chômeurs de plus de 57 ans et demi,
estimant qu’à cet âge là, on n’est pas fichu, on peut retrouver un emploi.
Ah bon, ces « vieux » dont se sont débarrassés les entreprises, la ministre considère qu’il leur est possible de retrouver
un emploi ? Pourtant, pour ceux qui en recherchent, c’est plutôt la réponse : trop vieux, trop cher. A moins que la ministre ait dans l’idée que ces « vieux » devront accepter
un boulot payé à 70% de leur précédent salaire et à 2h de trajet par jour par exemple. Comme ça, s’ils ne sont pas usés, cela y contribuera, et puis s’ils refusent, fini les indemnités
chômage. Voilà une méthode pour faire des économies.
Avec ce gouvernement, on n’est pas au bout de nos surprises,
chaque jour apporte en effet une mauvaise nouvelle, quand ce n’est pas plusieurs.
« La prochaine fois, c’est la porte. Il n’y aura pas de nouvel exemple sans sanction, et celui qui manque à la solidarité
gouvernementale devra sortir ». Pas content le président.
Un couac, il vient de s’en produire un nouveau avec Nadine Morano secrétaire d’état à la famille à propos de la réforme des
allocations familiales. A l’issue du conseil des ministres, cette sarkozyste de choc, hostile à cette réforme, a demandé expressément à Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, de dire aux
journalistes que «rien n'était prévu en la matière», alors même que le décret était sur le bureau de la ministre… Si ce n’est pas un couac ?
Elle n’est pas à une contradiction près, car depuis elle se fait l’ardente défenseuse de la mesure qui n’était pas prévue !!! Que
ce soit au journal de France 2 hier soir ou à celui de France Inter aujourd’hui, quand il lui est demandé à plusieurs reprises si la décision du gouvernement va entraîner une baisse des
allocations, Nadine Morano s’évertue à affirmer le contraire. «Non, le gouvernement ne souhaite pas diminuer les allocations familiales». « On
rééquilibre en donnant un peu moins » demande le présentateur du journal ? «…en donnant plus, coupe Nadine Morano, car à l’âge de 14 ans, on donnera 60 euros
alors qu’on ne les donnait qu’à l’âge de 16 ans ». Mais exit les 34 euros donnés à partir de 11 ans. Cela concerne pourtant 4,5 millions de
familles. Economie chiffrée : 138 millions d’euros par an.
Sacré numéro d’équilibriste de la part de Morano, plutôt sacré numéro de mauvaise foi, comme son
ami Sarko avec le pouvoir d'achat entre autres.
Mais puisqu’au prochain couac, c’était la porte, eh bien chiche Sarkozy ?
150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950,
des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l’innovation et la croissance à la traîne… Dans un tel contexte, chercher à
accroître l’efficacité de l’action publique, c’est mieux mettre en œuvre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d’une société solidaire, la maîtrise des biens communs et
l’activité efficace de Services publics indispensables au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de l’exercice effectif des droits.
L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non
de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que
le statut des fonctionnaires, mis en œuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.
Mais ce n’est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste
opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s’accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent
développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la Fonction publique d’État,
Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la
voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.
Contrairement à ce qu’il prétend, le Président de la République n’a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis essentiels. Avec son gouvernement, il considère l’action publique
comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d’intérêt général dans les secteurs de la famille, du
logement, de la santé, de la solidarité, de l’emploi formation. Il refuse de répondre par des créations d’emploi à la situation critique de l’hôpital public. Il programme de nouvelles coupes
claires dans les effectifs de fonctionnaires de l’Etat (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l’État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans
pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l’emploi public territorial.
Comme l’a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de
personnel, moins d’État sur son territoire. »
Nous ne l’acceptons pas !
Aux cotés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l’amélioration de services publics de proximité :
Nous sommes partisans d’une modernisation de la Fonction publique en réponse à l’évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société.
Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation associant citoyens et agents.
Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public.
Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d’un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts
particuliers.
Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice. Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en
services publics, sur les rôles respectifs de l’Etat et des collectivités locales et la place des agents publics.
Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d’efficacité économique et sociale de tous les services publics.
Pour signer la pétition :
http://service-public-notre-richesse.fr/
Franchises médicales, baisses continues de remboursement de médicaments, forfaits à la charge des
assurés… Mais où vont-ils s’arrêter ? On n’y voit pas toujours très clair. A ce propos, dans l’émission le Grand Jury RTL du 13 avril où Roselyne Bachelot était l’invitée,
Pierre Luc Séguillon lui a posé la question suivante « Est-ce que certains secteurs de santé, comme l'optique, doivent passer uniquement à la complémentaire ? », et Roselyne
Bachelot de répondre : « La question est posée d’autant plus quand on regarde l’évolution du chiffre d’affaire et des marges bénéficiaires de ces
organismes ». Et elle s’étend ensuite dans une suite de chiffres concernant l’augmentation des marges des mutuelles, précisant « il y a des marges de manœuvres dans
ces organismes complémentaires ».
Hier, Roselyne Bachelot démentait avoir évoqué un déremboursement des frais d’optique par la sécurité sociale. J’évoquais il y deux
jours la cacophonie de ce gouvernement, eh bien ça continue. Ils nous prennent pour des cons ! Pour rappel, Sarkozy affirmait en pleine campagne électorale, « les lunettes, ce n’est
pas une question de mode, c’est une question de nécessité. J’ai proposé qu’on porte les remboursements à 50% ». Même genre de promesses que pour le pouvoir d’achat …
Avec ce gouvernement, mieux vaut être riche que pauvre et myope.