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Samedi 10 mai 2008

Merci à Placide :  http://www.leplacide.com/
Sarkozy vient de mettre un coup d'arrêt au plan de suppression de postes imaginé par Darcos pour l'éducation nationale.
Vous vous souvenez de la foire d'empoigne des candidats de droite lors des municipales de Neuilly avec un certain Arnaud Teullé, candidat soutenu puis désavoué par l'UMP, ancien conseiller de Sarkozy à l'Elysée etc. etc. Eh bien, Darcos va devoir prendre en compte la création d'un poste imposée par Sarkozy.
Eh oui, par décret du Président de la République en date du 2 mai 2008, Arnaud Teullé est nommé inspecteur de l'éducation nationale à l'académie de Paris.
Le salaire de ce poste est de 3800 euros mensuels, sans compter les primes et avantages. Pour ce gars là, pas de concours sur dossier, son pote Sarko s'est occupé de lui. Pas de couac, on n'entendra pas Darcos, il a fort à s'occuper avec les manifs d'élèves, de parents d'élèves et d'enseigants protestant contre les suppressions de postes, entre autres. N'oubliez pas le prochain rendez-vous du 15 mai.
Quant à Sarkozy, le "je ne vous laisserai pas tomber" prononcé devant les ouvriers de Gandrange n'était qu'un message subliminal à l'adresse de ses potes de Neuilly, Martinon et Teullé. C'est la république des copains et des coquins.



par jco publié dans : Notes Politiques communauté : Libre expression
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Vendredi 9 mai 2008
La grande gueule qui promettait aux ouvriers de Arcelor Mittal de ne pas les laisser tomber ira probablement leur expliquer bientôt leurs nouvelles obligations d'acception d'un emploi "raisonnable". Il est plus facile de s'attaquer aux chômeurs qu'aux patrons voyous, mais c'est vrai qu'on ne s'attaque pas à ceux de sa classe.

Après les  chômeurs de plus de  57 ans et demi qui ne seront plus exonérés de recherche d'emploi, les conditions vont se durcir pour les autres avec les sanctions envisagées en cas de refus d'un emploi dit raisonnable.

Qu'est-ce que le raisonnable ? Difficile à dire précisément tellement ce gouvernement nous habitue à une cacophonie dans tous les domaines. Ce qui est certain, c'est l'acceptation d'un délai de transport (et ceux qui n'ont pas de permis ou de voiture, le gouvernement leur offre le taxi ?), une baisse certaine du revenu (Sarko s'était augmenté de 170%) après différents délais, et qui peut aller au bout d'un an jusqu'à plus de 40% du salaire antérieur (et celui qui était au SMIC ???). Le servage est de retour.

Laurent Wauquiez, ex porte-parole du gouvernement reconverti en secrétaire d'état à l'emploi, surnommé le "surdiplômé de l'UMP", brille par ses déclarations sur l'offre valable : «Si des gens ont refusé de passer d’un garage Citroën à un garage Peugeot, on peut dire que cette attitude n’est pas raisonnable». Il faut avoir fait l'ENA pour sortir ça ! Et la dernière, "la situation des demandeurs d'emploi n'est pas la même selon qu'il s'agit, par exemple, d'un célibataire de trente ans en région parisienne ou d'un père de deux enfants âgé de 45 ans au Puy-en-Velay et qui doit rembourser sa maison". Pour ceux qui l'ignoreraient, Wauquiez est maire du Puy-en-Velay. Wauquiez , vaurien !


par jco publié dans : Notes Politiques communauté : Libre expression
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Jeudi 8 mai 2008
Un Président (en titre, car il n'en donne pas l'image) qui bat tous les records d'impopularité, rien d'étonnant quand on voit tous ses reniements. Elles sont loins les promesses de campagne. Après une année, c'est le mécontentement massif et on n'imagine pas en supporter quatre autres, alors, si tous les mécontents descendaient dans la rue et lui retournaient un de ses propos : "Casse toi pauv' con" !

 


Christian Lehmann, auteur des « Fossoyeurs », de « La Folie Kennaway », « Une éducation anglaise » et « No Pasaran, le Jeu », a décidé de prendre le Président et son clan au piège de leurs propres mensonges. Et ceux-ci ne manquent pas !

Christian Lehmann est médecin généraliste, impliqué dans le combat contre les franchises sur les soins, écrivain légitimement persuadé que les mots ont un sens.

 


 

par jco publié dans : Notes lecture communauté : Libre parole
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Samedi 3 mai 2008
Sondages par-ci, sondages par-là. Pendant les présidentielles de 2007, on en a été abreuvé ! Jusqu'au ras-le-bol. Et  voilà qu'on nous parle à présent de la présidentielle de 2012. Selon un sondage à paraître dans Marianne de ce samedi 3 mai, plus de la moitié des Français (55%) ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se présente à l'élection présidentielle de 2012, tandis que 29% le souhaitent. Quel intérêt ce type de sondage pour 2012, nous sommes en 2008; ils veulent quoi ces medias avec leurs sondages, détourner l'attention des gens par rapport à la réalité des problèmes ? Pour ce qui me concerne, c'est dès maintenant que je n'en veux plus de Sarkozy et de sa politique. Mais que dire des socialistes, en train de se positionner pour plusieurs d'entre eux sur la liste des candidats potentiels pour 2012 ? C'est ça leur priorité ?

L'urgence aujourd'hui c'est d'être sur le terrain des luttes. La politique de Sarkozy est insupportable, hausse des prix, régression sociale, casse du service public, expulsions des sans papiers etc. 2012 ce n'est pas à l'ordre du jour, ce sont les luttes de ce printemps qui importent, mais il est vrai que le PS vient de supprimer la notion de parti révolutionnaire dans sa nouvelle Déclaration de Principes...

par jco publié dans : Notes générales communauté : Libre expression
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Vendredi 2 mai 2008

Où ça ? A un des nombreux rassemblements ou défilés revendicatifs qui se sont tenus à l'occasion de la fête du travail dans toute la France. Ils ont rassemblé entre 119 600 selon le ministère de l'intérieur (quelle précision, pourquoi pas 119 615 ?) et 200 000 manifestants selon la CGT. Les principaux sujets de revendications étaient le pouvoir d'achat et la réforme des retraites.

Pour ma part, j'étais au rassemblement de Niort (Deux-Sèvres) à l'appel de la CGT, de l'UNSA, de FO et de la FSU. Une fois de plus la CFDT brillait par son absence. Mais au-delà de cette absence, on peut surtout regretter la faible mobilisation puisqu'un peu moins de 300 personnes étaient présentes.

Et pourtant, pour cette journée revendicative, les critiques à l'égard de la politique Sarkozy ne manquaient pas, et les mauvaises nouvelles non plus qui chaque jour plombent le moral de ceux qui ne sont pas les adeptes du CAC 40. Et dire que c'est à compter du 1er mai que le gaz augmente de 5,5 %, et qu'à cette même date s'appliquent les dispositions du décret qui fait que la majoration des allocations familiales à 11 ans est supprimée pour être unique à 14 ans. 

Si vous avez raté le 1er mai, probablement pour de bonnes raisons, le printemps social vous donne l'occasion de vous rattraper puisqu'il y aura les 15 et 22 mai. On verra si vous n'êtes que des râleurs qui préférez vous tapir ou si vous avez vraiment envie que ça bouge.

Le 15 mai est une journée de mobilisation des fonctionnaires à l'appel des organisations syndicales et  de cinq fédérations de l'éducation nationale.  Dix-huit organisations d’enseignants, lycéens et parents d’élèves ont déjà appelé à une journée d’action nationale ce jour-là "contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement".

Au lendemain de la confirmation des orientations gouvernementales en matière de retraite, les cinq centrales CGT, CFDT, FO, CGC et CFTC ont convenu de faire du 22 mai prochain une journée nationale interprofessionnelle d'action et de manifestations "pour la défense de la retraite solidaire".

Et si nous avions un joli mois de mai 2008 ?

 



par jco publié dans : Notes générales communauté : Libre parole
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Jeudi 1 mai 2008
A l'occasion du 1er mai, une chanson de lutte, en soutien à tous les manifestants, lycéens, profs, ouvriers, employés, sans-papiers, retraités ou futurs retraités, mal payés, mal indemnisés et à tous ceux qui ont décidé de lutter ...


          


        Pour écouter, cliquez sur la photo de lutte !




                               Merci à la Compagnie Jolie Môme
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Mercredi 30 avril 2008
Goodyear-Dunlop à Amiens, c'est deux usines, celle d’Amiens-Sud (ex-Dunlop) et  celle d’Amiens-Nord (ex-Goodyear) qui appartiennent au même groupe et y emploient 2700 salariés. En 2007, la direction faisait peser des menaces sur l'emploi. En 2008, la direction voulant réorganiser le travail en 4 x 8, le directeur, David Gomez, a clairement dissocié les deux entreprises. Dans le cadre de la négociation sur les contreparties salariales du passage aux 4 × 8, il a proposé 220 euros d’augmentation mensuels aux salariés de Dunlop contre seulement 160 à 190 euros à ceux de Goodyear. Il a précisé : « Si l’usine d’Amiens-Sud (ex-Dunlop) est prête à signer un accord et que l’usine d’Amiens-Nord (ex-Goodyear) ne l’est pas, je recommanderais à notre groupe d’aider Amiens-Sud et d’abandonner l’idée du complexe » - autrement dit fermer le site de Goodyear. Diviser pour mieux régner. Cette situation a attisé les tensions au point que les syndicats CGT des deux établissements ont des appréciations différentes.

Les syndicats de l'usine d'Amiens Nord ont refusé de signer cet accord de réorganisation du travail en 4x8. Cette signature conditionnait la mise en oeuvre d'un plan d'investissement de 52 millions d'euros entre 2008 et 2011 sur les deux sites, mais qui aurait quand même entraîné la suppression de 500 emplois sur trois ans sans licenciement. Dans un communiqué, la direction "regrette de ne pas avoir pu mettre en oeuvre la totalité du projet de création d'un complexe moderne et compétitif à Amiens, du fait de la non-signature de l'accord à Amiens Nord", elle poursuit en indiquant que "le site d'Amiens Sud a su sauvegarder son avenir, en signant l'accord le 17 mars dernier, ce qui permet de mettre en place le projet de modernisation sur ce site et de recevoir notamment 25,7 millions d'euros". Par contre, "le projet de plan consiste à réduire la production journalière de pneumatiques tourisme de 38% en 2008 et se traduira par la suppression, à compter du mois de septembre 2008, de 402 postes permanents" au sein de l'usine d'Amiens Nord.

Quand la présentatrice d'un JT (F Laborde) cite l'exemple de Bosch où en 2004 les salariés avaient accepté de renoncer aux 35h sans compensation salariale, et qu'aujourd'hui les ouvriers ne le regrettent pas, c'est son point de vue. Que disent les deux témoignages de salariés présentés ensuite ?  "Travailler plus sans gagner plus , financièrement on a été touché, mais bon ... on sait en tirant le bilan économique que ça n'a pas été fait pour rien" et un autre très explicite, "Bosch gagnait de l'argent, il gagne de plus en plus d'argent, il voulait gagner plus ils ont eu raison, ils ont tenté un coup de jackpot, le coup du chantage, ils ont gagné".

C'est quoi l'objectif de l'entreprise, gagner plus, toujours plus. La direction de Goodyear se justifie "Compte tenu de la baisse du marché des pneumatiques tourisme à faible valeur ajoutée en Europe de l'Ouest, de la non-compétitivité des ces productions de pneus tourisme à Amiens Nord et en l'absence de possibilité de mise en oeuvre du projet de modernisation, Goodyear Dunlop est contraint d'envisager sur le site d'Amiens Nord des baisses importantes de production à court terme".

Tout ça, ça s'appelle du chantage, et c'est étrange de trouver plus de monde à fustiger et critiquer à tour de bras l’immoralité des syndicats qui veulent se battre, plutôt que de s'opposer avec eux à la remise en cause des acquis sociaux menée par le gouvernement et le Medef.
par jco publié dans : Notes générales communauté : Libre expression
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Mardi 29 avril 2008
Pour son voyage de 48 heures en Tunisie, le président français était accompagné d'une centaine de patrons dont la présidente du Medef (les affaires), ainsi que de plusieurs ministres et de la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade.

Dès le 1er jour, sa visite  a été consacrée à la signature d'accords et de contrats commerciaux.  Autant le faire avant de parler des sujets qui fâchent, à savoir les droits de l'homme. Un sujet sur lequel était attendu le président Sarkozy, quand on sait que
Ben Ali règne depuis 1987 sur une Tunisie corrompue et totalement verrouillée. Mais visiblement, il ne voulait pas faire de peine en s'adressant à son hôte :

"Aujourd'hui, l'espace des libertés progresse, ce sont des signaux encourageants que je veux saluer, et la Tunisie peut se comparer sans rougir à tant d'autres pays. Ces signaux s'inscrivent sur un chemin étroit et difficile, mais essentiel, celui de la liberté et du respect des individus sans lesquels un pays n'est pas un grand pays. Ce chemin, aucun pays ne peut prétendre l'avoir entièrement parcouru et personne ne peut se poser en censeur ... Je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais, dans un pays où je suis venu en ami et qui me reçoit en ami, de m'ériger en donneur de leçons. J'ai pleinement confiance dans votre volonté de vouloir continuer à élargir l'espace des libertés en Tunisie".

Quel espace de liberté pour les 2000 opposants politiques, essentiellement islamistes, emprisonnés et torturés ?

Quel espace de liberté pour l’avocat Mohamed Abbou, condamné à trois ans et demi de prison en 2005 pour un article paru sur un site Internet dénonçant la torture dans les prisons tunisiennes, puis finalement gracié en 2007, mais empêché de quitter le pays ?

Quel espace de liberté pour l’avocate Radhia Nasraoui, l’une des figures de proue de la défense des droits de l’homme en Tunisie, qui est la cible de multiples pressions et intimidations de la part du régime ? Elle a subi tour à tour des agressions physiques, des vols de documents, des écoutes et des coupures de ses lignes téléphoniques, l’interception de ses courriers ou encore la mise à sac de son cabinet.

Quel espace de liberté pour les journalistes ? le 3 mars, Sihem Bensedrine, journaliste et présidente du Groupe de travail pour la liberté de la presse en Afrique du Nord ainsi que son mari, Omar Mestiri, directeur de la publication Kalima ont été séquestrés six heures durant et malmenés par la flicaille tunisienne qui a en outre copié le contenu de leurs ordinateurs. Puis, le 24 avril, la voiture de l’épouse du journaliste et opposant Taoufik Ben Brik a été vandalisée alors qu’une semaine plutôt des policiers ont menacé ce dernier de s’en prendre à sa famille. En à peine un trimestre, on déplore également la confirmation de la condamnation à un an de prison du journaliste Slim Boukhdir qui travaille comme correspondant du journal londonien Al Quds Al Arabi et du site web de la chaîne arabe Al-Arabiya. Début avril, l’hebdomadaire Al Mawkif, organe du Parti démocratique progressiste, a été saisi pour la troisième fois en l’espace d’un mois.

Quel espace de liberté pour la population du bassin minier de Gafsa ? Le 6 avril, les forces de police se sont déployées dans cette région, réprimant durement les manifestations de rue, avant de procéder le lendemain aux arrestations d’une vingtaine de jeunes chômeurs et de militants syndicalistes, dont Adnane Hajii, secrétaire général du syndicat des enseignants et membre de l’union locale de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT).

Sarkozy n'a pas voulu peiner son ami Ben Ali ! Peut-être que la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme allait rattraper cela. Ce fut une nouvelle déception pour les ONG qui attendaient un geste de Rama Yade. Elle avait prévu de rencontrer les responsables de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) ainsi que le président de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) Mokhtar Trifi. Elle a tout bonnement annulé son rendez-vous avec l’ATFD à la dernière minute.  Motif officiel, un programme trop chargé… Puis elle a proposé à M. Trifi de la rencontrer à son hôtel et non plus dans son local. Pressions du président français, tunisien ou simple lâcheté ? Rama Yade n'est pas la secrétaire d'état aux droits de l'homme, ce n'est qu'un bagage présidentiel.

Entre les dossiers économiques et les droits de l'homme, Sarkozy a tranché. Ce qui fait dire à la présidente du Conseil National des Libertés en Tunisie (CNLT), "On n’attend plus rien de la France (…), le pays des droits de l’homme".

Jusqu'où va nous conduire ce triste sire que nous avons à la tête de l'Etat ?



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Lundi 28 avril 2008

Victimes d’un conflit ethnico-religieux (lui est azerbaïdjanais, elle est arménienne), ce jeune couple de moins de trente ans pensait avoir trouvé en France l’asile qu’aucun pays proche du leur ne leur avait offert, c’était en 2005.  Le droit d’asile leur a été refusé et mercredi dernier, ce couple avec leurs deux enfants de huit ans et cinq ans a été réveillé à 6 heures du matin par la police et conduit au centre de rétention de Toulouse. Le préfet veut renvoyer le père en Azerbaïdjan et la mère (enceinte de 6 mois) en Arménie. Et les enfants ? Leur destination va t’elle se jouer sur un coup de dé sur le tarmac de l’aéroport?

Dans quel pays vivons-nous pour que des enfants soient terrorisés, brutalement réveillés et emmenés à 6 heures du matin ? Vont-ils séparer cette famille ? Cette attitude est une atteinte à la dignité humaine.

Cela rappelle trop une période sombre de notre histoire.

par jco publié dans : Notes générales communauté : Libre parole
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Dimanche 27 avril 2008
Désolé pour les lecteurs de mon blog, mais j'ai préféré profiter en cette fin de semaine du grand air et du soleil tant attendu. Quelques mots quand même sur l'intervention de Nicolas Sarkozy de jeudi dernier. Cent minutes sans convaincre, ça pourrait être le résumé. Mais que pouvait-on attendre de ce président qui, alors que moins d'un français sur quatre est content de son action, annonce qu'il n'infléchira pas sa politique de réformes pourtant de plus en plus impopulaire (rien pour les salaires, moins de profs à l'école, départ en retraite repoussé, pas de régularisation globale des travailleurs sans papiers, sanctions pour les chômeurs, bouclier fiscal en faveur des plus riches, carte judiciaire, carte hospitalière, etc. etc.).

Il se présente en champion de la réforme, car avant lui, pas de réformes, aucun de ses prédécesseurs n'a osé les entreprendre selon lui. On retrouve bien sa "modestie" habituelle. Sauf que si une réforme "c'est un changement radical ou important réalisé en vue d'une amélioration", je ne vois pas bien de quelles améliorations il s'agit, ou du moins au bénéfice de qui.

C'est la raison pour laquelle les crtiques ne manquent pas à son égard, critiques qui entraînent la réaction suivante lors de l'émisssion :  « Dans les critiques qui me sont faites, celle qui m’a le plus touché, qui m’interpelle le plus, c’est celle qui voit une partie des français se dire, au fond il fait une politique pour quelques uns et pas pour tous, si  les français croient ça, ils ont raison de le croire, je dois en tirer les conséquences immédiates ».  Sauf que pour lui, si erreurs il y a eu, ce ne sont que des erreurs de communication. Nous avons fait des erreurs, je les prends à mon compte, il l'a dit à 5 reprises dans son intervention, et François Fillon a repris ce mot erreur 2 fois à son compte dans le JDD. Sarko + Fillon, ça nous donne 7 erreurs, sauf que là, ce n'est pas un jeu.

La première erreur, elle remonte au 6 mai 2007.

par jco publié dans : Notes Politiques communauté : Libre parole
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